La société de gestion norvégienne DNB Asset Management vient de lancer DNB Future Waves, un fonds investi dans des entreprises internationales jugées comme contribuant à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les domaines des océans et de l’environnement. Ce fonds, qui est issu de la transformation du fonds DNB Global ESG, a vu le jour à la faveur de l’arrivée d’Isabelle Juillard Thompsen en provenance du fonds norvégien, où elle était analyste actions senior dans les investissements responsables. Elle est co-gérante du fonds aux côtés d’Audun Wickstrand Iversen. Le fonds tel qu’il existait précédemment avait une approche de screening négative, alors que la nouvelle version adopte une gestion plus positive axée sur quatre thèmes. Ces thèmessont l’économie bleue, l’économie verte, le climat et la qualité de vie, avec une dominante sur l’économie bleue, qui représente 40 % de la pondération du fonds. L’économie verte tourne autour de 30 %. «Nous avons préféré avoir une approche holistique»,a expliqué Isabelle Juillard Thompsen, lors d’une conférence de présentation du fonds à Paris mardi. «Cela nous permet d’aborder toutes les dimensions du développement durable, sachant que toutes les thématiques sont liées. Nous essayons de tenir compte des contradictions et dilemmes propres à ces enjeux», ajoute-t-elle. L’économie bleue recouvre une multitude de secteurs qui ont un lien direct ou indirect avec les océans comme la pêche, le transport maritime, les ressources biomarines ou les énergies renouvelables offshore. De son côté, l’économie verte embrasse aussi un large spectre allant de l’agriculture ou des infrastructures durables, à l’innovation ou l’économie circulaire. Le thème du climat se concentre sur les énergies renouvelables et abordables, l’efficacité énergétique et l’électrification. Enfin, celui de la prospérité sociale touche tant à l’alimentation qu’à la santé ou à l’éducation. Le fonds est géré en s’appuyant sur le DNB ESG Lab, dont l’objectif est de collecter, structurer et analyser des données, puis de faciliter leur intégration dans le processus d’investissement. Par ailleurs, la stratégie est soutenue par une approche d’engagement «très active» auprès des entreprises, sur des sujets comme la prévention de la pollution ou la conservation des océans. Le portefeuille est constitué de 40 à 75 valeurs choisies sur un univers de plus de 3.000 entreprises. Les encours du fonds sont actuellement de 55 millions d’euros.
Cobas Asset Management, la société de gestion fondée et présidée par Francisco García Paramés, a décidé de fusionner deux fonds de sa Sicav luxembourgeoise, a appris NewsManagers. Le fonds Cobas Iberia, investi majoritairement en actions espagnoles et portugaises et appliquant un style de gestion value, va ainsi être absorbé par le fonds Cobas Large Cap le 17 novembre 2021. Dans une lettre aux investisseurs consultée par NewsManagers, Cobas AM explique que le fonds Iberia, lancé en octobre 2019, n’a pas réussi à générer un niveau d’encours important. Les encours sous gestion de Cobas Iberia s'élevaient à 5,5 millions d’euros au 23 septembre 2021, rendant sa gestion économiquement inefficiente. Ils seront donc réinvestis dans le fonds Cobas Large Cap, axé sur les actions internationales et aux encours de 5,8 millions d’euros au 23 septembre. La lettre indique par ailleurs que la société de gestion souhaite rationaliser sa gamme en procédant à cette fusion de fonds.
Nordea a annoncé ce 11 octobre la nomination de Tanja Eronen en tant que directrice générale de Nordea Funds, la management company («ManCo») de la société de gestion dédiée à la région nordique, à partir du 1er novembre. Elle était jusqu’à présent la responsable du business model et des spécialistes des produits d’investissement chez Nordea Asset and Wealth Management. Elle remplacera Henrika Vikman, qui a été nommée directrice générale de Nordea Investment Management et responsable de la gouvernance chez Nordea Asset Management (NAM) cet août dernier. Tanja Eronen est entrée chez Nordea en 2007 comme sales manager sur les obligations crédits, le conseil en construction de portefeuille et les ventes en Finlande. Elle a occupé plusieurs postes de cadre senior, avant d’être promue au poste de co-responsable des produits d’investissement et de la gestion de patrimoine en 2018. Nordea Funds gère plus de 240 fonds enregistrés en Suède, en Finlande, au Danemark et en Norvège. Cette division de Nordea comptait 144 milliards d’euros d’encours sous gestion. La société de gestion norvégienne Nordea Asset Management dispose de 254 milliards d’euros d’encours sous gestion.
LaSalle Investment Management a annoncé avoir levée 972 millions de dollars (841 millions d’euros) pour la clôture finale de son fonds LaSalle China Logistics Venture (LCLV). Ce fonds et son véhicule de co-investissement ont déjà reçu 681 millions de dollars lors de sa première clôture l’année dernière, afin d’investir dans le secteur de la logistique en Chine. Ce véhicule de capital-risque aura une capacité d’investissement de 2,5 milliards de dollars. LaSalle China Logistics Venture investira dans des métropoles en Chine, notamment dans des régions de Yangtze River Delta (Greater Shanghai), Bohai Bay (Greater Beijing) et le Greater Bay Area (Chine du sud). Ce véhicule va acquérir et développer un portefeuille diversifié dans le secteur de la logistique moderne et repositionnera des actifs sous-performant. Il va également investir dans la logistique de la chaîne du froid, grâce à une forte demande du secteur de l’alimentation frais en Chine. Ce fonds a déjà déployé 423 millions de dollars dans des acquisitions récentes à Shanghai, Nanjing, et Tianjin. LaSalle IM disposait de 73 milliards de dollars d’encours sous gestion à la fin du deuxième trimestre.
BlackRock Alternative Investors (BAI), filiale de gestion alternative du gestionnaire d’actifs américain BlackRock, a recrutéKristen Weldon en qualité de responsable mondiale de l’investissement durable début octobre. Kristen Weldon sera basée à Londres et remplace Teresa O’Flynn qui prend de nouvelles fonctions au sein de Decarbonization Partners, une joint-venture formée entre le fonds souverain singapourien Temasek et BlackRock dans le domaine du capital-investissement et du private equity en avril dernier. L’intéresséeofficiait précédemment chez Partners Capital en tant que responsable de la gestion environnementale,sociale et de gouvernance (ESG) et de l’investissement à impact. Elle a également travaillé au sein de Louis Dreyfus en tant que responsable de l’innovation et a co-dirigé le bureau de Londres de Blackstone sur l’activité dédiée auxsolutions de hedge funds.
En marge de la semaine de la finance climatique en Irlande, le ministre des finances irlandais Paschal Donohoe a annoncé, lundi 11 octobre, l'établissement d’un"centre d’excellence de la finance durable» en Irlande courant 2022. Une annonce qui s’inscrit dans une feuille de route contenant des mesures pour le futur de la finance durable dans le pays. Ce centre sera établi en partenariat avec le réseau Financial Centers for Sustainability (FC4S) du programme de développement des Nations Unies. Il sera chargé d’accélérer l’agenda de la finance durable en Irlande au niveau politique, réglementaire et commercial via des activités de recherche et de développement qui auront pour but de concevoir, développer et lancer des mécanismes et instruments financiers innovantspour faciliter la transition vers une économie durable. A travers son plan d’action, l’Irlande entend aussi développer les compétences en finance durabledes professionnels de la finance locaux, créer une stratégie fintech dédiée à la finance durable. Par ailleurs, le fonds souverain de développement irlandais, Irish Strategic Investment Fund, a annoncé un programme d’investissement d’un milliard d’euros au cours des cinq prochaines années pour financer des projets d’action climatique. Pour Paschal Donohoe, la feuille de route établie doit faire de l’Irlande un centre de finance durable reconnu d’ici 2025. D’autres pays, comme l’Allemagne en mai dernier,ont dévoilé leur stratégie de finance durable.
La fintech sud-coréenne Qraft Technologies, spécialisée sur l’innovation dans la gestion d’actifs, a annoncé l’arrivée de Robert Nestor en tant que conseiller senior en charge de guider la fintech sur les problématiques de développement produits et de stratégie d’activité. Robert Nestor était précédemment président et responsable des fonds indiciels cotés (ETF) de Direxion. Il a également été responsable des ETF factoriels de BlackRock iShares après avoir occupé diverses fonctions chez BlackRock et Vanguard. Cerecrutement permettra à Qraft Technologies d'élargir sa présence sur les marchés américain et international selon son fondateur et directeur général Marcus Kim. Après l’ouverture d’un bureau à Hong Kong en janvier 2021, la fintech envisage d’en ouvrir un aux Etats-Unis et souhaite diversifier sa clientèle. Qraft Technologies commercialise des outils technologiques basés sur l’intelligence artificielle à destination des institutions financières et conseillers financiers, notamment dans le domaine de l’allocation d’actifs. La fintech sud-coréenne a aussi lancé quatre ETF basés sur l’IA.
La société de gestion américaine Pimco va prêter 210 millions de dollars à une banque de développement sud-africainedans le cadre d’un programme de l’Organisation des Nations Unies (ONU) destiné à financer l'énergie verte en Afrique. Pimco est le premier gestionnaire d’actifs à financer le programme géré par la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU (Uneca), qui a pour butla construction d’infrastructures permettant la génération de 10.000 mégawatts d'énergie verte.
La plateforme de gestion multi-boutiques iM Global Partner a recruté LuisSolórzano en qualité de vice-président de la distribution pour l’Amérique latine. Il sera rattaché à Peter Stockall, directeur de la distribution pour les marchés US offshore et latino-américain. Il était précédemment responsable des marchés d’Amérique latine chez M&G Investments et a participé au développement de l’activité de BBVA Asset Management.
L’Autorité de la concurrence a annoncé mardi avoir notifié des griefs à 101 entreprises et 14 organisations professionnelles de fabrication et de vente alimentaire, accusées d’avoir caché la présence possible de bisphénol A ou de substituts dans des contenants alimentaires. Le bisphénol A est un produit chimique utilisé notamment dans la fabrication de plastiques, classé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) comme un perturbateur endocrinien. Il est interdit en France depuis 2015 dans les contenants alimentaires. Le nom des entreprises et organisations professionnelles mises en cause n’a pas été communiqué. L’Autorité de la concurrence dit les avoir notifiées de la procédure engagée. Une instruction contradictoire doit encore avoir lieu, pour permettre aux organismes de se défendre.
Les cours du pétrole ont terminé en légère hausse mardi en clôture à New York, s’essoufflant cependant en fin de séance après l’abaissement des prévisions de croissance mondiale du Fonds monétaire international (FMI). Le cours du brut, qui a franchi lundi la barre des 80 dollars pour la première fois depuis 2014, reste soutenu par la perspective d’une offre limitée face à une demande en pleine essor. Mais l’annonce du FMI, qui a réduit sa prévision de croissance du PIB mondial à 5,9% cette année et à 4,9% l’an prochain, a pesé sur les cours en fin de séance. En clôture, le contrat sur le baril de brut WTI pour livraison en novembre a gagné 12 cents, soit 0,2%, à 80,64 dollars.
Le gouverneur de la Banque nationale de Slovaquie, Peter Kazimir, a dit mardi avoir été inculpé pour corruption mais ne s’estime pas coupable et contestera ces accusations. «Je ne me sens coupable d’aucun crime», a déclaré Peter Kazimir, ancien ministre des Finances devenu gouverneur de la banque centrale en 2019, dans une déclaration envoyée par email à la suite d’une information de presse faisant état de son inculpation.
Les enquêteurs de l’UE ont mené ce mardi des inspections chez certains des plus gros fournisseurs européens de pâte de bois, ingrédient clé dans la fabrication du papier, sur fond de suspicion d’entente sur les prix. Les papetiers finlandais Stora Enso et UPM, géants du secteur, ont confirmé qu’ils faisaient l’objet d’inspections des services antitrust de l’UE. Les deux groupes assurent qu’ils coopèrent pleinement avec les régulateurs européens. «La Commission craint que les entreprises inspectées aient enfreint les règles de l’UE en matière d’ententes et d’abus de position dominante qui interdisent les ententes et les pratiques commerciales restrictives», a-t-elle indiqué dans un communiqué mardi.
Le cabinet de conseil en stratégie Indefi, annonce avoir recruté Cyril Blackwell en qualité de principal pour son pôle private equity, notamment sur les secteurs de l’aéronautique, le transport-logistique et l’énergie. Cyril Blackwell affiche plus de 20 ans d’expérience dont 10 ans dans le conseil en stratégie notamment chez McKinsey et Roland Berger. Il s’occupait d’opérations de fusions-acquisitions et de capital investissement, pour le compte de clients européens, à la fois corporate et fonds d’investissement. Préalablement à cette expérience professionnelle, il a été officier dans l’Armée de Terre où il a travaillé dans des univers de haute technologie à la fois au sein d’unités opérationnelles et en état-major.
Vanguard Group rétablit les avantages sociaux des retraités après qu’une tentative de les supprimer progressivement a déclenché des protestations parmi les anciens employés, rapporte le Wall Street Journal. «Je m’excuse sincèrement pour l’anxiété et le stress que cette décision a causés», a déclaré Tim Buckley, directeur général de Vanguard, dans un message vidéo diffusé vendredi. Lundi dernier, la société de gestion a annoncé à ses employés et retraités qu’elle mettait fin à un programme de prestations de retraite de longue date qui permettait aux travailleurs d’accumuler des crédits pour les paiements d’assurance. Vanguard voulait également supprimer une assurance-vie et un programme Cobra destinés à aider les travailleurs dans les mois suivant leur départ à la retraite. La société offrirait à la place un paiement forfaitaire imposable de 40.000 dollars. Lorsque l’entreprise a annoncé ces changements, des dizaines de retraités et d’employés se sont mobilisés sur les médias sociaux et ont appelé et envoyé des courriels aux employés pour se plaindre.
Le hedge fund du milliardaire Chris Hohn a intensifié sa campagne contre le financement de projets d’énergies fossiles par le secteur bancaire et a critiqué les régulateurs qui laissent se constituer un risque systémique, rapporte le Financial Times. Le co-fondateur de The Children’s Investment Fund Foundation, a écrit à la Banque d’Angleterre, la Banque centrale européenne, l’Autorité bancaire européenne et le Financial Stability Oversight Council américain pour proposer une série de réformes. Il s’agit notamment de fixer des exigences de fonds propres plus strictes pour les prêts à forte intensité carbone et d’obliger les banques à améliorer les informations relatives au climat. Chris Hohn estime que les banques n'élaborent pas de plans crédibles et ne réduisent pas les prêts à forte intensité carbone. Dans le même temps, les banques centrales ne parviennent pas à gérer les risques liés au climat, a-t-il ajouté. TCI ne détient pas d’investissements bancaires.
BlackRock a subi de larges rachats sur plusieurs de ses ETF obligataires américains cette année, alors que le secteur a affiché une collecte nette de 161 milliards de dollars depuis le début de l’année, observe le Financial Times. La société de gestion a enregistré depuis le début de l’année des sorties représentant entre 22 % et 25 % des actifs de ses iShares iBoxx $ Investment Grade Corporate Bond ETF, iShares iBoxx $ High Yield Corporate Bond ETF et iShares Short Treasury Bond ETF, selon FactSet. Les trois ETF ont accusé des rachats plus importants que tout autre ETF obligataire américain, pour un total de 23,8 milliards de dollars. Les actifs combinés des fonds ont diminué de 98,6 milliards de dollars à 73,3 milliards. En revanche, des produits similaires comme ceux de Vanguard ont attiré de fortes collectes. Cela peut s’expliquer par la clientèle différente des deux groupes, mais aussi par la différence de frais des produits.
Une action en justice initiée en 2020 auprès du tribunal administratif d’Helsinki par une société de gestion française pourrait éventuellement aboutir à une révision du régime de taxation des fonds d’investissement en Finlande. Le litige, actuellement renvoyé devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour une demande de décision préjudicielle, oppose une société civile de placement immobilier (SCPI) gérée par un gestionnaire d’actifs français investissant dans des biens immobiliers situés en France et dans les pays de la zone euro au fisc finlandais. En juin 2019, la SCPI prévoit de signer un contrat portant sur l’achat d’actions de deux sociétés anonymes immobilières mutuelles finlandaises, lesquelles sont propriétaires d’immeubles utilisés par des commerces de détail. Si cette acquisition se concrétise, la SCPI exercera l’activité de location d’immeubles en Finlande mais avant de signer le contrat, elle demande à l’administration fiscale de «rendre une décision préalable concernant les exercices fiscaux 2019 et 2020». Le fisc finlandais lui répond que si elle peut être exonérée d’impôts pour 2019, elle ne le sera pas pour l’exercice fiscal 2020. En cause, l’application d’un article – article 20 – de la loi locale relative à l’impôt sur le revenu. Société anonyme ou véhicule comparable à un fonds finlandais ? Pour le fisc finlandais, au vu de son prospectus, la SCPI est assimilable à une société anonyme finlandaise. Elle ne rentre pas dans les critères de la forme juridique d’un fonds d’investissement spécial au sens de l’administration fiscale locale, comme le requiert un alinéa de l’article20 de la loi relative à l’impôt sur le revenu. Ce que conteste en justice la SCPI française. Selon elle, l’article concerné est contraire au droit de l’UE dans la mesure où seuls les fonds créés par contrat peuvent être considérés comme des fonds d’investissement spéciaux exonérés de l’impôt sur le revenu. La SCPI se revendique, elle, comme étant«à tous égards un opérateur comparable à un fonds d’investissement finlandais». L’avocat général de la CJUE, Henrik SaugmandsgaardØe, a rendu ses conclusions mercredi 6 octobre. Il conclut que le régime finlandais de taxation des fonds d’investissement étrangers présente une restriction de la liberté de mouvement des capitaux prévue par le traité sur le fonctionnement de l’UE. Selon l’avocat général, un fonds d’investissement ouvert domicilié en France doit être traité de la même façon, sur le plan fiscal, que des fonds d’investissements par contrat finlandais, peu importe les différences sur le plan légal. Aucune raison d’intérêt public ne saurait justifier une différence de traitement. Jugement attendu d’ici la fin de l’année D’après l’analyse de l’affaire menée par le cabinet KPMG, si la CJUE se range du côté des conclusions de l’avocat général, «cela pourrait être une opportunité pour les fonds d’investissement non-finlandais d’obtenir un remboursement de dividendes précédemment retenus à la source par le fisc local». «Les conclusions de l’avocat général sont une extension logique d’un précédent jugement rendu par la CJUE en 2021 concernant le traitement fiscal d’un investisseur finlandais dans un fonds d’investissement étranger. Dans ce jugement, la cour a jugé que le revenu perçu d’un fonds d’investissement étranger ne devait pas être taxé différemment de celui d’un fonds d’investissement par contrat finlandaiscar les fonds sont comparables malgré des formes légales différentes », explique KPMG, qui voit un régime de discrimination indirecte dans le traitement de taxation actuel différent pour les fonds locaux, exonérés d’impôt, et étrangers en Finlande. Selon le cabinet, les professionnels de l’imposition en Finlande estiment que le jugement devrait tomber d’ici la fin de l’année et certains voient la CJUE adopter un point de vue similaire à celui de l’avocat général. «Par conséquent, les fonds non-résidents constitués sous la forme de société (Sicav par exemple) doivent envisager de déposer des demandes de remboursement de la retenue à la source en Finlande à titre préventif, puis d’interjeter appel ou de prendre d’autres mesures appropriées si l’administration fiscale finlandaise rejette ces demandes de remboursement», conclut KPMG dans son analyse du cas finlandais.
HSBC Wealth and Personal Banking vient de promouvoir Muna Abu-Habsa au poste de co-directrice mondiale de la due diligence des investissements dans des fonds, aux côtés d’Eckhard Weidner. Cette ex-Morningstar (2006-2018) était dernièrement directrice des fonds multi-classes d’actifs, thématiques et durables.
Comgest vient de signer un accord de distribution avec la banque italienne Banca Consulia. Les 150 conseillers financiers de l’établissement italien pourront commercialiser 13 stratégies de la société de gestion française. «Nous sommes très satisfaits d’avoir signé cet accord de partenariat avec Banca Consulia, une entité de premier plan dans le conseil financier qui nous permet de nous enraciner davantage sur le marché italien», a commenté Gabriella Berglund, responsable de la succursale italienne de Comgest. Comgest gérait plus de 40 milliards d’euros fin juin.
Fidelity International vient de signer un accord de distribution en Italie avec le gestionnaire de fortune Copernico Sim. Ce dernier mettra à la disposition de ses clients l’ensemble de la gamme de fonds de la société de gestion américaine.
Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) vient d’annoncer ce 11 octobre la nomination de Gauri Kasbekar-Shah en tant que Managing Director au sein de Bridge (Benjamin de Rothschild Infrastructure Debt Generation), sa plateforme de dette d’infrastructures. Elle sera chargée des investissements dans le secteur de l’énergie. Elle arrive de Royal Bank of Scotland, où elle était la directrice de la finance structurée depuis 2007. Auparavant, elle fut associée chez Clifford Chance. Edramest par ailleurs en train de lever des fonds pour son véhicule Bridge V, qui va dépasser celle de son prédécesseur, Bridge IV, clôturé avec 1,25 milliardd’euros en février 2020. Ce véhicule investit dans des actifs de dette d’infrastructures senior éligibles à la réglementation Solvabilité 2 (900 millions d’euros) ainsi que dans les segments à plus haut rendement tels que la fourchette de notation BB-/BB+ et la dette junior (300 millions d’euros). Lancé en 2014 avec 400 millions d’euros, Bridgeest dirigé par Jean-Francis Dusch et son équipe basée à Londres et à Genève. La plateforme se rapproche désormais de quatre milliards d’euros de capitaux levés et investi dans des secteurs s’engageant dans la transition énergétique, les infrastructures digitales et les transports ainsi que d’autres secteurs conventionnels. Bridgefait partie de la plateforme des actifs illiquides d’Edramet totalise près de 20 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion (18,66 milliards d’euros). Le groupe Edramcompte 168 milliards de francs suisses (156,75 milliards d’euros) d’actifs sous gestion.
L’académie royale des sciences de Suède a attribué lundi le prix Nobel d’économie à trois chercheurs d’universités américaines : une première moitié à David Card et une seconde au binôme Joshua D. Angrist et Guido W. Imbens. « Les lauréats de cette année nous ont fourni de nouvelles informations sur le marché du travail et ont montré quelles conclusions sur les causes et les effets peuvent être tirées d’expériences naturelles. Leur approche s’est étendue à d’autres domaines et a révolutionné la recherche empirique », explique l’institution. David Card, enseignant à Berkeley, a été récompensé pour ses travaux sur le marché du travail. En se basant sur des expériences naturelles, il a analysé les effets du salaire minimum, de l’immigration et de l'éducation sur le marché. Ses recherches ont notamment abouti à la conclusion que l’augmentation du salaire minimum n’entraîne pas nécessairement une diminution des emplois. Joshua Angrist et Guido Imbens, respectivement enseignants au MIT et à Stanford, ont montré quelles conclusions sur les causes et les effets pouvaient être tirées d’expériences naturelles, élaborant par-là un cadre ayant été adopté par de nombreux chercheurs qui travaillent avec des données d’observation.
La Commission européenne travaille actuellement sur une modification du statut des divisions des banques non-européennes présentes dans l’Union, rapporte le Financial Times, citant des sources proches du dossier. Bruxelles aurait l’intention d’obliger les banques à transformer leurs succursales en filiales, si leurs activités se révèlent importantes - avec plus de 30 milliards d’euros d’actifs - et risquées. Cette proposition entrerait dans le cadre de la finalisation des accords de Bâle 3, actuellement en discussion à la Commission. Cette proposition est justifiée par le fait que la Banque centrale européenne (BCE) s’inquiète que certaines banques étrangères à l’Union puissent échapper à sa surveillance en réalisant une grande partie de leurs activités en zone euro via des succursales faiblement supervisées, indique le quotidien britannique. Une telle modification de la réglementation aurait des conséquences importantes sur le coût supporté par les banques devant s’y conformer car les exigences en capitaux se révèlent bien moindres pour les succursales que pour les filiales.
Les cours du baril de brut ont terminé en hausse lundi à New York, franchissant la barre des 80 dollars pour la première fois depuis 2014. Les cours restent soutenus par la perspective d’un déséquilibre entre l’offre et à la demande après la décision des pays de l’OPEP la semaine dernière de ne pas accélérer la hausse de leur production dans les mois qui viennent. En clôture, le contrat sur le baril de brut WTI pour livraison en novembre a gagné 1,5%, à 80,52 dollars, sur le New York Mercantile Exchange. Il était monté en séance à un pic de 82,18 dollars avant de perdre une partie de son avance.