Le mois de mars a été marqué par l’accélération de la politique douanière américaine, avec des conséquences pour l’ensemble des places boursières. L’or sort grand gagnant de cette période d’incertitude.
Les émissions d’obligations ont bondi la semaine passée sur l’investment grade, et sur le high yield surtout, en anticipation des annonces de Donald Trump le 2 avril, avec quelques effets sur le marché.
Les stratégistes du secteur bancaire ont commencé à revoir leurs prévisions de bénéfices et leurs objectifs sur les indices mais ni eux, et encore moins les marchés, n’intègrent déjà le risque d’une stagflation ou d’une récession provoquée par une guerre commerciale.
Mercredi 2 avril, Donald Trump annoncera des droits de douane réciproques. Les plus grands écarts en termes de «tariffs» sont avec les pays asiatiques, comme l’Inde, mais aussi le Brésil. L’approche plus large adoptée par Washington met également au défi l’Union européenne.
Les marchés actions européens continuent de surperformer Wall Street. Mais au sein de la cote, une évolution s’est opérée au détriment des secteurs touchés par les «tariffs», dont l’automobile.
Le président américain a décrété une hausse des droits de douane de 25% sur l’automobile dès le 3 avril prochain. Le secteur se prépare à ce que cette annonce ne soit pas qu'une simple menace.
La chancelière de l'échiquier, Rachel Reeves, a réussi à reconstituer une petite marge de manœuvre budgétaire. La prévision de croissance a été divisée par deux à 1%. Mais le Trésor émettra moins de dette à long terme et davantage à court terme, ce qui est rassurant pour les investisseurs.
La baisse plus importante que prévu de l’indice des prix à la consommation en février à 2,8% en rythme annuel est conjoncturelle. L’inflation devrait réaccélérer en avril.