La société de gestion alternative allemande Golding Capital Partners vient d’annoncer la nomination de Christian Schütz au poste nouvellement créé de directeur ESG (Environnement, social et gouvernance). Il sera chargé d’être le point de liaison pour l’entreprise afin d’intégrer les critères de durabilité aux investissements ainsi qu’en interne. Christian Schütz arrive de Pimco, où il était senior vice-président pour la recherche crédit depuis 2015 pour des secteurs des utilities européens et de l’énergie, dont le pétrole et le gaz, en Europe et dans les marchés émergents. Il était également responsable de la définition de la stratégie ESG du groupe sur le crédit. Il a, par ailleurs, fait partie de l’initiative de durabilité globale de Pimco, où il s’est engagé au sein des analyses des risques climatiques et des stress tests liés au dioxyde de carbone et du climat. Il est entré chez Pimco en 2007 comme analyste de la recherche crédit, avant d’être promu au rang de vice-président pour la recherche crédit en 2010, d’abord à Munich et ensuite à Londres. Golding Capital Partners est en train de renforcer ses capacités dans les actifs durables.La société de gestion alternative allemande a créé en mai dernier son équipe d’investissement à impact, après l’acquisition et la fusion de Sonanz, une société de gestion à impact dirigée par Andreas Nilsson et Nina Freudenberg. Golding Capital Partners compte 11 milliards d’euros d’encours sous gestion.
Trusteam a annoncé ce 25 novembre l’obtention du Label ISR pour le fonds Trusteam Obligations Court terme. L’homologation a été effectuée par EY. Il s’agit du cinquième fonds labellisé de la société.
La filiale luxembourgeoise de la banque privée J. Safra Sarasin, qui compte prochainement s’installer en Espagne, vient de recruter Francisco Gómez-Trenor pour diriger sa succursale à Madrid, a appris l’agence de presse helvétique AWP. La banque suisse a récemment enregistré une succursale, selon le média El Español, qui se base sur le registre du commerce local. La société doit encore attendre un agrément de la Banque d’Espagne, qui doit être délivré d’ici la mi-décembre. Les opérations devraient commencer en 2022. Le patron de cette future succursale, Francisco Gómez-Trenor, était responsable du marché espagnol pour Mirabaud entre 2012 et l'été 2021. Cet autre groupe bancaire genevois est empêtré dans un scandale d’évasion fiscale impliquant l’ancien roi d’Espagne Juan Carlos, précise AWP.
Des paroles aux actes. Bercy a annoncé confier «une mission de coordination des acteurs financiers en France dans leur alignement avec l’accord de Paris» à Yves Perrier. Le président d’Amundi et vice-président de Paris Europlace devra rendre fin février 2022 un premier rapport sur l’engagement des acteurs financiers concernant leur trajectoire de financement du charbon et des hydrocarbures non conventionnels selon les objectifs de l’accord de Paris. Mais aussi la réduction de «l’intensité carbone des projets et des entreprises financés». «Cette trajectoire doit être objectivable et mesurable, efficace et transparente et accompagnée d’un échéancier graduel contraignant», précise un communiqué.
En première impression, le marché des fonds durables grandit à vive allure, poussé notamment par l’appétit des investisseurs institutionnels. Dans sa dernière étude sur l’offre de fonds à dimension environnementale, Novethicrecense 381 fonds «verts» représentant 202 milliards d’encours en juin 2021 contre 227 fonds et 59 milliards d’encours en décembre 2019. Mais ils ne représentent que 1,3% des encours sous gestion en Europe. Il ressort également de l’étude queles fonds verts peinent «à démontrer clairement leur performance environnementale et au-delà, leur participation à la transformation de l’économie». La réglementation européenne commence à peine à se déployer et laisse souvent place à la confusion quant aux objectifs des fonds. Des fonds thématiques dominants mais discutables En optant pour une démarche assez stricte, Novethic catégorise les fonds. Les fonds thématiques représentent la plus grosse part du gâteau avec 171 milliards d’euros investis (241 fonds). Mais la promesse de ces fonds n’est pas toujours au rendez-vous. «Les fonds qui promettent dans leur documentation une part minimum de l’encours du portefeuille qui devra correspondre à la thématique sont encore largement minoritaires soit une vingtaine, pour un pourcentage moyen annoncé autour de 75%», constate Nicolas Redon, expert finance verte chez Novethic. L’empreinte carbone des fonds thématiques est parfois similaire à celles des fonds classiques en prenant en compte le scope 3 des émissions, car les fonds peuvent investir dans une vaste chaine de valeur industrielle. Investis à 95% en actions, les fonds thématiques souffrent également d’une forte concentration dans les entreprises vertes cotées, «chouchous» des investisseurs, (Vestas, Schneider, Danaher, American Water Works..). Le top 20 des entreprises les plus investies par les fonds verts représentent 16% de leur encours total. Ce qui pose la question de l’impact réel de ces fonds dans le monde. Novethic s’interroge également sur les fonds à la thématique «Eau» car peu d’entreprises cotées sont spécialisées dans les solutions durable de l’eau ou dans la gestion de l’eau. On peut retrouver des entreprises avec une part marginale de revenus liés à l’eau. Des fonds bas carbone utilisant les indices PAB et CTB Novethic identifie une deuxième catégorie de fonds verts, à travers les fonds à l’approche plus quantitative, «de réduction des émissions carbone», centrés sur l’empreinte carbone des entreprises et leurs évolutions. Novethic retient 91 fonds «bas carbone» (49 milliards d’euros d’encours) qui visent une baisse au moins équivalente à celle de l’indice de référence de la Commission européenne (-30% de leur empreinte carbone ou -7% des émissions par an) des PAB (pour Paris-Aligned Benchmark) et CTB (pour Climate Transition Benchmark), compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris. Au sein des fonds bas carbone, Novethic dénombre 11 fonds qui répliquent un indice PAB (pour 2,2 milliards d’euros d’encours) et 4 fonds CTB (1,6 milliard). Novethic constate d’ailleurs que, dans les fonds verts étudiés, la part des fonds indiciels s’est fortement accrue, représentant désormais 21% des encours. Peu d’entreprises «vertes» cotées Mais les fonds de réduction carbone, n’ont pas forcément des impacts importants, car ils détiennent en portefeuille en grande partie les entreprises de la tech (Microsoft, Apple, Alphabet, Amazon, Samsung, Facebook), à cause de leur règle de construction. «Ces entreprises n’ont pas de problème d’accès au capital, mais les investisseurs les choisissent car leur trajectoire de décarbonation sur le Scope1 et 2 sont bien établies et validées.Pour avoir un réel impact, les investisseurs devraient avoir un pied dans les entreprises les moins bien notées », commente Augustin Landier, professeur de finance à HEC. Enfin,l’étude de Novethic prend en compte 65 fonds d’obligations vertes, totalisant 20 milliards d’euros d’encours à fin juin 2021. Les obligations vertes représentent 1.000 milliards d’encours auxquels s’ajoutent 1.000 milliards d’obligations durables. Les fonds se basent sur des «stratégies environnementales les plus directes et offrant le plus de garanties environnementales». Les obligations vertes controversées n’apparaissent pas dans les fonds des gérants (Aéroport de Rome, State Bank of India, RWE, Air Liquide, Telefonica).
Atream, société de gestion indépendante spécialisée dans la gestion d’actifs et de fonds immobiliers hôteliers, vient d’obtenir le label ISR immobilier pour sa SCPI Atream Hôtels. Cette certification a été délivrée par l’AFNOR. Créée en 2016, la SCPI Atream Hôtels a été la toute première société civile de placement immobilier exclusivement dédiée à l’investissement dans des structures d’hébergements touristique, d’affaires et de services. Elle compte aujourd’hui 19 actifs et une participation, répartis entre la France et des pays de la zone euro, - Allemagne, Pays-Bas et Belgique.
La Commission européenne a publié, ce jeudi, ses propositions d’amendements aux directives européennes sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs (AIFMD) et Ucits. Les modifications englobent plusieurs domaines: arrangements de délégation de gestion dans l’Union européenne, gestion du risque de liquidité, publication d’information prudentielle, fourniture de services de dépôt et de conservation et octroi de prêts (loan origination) par les fonds alternatifs. Concernant la délégation de gestion, la Commission européenne propose notamment l’introduction d’un minimum de personnel pour les fonds alternatifs et les management companies (ManCo) conformes au régime Ucits opérant dans l’UE. Soit au moins deux personnes à plein temps ou deux personnes qui, même si elles ne sont pas employées par les acteurs concernés, doivent assurer la conduite de ces activités à plein temps et être basées dans l’UE. Un nouvel article donne pouvoir à la Commission d’adopter un acte délégué spécifiant les conditions de délégation de gestion et les conditions qui permettraient d’identifier une ManCo Ucits comme une boite aux lettres et non plus comme le gestionnaire du fonds Ucits. Un autre amendement proposérequiertla conduite par l’Esma d’une revue des pratiques de surveillance utilisées par ses pairsau sujet de la délégation en se focalisant sur l’empêchement de création de boites aux lettres. Au sujet de la gestion du risque de liquidité, des amendements sont introduits pour permettre aux FIA d’avoir accès à l’ensemble des outils nécessaires pour gérer ce risque dans les circonstances exceptionnelles. Outre la suspension des rachats, la Commission européenne propose qu’il soit demandé aux FIA de choisir au moins un autre outil de gestion de liquidité. Un autre article prévoit que l’Esma développe un projetdes standards techniques réglementaires fournissant les définitions et spécifiant les caractéristiques de ces outils de gestion de liquidité et d’en développer aussi sur la sélection et l’utilisation appropriée des outils de gestion de liquidité par les FIA.Un amendement de la Commission européenne prévoit de donner les pouvoirs aux régulateurs compétents d’ordonner à un FIA, qu’il soit européen ou non-européen,d’activer ou désactiver un outil de gestion de liquidité.
Le hedge fund new yorkais Millennium Management Global Investment (Millennium) a fait évoluer ces derniers mois sa structure française, a appris NewsManagers. Créée en avril 2019 aux fins de recherche et d’analyse pour le groupe Millennium et précédemment nommée Millennium Advisory France, cette structure a pris une nouvelle dénomination en juillet dernier, à savoirMillennium Capital Management France. Elle a également changé son activité à la mi-novembre selon les informations deNewsManagers. La structure a désormais pour activité l’exercice d’une activité de gestion de portefeuille pour le compte de tiers et la gestion de fonds d’investissements (fonds d’investissement alternatifs (fia) français ou étrangers et directement ou par délégation). Ce qui suggère qu’elle est en voie d’obtention d’une licence en tant que société de gestion de portefeuille auprès de l’Autorité des marchés financiers. En outre, la gouvernance de Millennium Capital Management France a changé mi-novembre. Emilie Aye, qui évolue chez Millennium Management depuis 2016 en qualité de responsable du risque sur les matières premières et futures systématiques, a été nommée présidente de la filiale française.Grégoire Thomas a pris les fonctions dedirecteur général en lieu et place de Martin Pabari. Ila rejoint la firme en juillet en tant que gérant de portefeuilleaprès quatre années passées chez Bank of America en tant que responsable des instruments synthétiques actions et du prêt de titreset plus de quinze ans chez Société Générale. Millennium Management gère quelque 57,1 milliards de dollars.
Hausse des symptômes dépressifs, difficultés à s’insérer dans l’emploi, confiance en l’avenir en berne : bien que moins touchés par les formes graves du Covid, les jeunes adultes de moins de 30 ans ont subi de lourds «contrecoups» de l'épidémie, souligne l’Insee dans une analyse. Leur santé mentale s’est dégradée, confirme l’Insee, sous les impacts économiques et sociaux. Le taux d’emploi de cette catégorie d’âge a diminué de 1,7 point. Néanmoins, en mars 2021 les embauches de plus de trois mois des jeunes de moins de 26 ans en CDI ou CDD sont presque revenues au niveau de mars 2019.
Les députés du Parlement européen ont voté mardi en session plénière un accord définitif de correction rapide (quick fix) visant à étendre jusqu’au 31 décembre 2022 le délai par lequel les sociétés de gestion doivent présenter un document d’informations clés (DIC) aux investisseurs de détail avant de leur proposer un produit financier. La Commission européenne avait initialement préconisé une extension jusqu'à fin juin 2022. Ce texte s’inscrit dans le cadre du régime transitoire prévu par le règlement sur les produits d’investissement de détail «packagés» et fondés sur l’assurance (Priips). Les eurodéputés ont également adopté le texte de correction rapide sur la directive visant à supprimer l’obligation pour les gérants de fonds d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) de fournir les informations clés pour l’investisseur. Les OPCVM devront désormais produire un document d’information clé (DIC) pour les Priips à partir du 1er janvier 2023.
Bettina Ducat, directrice générale de La Financière de L’Echiquier (LFDE), a gagné le Prix AM Leader 2021 de L’Agefi. Celui-ci lui a été décerné à l’occasion du dîner Grand Prix de la Gestion d’Actifs (GPGA) organisé à Paris par L’Agefi mercredi. Elle succède au palmarès à Vincent Levita, fondateur d’Infravia. Après un parcours chez Axa IM qui l’a mené à la direction de la distribution monde du groupe, Bettina Ducat est devenue directrice générale de LFDE en 2020. Sous sa houlette, la boutique de gestion d’actifs, filiale de Primonial, a retrouvé le chemin d’une forte croissance. Ses encours sont passés à 15 milliards d’euros au 30 septembre.
Le gouvernement français a présenté jeudi plusieurs mesures destinées à tenter d’endiguer la récente recrudescence de l'épidémie de Covid-19, comme attendu. Il a notamment annoncé un élargissement à l’ensemble des adultes de la campagne de rappel vaccinal avancé à 5 mois dès ce samedi, a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran. Autre volet, un durcissement du pass sanitaire, avec une validité des tests PCR réduite à 24 heures, contre 72 heures précédemment. A ce sujet, la Commission européenne a recommandé jeudi aux 27 pays de l’UE d’administrer une dose de rappel anti-Covid au plus tard neuf mois après une première vaccination complète, afin de renforcer la validité du pass sanitaire européen. Le port du masque va être de nouveau rendu obligatoire dans tous les lieux publics fermés et pourra être imposé en extérieur pour certains événements sur arrêté préfectoral.
Les pêcheurs français procéderont vendredi à des opérations de blocage dans les ports de Saint-Malo, Ouistreham et Calais et au niveau du Tunnel sous la Manche, a déclaré vendredi une porte-parole du Comité national des pêches. Les pêcheurs français comptent ainsi faire respecter les accords conclus avec Londres le 24 décembre 2020. A Calais, le port sera paralysé de 12 heures à 13h30 tandis que le tunnel sous la Manche sera bloqué aux entrées et aux sorties au moyen de camionnettes, a précisé Olivier Leprêtre, président du comité régional des pêches pour les Hauts-de-France. A Saint-Malo, le port sera quant à lui bloqué de 8 heures à 9 heures, a dit son homologue breton, Olivier Le Nézet.
Bridgewater Associates a levé l’équivalent de 1,25 milliard de dollars pour son troisième fonds d’investissement en Chine, rapporte Financial News, citant une source proche du dossier. Cela propulse la société de hedge fund fondée par Ray Dalio parmi les plus gros gestionnaires étrangers de fonds privés dans le pays. Le fonds revêt la forme d’un trust supervisé par China Resources Trust.
VanEck a lancé en Europe le fonds indiciel coté VanEck Vectors Smart Home Active Ucits ETF, un ETF géré activement sur le thème des maisons intelligentes. Selon la maison américaine, il s’agit du premier ETF de ce genre en Europe.VanEck l’a coté àla Bourse de Milan. «Qu’il s’agisse de travail à domicile, de formation virtuelle, de divertissement, de services de livraison, d’achats en ligne ou même de télémédecine, tous les domaines de la vie sont de plus en plus introduits dans nos foyers depuis le monde extérieur. À l’avenir, l’intelligence artificielle pourrait même permettre aux appareils individuels de prédire les besoins et de réagir correctement en fonction de la situation spécifique de l’utilisateur», explique VanEck dans un communiqué diffusé en Italie. L’ETF comprend une sélection de 40 à 60 sociétés mondiales qui réalisent un chiffre d’affaires élevé dans le domaine de la maison connectée. Pour constituer le portefeuille de l’ETF, VanEck travaille avec Dasym, une boutique d’investissement néerlandaise. Le fonds affiche un taux de frais sur encours de 0,85 %.
Lazard Frères Gestion a annoncé ce 25 novembre le recrutement de Cyril Poncet comme gestionnaire privé au sein de son bureau de Paris. Il rejoint l’équipe de François de Saint-Pierre, associé-gérant et responsable de la gestion privée. Cyril Poncet a débuté sa carrière chez BNP Paribas à Nîmes en 1999, en tant que conseiller patrimonial. Il a ensuite rejoint Sicavonline à Paris, en tant que gestionnaire privé, spécialiste de la multigestion en OPCVM en 2001 puisBarclays en 2004 en tant que gestionnaire privé dans l’équipe de gestion conseillée. A partir de 2012, il a occupé des fonctions similaires chez UBS Wealth Management avant de rejoindre UBS La Maison de Gestion en 2018 pour y assurer le rôle de gérant discrétionnaire.
Lyxor a annoncé ce 25 novembre avoir été sélectionné par le distributeur en ligne Epargnissimo pour gérer une offre en gestion pilotée 100% ETF ESG. Cette solution clé en main est disponible au sein du PER individuel «Objectif Retraite» lancé par Epargnissimo avec l’assureur APICIL Epargne fin 2020. Cette offre est composée exclusivement d’ETF Lyxor intégrant des critères ESG avec une allocation définie par les gérants de Lyxor selon trois profils de gestion, en fonction du profil de risque des investisseurs. Le versement initial minimum est de 500 euros et les versements programmés mensuels commencent à 50 euros, sans frais de versement. Les frais de gestion du contrat sur les supports en unités de compte sont de 0,60% maximum par an. Les frais de gestion de la gestion pilotée seront de 0,60% par an également, ce qui porte le prélèvement annuel à 1,20% sur les supports en unité de compte. Pour les épargnants titulaires souhaitant gérer eux-mêmes leurs allocations, l’ensemble des ETF sélectionnés pour cette gestion pilotée seront également disponibles en gestion libre.
La collecte historique des fonds actions a connu un coup d’arrêt, selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les investisseurs internationaux y ont retiré 2,7 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) entre le 18 et le 23 novembre, tandis que les fonds monétaires ont reçu 31 milliards de dollarsnets, et les fonds obligataires 5,5 milliards. Le relevé des flux de l’étude hebdomadaire porte exceptionnellement sur quatre jours d’activité, puisqu’elle a été réalisée hier en raison de la fermeture des banques pour la fête de Thanksgiving ce jeudi aux Etats-Unis. La décollecte sur les fonds actions touche la plupart des régions du monde. Les fonds actions US ont rendu 4,8 milliards de dollars, les fonds actions européennes 1,8 milliard, et les fonds actions émergentes 2,8 milliards. Seuls les fonds actions japonaises surnagent, avec +0,1 milliard de dollars de flux. Sur le marché américain, on observe de fortes disparités avec une collecte positive pour les fonds de petites capitalisations (+1,9 milliard de dollars), value (+1,5 milliard), et tech (+1,4 milliard), et une collecte négative importante pour les fonds de grandes capitalisations (-7,5 milliards) et croissance (-5 milliards). Au total, les fonds actions ont tout de même collecté 893 milliards de dollars depuis le début de l’année, bien au-dessus de la collecte cumulée de 785 milliards des 19 années précédentes, précisent les auteurs du rapport. Sur l’obligataire, la quasi-totalité de la collecte se concentre sur les fonds de titres d’entreprises investment grade (+3,1 milliards) et de fonds d’obligations souveraines (2,9 milliards, dont 1,5 milliard pour les titres indexés à l’inflation). A l’inverse, les fonds de titres à haut rendement et les fonds d’obligations émergentes ont décollecté, de respectivement 1,0 et 1,1 milliard de dollars.
Le gouvernement français a présenté jeudi plusieurs mesures destinées à tenter d’endiguer la récente recrudescence de l'épidémie de Covid-19, comme attendu.
Les pêcheurs français procéderont vendredi à des opérations de blocage dans les ports de Saint-Malo, Ouistreham et Calais et au niveau du Tunnel sous la Manche, a déclaré vendredi une porte-parole du Comité national des pêches.
Les députés du Parlement européen ont voté mardi en session plénière (608 voies pour, 29 contre et 51 abstentions) un accord définitif de correction rapide (quick fix) visant à étendre jusqu’au 31 décembre 2022 le délai par lequel les sociétés de gestion doivent présenter un document d’informations clés (DIC) aux investisseurs de détail avant de leur proposer un produit financier. La Commission européenne avait initialement préconisé une extension jusqu'à fin juin 2022.
La société de capital-investissement cotée Nextstage a publié ce 25 novembre un actif net réévalué (ANR) en hausse de +4,1% sur les neuf premiers mois de l’année à 228,7 millions d’euros, soit 109,2 euros par action ordinaire. Il est toutefois en léger recul sur le dernier trimestre, à -0,6%. L’actif net réévalué est composé de 202,8 millions d’euros de valorisation des 18 participations (89% de l’ANR) et de 25,9 millions d’euros de trésorerie nette. Avec ses 17 millions d’euros de ligne de financement, la trésorerie disponible s'élevait à 43 millions d’euros au 30 septembre 2021. La ligne de financement a été tirée courant octobre.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock a participé à une levée de fonds d’un total de 700 millions d’euros réalisée par la société Ionity, spécialisée dans la construction de bornes de recharge pour voitures électriques. Des sources proches de l'éopration avaient indiqué récemment à l’agence Reuters que le montant mis sur la table par BlackRock serait proche de 500 millions d’euros, le solde provenant notamment des actionnaires historiques. Ionity a été fondé en 2017, soutenu essentiellement par des constructeurs automobiles allemands, en vue d’accélérer la mise en place de recharges électriques tout le long des autoroutes européennes.
BNP Paribas Asset Management lance BNP Paribas Social Bond Fund, un fonds obligataire visant à financer des projets à impacts sociaux positifs, classé article 9 selon SFDR (règlement européensur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers). Au moins 75 % du portefeuille est investi en obligations sociales et durables labellisées, d’entreprises favorisant l’accès aux services essentiels (eau, santé), à un logement abordable, à l’emploi, à la sécurité alimentaire, au progrès socioéconomique, et aux infrastructures de base. De plus, jusqu’à 25 % du fonds peut être placé dans des obligations émises par les entreprises socialement responsables, sélectionnés selon le modèle de notation développé par BNPP AM, un «score inclusif» classant les émetteurs sur leurs pratiques sociales visant à réduire les inégalités. Enfin, un maximum de 10 % du portefeuille est investi dans des instruments de microcrédit qui contribuent à donner accès aux services financiers aux petites entreprises et aux particuliers dans les marchés émergents. «La montée en puissance du poids de l’obligataire dans la gestion thématique, historiquement davantage tournée vers les actions, et l’émergence des considérations sociales chez les investisseurs sont deux évolutions majeures de notre industrie. Le lancement de ce fonds Social Bond y répond et permet une orientation directe du capital vers les activités créant des impacts sociaux positifs, telles que des programmes d’allocations chômage ou le financement de logements sociaux. En complément, notre méthodologie exigeante apporte une réelle valeur-ajoutée, en évaluant non seulement la qualité de l’émetteur mais aussi celle des projets financés», commente Arnaud-Guilhem Lamy, responsable des stratégies obligataires euro aggregate au sein de BNP Paribas Asset Management et gérant du BNP Paribas Funds Social Bond.
Alors qu’elle souffle ses trente bougies cette année, Tocqueville Finance aborde une phase nouvelle de son existence. La boutique est devenue le pôle de gestion actions européennes et thématiques de La Banque Postale Asset Management (LBPAM), son actionnaire à presque 100 %, à la faveur de la réorganisation de ce dernier il y a tout juste un an. «Tout ce qui était actions européennes géré par LBPAM a été transféré chez Tocqueville», détaille à NewsManagers Vincent Cornet, le directeur général de Tocqueville Finance.« Tocqueville est devenu le bras armé de LBPAM sur la gestion actions européennes », ajoute-t-il. La société de gestion a ainsi récupéré 7 milliards d’euros de son actionnaire depuis 2018, ce qui lui permet aujourd’hui d’afficher un encours de 12,5 milliards d’euros, son plus haut historique, confirme Michel Saugné, directeur de la gestion de Tocqueville Finance. LBPAM dans son ensemble gère près de 50 milliards d’euros. En 2021, Tocqueville a profité d’un effet performance de 20 % et d’une «forte» collecte des clients internes (La Banque Postale, la CNP, la BPE) et externes. Pour l’externe, les souscriptions nettes se sont élevées à 400 millions d’euros, confie Caroline Frelet-Desclaux, directrice du développement de Tocqueville Finance. Une offre rénovée L’ex-maison indépendante n’a pas uniquement changé de taille. Elle a aussi profondément remanié sa gamme. Ainsi, Tocqueville Finance s’organise désormais autour de quatre pôles d’un poids équivalent en termes d’encours. A ses gestions historiques sur les petites et moyennes capitalisations et la value, sont venus s’ajouter la gestion croissance et la gestion thématique, héritées en partie de LBPAM. Le tout est géré en intégrant une analyse extra-financière qui figure aussi dans l’ADN de l’actionnaire. De fait, tous les fonds de la gamme sont labellisés ISR ou bénéficient du label Relance. «Tout l’objet des améliorations et ajouts en termes de personnes ou d’amendement des processus d’investissement ont eu pour objectif d’intégrer pleinement la dimension extra-financière», souligne Michel Saugné. La refonte de la gamme s’est traduite par quelques fusions de fonds, qui ont permis de créer des produits d’une taille plus importante. Par exemple, le fonds Ulysse, qui avait fait la renommée de Tocqueville Finance, a été rapproché d’une stratégie de LBPAM sur les petites capitalisations pour donner naissance à Tocqueville Small Cap Euro ISR. Au passage, les noms de fonds historiques de Tocqueville Finance ont été abandonnés. «Nous avons tourné la page de la Grèce antique», confirme Michel Saugné. Une démarche qui permet d’avoir des noms jugés plus clairs et compréhensibles, notamment vis-à-vis de la clientèle internationale. Le fonds en question affiche un encours d’une centaine de millions d’euros. Plus généralement, tous les fonds désormais dans le giron de Tocqueville Finance devraient porter la marque Tocqueville. Mais certains gardent le nom LBPAM pour refléter l’expertise de la société dans le domaine ISR. Cette gamme a désormais quatre «blockbusters», des fonds de plus d’un milliard d’euros d’encours. Ce sont LPBAM ISR Actions Value Euro, Tocqueville Croissance Euro ISR, LPBAM ISR Actions Environnement et LBPAM ISR Actions Euro. Elle continuera à évoluer et à s’enrichir. «Nous avons vocation à être plus dynamique en termes de gestion de la gamme», affirme Michel Saugné. Tocqueville Finance va prochainement créer une version monde de son fonds européen sur le changement climatique, le Global Climate Change. Parallèlement, la société travaille sur un fonds biodiversité en partenariat avec CDC Biodiversité. Développement à l’international Ces transformations s’accompagnent de nouvelles ambitions commerciales. La société, historiquement tournée vers les CGPI, veut désormais s’adresser aussi aux investisseurs institutionnels. Elle bénéficie pour cela d’une nouvelle équipe commerciale institutionnelle de quatre personnes qui a récemment été renforcée avec trois recrutements, sachant que cette équipe sert l’ensemble de LBPAM. «Cette année, grâce à une équipe de vente institutionnelle renforcée, nous avons eu une très bonne couverture des appels d’offres français en actions européennes et attendons encore des réponses», illustre Caroline Frelet-Desclaux. Surtout, Tocqueville Finance est désormais le fer de lance de LBPAM à l’international. La société a de fortes ambitions de développement en Europe. Pour ce faire, elle a créé l’an dernier une Sicav de droit française qui a vocation à accueillir l’ensemble des stratégies de gestion de Tocqueville pour les commercialiser en Europe. «Pour le moment, cette Sicav contient Tocqueville Croissance Euro ISR, mais elle va s’enrichir avec les expertises small cap, environnement…», détaille Caroline Frelet-Desclaux. En outre, la société a recruté un commercial pour la zone Italie et Espagne qui sera basé à Paris. Il travaillera avec Charlotte Vermer qui couvre depuis trois ans la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. L’objectif est clair: parvenir à 25 % d’encours sous gestion à l’international. Aujourd’hui, cette part est minime. Mais les équipes dirigeantes de Tocqueville sont confiantes. «On arrive avec une taille de fonds assez significative, un track long, une équipe senior», affirme Caroline Frelet-Desclaux. Cela s’inscrit dans le cadre des objectifs fixés par Emmanuelle Mourey, la directrice générale de LBPAM, de faire grandir les encours de LBPAM de 20 milliards d’euros d’ici à 2023. Caroline Frelet-Descaux a indiqué que compte tenu de la taille de Tocqueville, on pouvait espérer que cela tourne autour de 10 à 20 % de ces montants. «Nous avons souhaité rendre Tocqueville encore plus visible, plus cohérent et clair vis-à-vis de l’extérieur», résume Vincent Cornet. «Il y a une accélération souhaitée dans un groupe qui a une ambition nouvelle», conclut-il.
La 22e édition des Grands prix de la Gestion d’Actifs (GPGA), établie par L’Agefi en partenariat avec Six Financial Information, a consacré jeudi soir comme chaque année les meilleurs fonds. Six Financial Information étudie leur génération d’alpha et sa stabilité sur trois ans à fin juin 2021. Les gagnants par catégorie sont: Pour cette édition 2021, 2.831 fonds sont éligibles sur les 13 catégories primées, contre 2.544 l’an dernier, soit une évolution de 287 fonds supplémentaires. Seuls les fonds notés 4 ou 5étoiles EuroPerformance sont retenus sur une population totale de plus de 27.400fonds. En définitive, 2.643 fonds ont obtenu un alpha positif, soit une augmentation de 189 fonds. L’alpha positif a souffert un peu plus sur cette édition avec des conditions économiques instables, mais s’établit à 5,75 %, en baisse de 30 points de base (pb). La population éligible et les fonds ayant généré un alpha positif montrent un écart d’alpha moyen se creuser, avec 5,29% contre 5,75 % respectivement, soit 46 pb contre 26 l’an dernier. Les Actions internationales, Europe et les Diversifiés internationaux conservent cette année encore les contingents de fonds les plus importants en alpha positif. Un tiers des lauréats de l’an passé se maintient au palmarès et deux fonds persévèrent en tête de leur catégorie en Actions Asie hors Japon et Actions Amérique du Nord. Cela montre donc une concurrence importante et une dynamique de la gestion active qui se confirme. Cinq catégories voient leur palmarès totalement renouvelés (Actions Europe, Actions France, Diversifiés Europe, Diversifiés internationaux et Obligations internationales). Quant aux fonds récemment entrés dans le classement avec un historique de 3 ans révolus à fin juin, ils sont peu nombreux à se hisser dans le palmarès. Néanmoins, l’un d’entre eux truste directement la première place de sa catégorie Diversifiés Europe. Les alpha positifs, bien qu’en baisse de manière générale, sauf pour les Obligations Europe, les Actions Japon, les Diversifiés Europe et internationaux, restent à des niveaux élevés avec toujours les Actions Amérique du Nord qui caracolent en tête à 11,41 % d’alpha positif moyen. Les incertitudes économiques entourant la fin de la pandémie, ainsi que les diverses disparités de reprise en fonction des continents et des pays se reflètent principalement sur les pays émergents et la plus forte baisse des alpha positifs dégagés dans l’étude. A contrario, l’augmentation du nombre de fonds éligibles de plus de 7% et avec un excess return est un signe de réactivité des gérants montrant une résilience face aux aléas de ces deux dernières années notamment. Plus belles progressions Les plus belles progressions sont à mettre à l’actif des Obligations Europe avec un alpha positif moyen de 1,34%, soit une augmentation de 24 pb, et les Diversifiés Europe avec 3,55 % d’alpha positif moyen, en progression de 48 pb. Ces deux catégories dynamiques présentes sur la même zone géographique montrent un accroissement du nombre de fonds de 32,76 % pour la dernière catégorie citée. Les Diversifiés internationaux ne sont pas en reste avec une légère progression de 10 pb tout de même, ce qui leur permet d’atteindre un alpha positif moyen de 4,55 %. Les Actions Japon, quant à elles, représentent la dernière catégorie connaissant une progression dans ce classement, avec un alpha positif moyen de 5,95 % soit une progression de 13 pb et une augmentation de 35% du nombre de fonds. Les Actions Asie hors Japon ne bénéficient pas de cet engouement et enregistrent la plus forte baisse d’alpha moyen positif, en se stabilisant tout de même à 5,11 % contre 7,54 % l’an dernier. Le podium des catégories générant le plus d’alpha positif moyen est quasiment semblable à l’an dernier avec les Actions Amérique du Nord (11,41%), suivi des Actions internationales (8,49%) et des Actions Europe (7,56%). Les fonds Actions France perdent de leur élan et leur alpha positif moyen diminue à 4,56 %, contre 5,83% précédemment. Les catégories émergentes sont les plus touchées par les difficultés économiques et cela se ressent significativement dans les résultats des diverses catégories. Les Actions émergentes passent de 8,21 % à 5,74 % d’alpha positif moyen, et les Obligations émergentes perdent 105pb pour s’établir à 5,14%. Les catégories restantes se stabilisent comme les Actions Europe, dont l’alpha baisse de 30 pb pour atteindre un alpha moyen positif flatteur de 7,56 %, et les Actions internationales qui diminuent de 93 pb tout en gardant un alpha moyen positif élevé de 8,49 %. Les Actions Amérique du Nord gardent l’alpha positif le plus élevé avec 11,41 %, certes en diminution par rapport au chiffre de l’an dernier exceptionnellement élevé de 14,30%. Néanmoins, la performance reste notablement éloquente. Les Obligations haut rendement perdent 40pb et délivrent un alpha positif moyen de 2,76 %. En revanche, les Obligations internationales se stabilisent à 2,33 %, après avoir diminué de 44 pb par rapport au palmarès de l’andernier.Cette nouvelle édition met encore en lumière la capacité de la gestion active à maintenir des alpha élevés dans un contexte très chaotique. L’excess return demeure excellent globalement, les gestions actions se démarquent toujours par des rendements élevés et les obligations ne sont pas en reste avec la montée de l’inflation, le frémissement de rendements de taux plus élevés, notamment sur les marchés moins traditionnels et forcément plus exposés. Cela se traduit par une augmentation du nombre de fonds dans quasiment toutes les catégories, preuve d’un dynamisme perpétuel dans la gestion d’actifs.
Lindsey Matthews, le directeur des risques de l’Universities Superannuation Scheme, vient d'être élu président du CFA Society UK. Il remplace Daniel Murray, qui a pris la direction générale d’EFG Asset Management Switzerland. L’Universities Superannuation Scheme gère le troisième pilier des retraites des employés des universités britanniques. Il couvre 460 000 personnes et comptait 79 milliards de livres d’encours à fin février 2021.
Indosuez, la division de la gestion de patrimoine du groupe Crédit Agricole, vient de nommer Arthur Cheng au poste du directeur exécutif. Il sera chargé d’élargir la base des clients en Chine. Basé à Singapour, il sera rattaché à Alfred Low, responsable des marchés en Asie du Nord et des partenariats stratégiques. Arthur Cheng a travaillé en tant que responsable client senior dans des banques privées depuis 16 ans. Il a occupé des postes à responsabilité chez DBS Private Bank et BNP Paribas Private Bank à Hong Kong. Il a également travaillé chez UBS à Taiwan.