Un nouveau fonds tech vient d’être créé. Barings vient de lancer le fonds Barings Global Technology Fund. Géré activement par Matthew Ward et Colin Moar à Londres, ce fonds est investi dans des actions d’entreprises technologiques mondiales. Le duo de gérants cherchera à identifier les sociétés appartenant à trois groupes: les entreprises innovantes, les «perturbatrices» et les moteurs de l’avenir.
La société de gestion alternatif LGT Capital Partners vient d’annoncer ce 30 novembre la nomination de Wael El Burji au poste de managing director et senior exécutif, pour sa division au Moyen-Orient. Au sein de son nouveau poste, il sera chargé d’élargir la présence de LGT Capital Partners dans cette région. Wael El Burji arrive d’Amundi Asset Management, où il était dernièrement le directeur chargé de la supervision des relations avec les clients institutionnels ainsi que le directeur du business de la distribution externe au Moyen-Orient. LGT Capital Partners comptait de 80 milliards de dollars (71 milliards d’euros) d’encours sous gestion.
L’industrie des fonds d’investissement en Europe s’est offert un nouveau record d’encours sous gestion au troisième trimestre 2021 selon les données de l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) publiées le 29 novembre. Leurs actifs sous gestionatteignaient un total de 20.767 milliards d’euros à fin septembre 2021 (+1,7% par rapport à fin juin 2021), dont 13.114 milliards dans des fonds Ucits (+2% par rapport au deuxième trimestre 2021) et 7.653 milliards dans des fonds alternatifs (+1,3% par rapport au deuxième trimestre 2021). L’industrie des fonds européens a battu son record d’encours pour le quatrième trimestre d’affilée. Les fonds européens ont collecté 200 milliards d’euros net durant le troisième trimestre 2021. La collecte nette des fonds Ucits s’est réduite, passant de 210 milliards d’euros au deuxième trimestre 2021 à 179 milliards d’euros au troisième trimestre 2021 (dont 4 milliards d’euros chez les investisseurs français). A contrario, les fonds alternatifs (FIA) ont engrangé une collecte nette de 21 milliards d’euros (dont 1,2 milliard d’euros auprès des investisseurs français)contre 18 milliards au deuxième trimestre 2021. Sur le segment des fonds Ucits, les fonds actions tirent la collecte au entre juillet et septembre en drainant64,4 milliards d’eurosmais bénéficient cependantd’entrées moins élevées que les trois précédents trimestres.En France, les fonds actions ont décollecté 1,4 milliard d’euros au troisième trimestre soit les pire flux enregistrés en Europe pour la classe d’actifs. En outre, les investisseurs européens ont placé 60,3 milliards d’euros dans les fonds multi-actifs entre fin juin et fin septembre 2021 (dont 300 millions de la part des investisseurs français)quand les fonds obligataires ont attiré 53,7 milliards d’euros dont 3,9 milliards d’euros auprès des investisseurs français. Quant aux fonds monétaires, les investisseurs européens les ont globalementdélaissé au troisième trimestre puisqu’ils ont décollecté à hauteur de 8,6 milliards d’euros même si en France, la classe d’actifs a enregistré des flux nets positifs de 1,3milliard d’euros. Concernant les FIA, les classes d’actifs obligataire et multi-actifs ont porté la collecte avec des entrées nettes respectives de 12,1 et 15,2 milliards d’euros. Les fonds alternatifs investis en actions ont, eux, subi des rachats nets de plus de 6 milliards d’euros.
Nouveau report pour l’entrée en application du niveau 2du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR). Celle-ci n’aura pas lieu le 1er juillet 2022mais au 1er janvier 2023. A l’origine,les normes techniques (RTS) de niveau 2précisant les obligations issues du SFDR devaient entrer en vigueur début janvier 2022 avant un premier décalage à juillet 2022 décidé en juillet dernier. La Commission européenne a informé le Parlement européen et le Conseil de l’UE dans une lettre datée de vendredi 25 novembre que les 13 RTS de niveau 2 de SFDR, qu’elle souhaite rassembler en un acte délégué unique, ne pourraientêtre adoptésdans un délai de trois mois. Depuis le 10 mars 2021, date à laquelle SFDR est entré en vigueur, les entités concernées, notamment les sociétés de gestion, doivent suivre des principes généraux (RTS de niveau 1) pour remplir leurs obligations vis-à-vis du règlement SFDR. Elles devront être en conformité avec la publication des principaux impacts préjudiciables en matière de durabilité(principal adverse impacts,ou PAI en anglais) de leurs fonds article 8 ou article 9 au sens de SFDR d’ici le 30 juin 2023 pour couvrir l’année 2022.
Vanguard annonce avoir déposé un premier dossier d’enregistrement auprès de la Securities and Exchange Commission pour lancer le Vanguard China Select Stock Fund, un fonds d’actions chinoises onshore et offshore. Le fonds sera cogéré par Wellington Management Company et Baillie Gifford Overseas, deux sociétés de gestion partenaires de longue date de Vanguard. Le fonds doit être lancé au cours du premier trimestre 2022.
GAM Investment Management (Suisse) a annoncé lundi 29 novembre la nomination de Christian Lorenz au poste de directeur clients institutionnels pour la Suisse romande. Il sera basé dans les bureaux de GAM à Genève et rattaché à Daniel Durrer, le directeur de la distribution en Europe centrale et de l’Est, au Moyen Orient et en Afrique. Christian Lorenz était précédemment directeur des ventes pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse chez Edmond de Rothschild (Suisse). Il était également président du comité exécutif d’Edmond de Rothschild Asset Management (Suisse) SA. Auparavant, il fut responsable des ventes institutionnelles pour la même région au sein de la Compagnie Benjamin de Rothschild.
First Sentier Investors a recruté David Allen en tant que directeur monde de la gestion des activités d’investissement. Il succédera à Perry Clausen, qui prendra sa retraite au début de l’année prochaine. David Allen vient d’AMP Capital où il était dernièrement responsable de la gestion actions basé à Londres. Avant cela, il a occupé plusieurs fonctions au sein de Sarasin and Partners, Fidelity International et Pioneer Investments. Dans le cadre de ses fonctions, David Allen dirigera les équipes d’investissement de First Sentier Investors, à l’exclusion de FSSA Investment Managers et Stewart Investors, et il participera à l'élaboration et à l’exécution de la stratégie d’entreprise de la société. Il jouera également un rôle clé dans la commercialisation et la croissance des capacités d’investissement de la société.
La société de conseil Hexagone a annoncé avoir recruté Emilie Retel pour renforcer son équipe chargée du suivi des portefeuilles. Elle s’occupera du contrôle des risques via l’outil de transparisation, ainsi que de l’alimentation des reportings financiers et extra-financiers des investisseurs. Emilie Retel arrive de Portzamparc, où elle fut notamment gérante de portefeuille (2018-2020).
L’inflation en Allemagne a culminé à plus de 5% en novembre, son plus haut niveau depuis 1992. L’indicateur des prix à la consommation est ressorti à 5,2%, après 4,5% en octobre, en ayant été de nouveau tiré par une hausse des coûts de l'énergie, de 22,1% sur un an, des pénuries de biens et d’un effet mécanique lié au taux de TVA provisoirement abaissé en 2020, selon un communiqué lundi de l’Office des statistiques Destatis. Sur un mois, le taux d’inflation est en baisse de 0,2%. L’indice des prix harmonisé, qui sert de référence au niveau européen, a lui affiché une hausse de 6% sur un an, atomisant l’objectif de la BCE d’une inflation à 2% dans la zone euro. Or la banque centrale européenne tient à ne pas resserrer trop vite ses taux, jugeant qu cela serait contre-productif pour l'économie.
Le groupe financier américainNorthern Trust a été sélectionné par le groupe de gestion d’actifs australien Pendal, maison mère de JO Hambro Capital Management (JOHCM), pour fournir certains services administratifs à ses fonds d’investissementen Australie, au Royaume-Uni et en Irlande. Northern Trust va aussi fournir davantage de services à Pendal aux Etats-Unis où la firme s’occupe de l’administration de fonds, de la mise en conformité et sert d’agent de transfert ainsi que de dépositaire à JOHCM depuis l'établissement de son premier fonds mutuel américain en 2009. Les nouveaux services comprennent la comptabilité des fonds, le reporting financier et réglementaire, la gestion des collatéraux ainsi que des services de gestion de devises étrangères et de middle-office. Pendal gère des encours de 139,2 milliards de dollars australiens (88,2 milliards d’euros).
Janus Henderson Group vient de nommer Andrew Hendry au poste de responsable de la distribution en Asie ex-Japon à partir de février 2022. Il remplacera Scott Steele, qui a été promu au rang de responsable mondial des gérants de portefeuilles de clients pour des obligations en avril dernier. Sur son nouveau poste, Andrew Hendry sera chargé de la supervision de la stratégie de distribution en Asie ainsi que du développement des partenariats stratégiques avec les clients institutionnels et les distributeurs. Basé à Singapour, il sera rattaché à Suzanne Cain, responsable mondiale de la distribution. Andrew Hendry arrive d’Abrdn (ex-Aberdeen Standard Investments), où il était responsable de la distribution pour l’Asie-Pacifique depuis 2018. Auparavant, il fut managing director chez Westoun Advisors, où il a conseillé des gérants d’actifs sur l’expansion stratégique, la distribution mondiale et la levée de fonds. Il fut également managing director chez M&G Investments Asia, où il fut chargé de la levée de fonds auprès des investisseurs institutionnels et des banques privés. Il a également travaillé chez The Capital Group Companies à Singapour et en Suisse, où il a géré le business de la distribution mondiale ainsi que les relations clients pour la banque privée.
WisdomTree vient d’annoncer ce 29 novembre le lancement de trois ETP, c’est-à-dire des produits cotés en bourse, physiquement adossés à des paniers de cryptomonnaies. Dénommés WisdomTree Crypto Market (BLOC), WisdomTree Crypto Altcoins (WALT) et WisdomTree Crypto Mega Cap Equal Weight (MEGA), ces produits financiers sont cotés sur la Bourse suisse Six et sur Börse Xetra. Ils bénéficient également du passeport européen. Le WisdomTree Crypto Market est pondéré par capitalisation boursière ajustée du flottant composé d’un panier diversifié d’actifs cryptos, représentant environ 70% de la capitalisation boursière du marché des cryptomonnaies. L’indice sous-jacent de l’ETP est actuellement composé de Bitcoin, Ethereum, Cardano, Bitcoin Cash, Litecoin, Polkadot et Solana. En raison de la capitalisation boursière du Bitcoin et de l’Ethereum, la pondération conjuguée de ces actifs cryptographiques dans l’ETP est plafonnée à 75 % avec des composantes individuelles plafonnées à un maximum de 45 % et une allocation minimum de 2,5 % par actif cryptographique. Le WisdomTree Crypto Altcoins est pondéré par capitalisation boursière ajustée du flottant fournissant une exposition à un panier diversifié d’altcoins. L’indice sous-jacent est composé de Cardano, Bitcoin Cash, Litecoin, Polkadot et Solana. Les composantes individuelles sont plafonnées à un maximum de 50 % et une allocation minimum de 2,5 % par actif cryptographique. Le WisdomTree Crypto Mega Cap Equal Weight offre une allocation équipondérée aux actifs cryptos de méga-capitalisation comme le Bitcoin et l’Ethereum. Le total de frais sur encours (TFE) des deux premiers ETP sont de 1,45 %, avec un rebalancement annuel. Le WALT aura un TFE de 0,95%, avec un rebalancement trimestriel. WisdomTree comptait 77,6 milliards de dollars (68,72 milliards d’euros) d’encours sous gestion
La société de gestion américaine Invesco a annoncé la cotation d’un produit indiciel(exchange-traded product ou ETP) sur la cryptomonnaie bitcoin à la Bourse de Francfort. L’ETP Invesco Physical Bitcoin est en réplication physique, dédié aux investisseurs professionnels. Il aura pour objectif d’offrir la performance du prix du bitcoin à travers le suivi de l’indiceCoinShares Bitcoin Hourly Reference Rate auquel sera retranché unecommission annuelle fixe de 0,99 %. Selon un communiqué, les bitcoins de l’ETP seront détenuspar Zodia Custody, un dépositaire d’actifs numériques basé et enregistréau Royaume-Unien tant qu’entreprise de crypto-actifs.Northern Trust, co-investisseur de Zodia Custody administrel’ETP, tandis que le gestionnaire d’actifs digitaux CoinSharesest le sponsor de l’indice - CoinShares Bitcoin Hourly Reference Rate -et agent d’exécution du produit d’Invesco. «Nous avons eu de nombreuses conversations au cours de la dernière année avec des investisseurs institutionnels qui souhaitaient inclure une allocation aux crypto-monnaies dans leurs portefeuilles. Les questions les plus courantes portaient sur les aspects pratiques de l’investissement, tels que la conservation des actifs, la gestion des risques, le trading et l'évaluation. Il est intéressant de noter que les questions étaient les mêmes que sur les produits en or physique, dix ans après, les produits négociés en bourse peuvent encore offrir une réponse naturelle à ces demandes», a commentéGary Buxton, responsable EMEA des ETF et stratégies indicielles chez Invesco.
Nextalia, une société de gestion italienne créée par Francesco Canzonieri vient d’annoncer un premier closing pour la levée de son premier fonds de private equity, Nextalia Private Equity, pour un montant de 563 millions d’euros. Elle indique que cette levée a été réalisée en à peine deux mois après l’autorisation de la Consob. Le closing final du fonds devrait atteindre 800 millions d’euros au cours du premier semestre 2022. Nextalia se veut centrée sur son marché domestique italien.
Cela valait la peine. Attendues, puisretardées, Bercy a enfin annoncé le lancement des obligations Relance, la deuxième jambe du volet du plan de relance visant à renforcer les fonds propres des entreprises. Le fonds «Obligations Relance», qui bénéficiera de la garantie de l’Etat à hauteur de 30% et représentera 90% des obligations subordonnées, a levé 1,7 milliard d’euros auprès de dix-neuf assureurs et de la Caisse des Dépôts. Distribuées par sept sociétés de gestion regroupant trente-trois acteurs de la gestion d’actifs, elles devraient vivre un départ un peu plus animé que les prêts participatifs. Appétit et couverture du territoire «Nous avons dimensionné une enveloppe de 200 millions d’euros en nous disant qu’on la déploierait d’ici le 30 juin 2022, et l’appétit se fait sentir sur le terrain», témoigne ainsi François Rivolier, cofondateur de GeneoCapital Entrepreneur, qui gérera avec Turenne Groupe une enveloppe de 200 millions d’euros. Inbonis Ratings, agence de notation de crédit en Europe spécialisée pour les PME et ETI qui travaille avec trois groupements de sociétés de gestion dans le cadre des obligations Relance, a déjà noté 15 entreprises spécifiquement pour le dispositif pour un total de 150 millions d’euros. 45 ont demandé une proposition de notation. Le délai d’octroi du dispositif a été repoussé à la fin 2023, laissant espérer que les montants levés pourraient même être dépassés d’ici-là. Une potentielle deuxième levée de fonds n’est pas exclue, rapportent plusieurs sources à L’Agefi. «Nous nous sentions confiants concernant notre capacité à distribuer d’ici au 30 juin 2022 les montants alloués. Il s’agit d’une première étape pour montrer que nous pouvons déployer plus selon l’appétence des émetteurs dont les premiers retours sont très positifs», confirme Cédric James, directeur général délégué d’Audacia. La société de gestion fait partie du groupement que pilotera Tikehau Capital (300 millions d’euros) et qui traduit bien la volonté de couvrir le territoire. Tandis que Tikehau s’occupera plutôt des ETI, Audacia distribuera auprès des PME dans la région parisienne et ailleurs (Nord, Auvergne-Rhône-Alpes). Epopée Gestion, société de gestion fondée par l’ancien directeur généraldu Crédit Mutuel Arkéa, Ronan Le Moal, et dont le siège social est située dans le Finistère à Guipavas, distribuera le dispositif dans le Grand Ouest. La société toulousaine M Capital Partners s’occupera du Sud-Ouest. Délai et complémentarité L’appétit s’explique par les caractéristiques du dispositif. «Les obligations Relance et les prêts participatifs jouissent du même régime et constituent deux instruments qui s’insèrent entre les fonds propres et la dette. La vraie différence se situe dans le délai de remboursement, de huit ans in fine pour les obligations Relance contre quatre ans, voire désormais six ans, pour les prêts participatifs. Cela permet de renforcer la solvabilité de l’entreprise sans obérer ses capacités de financement», analyse Laurent Jourdan, avocat associé gérant du cabinet Racine Paris. Subordonnées, les obligations relance visent aussi les entreprises de taille un peu plus importante. Leur montant est compris entre 2 et 100 millions d’euros et est plafonné à 12,5% du chiffre d’affaires 2019 pour les PME et 8,4% pour les ETI avec un taux d’intérêt compris entre 5% pour les PME et 6% pour les ETI. «Avoir une dette subordonnée à huit ans à un taux quasiment comparable à de la dette senior est une belle opportunité», analyse Mathilde Paoli, directrice associée de Geneo. Surtout, le dispositif apparaît plus simple selon l’associée à la tête de la stratégie mezzanine de la société de gestion: «C’est une dette normée, facile à mettre en place car bien packagée». «L’aspect non dilutif de ce financement est très apprécié par les entrepreneurs. C’est un argument majeur d’expliquer que cette source de financement s’assimile à des quasi-fonds propres dans la mesure où elle ne sera remboursée qu’au bout de huit ans», abonde Cédric James. Là où les premiers retours concernant les prêts participatifs font égard d’une certaine concurrence avec les dettes bancaires plus classiques, les obligations Relance se distinguent aussi par leur complémentarité. «C’est une solution pour diversifier les sources de financement, là où les prêts participatifs se rapprochent des prêts bancaires plus classiques, et qui permet un conseil spécifique», explique Cédric James. Critères ESG et de fonds propres Contrairement au changement de philosophie des prêts participatifs, les obligations Relance devraient bien se focaliser sur le financement du développement des entreprises. Les sociétés de gestion rapportent par exemple un intérêt fort des émetteurs pour financer de la croissance externe. Preuve de leur inscription dans ce développement, elles pourront bonifier leur taux d’emprunt selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), mais aussi de fonds propres. Une dégressivité de 15 points de base sera appliquée sur la base d’une liste définie concernant l’ESG, mais que les sociétés de gestion peuvent amender, et de 10 points de base selon le critère ratio de dette nette sur fonds propres. Ce mécanisme d’incitation à renforcer les fonds propres par d’autres moyens aurait été voulu par Bercy. Comme les prêts participatifs, l’octroi des obligations Relance est conditionné à une évaluation de crédit. Les sociétés de gestion, qui se reposeront en grande partie sur la banque de données Fibende la Banque de France, peuvent aussi faire appel à un instrument interne ou des agences de notation externes. La notation retenue est BB- inclus. C’est aussi une source de sûreté pour les gérants qui doivent apporter 2% de fonds propres dans un fonds d’alignement d’intérêt qui devra porter les 10% restants des obligations Relance. Imposé par Bruxelles, il sera abondéà hauteur de 2% par des assureurs ayant participé à la levée. Les sociétés de gestion doivent trouver les 6% restants via des investisseurs tiers.
La société de gestion Sienna Investment Managers va prochainement lancer ses propres fonds dans l’immobilier, le digital ou la croissance, a déclaré Ian Galienne, le patron de la holding belge cotée d’investissement GBL qui la détient, dans des entretiens accordés aux Echos et à L’Echo en Belgique. Le dirigeant n’a pas détaillé davantage l’offre à venir. La structure dédiée au capital-investissement, qui a récemment racheté trois sociétés de gestion (L’Etoile Properties, Malakoff Humanis Gestion d’Actifs et Acofi) et multiplié ses encours par dix, pourrait à l’avenir se coter en Bourse, a également précisé Ian Galienne. Celui-ci compte d’ailleurs davantage axer la stratégie de GBL sur les actifs privés, pour atteindre 40% des encours sur cette classe dans un horizon proche.
Mélodie Blondel a annoncé en fin de semaine dernière sur Linked-In avoir rejoint H2O Asset Management en tant que responsable communication et marketing. Elle a intégré en octobre le département sales & marketing de Babak Abrar «pour un nouveau challenge avec des équipes expertes, impliquées et soudées», écrit-elle.Babak Abrar a rejoint récemment H2O AM après plus de 13 ans chez Natixis Investment Managers. Il est aussi membre du comité exécutif global de H2O AM. Mélodie Blondel vient du groupe Primonial où elle a passé six années, dernièrement au poste de responsable communication externe. Entre 2012 et 2015, elle était marketing communications manager chez Natixis Global Asset Management.
Marielle-Cohen-Branche a été reconduite au postedemédiateur de l’Autorité des marchés financiers (AMF),pour un mandat de trois ans, a annoncé le régulateur. L’intéressée a entamé son quatrième mandat en qualité de médiateur le 12 novembre. Elle avait été désignée à ce poste pour la première fois le 16 novembre 2011. Le médiateur de l’AMF peut être saisi par tout épargnant ou investisseur, consommateur, personne physique ou personne morale telle que société, association, caisse de retraite, ayant un différend individuel avec un intermédiaire financier ou un émetteur. Il peut intervenir notamment dans les litiges liés à la commercialisation de produits financiers et de la gestion de portefeuille. En 2020, les recommandations du médiateur ont été suivies à 95%par les deux parties lorsqu’elles étaient favorables aux demandeurs et contestées dans 4 % des cas seulement quand elles étaient défavorables aux épargnants. Marielle Cohen-Branche note par ailleurs une hausse des demandesde médiation de 50 % à la fin du premier semestre. L’arrivée de nouveaux investisseurs sur les marchés d’actions ces deux dernières années et l’usage accru des formulaires en ligne de saisine expliquent en grande partie cette augmentation, explique l’AMF dans un communiqué.
Deutsche Bank vient de recruter Dan Ingvarson pour être son nouveau responsable de la banque privée internationale en Europe du Nord, rapporte Realtid.se. L’intéressé succède à Pontus Gronlund, qui a quitté la banque allemande. Dan Ingvarson vient de Credit Suisse à Zurich. A son nouveau poste, il sera basé à Stockholm. D’autres personnes seront recrutées dans la capitale suédoise dans les mois qui viennent. «Stockholm deviendra le centre pour l’Europe du Nord pour la gestion de fortune», indique Jan Olsson, directeur général de Deutsche Bank en Europe du Nord, à Realtid.
Des taux historiquement bas et des valorisations actions élevées conduisent les investisseurs en quête de rendement à se ruer sur le non coté, rapporte le Financial Times. Les actifs non cotés sous gestion devraient croître de 60 % entre 2020 et 2025. Les placements alternatifs (incluant le private equity, la dette privée, les hedge funds, l’immobilier, les infrastructures et les ressources naturelles) devraient dépasser les 17.000 milliards de dollars d’encours sous gestion sur les quatre prochaines années. Le private equity et la dette privée seront les principaux moteurs de cette croissance, selon Preqin. L’explosion de la demande provoque la concentration du secteur, dont la récente acquisition d’Oak Hill Advisors par T Rowe Price.
Le gérant de fortune luxembourgeois Spirit AM vient de recruter quatre collaborateurs de Banque Privée Edmond de Rothschild Europe. Pierre Ruhl, jusqu’ici responsable de desk banque privée et membre du comité de direction banque privée (2014-2021), est nommé associé. Thomas Veit, qui gérait des portefeuilles obligataires (2015-2021), est désormais gérant senior chez son nouvel employeur. Le responsable de clientèle Franck Lortilloir (2008-2021) conserve un poste équivalent chez Spirit AM. Enfin, Valérie Manzoni est nommée assistante de direction. Spirit AM a été lancé en 2014 par des anciens d’EFG Bank (Luxembourg) S.A. La structure compte notamment deux fonds internes, pesant respectivement 175 millions et 19 millions d’euros d’encours, gérés par Axxion S.A.
Pictet Asset Management,branche de gestion d’actifs de la banque suisse Pictet, va restreindre davantage les limites d’investissement dans les fonds long/short actions internationales Pictet Total Return Atlas et Pictet Total Return Atlas Titan mises en place depuis le 15 juillet dernier. A compter du 1er décembre, les investisseurs pourront investir jusqu'à deux millions d’euros par mois, là où la limite était fixée à 250.000 euros par jour soit 5 millions d’euros par mois depuis juillet.Le fonds Pictet TR Atlas, lancé en 2016, présente des encours de presque trois milliards d’euros. Le fonds Pictet TR Atlas Titan, lancé en octobre 2020, compte, lui, 257 millions d’euros d’encours sous gestion.
La banque allemande Deutsche Banque vient de recruter une équipe chez HSBC pour sa division de la banque privée internationale en Afrique, afin de renforcer la couverture des clients Ultra High Net Worth Individuals (UHNWI), selon Finews. Deutsche Bank a nommé Paul Sayers au poste de responsable de la banque privée internationale en Afrique à partir du 1er décembre. Il sera basé à Zurich. Il arrive de HSBC, où il était managing director pour l’Afrique du Sud. Trois cadres senior de HSBC, dont des responsables clients et des gérants, ont suivi Paul Sayers. La nouvelle équipe sera renforcée par l’addition de banquiers de Deutsche Bank, Daniel Crafford et Kevin Boux, ainsi que le gérant David Dizerens.
Le gestionnaire d’actifs helvétique Bellevue Asset Management a annoncé, vendredi 26 novembre, quelques modifications pour son fonds BB Entrepreneur Europe, investi dans des sociétés européennes cotéesdétenues par des familles ou leurs fondateurs. Le fonds a été renommé Bellevue Sustainable Entrepreneur Europe dans la mesure où la société de gestion a décidé de mettre l’accent sur les considérations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) du fonds. Ainsi, l’ESG a été complètement intégré à tous les niveaux du processus d’investissement du fonds géré principalement par Birgitte Olsen. La firme s’appuie tant sur de la recherche externe (MSCI ESG Research) que sur sa propre recherche et exclut l’approche best-in-class. Le nouveau focus ESG du fonds vise à identifier les futures «stars"de l’ESG parmi les sociétés européennes familiales ou détenues par leurs fondateurs. Le fonds est classé article 8 selon la réglementation européenne SFDR.
La société de gestion américaine BlackRock propose de rembourser certains de ses employés de Hong Kong et de Singapour à hauteur de 2.000 dollars pour les aider à faire face aux coûts des frais de la quarantaine imposéedans ces territoires, rapporte Bloomberg. A Hong Kong, en raison des restrictions de déplacement liées à la résurgence de l'épidémie de Covid-19, les voyageurs en provenancede pays autres que Macao et la Chine continentale doivent réserver des chambres dans des hôtels désignés par le gouvernement chinois. BlackRock conditionne néanmoins son soutien financier qui ne concerne que les séjours de quarantaine limités à trois semaines maximum. Seuls les employés permanents des bureaux de Hong Kong et de Singapour, étant vice-présidents ou ayant un poste inférieur et plus de 12 mois de service continu au sein de BlackRock y sont éligibles, selon un document interne consulté par Bloomberg. Cette aide financière, entrée en vigueur début novembre,devrait compenser la moitié des coûts de quarantaine dans les hôtelsdes employés de BlackRock. Morgan Stanley et JP Morgan figurent aussi parmi les institutions financières compensant les coûts de quarantaine de leurs salariés à Hong Kong.
Le président tchèque Milos Zeman a officiellement désigné dimanche Petr Fiala, chef d’une alliance de centre droit, au poste de Premier ministre de la République tchèque. Petr Fiala est à la tête d’un bloc de cinq partis du centre et du centre droit vainqueurs des élections législatives d’octobre dernier. Il devra s’atteler à régler deux problèmes urgents : la crise du coronavirus alors qu’une nouvelle vague de contaminations menace de submerger le système hospitalier, et une crise de l'énergie, après la faillite d’un grand fournisseur d'électricité. Le nouveau cabinet prévoit également de revoir le projet de loi de finances 2022 afin de réduire un important déficit public.
Un avion européen Frontex sera déployé au-dessus de la Manche à partir du 1er décembre, a déclaré dimanche le ministre français de l’Intérieur à l’issue d’une réunion européenne à Calais sur le trafic migratoire. «Il a été décidé aujourd’hui, cette réunion a servi à cela, qu'à partir du 1er décembre, un avion - qui ne sera pas ni de technologie britannique, ni avec du personnel britannique, ni sous pavillon britannique - un avion européen allait jour et nuit pouvoir aider la police française, la police néerlandaise, la police belge», a déclaré Gérald Darmanin. «A partir du 1er décembre, cet avion de Frontex nous aidera très fortement à voir les réseaux de passeurs avant la traversée», a-t-il poursuivi.
L’Autorité des services et marchés financiers, le régulateur financier belge, a présenté ce 26 novembre ses premières statistiques concernant les encours gérés par des fonds logés outre-Quiévrain. Le montant s’élève à 205 milliards d’euros au 22 octobre, soit quelques petits milliards de plus que les 199,7 milliards du 30 septembre, date du dernier relevé trimestriel resté jusqu’ici confidentiel. La collecte nette sur un an, au 30 septembre, s’élevait à 17 milliards d’euros, précise le régulateur. Le nombre de fonds est lui en déclin, passant de 774 au troisième trimestre 2020 à 681 un an plus tard. La plupart des encours sont logés dans des fonds classés Article 8 selon la réglementation européenne SFDR, avec 103 milliards d’euros. Les fonds Articles 9 réunissent pour leur part huit milliards d’euros.