Les émissions d’obligations compatibles avec la charia dans le golfe Persique ont progessé de plus de 60% sur un an, pour atteindre un plus haut depuis quatre ans. En temps de crise, les émetteurs, notamment européens, pourraient y voir une source de financement alternative même si le marché n’est pas totalement à l’abri des tensions financières.
La banque centrale du Qatar a annoncé que des bons à court terme seraient cotés à la Bourse locale à partir de jeudi. Les obligations souveraines et sukuks devraient suivre «plus tard». L’idée est de créer un marché secondaire beaucoup plus transparent et attractif pour les investisseurs et d’encourager par la même occasion les entreprises à se tourner vers les marchés, à défaut de pouvoir compter sur les banques.
«Le Japon, comme d’autres pays extérieurs à la zone euro, est prêt à faire quelque chose mais, tant que les pays européens ne prennent pas de mesures décisives, il est difficile de mettre en œuvre une telle démarche», a déclaré un haut responsable gouvernemental japonais cité par Reuters. Une augmentation de la taille globale du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et du futur Mécanisme européen de stabilité (MES) au-delà des 500 milliards d’euros prévus pour l’instant constituerait une étape importante et un signal encourageant, précise-t-on côté japonais. Le Japon, les Etats-Unis, le Canada et d’autres pays ont souvent exprimé leur déception vis-à-vis de la manière dont l’Europe gère sa crise; ils ont réclamé à plusieurs reprises des mesures audacieuses qui créeraient des «pare-feu» autour des pays les plus faibles et les plus endettés de la zone euro.
Le gouvernement afghan a donné hier son aval à un accord avec le groupe pétrolier chinois CNPC pour le développement de gisements dans le bassin d’Amu Darya, dans le nord du pays. L’accord porte sur l’exploration de trois gisements -Kashkari, Bazarkhami et Zamarudsay- dont les réserves estimées s'élèvent à 87 millions de barils.
Selon Les Echos, le ministre de la Santé a signé hier la circulaire de fin de campagne budgétaire des hôpitaux, qui prévoit le dégel de 100 millions d’euros de crédits mis en réserve en début d’année au titre des missions d’intérêt général assumées par les hôpitaux. Ces crédits seront mis à la disposition des agences régionales de santé.
La devise chinoise sur le marché spot a clôturé hier à 6,3198 yuans pour un dollar après avoir touché en séance un plus haut historique. La banque centrale chinoise (PBOC) a fixé hier le milieu de la fourchette du yuan à 6,4690 yuans pour un dollar. L’appréciation sur 2011 devrait atteindre plus de 4%, ont indiqué des courtiers interrogés par Reuters.
«Nous nous attendons à un ralentissement économique mais pas à une récession», a déclaré à Reuters Hans-Peter Keitel, président de la fédération industrielle BDI. A ses yeux, un tel ralentissement est «un phénomène normal» après deux années de forte croissance. Il s’est dit confiant pour 2012. Le gouvernement allemand prévoit que la croissance aura atteint 3% en 2011 mais il s’attend à ce qu’elle tombe à 1% l’an prochain.
Le Premier ministre égyptien, Kamal al Ganzouri, a demandé hier au G8 d’aider son pays à obtenir les milliards de dollars d’aide qui lui ont été promis en septembre mais n’ont pas encore été versés. En vertu du «partenariat de Deauville», les pays du G8 sont convenus de fournir rapidement une aide économique et politique à plusieurs Etats arabes en échange de leur engagement à poursuivre les réformes démocratiques.
Le Japon et la Chine vont promouvoir la négociation directe du yen et du yuan sans le recours au billet vert et vont encourager le développement d’un marché pour les sociétés impliquées dans ces échanges, a annoncé hier le gouvernement nippon. Le traitement direct des opérations yen-yuan doit permettre de réduire les risques de change et les coûts de transaction.
Le chômage a encore augmenté en France en novembre pour atteindre son plus haut niveau depuis novembre 1999. Selon les chiffres publiés hier par le ministère du Travail et Pôle Emploi, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité) a augmenté de 29.900 (+1,1%) le mois dernier en France métropolitaine pour s'établir à 2.844.800. Sur un an, la hausse s’établit à 5,2%.
Selon le sondage réalisé par la banque centrale brésilienne, les prévisions des économistes pour le taux d’inflation en 2012 s’établissent désormais à 5,33% contre 5,39% précédemment, en baisse pour la quatrième semaine consécutive. La banque centrale table de son côté sur un taux d’inflation à 4,7% l’an prochain.
Tokyo a promis hier d’engager des négociations sur un accord bilatéral d’investissement avec la Birmanie, qui cherche à desserrer son isolement international en échange de réformes démocratiques. La Birmanie est le seul pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) avec lequel Tokyo n’a pas conclu d’accord d’investissement.
Le ministère allemand de l’Economie a démenti hier un article du magazine Focus selon lequel le gouvernement va revoir à la baisse sa prévision de croissance 2012 en raison de la crise de la dette dans la zone euro. Le ministre de l’Economie, Philipp Rösler, doit présenter les nouvelles prévisions gouvernementales en janvier.
L'économie espagnole s’est contractée au dernier trimestre 2011 et restera faible au premier trimestre de l’an prochain, a déclaré hier le nouveau ministre de l’Economie, Luis de Guindos. Le nouveau gouvernement compte dévoiler des mesures d’urgence vendredi. L’arsenal au complet sera mis en œuvre avec le budget 2012, d’ici au printemps.
Le Fonds de pensions de Ford Motor Company en Belgique a décidé, avec l’aide de son consultant Conac, de réduire son exposition aux actifs risqués, notamment les actions. Il résulte d’une étude ALM et de la revue des stratégies d’investissement, une révision de l’allocation stratégique d’actifs, passant de 20% d’actions à 15% aujourd’hui. La part des obligations est désormais de 80% et l’immobilier 5%.
La crise de la zone euro a conduit à une forte différenciation entre les obligations sécurisées émises dans les pays les plus solides et dans les Etats périphériques. En 2012, cette tendance devrait se poursuivre, tout comme les dégradations par les agences de notation. Malgré cela, l’activité sur le marché primaire pourrait se rapprocher de celle de 2011.
La Chine devrait réduire sa dépendance aux agences de notation étrangères en encourageant les principales institutions financières à renforcer leur recherche et à formuler leurs propres avis, a déclaré hier le gouverneur de la banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, lors d’un forum financier. Il a aussi indiqué que le pays pourrait se doter d’agences de notation soutenues par le gouvernement.
L’agence a confirmé la note Aaa de l’Autriche avec une perspective stable. Mais «celle-ci devient de plus en plus dépendante d’une résolution de la crise dans la zone euro qui a commencé à affecter négativement certains pays du cœur de la zone comme l’Autriche», écrit Moody’s.
Les ventes de maisons neuves aux Etats-Unis ont atteint en novembre un pic de sept mois et le stock d’invendus n’a jamais été aussi bas depuis cinq ans et demi. Le département du Commerce a fait état vendredi d’une hausse de ces ventes de 1,6% à un volume annuel CVS de 315.000 unités contre 310.000 en octobre.
Une extension de deux mois d’une baisse des cotisations sociales, le «payroll tax cut», a été votée vendredi par le Congrès américain. Cette mesure de soutien décidée dans le cadre du plan de relance de Barack Obama, et qui bénéficie à 160 millions de travailleurs américains, arrivait à échéance le 31 décembre.
L’Insee a revu vendredi à 0,3% contre 0,4% la hausse du PIB français au troisième trimestre, après une baisse de 0,1% au deuxième. L’acquis de croissance pour 2011 à fin septembre a été confirmé vendredi à 1,7%, un niveau qui reste proche de la prévision de croissance du gouvernement pour l’ensemble de l’année (+1,75%). La révision en baisse de la croissance tient notamment à une chute plus marquée de l’investissement des entreprises.
L’agence devrait publier en janvier son rapport très attendu sur les notations de quinze pays de la zone euro, placés sous surveillance négative début décembre, ont déclaré vendredi à Reuters deux sources gouvernementales européennes. «Nous avons eu un signal informel de la part de Standard & Poor’s selon lequel cela n’interviendra qu’en janvier», a dit l’une des sources.
L’assemblée générale des Nations unies a approuvé samedi une diminution de 5% du budget de l’Onu pour les années 2012-2013 par rapport à la période 2010-2011. C’est seulement la deuxième fois en cinquante ans que l’institution réduit ses dépenses d’un exercice bisannuel sur l’autre. Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a salué cette décision, qui fait écho aux mesures d’austérité prises par de nombreux gouvernements du monde entier face à la crise économique.