L'éditeur de solutions globales dédiées aux professionnels de l’asset management, de l’assurance et du crédit a signé vendredi l’acquisition de Derivation, un «acteur de tout premier plan spécialisé dans la gestion des risques, les données analytiques et la gestion de portefeuille pour les gérants institutionnels et alternatifs à l’échelle mondiale», selon un communiqué.
Selon nos informations, Christophe Jaubert, directeur des investissements et de la recherche de Rothschild HDF Investment Solutions, vient de quitter l'entreprise après 17 ans de collaboration.
Directeur des investissements du groupe Klesia, Julien Dorieux revient pour NewsManagers sur la politique d’allocation d’actifs du groupe de protection sociale : NM : Quel est le montant des actifs gérés par le groupe Klesia ? Nous gérons actuellement 7 milliards d’euros d’actifs, dont environ 60% dans le cadre de notre activité de retraite complémentaire et environ 40 % dans le cadre de notre activité d’assurances de personnes. Nous avons des contraintes assez différentes entre ces deux métiers. En retraite complémentaire, nous assurons la gestion pour le compte des fédérations de retraite Agirc-Arrco. L’un des objectifs assignés est de conserver un niveau de liquidités suffisant au sein de ces régimes. A ce titre, nous avons un programme de cessions immobilières assez important, sachant que l’immobilier représente 700 millions d’euros sur l’ensemble de nos encours totaux. Sur ces 700 millions d’euros, 75% sont en retraite complémentaire et 25% en assurances de personnes. En assurances de personnes, il s’agit surtout d’immobilier d’exploitation. En retraite complémentaire, nous avons essentiellement du patrimoine social pour lequel l’objectif est plutôt de vendre. NM : Vous parlez des actions. Quelles sont vos grandes orientations sur cette classe d’actifs ? J.D. : Nous n’avons pas l’intention, à ce stade, de renforcer nos poches actions mais de les maintenir à leurs niveaux actuels. Par ailleurs, sur les actions, nous avons décidé de privilégier maintenant la gestion de titres vifs, alors que nous avions un peu de multigestion que nous avons abandonné progressivement. Nous avons encore un peu de gestion en OPCVM que nous n’hésitons pas à mettre à contribution à des fins de diversification de nos poches actions et pour aller chercher des compétences que nous n’avons pas forcément en interne. NM : Pouvez-vous détailler la répartition de vos encours par classes d’actifs ? J.D. : Aujourd’hui, pour les mutuelles, l’allocation est clairement orientée sur les taux. Pour les institutions de prévoyance, l’allocation est plus diversifiée, majoritairement en produits de taux, dans une moindre mesure en actions et en immobilier. L’allocation d’actifs de chaque institution est clairement liée à l’appétence au risque de chaque institution. Ainsi, nous avons des entités sur lesquelles nous avions des conseils d’administrations avec une vraie aversion au risque. Résultat : nous avons des poches taux qui sont majoritairement orientées emprunts d’Etats et nous mettons aujourd’hui un peu de crédit. Mais nous avons des situations qui sont totalement strictement inverses, avec des poches qui sont clairement orientées crédit et pour lesquelles nous investissons un peu d’emprunts d’Etats. Par ailleurs, d’une manière générale, sur l’ensemble de nos actifs, nous sommes très majoritairement orientés zone euro, tant pour les emprunts d’Etats que pour les actions. Enfin, nous ne faisons plus de gestion indicielle pour privilégier la gestion dynamique et titres vifs. NM : Pourquoi avoir abandonné la gestion indicielle ? J.D. : Je fais partie de ces investisseurs qui pensent que les marchés, in fine, sont toujours gagnants. Donc, sur le long terme, ma vision est que la gestion indicielle performe plus que ne peut le faire un excellent gestionnaire. Mais la difficulté réside dans le fait que nous sommes fortement dépendants par rapport au moment où nous investissons dans le cycle et nous sommes donc pieds et poings liés dans ces cas-là. Sur un horizon d’une dizaine d’années, je n’ai pas de doute sur le fait que la gestion indicielle fasse plutôt mieux. En revanche, aujourd’hui, la rotation de nos gestionnaires induit des cycles de 3 à 5 ans. Donc, tous les 3 à 5 ans, nous devons rebattre un peu les cartes de la répartition de la gestion financière du Groupe. Cette rotation pouvait donc nous poser potentiellement un problème par rapport à la gestion indicielle. Pour cette raison, nous avions souhaité avoir une gestion un peu plus dynamique et probablement plus efficiente à court terme. NM : Comment s’organisent vos activités de gestion ? J.D. : En termes d’organisation, nous avons la direction des investissements qui pilote l’allocation d’actifs, en charge à ce titre à la fois les études ALM, de la mise en place de marges de manoeuvre stratégiques pour certaines poches et du choix des gestionnaires. Aujourd’hui, 55% de la gestion est réalisée en interne et 45% est réalisée en externe. Concernant les partenaires externes, nous avons des acteurs qui interviennent à la fois en retraite complémentaire et en assurances de personnes de manière transversale et à la fois sur des classes d’actifs actions et taux. Au total, nous avons six partenaires, dont cinq externes. La raison d’avoir cette cohabitation entre gestion interne et gestion externe est multiple. D’une part, le fait de disposer d'équipes de gestion en interne nous permet de garder un lien fort avec les marchés financiers et d’avoir des retours intéressants dans un contexte où, du fait de Solvabilité 2, la gestion d’actifs devient payante pour un assureur. D’autre part, le fait d’avoir des partenaires externes nous permet de pouvoir nous « benchmarker », de faire appel à des compétences que nous n’avons pas forcément en interne et, donc, d’avoir un panel d’offres qui soit assez large pour répondre aux besoins multiples de nos différentes institutions. NM : Quels sont les partenaires externes que vous privilégiez ? J.D. : Nous travaillons surtout avec des gestionnaires de conviction. Nous sommes plutôt fidèles dans nos relations à l’image de CAM Gestion et AXA IM avec lesquels nous travaillons depuis de nombreuses années. Nous travaillons aussi avec BNP Paribas Asset Management, Rothschild & Cie, Sycomore, Weinberg Capital... Les trois premiers font de la gestion diversifiée, à la fois du taux et des actions. Rothschild et Sycomore sont pour l’instant présents uniquement sur des fonds actions. NM : Envisagez-vous d’autres partenariats ? J.D. : Comme le cycle arrive à sa fin en 2017, nous allons, au premier semestre 2017, lancer un appel d’offres pour remettre en jeu les mandats les moins performants.
Athènes a scellé vendredi la vente du port du Pirée à l’armateur chinois Cosco Shipping Corporation, déjà opérateur de l’un des terminaux. Xu Lirong, le président de Cosco, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, et le directeur de l’agence des privatisations (HRADF) ont signé à Athènes le contrat de vente de 368,5 millions d’euros. Selon les termes du contrat, Cosco achètera 51% du Port du Pirée moyennant 280,5 millions d’euros, puis 16% au prix de 88 millions d’euros cinq ans après, en fonction des investissements obligatoires qui doivent être réalisés.
Les rachats nets sur les fonds d’investissement collectifs dédiés aux actions européennes et japonaises (à hauteur de 700 millions d’euros et 1 milliard de dollars respectivement) se sont poursuivis sur la semaine au 6 avril en lien avec le recul du dollar, montrent des données publiées vendredi par Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds investis en actions américaines ont en revanche bénéficié de souscriptions à hauteur de 5,4 milliards de dollars (4,75 milliards d’euros) tandis que ceux dédiés aux actions émergentes ont subi des dégagements pour la deuxième semaine consécutive avec 600 millions de dollars de sorties nettes, selon l'étude, qui reprend des données d’EPFR Global.
L'éditeur de solutions globales dédiées aux professionnels de l’asset management, de l’assurance et du crédit, a signé ce jour l’acquisition de Derivation, un «acteur de tout premier plan spécialisé dans la gestion des risques, les données analytiques et la gestion de portefeuille pour les gérants institutionnels et alternatifs à l’échelle mondiale», selon un communiqué.
Le fonds souverain malaisien 1MDB va devenir, au terme de son plan de redressement, une société sans activité dédiée au remboursement de sa dette, rapporte Reuters qui évoque une déclaration de son président, Arul Kanda, cité par l’agence officielle Bernama. Le conseil d’administration du fonds a présenté, jeudi 7 avril, sa démission collective après qu’une commission parlementaire a dénoncé sa gestion et mis en cause son ancien directeur général. De fait, la commission des comptes publics a jugé « insatisfaisantes » les performances et les financements du fonds. Le rapport parlementaire réclame en outre l’abolition du conseil de surveillance du fonds, présidé par le Premier ministre Najib Razak, et déclare que l’ancien directeur général de 1MDB, Azral Ibrahim Halmi, fera l’objet d’une enquête.En parallèle, dans un communiqué, la direction de 1MDB assure pour sa défense que ses comptes sont transparents et nie avoir transféré 2,6 milliards de ringgits (environ 580 millions d’euros) sur les comptes bancaires personnels de Najib Razak.
Le fonds d’investissement américain Elliott a annoncé jeudi avoir saisi la justice italienne pour qu’elle relève le prix de l’offre d’achat des participations minoritaires d’Ansaldo STS à 15 euros par action au lieu de 9,68 euros, rapporte l’agence Reuters. Hitachi, qui détient désormais un peu moins de 51% du capital d’Ansaldo STS, et qui est le nouvel actionnaire majoritaire de la firme de signalisation ferroviaire, s’est refusé à tout commentaire. Le groupe japonais est visé par plusieurs plaintes de fonds spéculatifs qui s’estiment lésés par l’offre obligatoire sur les participations minoritaires. La justice enquête parallèlement sur des soupçons de collusion entre Hitachi et Finmeccanica lors de la fixation du prix pour la vente des 40% l’an dernier.
La société d’investissement Inter Invest, qui gère 1,6 milliard d’euros d’actifs, a annoncé, ce 7 avril, le lancement de la Holding Inter Invest ISF 2016 permettant aux investisseurs de bénéficier d’une réduction ISF de 50% des montants investis. Cette holding, gérée par Inter Invest Capital, est dédiée à l’investissement en métropole dans des petites et moyennes entreprises (PME) de croissance à fort potentiel. S’appuyant sur une structuration particulièrement innovante, la Holding Inter Invest ISF 2016 propose à chaque investisseur d’adapter sa souscription à son profil de risque. Ce véhicule est ouvert à la souscription des personnes physiques redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune, précise la société dans un communiqué. « Cette structure d’investissement contribuera au financement d’entreprises métropolitaines au modèle économique éprouvé, déterminées à devenir des acteurs de référence sur leur marché », indique Inter Invest. Plus précisèment, ces entreprises devront répondre aux caractéristiques suivantes : une rentabilité positive ou proche de l’équilibre, une valeur d’entreprise comprise entre 1 et 20 millions d’euros, tout secteur d’activité (sauf technologies de rupture) et, enfin, un investissement compris entre 500.000 et 5 millions d’euros. Par ailleurs, la Holding Inter Invest ISF 2016 permet à l’investisseur d’adapter sa souscription à ses objectifs d’investissement, en souscrivant à une ou plusieurs catégories d’actions disposant de profils de risque et rendement différenciés. De fait, trois catégories d’actions sont proposées de manière non exclusive : - Les Actions « Standard » (Actions A) qui s’adressent aux souscripteurs qui souhaitent que leur profil rendement/risque soit aligné au profil rendement/risque d’Inter Invest ISF 2016 ;- Les Actions « Prioritaire » (Actions B) qui s’adressent aux souscripteurs souhaitant réduire leur risque de perte en capital, en contrepartie d’une renonciation à toute plus-value au-delà du montant de leur investissement ; - et, enfin, les Actions « Turbo » (Actions C) qui s’adressent aux souscripteurs qui acceptent de prendre plus de risque, en contrepartie d’un rendement qui pourrait être plus important. Afin de renforcer son engagement auprès de ses souscripteurs, Inter Invest Capital garantit qu’au moins 5% des montants collectés seront souscrits en actions « Turbo » en investissant dans ces actions (dans la limite de 500.000 euros).
Le gestionnaire d’actifs américain Northern Trust Asset Management (Northern Trust AM) a annoncé, ce 7 avril, la nomination de Jessica Hart en qualité de responsable de son pôle retraite au sein de son activité « Outsourced Chief Investment Officer » (OCIO). Elle remplace ainsi John McCareins qui a été récemment promu au poste de responsable de l’activité pour toute la région Asie-Pacifique. Jessica Hart, qui travaille depuis 16 ans chez Northern Trust notamment en tant que responsable de la construction de fonds au sein du département « Multi-Manager Solutions », aura la responsabilité d’une équipe qui gère 60 milliards de dollars dans des programmes multi classes d’actifs mondiaux pour des caisses de retraite à prestations définies et à contributions définies. Outre la nomination de Jessica Hart, Northern Trust AM a également recruté deux professionnels de l’investissement pour renforcer son équipe OCIO et accompagner la croissance de ses segments family offices, retraite et fondations et fonds de dotations. Ces deux professionnels sont Lincoln Ellis, nommé en qualité de « senior client investment officer » pour l’activité dédiée aux family offices, et Dan Kutliroff, nommé en tant que « senior sales specialist » dans l’activité retraite. Lincoln Ellis, qui compte 20 ans d’expérience professionnelle, était dernièrement conseiller indépendant, gérant de portefeuille et allocataire d’actifs pour des clients family offices. Au cours de sa carrière, il a également passé huit ans chez Morgan Stanley. Pour sa part, Dan Kutliroff, qui compte plus de 20 ans de carrière, travaillait dernièrement en qualité de directeur du département OCIO pour la région « Midwest » des Etats-Unis chez Mercer Investments.
La Société Générale n’en a pas fini avec l’ancien trader Jérôme Kerviel auxquels s’ajoutent désormais son avocat David Koubbi et le dirigeant du parti politique «Parti de gauche», Jean-Luc Mélenchon. Cette fois le différent porte sur l’affaire des Panama Papers. Dans un communiqué sur son site, la banque indique que «les propos calomnieux tenus à l’encontre de Société Générale et ses dirigeants par Jean-Luc Mélenchon et les membres du comité de soutien de Jérôme Kerviel sont, non seulement intolérables et inacceptables pour la Société Générale et pour ses 145 000 salariés, mais surtout relèvent de la diffamation. Société Générale ne laissera pas proférer de telles accusations à l’encontre de l’entreprise et de ses dirigeants et a donc donné instruction de lancer les actions judiciaires en diffamation à l’encontre de M. Mélenchon, M. Koubbi et M. Kerviel ainsi que de toute personne qui profèrerait de tels propos. «Jeudi 7 avril, sur France Info, le responsable politique a notamment indiqué que «la Société générale, avec ses 1 000 sociétés offshore, est une espèce d’industrie de la triche, de la fraude et de la combine». Par ailleurs, l’eurodéputé a jugé que «dès lors que le PDG de la banque [Frédéric Oudéa-NDLR] ment ouvertement devant des parlementaires et sous serment, on est en droit de dire qu’on ne peut plus avoir confiance en elle. Par conséquent, ce qui est à l’ordre du jour, c’est plutôt sa mise sous tutelle ou sa réquisition». Pour Jérôme Kerviel, également interrogé sur France-Info, «on fait mine de découvrir aujourd’hui des choses qui étaient sues de tout le monde depuis des années et des années». «La Société générale a menti sous serment devant la représentation nationale, il y a une sorte d’impunité que j’ai connue dans mon dossier, et qu’on retrouve dans ce dossier-là», a estimé l’ancien trader. Enfin, David Koubbi a déclaré, pour sa part, que «Société générale est impliquée dans des dossiers où elle est responsable et où il suffit qu’elle prétende pour être crue, et la question qu’on pose est qui la protège et pourquoi ?».
Francis Weber, l’ancien directeur financier du groupe Réunica, rejoint le conseil de surveillance de l’entreprise d’investissement indépendante Compagnie Financière Jacques Coeur (CFJC). L’intéressé est également vice-président de l’AF2I (Association Française des Investisseurs Institutionnels).Diplômé de Sciences Po Paris et titulaire du DECS, Francis Weber débute comme contrôleur de gestion chez un grand distributeur de produits électroniques, puis poursuit sa carrière dans la gestion financière institutionnelle (organismes de retraite ANEP-CRICA-RETRAITES UNIES), en devenant directeur financier du groupe Réunica, poste qu’il occupe jusqu’en 2015.
Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM) vient de recruter Annelie Fearon pour étoffer son équipe dédiée aux obligations convertibles, également composée d’Alina Epifantseva et de Thibaut Bailly. Auparavant, elle travaillait chez Cheyne Capital Management.Le segment des obligations convertibles d’EdRAM est installée à Londres depuis 2015, sous la responsabilité de Laurent Le Grin. Intégré au pôle «Dettes d’entreprises » dirigé par Kris Deblander et rassemblant 15 experts en obligations privées, le pôle représente plus de sept milliards d’euros d’encours sous gestion, dont 1,9 milliard relatif aux obligations convertibles (1,2 milliard d’euros en convertibles européennes et 700 millions en convertibles internationales).
Le groupe bancaire britannique Barclays a annoncé, ce jeudi 7 avril, la signature d’un accord avec Bank of Singapore Limited, filiale à 100% du groupe Oversea-Chinese Banking Corporation Limited (OCBC Bank) portant sur la cession de ses activités de gestion de fortune et de gestion d’actifs (« Wealth and Investment Management » ou WIM) à Singapour et à Hong Kong. Dans le cadre de sa large revue d’activités en mars 2016, Barclays avait en considéré que ces activités n’étaient plus cœur de métier pour l’établissement. Le montant de l’opération s’élève à 320 millions de dollars, soit 1,75% des actifs sous gestion de l’activité WIM à Singapour et à Hong Kong qui, à fin 2015, ressortaient à 18,3 milliards de dollars. La transaction, qui doit obtenir le feu vert des autorités réglementaires compétentes, devrait être finalisée d’ici la fin de l’année 2016.
La banque néerlandaise Rabobank lance un fonds de 40 millions d’euros qui investira à un stade précoce dans des sociétés de technologies financières, rapporte Financial News.
Les levées des fonds de private equity demeurent dynamiques, note L’Agefi qui reprend les données de Preqin. Au premier trimestre, 151 fonds ont atteint leur closing final pour 71 milliards de dollars (62,4 milliards d’euros),contre 67 milliards il y a un an. Malgré l’absence de clôture de fonds asiatiques, le segment des fonds de LBO (leverage buy-out) fait preuve d’un dynamisme particulièrement marqué, avec des levées en hausse de 52% sur un an à 44 milliards de dollars. Si le premier trimestre a, comme à l’accoutumée, marqué une pause par rapport à la fin de l’année, l’intérêt des investisseurs institutionnels pour la classe d’actifs ne semble pas s'émousser. L’Agefi souligne que selon la troisième édition de l'étude d’EY consacrée au secteur, le capital-investissement est la classe d’actifs alternative préférée de 47% des investisseurs, devant les infrastructures (21%) et l’immobilier (16%).
La Caisse des Dépôts a déjà reçu des marques d’intérêt pour son futur fonds Novess dédié à l’économique sociale et solidaire, rapporte L’Agefi. Selon une source proche du dossier cité par le quotidien financier, AG2R La Mondiale, la Maif, la Macif ou le Crédit Coopératif pourraient s’engager au côté du groupe public, qui devrait abonder le fonds à hauteur de 25% à un tiers de son montant total. Le fonds Novess devrait compter deux tranches de 50 millions d’euros. Le choix de son gestionnaire d’actifs doit être arrêté d’ici à l’été.
Depuis la crise de 2008, les sociétés de gestion indépendantes en Europe avaient régulièrement affiché des collectes supérieures à celles des filiales de banques et d’assureurs. Mais ces toutes dernières années, c’est l’inverse qui se produit, note Cerulli Associates dans une nouvelle étude. Entre 2009 et 2013, pour 10 euros qui étaient investis dans le secteur, 1 euro allait aux sociétés de gestion captives et 9 euros aux acteurs indépendants. Mais depuis 2014, pour 3 euros de collecte, seulement 1 euro se dirige vers les indépendants.« Les banques ont réorganisé leurs sociétés de gestion captives car elles s’inquiètent de leurs marges », explique Barbara Wall, managing director Europe de Cerulli. « L’un des catalyseurs a été le retour des investisseurs retail de masse sur le marché des fonds, un groupe d’investisseur qui est traditionnellement dans le viseur des canaux captifs. Cerulli ne pense pas que cela va profondément changer la donne pour les fournisseurs de fonds tiers qui se concentrent habituellement sur le segment high net worth du marché ».Les gestionnaires tiers vont profiter de la croissance des actifs des fonds de fonds, note Cerulli. Les banques ont dopé leurs encours dans les fonds de fonds sur des marchés comme l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas. Cela leur permet de garder une forte rentabilité en s’octroyant une part des frais de gestion, tout en négociant les frais des gérants tiers. Angelos Gousios, directeur associé chez Cerulli, note que ce canal de distribution a connu une croissance cumulée de 43 % ces dernières années, portant le total de la collecte nette à 158 milliards d’euros. Par ailleurs, Cerulli observe la montée en puissance des services de conseil automatisé en investissements, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne, qui ouvrent la marche. « Les banques sont mieux positionnées pour profiter de cette tendance, mais il y aura de la place pour les acteurs indépendants et les fournisseurs de fonds qui souhaitent entrer sur ce marché », conclut Barbara Wall.
Les ETF européens ont enregistré sur les trois premiers mois de cette année des souscriptions nettes de 5,7 milliards d’euros, soit un niveau 80 % en deçà du montant levé au premier trimestre 2015, indique Lyxor dans son dernier baromètre des tendances mensuelles sur le marché des ETF européens. L’encours total sous gestion est en baisse de 3% par rapport à la fin de l’année 2015, à 439 milliards d’euros, avec un impact marché négatif de 3,1%.En mars seulement, les ETF européens ont enregistré des souscriptions nettes de 4,1 milliards d’euros. Le marché a été porté par les ETF obligataires qui ont drainé 5,7 milliards d’euros, soit le niveau le plus élevé sur un an. Il est intéressant de noter que les flux entrants sur les emprunts d’Etat ont principalement été axés sur les ETF émergents (avec un plus haut d’un an à 850 millions d’euros), les emprunts d’Etat des marchés développés enregistrant pour leur part des sorties de capitaux à hauteur de 776 millions d’euros. Les ETF actions ont pour leur part subi des sorties nettes de 2 milliards d’euros pour le deuxième mois consécutif (-2,4 milliards d’euros en février). Les ETF actions européennes et japonaises ont été touchés par ces sorties de capitaux, les investisseurs doutant de plus en plus de l’efficacité des politiques accommodantes mises en place par les banques centrales, note Lyxor. Les ETF européens ont enregistré 3,4 milliards d’euros de décollecte en mars, le deuxième mois en négatif depuis le début de l’année. Les flux au niveau des ETF actions asiatiques sont également ressortis négatifs, avec -571 millions d’euros. Les actions émergentes ont quant à elles fortement rebondi, enregistrant des entrées de capitaux à hauteur de 1,3 milliard d’euros, un plus haut inédit depuis un an.
Le gestionnaire d’actifs britannique Liontrust Asset Management (Liontrust) a annoncé, ce 7 avril, la conclusion d’un accord portant sur l’acquisition de l’activité de gestion des fonds European Income de la société Argonaut Capital Partners. Cette activité European Income comprend notamment les fonds FP Argonaut European Income et FP Argonaut European Enhanced Income. Olly Russ, gérant de ces deux fonds, rejoindra Liontrust en qualité de responsable de l’activité European Income à l’issue de la finalisation de la transaction. Grâce à cette opération, Liontrust met la main sur 298 millions de livres d’encours supplémentaires. Dans le détail, en date du 1er avril 2016, le fonds FP Argonaut European Income affiche 168 millions de livres d’actifs sous gestion tandis que le fonds FP Argonaut European Enhanced Income gère 130 millions de livres d’encours. Par ailleurs, à l’issue de la transaction, Liontrust lancera les fonds Liontrust European Income et Liontrust European Enhanced Income et fusionnera donc les fonds FP Argonaut European Income et FP Argonaut European Enhanced Income au sein de ces deux nouveaux produits. « Olly Russ assurera la gestion de ces deux fonds en utilisant la même stratégie d’investissement que celle actuellement à l’œuvre pour les fonds FP Argonaut European Income et FP Argonaut European Enhanced Income », annonce Liontrust.Le montant de l’opération, payée en cash, est équivalent à 1,5% des actifs sous gestion transférés. Ainsi, sur la base des encours au 1er avril 2016, soit 298 millions de livres, le montant de l’opération s’élève à 4,47 millions de livres.En parallèle de cette annonce, Liontrust a également dévoilé quelques indications sur son activité à l’issue de son exercice annuel fiscal clos au 31 mars 2016. Ainsi, à fin mars 2016, ses actifs sous gestion s’élèvent à 4,79 milliards de livres, en hausse de 7% par rapport à fin mars 2015 (4,49 milliards de livres). Au cours de l’exercice écoulé, Liontrust a enregistré une collecte nette de 255 millions de livres dont 92 millions de livres au cours du dernier trimestre clos au 31 mars 2016.
Barry Norris prend le contrôle de la totalité du capital de la société de gestion Argonaut qu’il avait co-fondée en 2005, annonce un communiqué.Cela signifie qu’Oliver Russ, également fondateur, et Standard Life Investments vont sortir du capital. La société de gestion écossaise avait hérité d’une participation minoritaire lors du rachat en 2014 d’Ignis Asset Management, laquelle avait accompagné Argonaut lors de sa création. Dans ce cadre, Oliver Russ quitte la société de gestion spécialiste des actions et rejoint Liontrust (lire par ailleurs). Il emporte avec lui les fonds European Income (169 millions de livres) et Enhanced Income (131 millions de livres). Argonaut se recentre ainsi sur les stratégies European Alpha, pan-European Alpha et Absolute Return, qui représentent plus de 1,1 milliard de livres d’encours. Enfin, Jonathan Polin, le CEO de Sanlam, est nommé président (« chairman ») d’Argonaut Capital. L’intéressé est une connaissance de longue date de Barry Norris puisqu’il a contribué à la création d’Argonaut lorsqu’il était chez Britannic Asset Management, devenu plus tard Ignis…
George Godber et Georgina Hamilton, les deux gérants de Miton Group qui ont récemment décidé de démissionner de leur poste, vont rejoindre Polar Capital, a appris Fund Strategy. Les deux intéressés géraient les fonds UK Value Opportunity (869 millions de livres d’encours) au sein de Miton Group. George Godber et Georgina Hamilton rejoindront Polar Capital à l’issue de leur préavis de 12 mois et 6 mois respectivement.
Le groupe EFG International va proposer à la prochaine assemblée générale du 29 avril une augmentation de capital d’un maximum de 81,7 millions d’actions d’une valeur nominale de 0,50 franc suisse l’unité dans le cadre du financement de l’acquisition de la banque tessinoise BSI. Le prix de souscription des nouveaux titres émis sera d’au moins 6,12 francs suisses, précise le gestionnaire de fortune suisse dans un communiqué diffusé le 7 avril.Le conseil d’administration soumettra également à l’approbation des actionnaires la création d’un nouveau capital autorisé à concurrence de 76 millions d’actions d’une valeur nominale unitaire de 0,50 franc pour le brésilien BTG Pactual, actuel propriétaire de BSI, qui lui seront remises à la finalisation de la transaction, indique le communiqué.Au vu de l’augmentation proposée, le groupe zurichois a indiqué qu’il allait mettre un terme aux engagements des banques internationales pour une souscription massive, mis en place lors de l’annonce de la reprise de BSI.EFG va par ailleurs proposer à l’assemblée d'élire John Williamson à la présidence du conseil en remplacement de Niccolò Burki, qui devrait reprendre la vice-présidence. John Williamson a été directeur général (CEO) de l'établissement suisse entre juin 2011 et avril 2015. Steve Jacobs devrait faire son entrée au conseil en tant que représentant de BTG, ainsi que Roberto Isolani, pour autant que la participation du groupe brésilien dans la banque fusionnée dépasse les 25% à la clôture de la transaction. Leur élection reste cependant soumise au feu vert de l’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma). Robert Chiu, administrateur depuis 2014, n’est pas candidat à sa réélection.Les actionnaires se verront proposer comme annoncé précédemment le versement d’un dividende inchangé de 0,25 franc suisse par action au titre de l’exercice écoulé. L’action sera traitée hors dividende le 3 mai et le versement effectif est programmé pour le 6 mai.
Julius Baer a engagé David Shick pour succéder à Kaven Leung à la tête des activités de banque privée en Chine, avec effet immédiat. Le nouveau venu a auparavant exercé des postes à responsabilités pour Credit Suisse et UBS dans la région, précise un communiqué publié le 7 avril. David Shick sera rattaché directement à Jimmy Lee, en charge des activités du groupe dans la région Asie-Pacifique.
Malgré les turbulences sur les marchés, le groupe Mirabaud, et notamment Mirabaud Asset Management, a enregistré de bons résultats au cours des trois premiers mois de l’année, entre autres une collecte nette positive substantielle, a indiqué à Newsmanagers Bertrand Bricheux, responsable marketing de Mirabaude AM, le 7 avril à Paris. A côté de ses trois principaux marchés que sont la Suisse, le Royaume-Uni et la France, le gestionnaire suisse espère développer ses activités cette année sur le marché italien où deux collaborateurs sont à pied d'œuvre depuis le début de l’année.Mirabaud va très prochainement lancer une solution d’investissement alternative de dette privée sous la forme d’un fonds fermé qui sera piloté par six gérants spécialisés, cinq américains et un britannique. La stratégie proposée dans toute l’Europe à une clientèle qualifiée investira dans le financement du crédit à la consommation, le secteur corporate et l’immobilier. L’objectif est de dégager une performance comprise entre 8% et 10% par an avec paiement de coupons trimestriels.En attendant, Bertrand Bricheux pousse les feux de son offre de fonds convertibles qui représente désormais un encours de quelque 500 millions d’euros gérés à Paris par quatre spécialistes de la classe d’actifs. Le fonds dédié à l’Europe par exemple a dégagé une performance de 8,25% en 2015, contre 5,5% pour l’indice de référence. En complément de son fonds global qui va prochainement avoir trois ans de track record, Mirabaud a lancé l'été dernier un fonds global avec un filtre ESG qui affiche d’ores et déjà un encours de 50 millions d’euros.L’autre stratégie, dont Bertrand Bricheux attend beaucoup, est le fonds de petites capitalisations européennes géré par Ken Nicholson, le transfuge de Standard Life Investments qui a rejoint Mirabaud en décembre dernier. Chez Standard Life, la stratégie similaire mise en œuvre par Ken Nicholson affichait une surperformance de l’ordre de trois points de pourcentage par an par rapport à l’indice...
La Caisse de dépôt et placement du Québec investit 18 millions de dollars pour la mise en place d’une nouvelle entité de Moment Factory, un chef de file du divertissement établi à Montréal et reconnu à travers le monde. Cette nouvelle entité se consacrera aux infrastructures multimédia permanentes. Bien connue pour ses œuvres multimédia qui ont été des plus remarquées dans le monde, Moment Factory installera ses projets créatifs de façon plus durable dans de grands espaces publics tels que des aéroports, des centres commerciaux, des casinos, des stades et des amphithéâtres, pour animer ces lieux urbains et en valoriser l’architecture.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Of 23 retail funds studied by the Financial Conduct Authority, seven do not clearly describe the way in which they are managed in the key investor information document (KIID). Of this group, five use an index-based approach “which should have been disclosed,” and another uses jargon which may not be understood by retail investors, the British regulator reveals. “It is important for asset management firms to ensure that the description of their products is clear and correct, because investors and financial advisers take investment decisions for authorised funds on the basis of this information. That includes disclosing whether the funds have a strategy based on an index, and whether the flexibility of the manager to invest differently from this index is limited,” it says. The FCA is carrying out a study of 23 funds and four mandates from 19 British asset management firms, to verify that they are being managed in line with the expectations of investors, and published the results on 7 April. Although overall it is satisfied with the situation, the British authority has observed some shortfalls. In the midst of a controvery surrounding ‘closet trackers,’ or funds which pretend to be active, it has found that three actively-managed equity funds use enhanced index-based strategies without revealing this. The regulator also calls the attention of asset mangement firms to the issue of funds which are no longer actively sold. It has identified four in its sample, and all of these pose problems. “The investment strategy was not clearly divulged to clients in any of the funds, and in one case the governance of the firm did not ensure fair treatment of clients,” the FCA says. Lastly, the authority observed that some asset management firms do not actively monitor the distribution of their funds. They are also responsible as providers of distributed third-party fund products.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } “The government is planning to introduce measures to direct savings to companies and promote the development of specialist asset management instruments. To that end, we are looking attentively at the experiences of other countries introducing individual savings plans,” said the Italian minister of the economy, Pier Carlo Padoan, at the seventh annual Salone del Risparmio, being held in Milan until 8 April, according to a statement. Tommaso Corcos, the new chairman of Assogestioni, the Italian association of asset management professionals, has also spoken about the need to introduce fiscal incentives in Italy for long-term household investment, through this new individual savings plan (PIR). “PIRs will make it possible to respond effectively to the needs of investors who require strong incentives to invest in the equity market and extend their investment horizons, and to those of businesses which can then count on stable resources for the production of goods and services.”
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Julius Baer has recruited David Schick to suceed Kevin Leung as head of private banking activities in China, effective immediately. The new recruit had previously served in senior positions for Credit Suisse and UBS in the region. Schick will report directly to Jimmy Lee, head of the activities of the group in the Asia-Pacific region.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } National regulators have significant room for improvement in their activities to regulate consulting for retail investors, the European Securities Markets Authority (ESMA) estimates in an evaluation of practices compared with the requirements of the MiFID directive. In general, most national regulators have good understanding of the functioning of the advising market in their various jurisdictions, and they very regularly examine methods of distribution and business models at asset management firms. But regulators could implement much more proactive supervision approaches, and also strengthen application of the regulation. Most regulators have announced that they use a wide variety of tools to monitor the main aspects of advising, and its appropriateness for various clients, but only a minority of regulators have provided specific information about the tools used to supervise compliance with regulatory requirements. Regulators have only rarely levelled fines or imposed restrictions on the activities of firms which do not respect regulations. Many regulators estimate that supervision alone is enough to resolve issues. In many cases, ESMA estimates that regulators could improve communications with participants about their supervision, the application of regulations, and their observations concerning the industry.