Les spreads des obligations d’entreprises en dollar se sont écartés en raison du risque de plus forte volatilité macroéconomique. Ce mouvement devrait s’accentuer.
La banque centrale a abaissé une septième fois consécutive son principal taux directeur, à 2,75%, mais se veut désormais plus prudente pour la suite alors que l’incertitude pèse sur la demande et que les risques sont orientés à la hausse pour l’inflation.
Le Parlement a rejeté une motion de confiance présentée par le premier ministre Luis Montenegro soupçonné de conflit d’intérêts. De nouvelles élections, les troisièmes en trois ans, pourraient être convoquées en mai.
Les droits de douane de 25% sur l’acier et l’aluminium entrent en vigueur ce mercredi. La crainte d’une taxe sur d’autres métaux, dont le cuivre et l’or, a provoqué des achats de précaution vers les Etats-Unis, avec une dislocation des prix.
Les places européennes ont jusque-là bénéficié d’un flux acheteur motivé par leur sous-valorisation. Désormais elles veulent faire valoir un potentiel de croissance qui tournerait à leur avantage face à un marché américain cher, en ralentissement et plus volatil du fait des politiques de Donald Trump.
La monnaie unique a dépassé 1,09 dollar après que les écologistes allemands ont ouvert la voie à un accord, avec la future coalition des conservateurs et des sociaux-démocrates, sur les dépenses de défense et d’infrastructures et le frein de la dette.
Les montants des émissions d’obligations haut rendement sont un quart plus faibles que l’an dernier. Une grande partie des refinancements a déjà été effectuée et le marché fait face à la concurrence des loans.
Les propos de Donald Trump évoquant une période de transition liée à sa politique tarifaire ont renforcé l’inquiétude des investisseurs. De Wall Street à l’Europe, en passant par les marchés de taux et le pétrole, l’aversion pour le risque s’amplifie.
En quelques jours, les investisseurs sur les emprunts d’Etat de la zone euro ont perdu plus que le portage de ces obligations. Un nouveau choc sur les marchés obligataires qui restent très volatils. Les actions et le crédit en profitent, avec l’euro.