La collecte nette des fonds d’investissement allemands s’est élevée à 5,5 milliards d’euros au mois de février, selon des données communiquées par l’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI). Les fonds réservés aux investisseurs institutionnels (Spezialfonds) ont engrangé 6,9 milliards d’euros de souscriptions nettes. Les fonds ouverts au public retail ont enregistré des rachats nets de 1,5 milliard d’euros. Ces rachats sont le résultats de flux sortants sur les fonds obligataires qui ont subi des retraits de 1,8 milliard d’euros, selon le BVI. Comme au mois de janvier, les fonds actions ont vu des rachats de 0,7 milliard d’euros. Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes s'élèvent à 22,1 milliards d’euros pour l’ensemble des fonds allemands. A fin février 2016, les actifs sous gestion du secteur s'élevaient à 2.600 milliards d’euros, le même niveau qu’en février 2015.
Anthony Ashplant, 62 ans, jusque-là directeur juridique et de la conformité chez M&G Investments, a décidé de faire valoir ses droits à la retraite après 33 années passées au sein de la société de gestion britannique, rapporte eFinancial News. Depuis qu’il a intégré M&G en 1983, l’intéressé a occupé différentes fonctions dans les domaines juridique et de la conformité jusqu’à sa nomination au poste de directeur en 1997. Contactée par eFinancial News, une porte-parole de M&G a indiqué que son remplaçant sera annoncé en temps voulu.
Jupiter vient de procéder à plusieurs promotions au sein de son équipe obligataire afin d’améliorer l’expertise de cette stratégie en expansion. Harry Richards a ainsi été nommé gérant de portefeuille adjoint («assistant fund manager») auprès de Ariel Bezalel pour l’assister sur le Jupiter Strategic Bond Fund. Harry Richars avait rejoint la société en 2011 et il a été transféré dans l'équipe obligataire en janvier 2013.Autre promotion, celle de Hilary Vlandy qui est nommé responsable de la recherche crédit, à la tête d’une équipe de cinq personnes. Hilary Vlandy, qui travaille chez Jupiter depuis 2012, est rattaché à Miles Geldard, responsable de la stratégie pour l’obligataire et le multi-asset. Adam Darling a pour sa part été nommé membre permanent de l'équipe d’analystes crédit après avoir occupé un emploi temporaire.Katharine Dryer, qui a rejoint Jupiter en 2013 en qualité de «product specialist director» sur l’obligataire, a été nommé responsable des investissements pour l’obligataire et le multi-asset. Dans ses nouvelles fonctions, Katharine Dryer travaillera en étroite collaboration avec les équipes de distribution et d’investissement afin de développer l’offre de produits. Il est rattachée au responsable des investissements (CIO) Stephen Pearson.
Les principaux actionnaires de Credit Suisse soutiennent la mise en oeuvre de la stratégie définie par le nouveau directeur général Tidjane Thiam, déclare Urs Rohner, le président du conseil d’administration de la banque, dans les colonnes du magazine suisse Bilanz. «J’ai eu personnellement des contacts avec la plupart des grands investisseurs», dit Urs Rohner. «Ils soutiennent la direction actuelle et attendent que nous respections la stratégie annoncée."Credit Suisse a commencé il y a cinq mois à appliquer la nouvelle stratégie définie par Tidjane Thiam, qui consiste à comprimer la banque d’investissement pour se concentrer davantage sur la gestion de fortune, particulièrement sur les marchés émergents. Tidjane Thiam a aussi modifié la structure de direction de la deuxième banque suisse et levé environ six milliards de francs (5,51 milliards d’euros) de capitaux frais.
La banque privée du Liechtenstein LGT vient de nommer deux nouveaux membres à son conseil de fondation qui devraient jouer un rôle central dans la mise en œuvre de la stratégie de développement à l’international de l'établissement. LGT a ainsi fait appel à deux spécialistes de l’investissement, Juan Bosch et Mark Jordy qui prendront leurs fonctions à compter du 27 avril 2016.Juan Bosch travaillait précédemment chez Compass Group à New York, un gestionnaire d’actifs spécialisé sur l’Amérique latine chez qui il a lancé la filiale argentine de la société. Mark Jordy a travaillé pour sa part chez Wellington Management Company entre 1993 et 2014. Il a contribué au développement de la société dans la région Asie-Pacifique (Singapour, Hong Kong, Japon, Chine et Australie) et en Europe où il assurait la direction de l’antenne londonienne.
La société de gestion Natixis Asset Management a procédé à un relèvement du plafond du montant maximum de l’actif du fonds Sélection Protection 85 (*). Depuis le 7 avril 2016, le nombre maximum de parts du fonds est passé de 1 200 000 parts à 1 500 000 parts. Ce changement n’entraîne aucune modification de la protection permanente du capital (hors frais d’entrée) égale à 85% de la plus haute valeur liquidative du fonds depuis sa création, précise Natixis AM, et les autres caractéristiques du fonds demeurent également inchangées.(*) Code ISIN : FR0011245240
Blackstone a annoncé, ce 7 avril, que sa filiale Blackstone Alternative Investment Advisors (BAIA), spécialisée dans les solutions pour les hedge funds, va fermer l’un de ses deux « mutual fund », à savoir le Blackstone Alternative Multi-Manager Fund. Lancé en août 2013, le fonds Blackstone Alternative Multi-Manager Fund est un véhicule dédié pour Fidelity Investments. Au 31 mars 2016, ses actifs sous gestion s’élèvent à 631 millions de dollars. Blackstone va liquider d’ici à fin mai 2016 au plus tard.
Apax Partners et Altamir ont signé un accord définitif avec TowerBrook Capital Partners pour céder Infopro Digital, groupe leader de l’information professionnelle en France. Infopro Digital apporte aux professionnels une gamme complète de solutions pour les aider à gagner en efficacité et à générer des opportunités commerciales. Pour cela, le groupe s’appuie sur son expertise en gestion de données et sur son portefeuille de marques leaders dans six secteurs d’activité.En 2015, Infopro Digital, propriétaire de titres comme L’Usine nouvelle, LSA ou encore L’Argus de l’Assurance, a réalisé un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros. Depuis 2007, la société a multiplié par cinq son chiffre d’affaires et a basé sa stratégie de croissance sur trois axes spécifiques : la transformation digitale, les opérations de croissance externe et l’internationalisation. La transaction devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre 2016, sous réserve des autorisations réglementaires nécessaires en matière de concurrence.
Le système américain des fonds de pension accumule un déficit de financement de 3.400 milliards de dollars qui va obliger les villes et les Etats à diminuer leurs dépenses ou augmenter les impôts. Selon une étude universitaire de la Stanford Graduate School of Business dévoilée en exclusivité au Financial Times fund management, le déficit de financement collectif des fonds de pension publics aux Etats-Unis représente trois fois les montants officiels et continue de s’agrandir. Des villes pourraient devenir insolvables en raison de la taille de leurs déficits.
Mannai Corporation a acquis auprès d’Apax France, d’Altamir et de Boussard & Gavaudan, dans le cadre d’une opération hors marché, 16.659.885 actions de Gfi Informatique à un prix de 8,50 € par action, soit un total d’environ 25 % du capital social et des droits de vote de Gfi Informatique, sur une base diluée, selon un communiqué publié le 8 avril. Mannai Corporation, Apax France, Altamir et Boussard & Gavaudan ont notamment conclu un pacte d’actionnaires et un accord d’offre publique en vertu desquels ils déclarent agir de concert vis-à-vis de Gfi Informatique. Par conséquent, Mannai Corporation déposera auprès de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) une offre publique d’achat simplifiée portant sur les actions de Gfi Informatique, à un prix de 8,50 € par action, dividende 2015 attaché. Les bons de souscription ou d’acquisition d’actions remboursables (« BSAAR ») non cotés de Gfi Informatique seront aussi visés par l’offre publique, à un prix de 4,66 € par BSAAR. Les conditions de cette offre publique, qui seront évaluées par un expert indépendant nommé par Gfi Informatique conformément aux lois et réglementations applicables, feront l’objet d’un examen de conformité par l’AMF. A l’issue de cette offre publique, Mannai Corporation acquerrait auprès d’Apax France, d’Altamir et de Boussard & Gavaudan un nombre d’actions complémentaires lui permettant de détenir 51 % du capital et des droits de vote de Gfi Informatique (sur une base diluée). Cette première acquisition constitue une étape importante dans le projet de Mannai Corporation d’acquérir une participation majoritaire dans Gfi Informatique, soit 51 % des actions et des droits de vote sur une base diluée. Par le biais de cette opération, Mannai Corporation souhaite contribuer à l’accélération de la stratégie de croissance et d’expansion internationale de Gfi Informatique, aux côtés de l'équipe de management et des actionnaires existants, Apax France, Altamir et Boussard & Gavaudan.
L’ancien directeur général de Credit Suisse Brady Dougan évoque la possibilité de lancer une société de conseil et d’investissement à New York, selon des sources proches du dossier citées par le Wall Street Journal. Le quotidien précise que ce type de structures se focalise très souvent sur les fusions/acquisitions.
Lazard Asset Management vient de lancer un fonds « sans restriction » de dettes des marchés émergents pour ses deux gérants Denise Simon et Arif Joshi, a appris Citywire Selector. Baptisé Lazard EMD Unrestricted Blend et domicilié à Dublin, le fonds a été lancé de manière sélective en novembre 2015. Après quatre mois d’existence, le fonds affiche aujourd’hui près de 500 millions de dollars d’actifs sous gestion. Il s’agit du huitième fonds de dettes émergents à être supervisés par le duo Simon-Joshi, précise le site d’information britannique.
Directeur des investissements du groupe Klesia, Julien Dorieux revient pour NewsManagers sur la politique d’allocation d’actifs du groupe de protection sociale. Outre un programme de cession immobilière, Klesia place la diversification au cœur de sa stratégie d’investissement. Une diversification qui se manifeste notamment par le lancement récent d’un fonds de prêts aux PME avec AG2R La Mondiale.
Une cinquantaine d’investisseurs institutionnels gérant un total de 1.000 milliards de livres (1.200 milliards d’euros) ont lancé une campagne pour demander à dix grands groupes de restauration américains et britanniques de limiter l’utilisation d’antibiotiques dans la viande de leurs restaurants. Ces actionnaires ont adressé une lettre datée du 15 mars à McDonald’s, JD Wetherspoon, Domino’s Pizza Group, Brinker International, Darden Restaurants, Mitchells & Butlers, Restaurant Brands International, Restaurant Group, The Wendy’s Company et Yum! Brands.
Les prix à la production (PPI) en Chine ont baissé de 4,3% en mars par rapport à la même période de 2015, montrent les statistiques publiés lundi, ce qui fait quatre années pleines de baisse des prix à la sortie d’usine. Ce recul du mois dernier est toutefois ressorti inférieur aux attentes, selon une enquête Reuters, qui les donnait en repli de 4,6%. Certains économistes pensent que cette nouvelle rassurante pourrait limiter les mesures d’assouplissement monétaire dans les mois à venir.
L’Agence France Trésor annonce lundi la création d’une nouvelle obligation de maturité 20 ans, l’OAT 25 mai 2036, et d’une nouvelle obligation de maturité 50 ans, l’OAT 25 mai 2066. Leurs caractéristiques seront annoncées ultérieurement. «Les deux nouvelles obligations seront émises par syndication dans les prochains jours, en fonction des conditions de marché», précise un communiqué de l’AFT. La possibilité d’un emprunt à 50 ans figurait dans le programme de financement de l’Etat pour 2016 publié en décembre dernier.
Les rachats nets sur les fonds d’investissement collectifs dédiés aux actions européennes et japonaises (à hauteur de 700 millions d’euros et 1 milliard de dollars respectivement) se sont poursuivis sur la semaine au 6 avril en lien avec le recul du dollar, montrent des données publiées vendredi par Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds investis en actions américaines ont en revanche bénéficié de souscriptions à hauteur de 5,4 milliards de dollars (4,75 milliards d’euros) tandis que ceux dédiés aux actions émergentes ont subi des dégagements pour la deuxième semaine consécutive avec 600 millions de dollars de sorties nettes, selon l'étude, qui reprend des données d’EPFR Global.
La croissance du produit intérieur brut de la France devrait s'établir à 0,4% au premier trimestre 2016, par rapport au quatrième trimestre 2015, a estimé vendredi la Banque de France. L’institution a ainsi relevé de 0,1 point son estimation de la croissance française sur les trois premiers mois de l’année. La Banque de France rejoint l’Insee, qui anticipe aussi une croissance de 0,4% sur la période. Le chiffre sera publié le 29 avril.
François Hollande a annoncé vendredi la prolongation d’un an, jusqu’au 31 décembre 2017, du dispositif d’investissement locatif dit «Pinel» permettant de déduire fiscalement une partie du prix d’acquisition d’un logement, à condition de le louer. Ce dispositif devait arriver à échéance fin 2016. Selon le chef de l’Etat, il a engendré une augmentation de près de 45% des ventes pour les investisseurs en 2015, soit 50.000 ventes.
L’Argentine va plafonner à 15 milliards de dollars (13,2 milliards d’euros) le montant de son premier emprunt obligataire international depuis 15 ans, a appris IFR vendredi de deux sources proches du dossier, à quelques jours des premières présentations aux investisseurs. Buenos Aires, qui effectuera ainsi son grand retour sur le marché de la dette après l’accord conclu avec ses créanciers réfractaires, prévoit d'émettre des titres à cinq, dix et 30 ans. L’opération pourrait être lancée dès le 18 avril.
La Réserve fédérale américaine doit adopter une approche prudente et progressive en matière de hausse des taux en raison des risques venant de l’extérieur qui menacent l'économie, en dépit de signes de vigueur de la croissance et de reprise de l’inflation, a déclaré vendredi un membre influent de la Fed. Dans un discours qui pèse attentivement les forces et les faiblesses, le président de la Fed, William Dudley, a estimé que les risques étaient «légèrement» orientés à la baisse.
L'éditeur de solutions globales dédiées aux professionnels de l’asset management, de l’assurance et du crédit a signé vendredi l’acquisition de Derivation, un «acteur de tout premier plan spécialisé dans la gestion des risques, les données analytiques et la gestion de portefeuille pour les gérants institutionnels et alternatifs à l’échelle mondiale», selon un communiqué.
Un document du gouvernement allemand que Reuters a pu consulter suggère que le Forum global de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) agisse en superviseur et vérifie que les Etats échangent bien les données fiscales, avec un système de sanctions à la clef dans le cas contraire. Il propose aussi une harmonisation des différentes listes nationales et internationales recensant les territoires considérés comme des paradis fiscaux. Là encore il reviendrait à l’OCDE de jouer un rôle moteur. Sur le front bancaire, le projet allemand souligne que les banques n’ont pas vocation à «encourager des pratiques d'évasion fiscale agressives» et indique que les établissements proposant à leurs clients des produits d’optimisation fiscale devraient être contraints de les dévoiler au fisc.
Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a annoncé sa démission dimanche, laissant le champ libre à la coalition au pouvoir pour le remplacer par le président du Parlement, Volodimir Groisman, un allié du président Petro Porochenko et tenter ainsi de former un gouvernement plus stable que le sien. La perspective de la formation d’un nouveau gouvernement pourrait faciliter le versement par le FMI d’une nouvelle tranche d’aide de 1,7 milliard de dollars, retardé depuis octobre.
Le Trésor américain a fait part de son intention de faire appel de l’invalidation par la justice d’une décision des autorités de régulation qui avaient classé l’assureur MetLife parmi les acteurs ayant une importance systémique pour le secteur financier aux Etats-Unis. Ce jugement Jack «laisse l’une des entreprises financières les plus importantes et les plus interconnectées au monde sujette à une surveillance encore moindre qu’avant la crise financière», déplore le secrétaire au Trésor Jack Lew dans un communiqué.
Selon nos informations, Christophe Jaubert, directeur des investissements et de la recherche de Rothschild HDF Investment Solutions, vient de quitter l'entreprise après 17 ans de collaboration.
Directeur des investissements du groupe Klesia, Julien Dorieux revient pour NewsManagers sur la politique d’allocation d’actifs du groupe de protection sociale : NM : Quel est le montant des actifs gérés par le groupe Klesia ? Nous gérons actuellement 7 milliards d’euros d’actifs, dont environ 60% dans le cadre de notre activité de retraite complémentaire et environ 40 % dans le cadre de notre activité d’assurances de personnes. Nous avons des contraintes assez différentes entre ces deux métiers. En retraite complémentaire, nous assurons la gestion pour le compte des fédérations de retraite Agirc-Arrco. L’un des objectifs assignés est de conserver un niveau de liquidités suffisant au sein de ces régimes. A ce titre, nous avons un programme de cessions immobilières assez important, sachant que l’immobilier représente 700 millions d’euros sur l’ensemble de nos encours totaux. Sur ces 700 millions d’euros, 75% sont en retraite complémentaire et 25% en assurances de personnes. En assurances de personnes, il s’agit surtout d’immobilier d’exploitation. En retraite complémentaire, nous avons essentiellement du patrimoine social pour lequel l’objectif est plutôt de vendre. NM : Vous parlez des actions. Quelles sont vos grandes orientations sur cette classe d’actifs ? J.D. : Nous n’avons pas l’intention, à ce stade, de renforcer nos poches actions mais de les maintenir à leurs niveaux actuels. Par ailleurs, sur les actions, nous avons décidé de privilégier maintenant la gestion de titres vifs, alors que nous avions un peu de multigestion que nous avons abandonné progressivement. Nous avons encore un peu de gestion en OPCVM que nous n’hésitons pas à mettre à contribution à des fins de diversification de nos poches actions et pour aller chercher des compétences que nous n’avons pas forcément en interne. NM : Pouvez-vous détailler la répartition de vos encours par classes d’actifs ? J.D. : Aujourd’hui, pour les mutuelles, l’allocation est clairement orientée sur les taux. Pour les institutions de prévoyance, l’allocation est plus diversifiée, majoritairement en produits de taux, dans une moindre mesure en actions et en immobilier. L’allocation d’actifs de chaque institution est clairement liée à l’appétence au risque de chaque institution. Ainsi, nous avons des entités sur lesquelles nous avions des conseils d’administrations avec une vraie aversion au risque. Résultat : nous avons des poches taux qui sont majoritairement orientées emprunts d’Etats et nous mettons aujourd’hui un peu de crédit. Mais nous avons des situations qui sont totalement strictement inverses, avec des poches qui sont clairement orientées crédit et pour lesquelles nous investissons un peu d’emprunts d’Etats. Par ailleurs, d’une manière générale, sur l’ensemble de nos actifs, nous sommes très majoritairement orientés zone euro, tant pour les emprunts d’Etats que pour les actions. Enfin, nous ne faisons plus de gestion indicielle pour privilégier la gestion dynamique et titres vifs. NM : Pourquoi avoir abandonné la gestion indicielle ? J.D. : Je fais partie de ces investisseurs qui pensent que les marchés, in fine, sont toujours gagnants. Donc, sur le long terme, ma vision est que la gestion indicielle performe plus que ne peut le faire un excellent gestionnaire. Mais la difficulté réside dans le fait que nous sommes fortement dépendants par rapport au moment où nous investissons dans le cycle et nous sommes donc pieds et poings liés dans ces cas-là. Sur un horizon d’une dizaine d’années, je n’ai pas de doute sur le fait que la gestion indicielle fasse plutôt mieux. En revanche, aujourd’hui, la rotation de nos gestionnaires induit des cycles de 3 à 5 ans. Donc, tous les 3 à 5 ans, nous devons rebattre un peu les cartes de la répartition de la gestion financière du Groupe. Cette rotation pouvait donc nous poser potentiellement un problème par rapport à la gestion indicielle. Pour cette raison, nous avions souhaité avoir une gestion un peu plus dynamique et probablement plus efficiente à court terme. NM : Comment s’organisent vos activités de gestion ? J.D. : En termes d’organisation, nous avons la direction des investissements qui pilote l’allocation d’actifs, en charge à ce titre à la fois les études ALM, de la mise en place de marges de manoeuvre stratégiques pour certaines poches et du choix des gestionnaires. Aujourd’hui, 55% de la gestion est réalisée en interne et 45% est réalisée en externe. Concernant les partenaires externes, nous avons des acteurs qui interviennent à la fois en retraite complémentaire et en assurances de personnes de manière transversale et à la fois sur des classes d’actifs actions et taux. Au total, nous avons six partenaires, dont cinq externes. La raison d’avoir cette cohabitation entre gestion interne et gestion externe est multiple. D’une part, le fait de disposer d'équipes de gestion en interne nous permet de garder un lien fort avec les marchés financiers et d’avoir des retours intéressants dans un contexte où, du fait de Solvabilité 2, la gestion d’actifs devient payante pour un assureur. D’autre part, le fait d’avoir des partenaires externes nous permet de pouvoir nous « benchmarker », de faire appel à des compétences que nous n’avons pas forcément en interne et, donc, d’avoir un panel d’offres qui soit assez large pour répondre aux besoins multiples de nos différentes institutions. NM : Quels sont les partenaires externes que vous privilégiez ? J.D. : Nous travaillons surtout avec des gestionnaires de conviction. Nous sommes plutôt fidèles dans nos relations à l’image de CAM Gestion et AXA IM avec lesquels nous travaillons depuis de nombreuses années. Nous travaillons aussi avec BNP Paribas Asset Management, Rothschild & Cie, Sycomore, Weinberg Capital... Les trois premiers font de la gestion diversifiée, à la fois du taux et des actions. Rothschild et Sycomore sont pour l’instant présents uniquement sur des fonds actions. NM : Envisagez-vous d’autres partenariats ? J.D. : Comme le cycle arrive à sa fin en 2017, nous allons, au premier semestre 2017, lancer un appel d’offres pour remettre en jeu les mandats les moins performants.
Athènes a scellé vendredi la vente du port du Pirée à l’armateur chinois Cosco Shipping Corporation, déjà opérateur de l’un des terminaux. Xu Lirong, le président de Cosco, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, et le directeur de l’agence des privatisations (HRADF) ont signé à Athènes le contrat de vente de 368,5 millions d’euros. Selon les termes du contrat, Cosco achètera 51% du Port du Pirée moyennant 280,5 millions d’euros, puis 16% au prix de 88 millions d’euros cinq ans après, en fonction des investissements obligatoires qui doivent être réalisés.
Les rachats nets sur les fonds d’investissement collectifs dédiés aux actions européennes et japonaises (à hauteur de 700 millions d’euros et 1 milliard de dollars respectivement) se sont poursuivis sur la semaine au 6 avril en lien avec le recul du dollar, montrent des données publiées vendredi par Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds investis en actions américaines ont en revanche bénéficié de souscriptions à hauteur de 5,4 milliards de dollars (4,75 milliards d’euros) tandis que ceux dédiés aux actions émergentes ont subi des dégagements pour la deuxième semaine consécutive avec 600 millions de dollars de sorties nettes, selon l'étude, qui reprend des données d’EPFR Global.