La France a attiré près de 115 milliards d’euros de demandes pour sa nouvelle souche green bond de 10 milliards échéance 2037. Il s’agit de la première transaction de l’une des quatre grandes économies de la zone euro depuis début mars.
Les volumes d’émissions sont restés soutenus malgré la guerre en Iran mais les transactions se font au compte-gouttes, au gré des nouvelles informations. La demande reste forte d’autant que les entreprises ont ajusté leurs prix à la hausse.
L’annonce du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran a permis d’effacer une grande partie des pertes des indices boursiers, mais ceux-ci vont devoir digérer lundi l'échec des pourparlers entre les deux camps. Historiquement, cette classe d'actifs a tendance à rebondir après un choc géopolitique initial, sauf à de rares exceptions.
La réouverture du détroit d’Ormuz, condition du cessez-le-feu américain en Iran, ne suffira pas à ramener le calme sur ce marché qui devra d’abord résoudre la congestion du trafic, remettre en route les installations et remplir à nouveau les stocks.
L’accord de cessez-le-feu en Iran a inversé la tendance sur les marchés. Mais certains actifs, comme le pétrole, les pays émergents ou les taux en zone euro ne retrouveront pas leur niveau d'avant-guerre, car la situation géopolitique et économique reste incertaine.
Le Brent et le WTI, des contrats à terme sur les prix du brut, ne sont qu’une partie de ce vaste univers complexe et varié, avec notamment un marché physique divisé entre l’Asie et l’Europe, aujourd’hui disloqué par le conflit.
L’activité s’est fortement réduite. Seule Veolia a émis sur le segment investment grade. Cette opération, sans prime d’émission, témoigne de la demande toujours soutenue.
Les sociétés de gestion du Panel Crédit de L’Agefi sont une majorité à avoir revu en baisse leur exposition à la classe d’actifs et leur perspective sur les spreads.