La volatilité des actions américaines a fortement diminué après avoir grimpé à un plus haut depuis le Covid, en raison de l’imprévisibilité de Donald Trump. Après 10 jours au-dessus de 30, comme lors de la correction de 2022, le Vix est repassé sous cette barre. Mais il reste élevé.
La banque centrale a de nouveau abaissé ses taux jeudi et s’est montrée plus accommodante qu’espéré dans son discours. L’impact des droits de douane est incertain mais plus baissier sur la croissance et l’inflation que prévu.
Jerome Powell a déclaré que la banque centrale américaine n’était pas pressée d’agir tout en avertissant du risque de stagflation. Toutefois, le marché semble entrevoir un espoir du côté des négociations commerciales entre les Etats-Unis et le Japon.
L’inflation a diminué au Royaume-Uni, contre toute attente, en mars, à 2,6% sur un an, au plus bas depuis trois mois. Même si elle devrait rebondir, la banque d'Angleterre devrait baisser ses taux lors de sa prochaine réunion en mai.
Le métal jaune continue de bénéficier de son statut de valeur refuge, et de la baisse du dollar, dans le contexte d’incertitude actuel. Il a bondi de 11% en dix jours.
Le marché du crédit s’est légèrement repris avec l’ensemble des actifs risqués, mais après une nette correction qui accroît le coût de financement des entreprises. Ce mouvement s’est accompagné de rachats massifs dans les fonds spécialisés, une première cette année.
Le marché du travail britannique accuse le coup avant la hausse des cotisations sociales en avril. Et même si les salaires continuent de progresser en rythme annuel, la Banque d’Angleterre devrait baisser ses taux en mai.
Le marché primaire obligataire «corporate» en euros a marqué un net ralentissement depuis le 2 avril. Si le segment «investment grade» reste ouvert pour les émetteurs de qualité, mais avec davantage de prime, le «high yield» est à l’arrêt.
La banque centrale argentine a annoncé la fin de l’ancrage de la devise et le passage à un taux de change plus flexible. Le pays a reçu une nouvelle aide du FMI et le soutien de Washington. Le peso, qui est surévalué, chute, mais les investisseurs apprécient.
La saison des résultats du premier trimestre s’ouvre dans un contexte politique, économique et de marché très incertain et risqué. Malgré la correction récente, les actions restent bien valorisées, d’autant plus si les prévisions de bénéfices sont revues en baisse.