Le directeur de la recherche quantitative actions de Mellon Investments, Chris Yao, vient de quitter la banque américaine BNY Mellon, a appris Citywire Selector. Il travaillait au sein du groupe depuis 2006, tout d’abord chez Mellon Capital, puis chez Mellon Investments Corporation. La gestion de ses neuf fonds, représentant plus de cinq milliards de dollars d’encours, continuera a être exercée par ses ex-cogérants, a précisé la banque.
Carmignac a annoncé ce 1er septembre le recrutement d’Abdelak Adjriou pour prendre en charge le fonds Carmignac Portfolio Global Bond. Il remplace Charles Zerah, qui a quitté la société. Le nouveau gérant, qui prend ses fonctions ce jour, est rattaché à Rose Ouahba, responsable de la gestion obligataire. Abdelak Adjriou arrive d’American Century Investment où il a lancé la stratégie Total Return sur les marchés émergents et assurait la gestion des couvertures du risque de change de l’ensemble de la gamme obligataire. En 2018, il se vit également confier la gestion d’un mandat obligataire unconstrained représentant un encours de 1,2 milliard de dollars. L’intéressé a débuté sa carrière aux États-Unis en janvier 2001, en tant que développeur chez IBM. Il a rejoint HSBC Asset Management à Paris en 2005, d’abord comme analyste quantitatif, chargé des solutions de couverture, puis comme gérant d’un fonds Absolute Return sur les marchés développés. Il a par la suite géré un fonds Total Return sur les marchés émergents à New York.
La banque belge Belfius a annoncé ce 1er septembre le lancement d’un fonds d’investissement dédié au bien-être des enfants. Dénommé Belfius Equities Become, le fonds est un compartiment de la sicav Belfius Equities. Il appartient à la gamme de fonds thématiques «fonds du futur». Le fonds, géré par Belfius Investment Partners, investira «dans des entreprises qui proposent des solutions visant à contribuer au développement des enfants», explique un communiqué. Ayant une orientation mondiale, il vise notamment les entreprises proposant des solutions dans l’accès à l’eau potable, l’hygiène sanitaire, la nourriture saine en suffisance, les soins de santé, le logement abordable, l'éducation, les infrastructures, la sécurité, sport et loisirs, etc. Belfius, qui est épaulée par Candriam pour l’analyse des sociétés, a déjà sélectionnée une cinquantaine d’entreprises cotées éligibles.
La société de gestion canadienne Brookfield AM vient de recruter Thibault Delbarge comme vice-president, chargé de la clientèle des banques wholesales et des gérants de fortune en Europe. Il arrive d’AllianzGI, dont il s’occupait du développement commercial au Benelux pour le marché wholesale. Auparavant, Thilbault Delbarge fut notamment commercial en Belgique chez Degroof Petercam, et assistant commercial chez JPMorgan AM pour le Benelux.
iShares (BlackRock) a lancé un fonds indiciel présenté par la firmecomme le premier fonds en Europe permettant aux investisseurs une exposition obligataire internationale agrégée qui répondaux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’ETFiShares Global Aggregate Bond ESG Ucits s’apparente à une version ESG de l’ETF existantiShares Core Global Aggregate Bond Ucits. Il peut investir dans près de 20.000 obligations de 3.000 émetteurs, basés dans 70 pays et utilisant une trentaine de devises différentes. Il est catégorisé Article 8 selon la classification du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR).
Le président de la SEC (Securities and Exchange Commission), Gary Gensler, estime que les plateformes de négociation de crypto-monnaies mettent leur propre existence en danger si elles ne tiennent pas compte de son appel à travailler dans le cadre réglementaire des Etats-Unis, écrit le Financial Times. Dans un entretien avec le quotidien britannique, le dirigeant se dit «neutre sur le plan technologique», mais considère que les crypto-actifs ne sont pas différents des autres actifs face à des impératifs tels que la protection des investisseurs, la prévention des activités illégales et le maintien de la stabilité financière. «Il y a beaucoup de plateformes en activité aujourd’hui qui feraient mieux de s’engager (auprès de nous) et au lieu de cela, elles viennent plutôt supplier qu’on leur pardonne plutôt que nous demander des autorisations.», dit-il.
La société de gestion finlandaise Evli Fund Management a annoncé, mardi 31 août, le lancement du fonds Evli Leveraged Loan. Ce fonds alternatif se concentre sur les prêts à effets de levier accordés auxentreprises évoluant dans les marchés nordiques. Géré par Jussi Hyyppä, il offre une liquidité semi-annuelle et est identifié comme étant le premier lancé sur cette classe d’actifs dans les pays nordiques. Evli estime que les prêts à effet de levier dans les pays nordiques offrent un meilleur rendement potentiel ainsi qu’un meilleur risque de crédit par rapport aux prêts à effet de levier destinés aux entreprisesdes marchés d’Europe continentale. « Les sociétés nordiques sont généralement très bien gérées avec des modèles de gouvernance clairs. Elles sont en première ligne sur les thèmes relatifs à l’environnement, au social et à la gouvernance. La solvabilité des sociétés nordiques se situe à un très haut niveau et nos attentes en matière deperspectives économiques positives indiquent que cette qualité de crédit va rester haute à l’avenir», explique Jussi Hyyppä, gérant du fonds, dans un communiqué.
La société de gestion américaine Ark Investment Management, dirigée par Cathie Wood, va lancer un fonds indiciel (ETF) sur les entreprises américaines transparentes selon un document transmis ce mardi au régulateur américain Securities and Exchange Commission. L’ArkTransparency ETF, qui sera composé d’une centaine de titres américains,suivra un indice créé par le fournisseur d’indices Solactive et développé selon la méthodologie d’un autre fournisseur,Transparency, qui mesure le niveau de transparence des sociétés à travers divers indicateurs. Ces indicateurs incluent notamment l’adoption de certains standards de transparence, l’implication de la société dans certaines procédures judiciaires ou encore la réputation de l’entreprise. L’indice exclut diverses industries dont l’alcool, les banques, la chimie, la confiserie, les paris et jeux, le transport d'énergies fossiles, les métaux, l’exploitation des minerais, le tabac,le pétrole et le gaz naturel. Entre autres critères, les sociétés de l’indice doivent aussi maintenir une capitalisation boursière d’au moins un milliard de dollars sur une période de 30 jours. La composition de l’indice, dont les composants ont le même poids,est revue tous les trimestres.
La banque privée suisse de Quintet a subi le départ de sept cadres, a appris le média local Inside Paradeplatz. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment Anke Werner, le directeur des opérations, Dirk Dillinger, le directeur financier, Eva Salamlar, la directrice juridique, Thomas Siegenthaler, le directeur du crédit, et Kris Tegg, le directeur de la distribution. Ils s’ajoutent à la longue liste de départs de hauts profils depuis le rachat de Quintet par la famille qatarie Al Thani, et l’acquisition de la Bank am Bellevue en Suisse, dont notamment la directrice générale Dagmar Kamber Borens, aujourd’hui directrice de State Street Suisse.
Le banquier privé suisse Pictet a annoncé ce 31 août la nomination de Robert Suss comme directeur général de Pictet Wealth Management UK. Il remplace Heinrich Adami, qui va prendre sa retraite d’ici la fin de l’année. Robert Suss sera rattaché à Sven Holstenson, le directeur Europe de la gestion de fortune. L’intéressé arrive de Goldman Sachs, où il était dernièrement managing director et directeur de la gestion de fortune à Londres.
L’Edhec-Risk Institute, le centre de recherche financier de l'école de commerce éponyme, a annoncé ce 31 août la nomination de Charles Hyde au sein de son comité consultatif international. Le nouveau membre est le directeur de l’allocation d’actifs du fonds de superannuation de Nouvelle-Zélande. Celui-ci a remplacé en juillet dernier David Iverson, qui a quitté le fonds en janvier pour l’Accident Compensation Corporation. Charles Hyde y était depuis six ans stratégiste senior. Le fonds de superannuation de Nouvelle-Zélande compte 58,6 milliards de dollars néozélandais (35 milliards d’euros) d’encours sous gestion.
BNP Paribas Asset Management a annoncé ce 31 août le lancement deBNP Paribas Easy MSCI China Select SRI S-Series 10% Capped Ucits ETF, un fonds indiciel coté exposé au marché actions chinois. La particularité de cet ETF est de ne sélectionner que les sociétés les mieux notées en termes d’approche ESG. Le véhicule est négociable en continu sur Euronext Paris et sur la bourse allemande Xetra depuis le 27 juillet 2021. La méthode de sélection retenue est celle de best-in-class, parmi 750 valeurs de l’indice MSCI China. L’indice final MSCI China Select SRI S-Series 10% Capped est composé d’une centaine de valeurs dont la pondération de chacune d’entre elles ne peut excéder 10% de l’indice. «En plus des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise, les entreprises qui ne respectent pas les principes du Pacte Mondial des Nations Unies ou qui sont impliquées dans des controverses ESG sont exclues de l’indice. Il en va de même pour les sociétés impliquées dans le domaine des armes controversées, du tabac, des divertissements pour adultes, de l’alcool, des jeux d’argent, des organismes génétiquement modifiés, de l’énergie nucléaire et des combustibles fossiles», précise BNP Paribas AM dans un communiqué.
Le groupe financier La Française a alerté, ce lundi, ses clients à propos d’une usurpation de son identité. Une entreprise mexicaine de commerce électronique baptisée Neobuy se fait illégalement passer pour une filiale du groupe et se prévaut aussid’avoir levé des fonds, de par son appartenance au groupe,pour contribuer au développement d’entreprises mexicaines. L’histoire n’est pas sans rappeler celle d’un certain Robert Kenrickqui s’était fait passer pour un vice-président de BlackRock basé à Hong Kong entre mars et mai 2021, comme l’avait révélé NewsManagers début août.
La mise en place du pass sanitaire dans les grands centres commerciaux français a été suspendue mardi dans un nouveau département. Après les Yvelines et l’Essonne en Ile-de-France puis le Haut-Rhin, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu mardi l’arrêté préfectoral imposant le pass dans deux grandes surfaces des Hauts-de-Seine, au motif qu’il empêche l’accès des personnes à des biens et services de première nécessité. Une suspension a aussi été demandée dans la capitale, une audience était prévue mardi au tribunal administratif de Paris. Le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) demande sa suspension nationale pour les grandes surfaces.
La Bourse de New York a fini en légère baisse une séance hésitante mardi, mais elle reste proche de ses récents records et affiche un bilan positif pour août, septième mois consécutif de hausse pour l’indice phare Standard & Poor’s 500. L’indice Dow Jones a perdu 0,11%, à 35.360,73, le S&P 500 a cédé -0,13%& à 4.522,68 et le Nasdaq Composite -0,04%, à 15.259,24. Chacun d’eux a inscrit des plus-hauts historiques au cours de la deuxième quinzaine du mois qui s’achève, le S&P 500 enchaînant même quatre records de clôture en cinq séances. Mais ce dernier jour d’août a été marqué par le repli des technologiques : Apple, qui avait commencé la semaine par un record, a par exemple abandonné 0,84%, Microsoft 0,56% et Facebook 0,34%.
Irish Funds, l’association de la gestion d’actifs en Irlande, vient de publier une étude sur le reporting des principales incidences négatives en matière de durabilité (principal adverse impacts, ou PAI en anglais) en se basant sur des données fournies par différents fournisseurs de données spécialisés sur la durabilité. Ce reporting devra être réalisé dans le cadre de l’application des standards techniques réglementaires de niveau 2du règlement européensur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR) - à compter du 1er juillet 2022 -pour les fonds dont les caractéristiques correspondent aux articles 8 et 9. Dans son rapport, Irish Funds recense quelques 1.023 fonds irlandais correspondant aux articles 8 et 9 de SFDR, représentant environ 17% de l’ensemble des fonds domiciliés en Irlande. Dans le détail, l’association dénombre 896 fonds «vert clair» (article 8) et 127 fonds «vert foncé » (article 9). Les 5.159 fonds irlandais restants correspondent à l’article 6 de SFDR (environ 83% des fonds irlandais), à savoir qu’ils ne présentent pas de caractéristique particulière en matière d’investissement durable. Irish Funds constate une couverture inégale de plusieurs indicateurs relatifs aux PAI par les fournisseurs de données et de larges divergences dans les données fournies avec peu de comparaison entre les différents fournisseurs. «Les résultats de ce sondage montrent quele manque de standards communs en matière de reporting durable pour les sociétés gêne la comparabilité et entache la crédibilité des données publiées», indique Irish Funds, qui demande une clarification de la commission européenne sur l’échéance de la publication dupremier rapport sur les PAI pour les fonds d’investissement.
La Française vient de recruter deux gérantes pour son équipe crédit haut rendement. Il s’agit de Victoire Dubrujeaud et de Delphine Cadroy. La première vient d’Oddo BHF Asset Management où elle était gérante et analyste high yield et gérait près de 2 milliards d’euros sur des fonds à échéance. Delphine Cadroy, quant à elle, travaillait précédemment pour Moody’s en qualité d’analyste – leveraged finance, responsable d’un portefeuille de vingt sociétés notées high yield et opérant dans les secteurs de la santé, des services aux entreprises et de la consommation. Les deux professionnelles rejoignent l’équipe crédit high yield d’Akram Gharbi, responsable gestion high yield, au sein du pôle crédit, dirigé par Paul Gurzal, Elles accompagneront «le fort développement de l’expertise fonds à échéance de La Française AM, qui représente plus d’un milliard d’euros en actifs sous gestion (au 31/05/2021)», selon un communiqué. La Française gère 56 milliards d’euros d’actifs. Par ailleurs, La Française a recruté Paul Troussard pour son l’équipe de grandes capitalisations, sous la direction de Nina Lagron, responsable de la gestion actions, large caps, pour renforcer la couverture des valeurs en zone euro. La nouvelle recrue a passé plus de quatre ans chez Clartan Associés en tant que gérant actions Europe, tous secteurs confondus. Il y a développé une expertise d’analyse extra-financière en participant à la mise en œuvre d’une politique ESG (environnementale, sociale et de gouvernance) au niveau de la gestion et au lancement d’un fonds de petites et moyennes capitalisations européennes centré sur cette thématique.
La société de gestion Kirao AM compte mettre tous ses fonds en conformité avec l’Article 8 du nouveau règlement européen SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) d’ici quatre mois, a-t-elle annoncé lors d’un déjeuner presse ce 31 Août. Dédié à la lutte contre le «greenwashing», ce nouveau règlement oblige les gérants d’actifs à dévoiler le niveau d’intégration des critères ESG de leurs fonds. Dans le cadre de l’Article 8, les caractéristiques ESG sont intégrées au niveau des fonds mais ce ne sont pas des critères primaires d’investissement, a expliqué Stephan Dubosq, analyste financier chez Kirao AM. « Pour avoir l’Article 8, il faut faire des rapports de transparence pour démontrer que notre gestion intègre bien ces caractéristiques ESG. Ce règlement a normé l’industrie financière et les rapports serviront à lutter contre le greenwashing. Les investisseurs institutionnels peuvent aujourd’hui se positionner sur la qualité «ESG» des fonds», a-t-il précisé à Newsmanagers. Pour mettre en œuvre cette démarche, Kirao AM a embauché en mars dernier Eduardo Flores, analyste ESG. La société de gestion française a également créé une matrice interne de notation ESG. Au 31 juillet 2021, Kirao AM comptait plus d’un milliard d’euros d’encours sous gestion.
Les personnes en quête d’une vie plus saine ont désormais un ETF à leur disposition. HANetf, Quickro et Tematica Research viennent de lancer le Cleaner Living ESG-S UCITS ETF, exposé aux entreprises censées profiter de la croissance des biens et services meilleurs pour notre corps et pour l’environnement. «Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette évolution, notamment la sensibilisation croissante à la santé physique et mentale, les préoccupations grandissantes concernant l’obésité, le diabète, les sucres «ajoutés», les ingrédients génétiquement modifiés et autres ingrédients artificiels dans l’alimentation, les soins personnels et d’autres produits, ainsi que l’inquiétude croissante quant à l’impact de l’empreinte écologique de chacun», explique un communiqué. Appelé DTOX, l’ETF suit l’indice Tematica Bita Cleaner Living Sustainability Screened qui décline le concept de vie plus saine et propre sur cinq secteurs: l’alimentation et la restauration, la santé et la beauté, la construction et les infrastructures, le transport et enfin l’énergie. Tematica Research constitue un panier d’entreprises qui tirent au moins 80 % de leur chiffre d’affaires ou de leurs bénéfices du changement structurel qui favorise un mode de vie plus sain. Les entreprises de l’indice comprennent Beyond Meat, Blink Charging Co, Nio, Peloton Interactive, Renewable Energy Group, Trex Company et Tesla. DTOX sera coté sur les Bourses de Londres, de Francfort et de Milan début septembre et sera autorisé à la vente dans plusieurs pays d’Europe.
L’association luxembourgeoise des fonds d’investissements (Alfi) a répondu à une consultation publique de la commission européenne sur la lutte contre l’utilisation d’entités fictives (ou «coquilles vides») et autres arrangements dans un but fiscal. Dans sa réponse, l’association souligne que la commission européenne ne fournit pas une définition claire de ce qu’elle entend par «coquille vide» dans sa consultation et appelle à ne pas assimiler les fonds d’investissements, les ManCo et les gestionnaires d’actifs à des coquilles vides, peu importe la définition donnée à ce terme. Concernant de futures réglementations en matière de taxation de revenus à l’échelle européenne, l’Alfi estime qu’il est préférable de s’assurer que la législation existante soit appliquée et remplisse ses objectifs avant d’en mettre en œuvre une nouvelle. L’organisation luxembourgeoise précise que «toute réglementation qui ignorerait le principe de neutralité fiscale des fonds d’investissements nuirait très certainement l’industrie des fonds avec le risque de nuire en définitive aux investisseurs et aux épargnants.»
Les sociétés de gestion françaises ont pris leur revanche sur les américaines dans la vente de fonds en Europe en juillet. Amundi s’est placé en tête de la collecte, avec 10,3 milliards d’euros, dépassant le géant mondial BlackRock (9,3 milliards d’euros), leader des ventes au premier semestre, selon les dernières statistiques de Refinitiv Lipper. BNP Paribas Asset Management arrive troisième avec 5,5 milliards d’euros. Viennent ensuite le suisse SPW (+4,2 milliards d’euros) et l’allemand DWS Groupe (4,1 milliards d’euros). Quatre autres sociétés françaises figurent dans le top 10 du mois de juillet: Crédit Mutuel, Groupama, Ostrum Asset Management et Lyxor (qui a été racheté par Amundi), ce qui est assez rare pour être noté. Une présence qui peut s’expliquer par la forte collecte sur les fonds monétaires en juillet. Ces fonds ont levé 43,4 milliards d’euros, affichant le meilleur score mensuel devant les fonds obligataires (23,2 milliards d’euros) et les fonds actions (18,9 milliards d’euros). Conséquence du succès des fonds monétaires, les fonds domiciliés en France ont été ceux qui ont enregistré les plus fortes collectes, à 32,3 milliards d’euros. Amundi a aussi bénéficié d’une forte collecte sur ses fonds obligataires, la plus forte du mois, avec 4,1 milliards d’euros. Au total, les fonds commercialisés en Europe ont drainé 104,5 milliards d’euros en juillet.
Quirien Lemey, gérant actions internationales et asiatiques chez Degroof Petercam AM, a annoncé son départ sur le réseau social LinkedIn. L’intéressé gérait les fondsDPAM Invest B Dragons Sustainable (356 millions d’euros d’encours fin juillet)et Newgems Sustainable (1,7 milliards d’euros d’encours fin juillet). Il a indiqué qu’ildevrait démarrer une nouvelle aventure en Suisse.
Le multi-family office Square Capital, fondé en2007 à Londres par Hugues Decobert et Jacques Benhamou, a obtenu une licence de gestion auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour sa succursale française Square Capital (Paris). La licence couvre la gestion d’OPCVM, de fonds alternatifs (FIA) et de mandats. L’agrément lui a été délivré le 16 août dernier. Square Capital dispose aussi de bureaux à Monaco et à New York. Le multi-family office gère ou conseille 1,3 milliard d’euros d’encours.
Neuberger Berman a annoncé ce 31 août la nomination de Sarah Peasey au poste nouvellement créé de Director of European ESG Investing. Basée à Londres, elle sera rattachée à l’équipe dirigée par Jonathan Bailey, responsable des investissements ESG. Au sein de ce nouveau poste, elle sera chargée de travailler avec les équipes d’investissement afin d’intégrer encore davantage les principes ESG sur l’ensemble des classes d’actifs. Sarah Peasey arrive de Legal and General Investment Management (LGIM), où elle était dernièrement responsable de la stratégie d’investissement durable. Elle a travaillé en collaboration avec le directeur des investissements pour conduire la stratégie d’investissement responsable à long terme. Elle a rejoint LGIM en 2010 comme stratégiste avant de devenir responsable des spécialistes d’investissementobligataire. Au 30 juin 2021, Neuberger Berman gérait 433 milliards de dollars (366 milliards d’euros).
La Place de Paris compte trop de boutiques de gestion indépendantes non-rentables. Et pourtant, la consolidation par le bas se fait attendre, estime Les Echos. La centaine de boutiques non-rentables va avoir de plus en plus de mal à s’en sortir, analyseAntoine Valdès, président du club AFG Entrepreneurs. Il énumère notamment la croissance de la concurrence, l’inflation réglementaire, et la hausse des coûts de l’informatique. La réforme des commissions de surperformance pourrait par ailleurs accélérer cette tendance. Pour Marc Renaud, le fondateur de Mandarine Gestion, la barre du milliard d’euros d’encours est nécessaire pour survivre. L’AFG abonde, expliquant qu’il est difficile d'être référencé par les grands réseaux de distribution en-dessous de ce seuil. Le salut pourrait passer par les grands cabinets de CGP soutenus par des capital-investisseurs. Les Echos rappelle les différents deals qui se sont succédé en 2021 (Amplegest et Cyrus, Wise AM et Crystal...), ou à faire, commeJ. de Demandolx Gestion qui pourrait racheter la Financière Tiepolo. Ces CGP visent principalement des sociétés de gestion capables de gérerdes mandats pour des clients particuliers, et non des produits collectifs.
Le groupe financière norvégien Storebrand va acquérir Capital Investment, une société de gestion immobilière danoise basée à Copenhague. «L’acquisition accélère la stratégie de croissance de Storebrand dans les actifs alternatifs nordiques et va renforcer la position de Storebrand Asset Management comme porte d’entrée sur l’Europe du Nord», a commenté Odd Arild Grefstad, le directeur général de Storebrand Group. Storebrand gère déjà 50 milliards de couronnes norvégienne dans l’immobilier d’Europe du Nord. En acquérant Capital Investment, il s’adjoint 28 milliards de couronnes norvégiennes supplémentaires. Capital Investment va faire partie de l’offre multi-boutiques de Storebrand Asset Management.
Le hedge fund suédois Norron Asset Management a liquidé son fonds actions suédoises market neutral Norron Alpha cinq ans après son lancement en raison d’une faible performance et d’une faible demande de la part des investisseurs. Le fonds ne comptait que 5 millions de couronnes suédoises (491.000 euros) fin juillet contre plus de 100 millions (9,82 millions d’euros)fin 2020.
Les deux gérants de fortunes indépendants genevois Pleion et Probus ont annoncé leur fusion ce 31 août. Les actionnaires de chaque compagnie vont prendre des parts dans l’autre société, sans échange pécuniaire. La nouvelle entité représentera quatre milliards de francs suisses (3,7 milliards d’euros) sous gestion, et 200 employés. Elle sera dirigée par Patrick Héritier, le patron de Pleion (ex-Plurigestion).
Les encours sous gestion de la Place luxembourgeoise ont progressé de près de 1% sur le mois de juillet, pour atteindre 5.541 milliards d’euros,selon les dernières données de laCommission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). La collecte nette s'élève à 39 milliards d’euros, et s’accompagned’un effetmarché de 14 milliards. La progression totale des encours sur un an représente une hausse de plus de 20%.