Capgemini a décidé de renforcer son expertise sur la technologie blockchain afin de répondre aux demandes de plus en plus pressantes en matière de solutions FinTech pour les services financiers, a indiqué le groupe le 14 avril dans un communiqué. Capgemini travaille pour plusieurs grands groupes bancaires, des régulateurs et des compagnies d’assurances afin de mettre en œuvre des solutions utilisant la technologie blockchain dans les secteurs de la banque de détail, de la banque commerciale, des marchés internationaux et de l’assurance. Le groupe a déjà recruté une équipe «core» de spécialistes de cette technologie et envisage de porter l’effectif de son équipe mondiale à plus d’une centaine de professionnels d’ici à la fin de l’année.Cet effort sur la technologie blockchain «représente un grand pas dans la volonté du groupe de développer des solutions fintech qui deviennent un catalyseur pour le changement et l’innovation dans les services financiers. Capgemini collabore avec des fintech pour développer des solutions innovantes de blockchain pour les micro-paiements, les prêts syndiqués, l’Asset Management et le traitement des réclamations», souligne Thierry Delaporte, CEO de l’unité Financial Services Strategic Business de Capgemini et membre du comité exécutif du groupe, cité dans un communiqué. «La technologie blockchain va changer les règles du jeu du secteur et aucune société de services financiers ne peut se permettre de l’ignorer», remarque pour sa part Aniban Bose, responsable mondiale des services bancaires et financiers de Capgemini.
L’Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques (Ircantec) a présenté mercredi 13 avril, les quatre axes qu’elle entend donner à sa politique de placement des réserves à l’horizon 2020, en matière de Transition Écologique et Énergétique (TEE). Dans le détail, la démarche passe par l’engagement, la mesure, le financement et la communication, détaille l’institution :1. L’engagement. Le régime a publié en décembre 2015 l’empreinte carbone de ses portefeuilles actions cotées, et s’engage à la mesurer chaque année et à mettre en œuvre des initiatives, pour la réduire à terme significativement. En outre, l’Ircantec entend renforcer le dialogue avec les sociétés de gestion et les entreprises. L’accompagnement des entreprises a pour objectif de veiller à ce que les entreprises prennent mieux en compte la gestion des risques climatiques dans leur stratégie. Le régime demande aux sociétés de gestion auxquelles la gestion des réserves est confiée d’approfondir leurs échanges avec les entreprises sur les enjeux climatiques. Par ailleurs, l’institution souhaite également encourager les entreprises dans la TEE par l’exercice des droits de vote. «La politique de vote exigera davantage de transparence des entreprises, des stratégies ambitieuses en matière d’investissement dans des projets « verts », plus d’efficacité énergétique», indique-t-elle dans un communiqué. «Cet axe passe également par des alliances avec d’autres investisseurs», note l’Ircantec. 2. La mesureCet axe concerne l’empreinte carbone des portefeuilles actions cotées de l’Ircantec. L’empreinte a été évaluée pour l’année 2015 à 450 kg équivalent CO2 pour 1000 euros investis. L’institution juge ce résultat satisfaisant, établi par une mesure en absolu des émissions de CO2 générées par les activités des entreprises et leurs fournisseurs directs d’énergie (scope 1 et 2). L’Ircantec admet cependant des biais dans le résultat, liés aux imperfections de la démarche (évaluation en « empreinte absolue »). «Il permet néanmoins une première sensibilisation et un point de référence pour la politique d’engagement de l’institution», précise-t-elle. Dès lors, «consciente de l’aspect évolutif de la démarche de la mesure de l’empreinte carbone, l’Ircantec souhaite contribuer à l’émergence de nouvelles méthodologies en s’appuyant sur l’expertise de ses sociétés de gestion, mais aussi en travaillant avec des cabinets spécialisés», explique-t-elle.3. Le financement L’Ircantec met en œuvre différents types d’investissement pour financer la TEE. Le premier passe par un développement des infrastructures au service du développement durable. L’Ircantec finance déjà, via ses investissements en « obligations vertes », des projets liés à la transition énergétique. Les obligations vertes représentent aujourd’hui environ 7% des investissements du régime en obligation (contre moins de 1% pour la moyenne du marché), soit 292 millions d’euros à fin 2015, avec en principaux émetteurs la Banque Européenne d’Investissement (34,5 millions d’euros) et la région Ile-de-France (24,5 millions d’euros). Parmi les projets financés, figurent ceux de collectivités locales comme par exemple l’installation de parcs éoliens (30 millions d’euros).Par ailleurs, l’Ircantec a indiqué avoir investi également à hauteur de 7,6 millions d’euros , dans le premier « climate Bond » émis par la Ville de Paris en novembre 2015 pour financer des projets de réduction des émissions de CO2 (développement du vélo, du véhicule électrique…), de réduction de la consommation d’énergie (rénovation bâtiment public, éclairage…), de développement des énergies renouvelables et des stratégies d’adaptation (murs et toits végétaux). «Ces projets seront mis en œuvre entre 2015 et 2020", précise l’Ircantec, qui s’est également engagé dans un fonds spécifique à hauteur de 130 millions d’euros pour financer en partie des infrastructures d’énergie renouvelable et d’efficience énergétique En accompagnant les entreprises qui développent des solutions pour limiter le réchauffement climatique, l’Ircantec a également mis en place avec Allianz Global Investors un portefeuille Actions « pilote » qui privilégie les entreprises proposant des solutions pour limiter le réchauffement climatique : celles qui ont des actions ambitieuses pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ou celles qui développent des solutions innovantes.D’autre part, le régime se préoccupe de réduire la consommation énergétique des bâtiments de son portefeuille immobilier, en mettant par exemple en œuvre des actions de rénovation et en améliorant la performance énergétique des bâtiments. Suite à un audit énergétique de l’ensemble des actifs immobiliers, 800 000 euros seront engagés dans les prochaines années pour la rénovation et la certification HQE d’une partie des immeubles en portefeuille.4. La communication L’Ircantec communique sur sa démarche ISR et son engagement pour la transition énergétique, notamment auprès de ses bénéficiaires ainsi qu’auprès de ses pairs. Avec la dynamique créée par la COP21, l’Ircantec a indiqué avoir sensibilisé ses parties prenantes aux enjeux du changement climatique dans la gestion financière d’un régime de retraite.
Lyxor va lancer deux ou trois autres fonds sur sa plate-forme alternative Ucits cette année, a annoncé Stéphane Enguehard, responsable du développement produits, gestion alternative de la société de gestion du groupe Société Générale, lors d’un point presse. « Nous avons plusieurs projets dans les tuyaux », a-t-il précisé à Newsmanagers. « Nous cherchons à lancer une stratégie purement fixed income, une autre global macro et une market neutre sur les actions ou bien biais variable ». La plate-forme alternative Ucits de Lyxor compte actuellement neuf fonds et représente 2 milliards de dollars à fin 2015, après une croissance des encours de 30 % l’an dernier. Lyxor semble avoir profité de l’intérêt actuel des investisseurs pour les fonds alternatifs Ucits. « Selon Morningstar, la collecte en Europe sur les fonds alternatifs Ucits a été de 70 milliards d’euros en 2015, alors que les hedge funds dans le monde ont drainé seulement 10 milliards de dollars », souligne Philippe Ferreria, stratégiste senior. Et en février, les flux restent positifs, à environ 2 milliards d’euros, ajoute-t-il.Les fonds alternatifs Ucits « correspondent à la demande du moment », explique Philippe Ferreira. « Les investisseurs sont en quête de stratégies qui permettent de diversifier les portefeuilles dans les périodes d’incertitude ». Le format Ucits est aussi privilégié en raison de coûts plus faibles que les fonds alternatifs offshore, tandis que le différentiel de performance est assez réduit, avancent les professionnels de Lyxor.Parmi les stratégies qui marchent bien, notamment depuis le début de l’année, figurent les CTA. « Les CTA sont la seule stratégie alternative en territoire positif au premier trimestre », souligne Guillaume Jamet, gérant du fonds Lyxor Epsilon. Pour cette raison, Lyxor met en avant son fonds CTA, Lyxor Epsilon Global Trend, estimant que la stratégie, qui a un positionnement défensif, est particulièrement intéressante dans l’environnement actuel de marché complexe.
J.P. Morgan Asset Management a annoncé, jeudi 14 avril, l’acquisition d’une participation minoritaire au capital de Global X Management Company, un fournisseur d’ETF basé à New York qui dispose d’une gamme de plus de 40 ETF et compte plus de 3 milliards de dollars d’actifs. J.P. Morgan jouera un rôle purement passif, a précisé la société. « Cet investissement n’aura pas d’impact sur la manière dont J.P. Morgan ETF Solutions et Global X piloteront et dirigeront leurs activités respectives », a précisé J.P. Morgan AM dans un communiqué. De fait, il n’y aur pas d’accords de co-marketing, de gestion ou de distribution entre les deux sociétés. « Global X ne devient pas une filiale de J.P. Morgan », a même tenu à préciser J.P. Morgan AM qui a lancé ses premiers ETF il y a tout juste 18 mois.
N’en déplaise aux partisans du « French bashing », nous excellons dans un domaine complexe : les mathématiques. Est-ce l’esprit cartésien que l’on nous reconnaît volontiers ? Toujours est-il que l’on compte dans ce pays de grands noms qui auront fait leur succès en appliquant, démontrant, triturant, ou élaborant des formules... Les formules, justement, les épargnants les aiment bien. Et celles qui promettaient dans un fonds une partie des gains de la Bourse tout en assurant le capital en ont séduit plus d’un. Las, beaucoup auront oublié que l’on ne peut pas gagner dans tous les cas et sur tous les tableaux. A leur décharge, ils n’ont pas toujours été aidés par les services marketing des banques dont on peut reconnaitre le sens de la... formule. Alors qu’en son temps, le fonds Garantie Jet 3 de BNP Paribas n’a offert aucune performance compte tenu des résultats du panier de valeurs sur lesquelles étaient calés ses gains potentiels, les souscripteurs qui croyaient leur capital à l’abri ont vu ce dernier amputé des frais de gestion. Ils ont dénoncé une «pratique commerciale trompeuse» et la justice vient d’infliger une amende de 187 500 euros à BNP Paribas, qui se réserve néanmoins la possibilité de faire appel. Natixis, de son côté, pourrait aussi connaître quelques tourments avec les fonds à formule. Liés cette fois à des questions d’arithmétique en matière de frais, selon le site Mediapart. D’après ce dernier, l’Autorité des marchés financiers devrait se prononcer prochainement. Mais attention, cette dernière peut se voir soutenue par d’autres institutions comme le Conseil d’Etat. Et rien ne dit qu’en cas de sanctions, la note ne puisse pas être alourdie... Coupable d’avoir communiqué une information privilégiée, un professionnel de la finance s’en est rendu compte à ses dépens. Après avoir saisi le Conseil d’Etat demandant l’annulation de ladite sanction - tandis que le président de l’AMF faisait de même en plaidant cette fois pour son aggravation – le Conseil d’Etat a tranché : l’amende a été portée de 400 000 euros à 600 000 euros. Avec un blâme à la clé. Considérer que l’actualité de la gestion d’actifs ne se résume qu’à des condamnations et des réprimandes serait cependant une erreur. Car cette industrie peut aussi penser éthique, gouvernance et développement durable. C’est le cas par exemple dans les assemblées où l’Association française de la gestion financière a pointé une implication renforcée des sociétés de gestion dans l’exercice des votes. C’est également vrai dans le domaine de l’enseignement, où Axa IM et HEC Paris viennent de s’illustrer en lançant un cours en ligne ouvert à tous (MOOC) dédié à la gestion d’actifs. On peut même voir cette semaine une incursion de l’asset management dans le domaine de notre santé: plusieurs investisseurs ont en effet appelé les principaux groupes alimentaires à cesser d’utiliser de manière excessive les antibiotiques dans leur chaîne d’approvisionnement pour la viande, craignant une « surutilisation systémique » de ces médicaments. «Cette pratique pourrait avoir des effets dommageables pour la santé des hommes», plaident-ils. Et aussi pour les rendements financiers... Plutôt pragmatiques, les Français leur en sont gré, qui savent désormais que l’épargne semble indispensable pour financer les retraites futures. Où ? Par qui et comment seront gérés les capitaux dans les années qui viennent ? Quelques éléments de réponse ont été dévoilés cette semaine. Dans quatre ans à peine, selon une étude réalisée par China Everbright Bank et Boston Consulting Group, la Chine se sera faite Sumo en asset management. L’activité devrait en effet peser 27 000 milliards de dollars. Par ailleurs, la gestion d’actifs sera entrée de plain pied à l’heure des nouvelles technologies, comme on le laisse entendre chez Deloitte, où le secteur est jugé "à l’aube d’une nouvelle révolution industrielle mais encore entre deux eaux». Il faut croire que cette évolution est bonne dès lors que l’on table sur un impact positif des robo-advisers pour les investisseurs, comme l’affirme une étude mondiale du CFA Institute parue ces derniers jours. D’ores et déjà, les ordinateurs peuvent chercher des réponses aux interrogations des investisseurs qui, durant la semaine au 6 avril, se sont encore détournés des actions européennes, et se sont portés sur les fonds spécialisés sur la dette émergente. Ces OPCVM ont attiré pas moins de 2 milliards de dollars, soit le montant hebdomadaire le plus élevé depuis juin 2014, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research. Enfin terminons cette semaine par cette pression qui est montée d’un cran en France sur le front du scandale des « Panama Papers ». La Société Générale a ainsi fait l’objet d’une perquisition tandis que son responsable, Frédéric Oudéa, doit s’expliquer publiquement en mai devant le Sénat. Par ailleurs, une information venue d’outre-Manche mérite l’attention : les sociétés de gestion britanniques dissimuleraient 1,75 milliard de livres de frais chaque année en ne déclarant pas le taux de rotation de leurs portefeuilles ni les coûts de transaction. L’information peut être prise au sérieux puisqu’elle provient d’une société de gestion soucieuse d’apporter de la transparence dans les pratiques de ses concurrents. Pour le coup, ceux qui escomptaient masquer un tel montant semblent en être pour... leurs frais. A moins qu’ils aient manqué de poudre de Perlinpinpin ou qu’il se soient trompés de formule ?
Le pôle Wealth and Investment Management de Wells Fargo a fait état pour premier trimestre d’un bénéfice net de 512 millions de dollars, en recul de 14% par rapport au quatrième trimestre 2015 et de 3% par rapport au premier trimestre de l’an dernier.Dans les activités de gestion de fortune, les actifs de la clientèle se sont contractés de 1% sur un an à 225 milliards de dollars et dans les activités de gestion d’actifs, les actifs sous gestion ont diminué de 2% pour s'établir à 481 milliards de dollars, en raison de dégagements sur les actions et d’un impact marchés négatif, seulement en partie compensés par des entrées nettes sur l’obligataire et le monétaire.
Les actifs sous gestion d’Aviva Investors Real Estate France (Airef) ont progressé de 15% en 2015, portant le volume d’acquisitions au cours des trois dernières années à plus de 1,5 milliard d’euros, selon un communiqué publié le 14 avril. Airef gère ainsi plus de 4 milliards d’euros pour le compte des compagnies d’assurance du groupe Aviva France ou d’investissements institutionnels, mais également des fonds immobiliers régulés grâce à sa filiale nouvellement créée de gestion de portefeuille de FIA dédiée à l’immobilier Aviva Investors Real Estate France SGP (Airef SGP).Avec la création d’AIREF SGP, Aviva souhaite poursuivre sa stratégie de diversification de ses investissements et ambitionne d’investir 800 millions d’euros supplémentaires, principalement en France, au cours de l’année 2016. A fin 2015, AIREF SGP est le gérant de trois Fonds d’Investissements Alternatifs (FIA), supports en unité de compte, dont le succès se confirme encore cette année. Les supports commercialisés dans le cadre des contrats d’assurance-vie Afer et Aviva (Afer Immo, API et Aviva Immo Sélection) ont en effet enregistré une collecte de plus de 450 millions d’euros, témoignant de l’attractivité de cette classe d’actifs auprès du grand public. Cette collecte porte ainsi l’actif net réévalué de ces supports, lancés au cours des quatre dernières années, à plus de 1,2 milliard d’euros. L’année 2015 a également été marquée par des performances attractives pour ces fonds avec notamment un rendement net de frais de 4,5 % pour Afer Immo et 6,1 % pour API.En 2016, AIREF SGP souhaite poursuivre le développement de fonds immobiliers à destination d’investisseurs institutionnels pour des classes d’actifs spécifiques, telles que la logistique et l’hôtellerie, avec notamment le lancement de « Primotel Europe ».
Le courtier Icap vient d’acquérir Enso Financial Analytics, fournisseur d’une plate-forme d’analyse des données pour hedge funds et prime brokers dans lequel il détenait déjà une participation depuis 2013. L’acquisition a été menée par Euclid Opportunities, l’incubateur d’Icap pour les investissements précoces dans les fintechs, fondé par Steve Gibson en 2011. Enso deviendra une filiale de la division Post Trade Risk and Information d’Icap. Enso fournit des analyses de portefeuilles au secteur des hedge funds et de la gestion d’actifs et affiche un encours conseillé de plus de 1.000 milliards de dollars.
Début d’année en demi-teinte pour BlackRock. A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde a fait état d’une chute de 20% de son résultat net sur un an. Au 31 mars 2016, son bénéfice net en normes GAAP s’établit en effet à 657 millions de dollars contre 822 millionds de dollars à fin mars 2015. Dans le même temps, son chiffre d’affaires a accusé un repli de 4% pour s’établir à 2,62 milliards de dollars à fin mars 2016 contre 2,72 milliards de dollars à fin mars 2015.En parallèle, BlackRock a vu ses encours reculer de 1% sur un an. Au 31 mars 2016, ils ressortent à 4.737 milliards de dollars contre 4.774 milliards de dollars au 31 mars 2015. Par rapport à fin décembre 2015 (4.645 milliards de dollars), ses actifs sous gestion enregistrent à l’inverse une progression de 2%. En ne prenant en compte que les actifs de long terme, ses encours ressortent à 4.434 milliards de dollars à fin mars 2016 contre 4.335 milliards de dollars à fin décembre 2015. De fait, au cours cours du premier trimestre 2016, le géant américain a réalisé une collecte nette de 36 milliards de dollars sur les produits de long terme. Sa filiale dédiée aux ETF, iShares, se taille la part du lion avec 24,2 milliards de dollars de flux nets entrants. En outre, la collecte nette auprès des institutionnels a atteint 12,2 milliards de dollars. Seul bémol : sur le segment « retail », BlackRock a subi une décollecte nette de 359 millions de dollars au cours du premier trimestre.
Steven Cohen, qui s’est vu interdire de gérer de l’argent pour le compte de tiers après que sa société SAC Capital ait fait l’objet d’une enquête, s’apprête à faire son retour dans le secteur des hedge funds, rapporte le Financial Times. L’intéressé a créé un nouveau véhicule, appelé Stamford Harbor Capital, qui a été le mois dernier enregistré auprès de la Securities and Exchange Commission. Il aura la même équipe de gestion que le family office de Steven Cohen, Point72 Asset Management. « Steve Cohen détient l’entité, mais conformément à l’accord passé en janvier avec la SEC, il ne supervisera pas les activités de ceux qui agissent pour son compte », a expliqué Jonathan Gasthalter, porte parole de Stamford Harbor. Il ajoute qu’il n’est pas encore décidé si Stamford Harbor va accepter des capitaux externes.
José Manuel Soria, ministre espagnol de l’Industrie, a annoncé sa démission après sa mise en cause dans l’affaire des Panama papers. Niant toute malversation, il dit renoncer à ses fonctions pour ne pas faire de tort au gouvernement sortant, chargé d’expédier les affaires courantes jusqu'à la probable tenue d'élections anticipées. Celles du 20 décembre n’ont permis à aucun parti de former une nouvelle équipe ministérielle.
Man Group, le plus important hedge fund coté au monde, a annoncé ce matin une collecte nette de 500 millions de dollars au premier trimestre, grâce à ses stratégies s’appuyant sur des algorithmes exécutés par ordinateur. « Malgré un environnement de marché difficile pour l’industrie de la gestion d’actifs, nous avons enregistré au premier trimestre des résultats qui démontrent les vertus d’un modèle économique diversifié », a déclaré Emmanuel Roman, le directeur général du hedge fund. Les actifs sous gestion totaux ont légèrement diminué, à 78,6 milliards de dollars, en raison du repli de 4% de ses fonds long only. « La performance de nos stratégies quantitatives et la collecte nette ont permis aux actifs sous gestion de rester stable au cours d’un trimestre très volatile », a souligné le dirigeant.
Alors qu’il a renoncé à sa politique de soutien des prix des matières premières (sauf pour le blé et le riz), le gouvernement chinois pourrait faire face à une perte potentielle de 10 milliards de dollars sur ses stocks de maïs, indique le bureau pékinois de l’USDA. Le montant total pourrait même être plus élevé compte tenu des coûts de stockage.
Martin Jennings a été nommé au poste nouvellement créé de responsable d’Aberdeen Digital, division distincte au sein de l’entreprise. Dans ses nouvelles fonctions, il élaborera et mettra en œuvre un plan de développement permettant à Aberdeen d’exploiter les changements que les nouvelles technologies induisent dans l’industrie de la gestion d’actifs. Martin Jennings sera responsable de l’activité de Parmenion et supervisera également la joint-venture d’Aberdeen et Hymans Robertson.
Le Fonds monétaire international n’a pas l’intention d’abandonner la «troïka» qui coordonne l’aide à la Grèce mais sa participation pourrait évoluer en fonction des modifications apportées au plan, a déclaré jeudi Christine Lagarde, la directrice générale du FMI. «La forme de notre participation pourrait varier en fonction des engagements de la Grèce et de l’engagement des partenaires européens mais nous ne reculerons pas», a-t-elle indiqué. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a demandé de son côté aux créanciers de hâter leur évaluation.
Le régulateur des agences de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac a autorisé les deux firmes à diminuer les encours de crédit immobilier des ménages les plus endettés. Cette réduction exceptionnelle s’appliquera aux emprunteurs gravement défaillants qui affichent des encours de 250.000 dollars ou moins et dont le ratio loan-to-value dépasse 115%. Environ 33.000 emprunteurs devraient être éligibles à ce programme.
François Hollande a annoncé jeudi qu’il prendrait sa décision sur sa candidature à sa propre succession «à la fin de l’année». «Un quinquennat ce n’est pas quatre ans, c’est cinq ans», a-t-il déclaré sur France 2 en admettant qu’il y aurait des «difficultés» s’il devait se prononcer aujourd’hui puisque la courbe du chômage ne s’est pas encore inversée.
Les tableaux ci-contre présentent les meilleures et plus mauvaises performances en euros des fonds sur les marchés des fonds actions américaines et des fonds actions françaises en mars 2016. Ces performances sont mises en perspective par le calcul de la volatilité, du ratio de Sharpe sur trois ans d’historique, ainsi que du rendement depuis un an. Aux Etats-Unis, 55% des gérants en mars ont sous-performé l’indice de référence (MSCI USA). La surperformance moyenne apparaît par ailleurs en valeur absolue (1,2%) supérieur à la sous-performance moyenne (-1,1%). Sur le marché des fonds actions françaises, 74% des gérants ont surperformé l’indice de référence (SBF 120). La surperformance moyenne apparaît en valeur absolue (1,7%) supérieur à la sous-performance moyenne (-0,6%).
La Banque d’Angleterre (BoE), qui n’a pas modifié son taux d’intervention jeudi, a averti qu’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne créerait une phase d’incertitude prolongée et affecterait probablement l'économie britannique à court terme, selon le compte-rendu de la dernière réunion de la banque. «Cette incertitude serait susceptible de peser sur la demande à court terme (... et) d’avoir un impact significatif sur la valeur des actifs, en particulier le taux de change», indiquent les minutes.
Dilma Rousseff a demandé jeudi à la Cour suprême de bloquer la procédure de destitution lancée à son encontre, alors qu’un vote défavorable à la présidente brésilienne apparaît de plus en plus probable. Le ministre de la Justice José Eduardo Cardozo a saisi la Cour suprême pour lui demander de suspendre le vote de la chambre des députés, programmé dimanche, afin de permettre l’examen par la justice d'«irrégularités procédurales» qui auraient entaché, selon lui, la procédure de destitution. Cette initiative de la dernière chance a été rendue publique alors que le Parti social démocratique (PSD), le plus important parti centriste restant au sein du gouvernement de coalition, venait de faire savoir qu’il avait donné pour instruction à ses députés de voter pour la destitution.
La filiale de gestion d’actifs de JPMorgan a pris une participation minoritaire dans Global X, un fournisseur de fonds indiciels cotés (ETF). Basée à New York, la société compte un portefeuille de 47 ETF avec plus de 3 milliards de dollars d’actifs. JPMorgan AM jouera un rôle uniquement passif, Global X continuant d’exercer son activité de manière séparée sans accords de co-marketing ou de distribution.
Pour Jeffrey Tessler, responsable de la division clients et produits de Deutsche Börse et ancien patron de Clearstream, un rapprochement avec le LSE permettra une rationalisation de la gestion du collatéral par les banques, ce qui leur permettra de dégager des marges de manoeuvre pour prêter aux entreprises et aux ménages, et favorisera donc la croissance. «Si nous pouvons alimenter nos systèmes avec des données en provenance d’Eurex Clearing et de LCH.Clearnet, cela accroîtra la sécurité du système financier», a ajouté Jeffrey Tessler, cité par Reuters.
Le graphique ci-contre représente les taux de croissance en glissement annuel de l’indice STOXX 600 (en bleu) et de l’indicateur du sentiment économique (ESI) de l’Union européenne (en orange) du 01/01/2000 au 01/03/2016, l’aire grisée figure l’écart entre les courbes.
Une étude réalisée auprès des membres du CFA Institute, l’association mondiale des professionnels de l’investissement, révèle que parmi le nombre toujours croissant d’innovations technologiques dans le secteur de la finance, ce sont les robo-advisors (robots conseillers) qui auront l’impact le plus conséquent à court (un an) et moyen terme (cinq ans).
Le Groupe Pasteur Mutualité a investi 5 millions d’euros dans la Sicav luxembourgeoise actions «Megatrend Champions», de Colville Capital Partners et Square Capital. Jean-Pierre Cave, trésorier de la mutuelle, présidera le comité d’orientation stratégique du fonds. Celui-ci sera axé sur cinq grandes thématiques : le vieillissement de la population, la digitalisation de l'économie, la croissance des classes moyennes dans les pays émergents, l’amélioration des marges via la consolidation de grandes industries fragmentées et l’importance croissante de la réglementation. «Le portefeuille va se concentrer sur une vingtaine de valeurs championnes dans ces différentes thématiques», ont précisé Jacques-Antoine et Mathieu Philippe, Associés Gérants de Colville Capital Partners (respectivement en France et au Royaume-Uni). Le fonds, qui s'élève à 30 millions d’euros fin avril, est en attente de validation de la Commission de Surveillance du Secteur Financier.
Le Parti social démocratique (PSD) brésilien, le plus important parti centriste restant au sein du gouvernement de coalition de Dilma Rousseff, a donné pour instruction à ses députés de voter pour la destitution de la présidente dimanche, a annoncé un responsable du PSD. Le PMDB (Parti du mouvement démocratique brésilien) a de son côté fait savoir jeudi que 90% de ses 68 membres à la chambre basse du Congrès voteraient en faveur de l’"impeachment». Pour être adoptée, la destitution doit être votée par 342 députés, soit les deux tiers des voix des 513 députés de la chambre basse. Le dossier sera alors envoyé au Sénat.
La filiale de gestion d’actifs de JPMorgan a pris une participation minoritaire dans Global X, un fournisseur de fonds indiciels cotés (ETF). Basée à New York, la société compte un portefeuille de 47 ETF avec plus de 3 milliards de dollars d’actifs. JPMorgan AM jouera un rôle uniquement passif, Global X continuant d’exercer son activité de manière séparée sans accords de co-marketing ou de distribution.
Pour Jeffrey Tessler, responsable de la division clients et produits de Deutsche Börse et ancien patron de Clearstream, un rapprochement avec le LSE permettra une rationalisation de la gestion du collatéral par les banques, ce qui leur permettra de dégager des marges de manoeuvre pour prêter aux entreprises et aux ménages, et favorisera donc la croissance. «Si nous pouvons alimenter nos systèmes avec des données en provenance d’Eurex Clearing et de LCH.Clearnet, cela accroîtra la sécurité du système financier», a ajouté Jeffrey Tessler, cité par Reuters.
State Group a annoncé avoir officiellement ouvert de nouveaux bureaux à Melbourne afin d’accompagner son développement auprès des fonds de pension australiens et des gestionnaires d’actifs. Cette annonce intervient dans le sillage de la nomination en juin dernier de State Street en tant que conservateur et administrateur pour Victorian Funds Management Corporation, désormais l’un des clients les plus importants de State Street dans la région Asie-Pacifique.