AXA Investment Managers Deutschland va fusionner le fonds actions Axa Deutschland avec le fonds Axa Europa à compter du 31 décembre 2016. A l’origine de cette décision de fusion, la forte décollecte observée sur le fonds Axa Deutschland. Selon les données de Morningstar, le fonds dédié à l’Allemagne affichait un encours de 22 millions d’euros, tandis le fonds Europa ne comptait plus que 14 millions d’euros d’actifs sous gestion. Une gestion efficace des deux portefeuilles n'était dès lors plus possible.
Degroof Petercam envisage la liquidation de deux fonds de fonds, DPAM FoF B Balanced et DPAM FoF B Equities, en raison d’un niveau insuffisant d’actifs dans les deux compartiments de la Sicav DPAM FoF B Sicav, rapporte Investment Europe. Au 29 novembre, le DPAM Fof B Balanced avait 10,35 millions d’euros d’encours sous gestion. Le DPAM FoF B Equities était à 26,97 millions d’euros d’encours.
La directrice financière du Fonds de réserve pour les retraites (FRR), Salwa Boussoukaya-Nasr, a indiqué vendredi à Bloomberg vouloir réduire le poids des obligations assimilables du Trésor (OAT) dans les actifs du fonds de pension français, qui gérait 36,3 milliards d’euros à fin 2015. «Sur la base d’un raisonnement purement financier, tout le portefeuille devrait être échangé, a-t-elle déclaré. Nous avons un confortable ratio de financement excédentaire, nous pouvons nous permettre de prendre plus de risque.» Dans un autre entretien à L’Agefi, Yves Chevalier, membre du directoire du FRR, a précisé que le conseil de surveillance «actualisera peut-être son allocation stratégique en avril prochain, au moment du paiement de 2,1 milliards d’euros à la Cades (Caisse d’amortissement de la dette sociale)». «Il n’y aura pas de grande rotation, ajoute-t-il. Nous ne substituerons pas le portefeuille entier d’obligations souveraines françaises mais nous continuerons certainement à réduire progressivement son poids, comme nous l’avons déjà fait ces dernières années face à la baisse des rendements.»
La communauté des family offices s’est enrichie le 2 décembre d’un nouvel acteur, Letus Private Office. Ce cabinet de gestion de patrimoine à destination des clients dits «Ultra High Net Worth Individuals» a été pensé et fondé par des professionnels de la banque privée, de l’assurance et du droit. Sébastien Verdeaux, président co-fondateur de la nouvelle structure, estime que le métier de la banque privée est en pleine mutation en raison, d’un côté, du durcissement de la réglementation, de la pression sur les marges, de la révolution digitale, et aussi, de l’autre côté, de l'évolution des besoins des clients. Et il semble bien placé pour en juger après avoir passé toute sa carrière en tant que banquier privé, d’abord chez Credit Suisse à Paris puis chez J.P. Morgan, également à Paris. «Après plus de quinze années passées en banque privée, je me sentais de plus en plus limité dans l’accompagnement de mes clients. C’est à leurs côtés que j’ai mûri l’idée de développer une offre qui leur serait spécialement adaptée», a expliqué Sébastien Verdeaux à l’occasion d’un point de presse. Selon sa philosophie d’approche, un entrepreneur doit pouvoir être en mesure d’avoir une lecture facile et rapide des enjeux globaux de la gestion de son patrimoine, afin de pouvoir se concentrer sur le développement de sa société et sur sa vie personnelle. Les investissements, la structuration juridique et fiscale ou encore les démarches administratives nécessitent un accompagnement spécifique par divers intervenants spécialisés.Ces contraintes ont amené Thierry Gillier, fondateur de Zadig & Voltaire, à s’intéresser à la démarche de Sébastien Verdeaux et à devenir l’un des actionnaires de référence de Letus Private Office. «Entrepreneur depuis plus de 30 ans, je suis un client habitué de la banque privée. La complexification de l’environnement financier mais également l'évolution de mon patrimoine ne me permettaient plus d'être accompagné par des intervenants pluriels qui détenaient et géraient mes fonds en même temps», explique-t-il.Letus Private Office a ainsi l’ambition d’accompagner les entrepreneurs à succès d’aujourd’hui et de demain, en leur apportant notamment une capacité d’exécution moderne, alimentée par le digital. Dès le printemps 2017, le family office envisage de lancer une application mobile. «La digitalisation est un enjeu majeur dans le secteur des services financiers. Les entrepreneurs sont aujourd’hui extrêmement mobiles et doivent pouvoir avoir une visibilité de leur situation patrimoniale à tout moment et sur tous supports. Letus Private développe un outil qui permettra à ses clients d’avoir une vision globale de leur patrimoine financier et non financier», a commenté Romain Niccoli, autre actionnaire de Letus, et plutôt bien placé pour évaluer l’offre de la société puisqu’il est co-fondateur de Critéo, spécialiste de la publicité numérique.L’effectif, actuellement de quatre personnes, devrait s’enrichir au fil des prochains mois, avec notamment des chargés de clientèle expérimentés. Courant 2018, la société prévoit l’ouverture d’un bureau à l'étranger en fonction des besoins de la clientèle. Le ticket d’entrée a été fixé à 30 millions d’euros, dont au moins 5 millions d’euros d’actifs financiers. L’objectif à trois ans est d’atteindre la barre du milliard d’euros en termes d’encours sous supervision.Le modèle économique de Letus Private Office illustre également la volonté de se projeter dans l’avenir avec la mise en place d’une rémunération sous forme d’honoraires payés par le client. «Ce mode de facturation est la garantie de l’alignement complet d’intérêts avec nos clients», a souligné Anice Chlagou, directeur général et co-fondateur de Letus. En outre, ce modèle est parfaitement conforme aux évolutions réglementaires en cours et anticipe les obligations de transparence liées à MiFID 2 ou à PRIIPS.Le capital de Letus Private Office est détenu majoritairement par ses quatre fondateurs, à savoir, outre Sébastien Verdeaux), Anice Chlagou, un expert en assurance-vie, notamment chez J.P. Morgan Paris et chez Lombard Odier Genève; Aurélie Pesle, responsable juridique et fiscal qui a travaillé dans de nombreux cabinets; et Jean Garbois, senior advisor, qui a une longue carrière dans la banque et qui déjà occupé des fonctions de senior advisor chez Groupama Banque et Rothschild & Cie. Trois actionnaires privés soutiennent également le projet. Outre Thierry Gillier et Romain Niccoli, la société de gestion Tikehau Capital, spécialisée dans la gestion alternative et qui gère près de 10 milliards d’euros.
Le groupe financier américain BNY Mellon, spécialisé notamment dans la gestion d’actifs, a annoncé que son conseil d’administration vient d’élire Linda Cook et Jennifer Morgan en qualité d’administrateurs indépendants. Ces deux arrivées portent à 14 le nombre d’administrateurs au sein du conseil, dont 13 indépendants.Linda Cook intégrera également les comités des risques, de la gouvernance d’entreprise et des nominations de BNY Mellon. L’intéressée, âgée de 58 ans, officie actuellement en tant que « managing director » et membre du comité exécutif d’EIG Global Energy Partners, une société d’investissement spécialisée dans le secteur de l’énergie. Elle est également directrice générale de Harbour Energy, un véhicule d’investissement dédié à l’énergie.Jennifer Morgan, 45 ans, va rejoindre les comités d’audit et des technologies de BNY Mellon. Elle officie depuis 2014 au poste de président pour l’Amérique du Nord de l’éditeur de logiciels SAP.
Amundi Private Equity Funds (Amundi PEF), filiale de capital-investissement du groupe Amundi, a annoncé, ce 2 décembre, le lancement d’un programme d’investissement dans des PME et ETI non cotées en Europe bénéficiant dans leur développement d’au moins une des cinq « mégatendances » du moment. Ces tendances sont : la technologie, la démographie, la mondialisation, l’environnement et les évolutions sociétales. Ce programme d’investissement cible les investisseurs français et européens à la recherche de rendement dans un environnement de taux bas et de sources de diversification, indique la société dans un communiqué. Amundi PEF vise une levée de fonds de 250 millions d’euros pour ce nouveau programme. « Depuis quelques années, les ‘mégatendances’ agissent comme des forces disruptives et bouleversent l’économie mondiale dans tous les secteurs, observe la société. Notre équipe constate qu’en Europe, malgré une économie atone, de nombreuses PME et ETI jouissent de croissances fortes. Le point commun de ces dernières c’est qu’elles bénéficient toutes d’au moins une des cinq ‘mégatendances’ identifiées. »Ce programme d’investissement a pour objectif la prise de participation minoritaire active en capital développement et en capital-transmission dans des entreprises ayant un management de qualité, un historique de rentabilité probant, des objectifs de croissance organique ou externe et des fondamentaux financiers solides. Le ticket moyen de ces prises de participation sera compris entre 10 et 35 millions d’euros avec un objectif de taux de rendement interne (TRI) par opération de 20% brut.
Laurent Tignard, qui a quitté la direction générale d’Edmond de Rothschild Asset Management cette année, rejoint Amundi en tant que directeur du multi-assets à destination des clients institutionnels. Ce poste était jusqu’ici, et depuis 2014, occupé par Raphaël Sobotka, lequel est nommé directeur du multi-assets à destination de la clientèle de particuliers. Il succède à Loïc Bécue, par ailleurs gérant du fonds Amundi Patrimoine, « qui a décidé de donner une nouvelle orientation à sa carrière », selon une porte-parole d’Amundi.Le duo sera rattaché à Vincent Mortier, directeur du pôle Métier Multi-Assets et par ailleurs directeur adjoint des gestions du Groupe Amundi.Laurent Tignard travaillait chez Edram depuis 2013. Auparavant, il était directeur général d’HSBC Global AM France.
Deutsche Bank Wealth Management a promu, avec effet au 5 décembre 2016, Kanas Chan au poste de responsable de l’activité pour l’Asie du Nord, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Elle remplace ainsi Lok Yim qui est devenu le responsable de l’activité de gestion de fortune pour l’ensemble de la région Asie-Pacifique à la suite du départ de Ravi Raju chez UBS Wealth Management.Kanas Chan, qui compte 20 ans d’expérience dans l’industrie financière, officiait précédemment au poste de responsable des marchés de capitaux pour l’Asie-Pacifique chez Deutsche Wealth Management. Elle a rejoint le groupe allemand en 2007 au poste de responsable de l’obligataire. Au cours de sa carrière, elle est également passée par Citi et DBS.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais NN Investment Partners (NN IP) a nommé Gopi Mirchandani au poste de directrice générale pour l’Asie et responsable de la division « Client Group » pour l’Asie hors Japon, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Basée à Singapour, l’intéressée prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier 2017, sous réserve du feu vert des autorités de régulation local. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, elle sera rattachée à Stan Beckers, le directeur général du groupe NN IP. Gopi Mirchandani remplace Shek Chee Seng, qui pilotait les activités asiatiques depuis 2013 et a décidé de quitter la société de gestion pour poursuivre d’autres opportunités de carrière.Gopi Mirchandani arrive en provenance de Fullerton Fund Management, une société de gestion basée à Singapour, où elle était responsable de la stratégie commerciale. Avant cela, elle avait travaillé chez Deutsche Asset Management et au sein de la Monetary Authority of Singapour.
Citant une étude réalisée par Fidelity auprès de 933 investisseurs dans le monde, 72% des institutionnels prévoient de renforcer leur exposition aux actifs illiquides, comme l’immobilier ou les infrastructures, en 2017 et 2018, rapporte le quotidien Les Echos. En parallèle, 64% des personnes interrogées pensent augmenter leur exposition aux obligations domestiques et 55% aux instruments monétaires. Autre enseignement notable : la volatilité inquiète surtout les fonds souverains (46 %), les régimes de retraite publics (31 %) et les compagnies d’assurances (25 %), tandis que les régimes de retraite privés se déclarent plus préoccupés par la faiblesse des rendements (38 %).
Renato Piffaretti a été nommé Head Real Estate Suisse de Swiss Life Asset Managers. Il prendra ses fonctions dans le courant du premier semestre 2017. Il sera directement subordonné à Stefan Mächler, chief investment officer du groupe Swiss Life. Dans ses nouvelles fonctions, Renato Piffaretti sera chargé de développer et d’appliquer la stratégie immobilière de Swiss Life Asset Managers en Suisse. Il se concentrera sur l’extension du portefeuille d’assurance et sur le développement des activités immobilières nationales et internationales pour la clientèle des fonds de placement et de la fondation de placement. Swiss Life détient un portefeuille immobilier privé de 20 milliards de francs (à fin juin 2016).Renato Piffaretti dirige le service Immobilier de La Bâloise Assurances depuis avril 2013. Auparavant, il a travaillé pendant 13 ans pour le secteur immobilier international d’UBS Global Asset Management, notamment de 2006 à 2013, comme gérant de fonds pour le UBS (CH) Property Fund - Swiss Mixed («Sima»), le plus grand fonds immobilier suisse.
Près de 85 % des 850 milliards d’euros gérés dans des fonds en Italie sont détenus par des particuliers, montre la dernière étude sur la distribution retail des fonds* d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Ces 723 milliards d’euros sont soit détenus directement par les particuliers (492 milliards d’euros), soit dans le cadre de gestions sous mandat (100 milliards) ou bien par le biais de contrats d’assurance-vie (131 milliards d’euros). Concernant la distribution directe de fonds et celle de gestions sous mandat, le canal de dominant est celui des banques, à respectivement 70 % et 85 %. Les conseillers financiers représentent 30 % de la distribution directe des fonds et 15 % de la distribution des gestions sous mandat. *"Mappa della Distribuzione retail dei fondi comuni (Quaderno di Ricerca 4/2016)»
Dans un communiqué sibyllin, UniCredit et Amundi annoncent aujourd’hui être entrés en négociation exclusive pour une possible vente des activités de Pioneer Investments à Amundi. Selon le Financial Times de ce matin, Unicredit pourrait vendre Pioneer, sa filiale de gestion d’actifs pour un montant proche de 3 milliards d’euros.
CaixaBank Asset Management (CaixaBank AM), la filiale de gestion d’actifs du groupe bancaire espagnol éponyme, a annoncé, ce 2 décembre, que son conseil d’administration a approuvé la nomination de Carmen Gimeno au poste de présidente non-exécutive. L’intéressée est également directrice de la gestion d’actifs et de l’assurance pour le groupe CaixaBank. Par ailleurs, Juan Bernal a été nommé nouveau directeur général de la société de gestion. Il officiait jusque-là en tant que directeur commercial de CaixaBank AM.Ces nominations interviennent alors qu’Asuncion Ortega, jusque-là présidente exécutive de CaixaBank AM, a décidé de prendre sa retraite après 10 ans à la tête de la société de gestion.CaixaBank AM, filiale à 100% du groupe CaixaBank, gère 53,5 milliards d’euros d’actifs au 30 septembre 2016.
Le groupe de services DP World, qui se présente comme un facilitateur d'échanges mondiaux, a annoncé le 2 décembre la création d’un véhicule d’investissement en partenariat avec la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), l’un des gestionnaires de fonds de caisses de retraite les plus importants en Amérique du Nord. La plateforme d’investissement totalise 5 milliards de dollars canadiens, soit 3,7 milliards de dollars US, DP World détenant une participation de 55 % et la Caisse, les 45 % restants, précise un communiqué. La plateforme investira dans des ports et terminaux à l’échelle mondiale (excluant les EAU) pendant le cycle de vie de l’actif, notamment dans les pays classés favorables à l’investissement (« investment grade countries »). De plus, la plateforme investira principalement dans des actifs existants, mais pourra investir jusqu’à 25 % dans de nouvelles installations. À travers la plateforme, DP World partagera les occasions d’investissement avec la Caisse, et celle-ci aura l’option d’investir conjointement avec DP World. Deux terminaux à conteneurs canadiens de DP World, situés sur la côte du Pacifique à Vancouver et à Prince Rupert, représenteront les premiers actifs du véhicule d’investissement. La Caisse fera l’acquisition d’une participation de 45 % dans les deux actifs pour un total de 865 millions de dollars canadiens (640 millions de dollars américains).
En dehors de la Bourse de Milan, la quasi-totalité des places financières européennes progressaient lundi, au lendemain du rejet massif du projet de réforme constitutionnelle et de la démission du Premier ministre italien Mateo Renzi.
L’Autorité européenne de supervision des assurances et des fonds de pension (Eiopa) a publié vendredi des propositions sous forme de discussion paper, visant à harmoniser les règles de résolution des assureurs. Le document pointe du doigt l’hétérogénéité et l’insuffisance des dispositifs existants en Europe. Ainsi, beaucoup d’Etats membres n’ont pas d’outil de gestion de crise, d’exigence de plans de résolution de manière pré-emptive, ou même d’autorité de résolution clairement désignée. En France, par exemple, la création d’un régime de résolution pour les assureurs est seulement prévue dans le projet de loi Sapin 2. L’Eiopa propose d'établir un degré minimum d’harmonisation. Sa consultation est ouverte jusqu’au 28 février.
Le candidat indépendant Alexander Van der Bellen, ex-dirigeant écologiste, est sorti vainqueur de l'élection présidentielle en Autriche avec 53,3% des voix, sur la base des dernières estimations disponibles. Le candidat du FPÖ (extrême droite) Norbert Hofer, obtiendrait 46,7%. Le directeur de campagne de Norbert Hofer a reconnu la victoire du candidat indépendant, fustigeant «l’establishment». Norbert Hofer (45 ans) avait été battu de justesse le 22 mai, mais le résultat du scrutin avait été annulé par la Cour constitutionnelle en raison d’irrégularités dans le dépouillement des votes par correspondance. Alexander Van der Bellen a placé l’exemple du Brexit au coeur de sa campagne, en accusant son adversaire de vouloir faire subir à l’Autriche un «Öxit» périlleux pour son économie et pour l’emploi. Le chef de l’Etat en Autriche dispose du pouvoir de nommer le chancelier et de révoquer le gouvernement; il est aussi le chef des armées.
Morningstar, spécialiste de la notation des fonds, va établir à Paris son activité de conseil financier pour l’Europe continentale. Le bureau parisien, aujourd’hui simple conseiller en investissement financier (CIF), devrait donc demander début 2017 un agrément pour devenir prestataire de services d’investissement (PSI). «Depuis le vote sur le Brexit, la perspective de la perte du passeport inquiétait nos clients. Nous avons donc pris la décision d’avoir non plus un, mais deux» PSI, explique Jean-François Bay, directeur général de Morningstar France, dans les Echos vendredi. Le deuxième PSI est le bureau de Londres, qui traitera la clientèle britannique.
Dans son neuvième rapport sur les risques et les faiblesses du secteur bancaire européen publié samedi, l’Autorité bancaire européenne (EBA) indique que si les 131 établissements qu’elle a supervisés ont renforcé leur solvabilité : le ratio moyen de fonds propres réglementaires Core Equity Tier 1 (CET 1) a progressé de 80 points de base (pb) entre juin 2015 et juin 2016, pour atteindre 13,6%. Le CET1 sans période transitoire (« fully loaded ») s’est renforcé de 110 pb, à 13,2%. Mais l’EBA relève deux menaces principales. Le taux moyen de créances douteuses demeure important : s’il a baissé, pour passer en moyenne de 6,5% à 5,4% dans l’ensemble l’Union européenne, il reste supérieur à 10% dans plus d’un tiers des pays membres. Autre danger, la faible rentabilité persistante des banques. Le rendement moyen de leurs fonds propres a reculé de plus de 100 pb, à 5,7%.
La Grèce espère qu’elle pourra tenter un premier retour sur les marchés financiers au premier semestre de 2017, préparation à un retour en bonne et due forme en 2018, estime son vice-Premier ministre Yannis Dragasakis. Dans un entretien au quotidien Efimerida ton Syntakton samedi, Yannis Dragasakis appelle les créanciers de la Grèce à faire une évaluation positive des progrès effectués par le pays dans le cadre de son plan de sauvetage lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue aujourd’hui à Bruxelles. Pour tester les marchés dès 2017, la Grèce doit pouvoir faire partie du programme de rachats d’actifs de la Banque centrale européenne (BCE), souligne Yannis Dragasakis.
Si la justice confirmait que le Parlement doit donner son feu vert préalable, l’opposition travailliste déposerait un amendement au texte de loi qui déclenchera le divorce officiel entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, a annoncé samedi le chef du Labour Jeremy Corbyn. La Cour suprême devra dire en janvier si le gouvernement a besoin du feu vert du Parlement avant d’invoquer l’article 50 du traité de Lisbonne pour commencer les négociations sur le Brexit. Le gouvernement a en effet intenté un recours contre une décision de justice favorable à l’approbation préalable du Parlement. Si la Première ministre Theresa May gagnait, le gouvernement pourrait invoquer l’article 50 du traité avant la fin du mois de mars. La Cour commence à examiner l’affaire aujourd’hui.
Les régulateurs bancaires américains doivent résister aux tentatives de remise en cause de règles qui ont été mises en place pour éviter une nouvelle crise financière, a déclaré vendredi Daniel Tarullo, l’un des gouverneurs de la Réserve fédérale (Fed) lors d’une conférence à Washington. Certaines règles pourraient être réexaminées, a ajouté Daniel Tarullo, mais «nous ne devons pas affaiblir les éléments essentiels du régime existant, qui notre prémunit contre une autre crise financière». Steven Mnuchin, choisi par le président américain élu Donald Trump pour le poste de secrétaire au Trésor, a critiqué mercredi dernier la loi Dodd-Frank, adoptée en 2010, la jugeant trop compliquée et nuisible au crédit et à la croissance.
Standard & Poor’s a annoncé vendredi avoir relevé de négative à stable la perspective attachée à la note souveraine de la Pologne. L’agence de notation indique ne plus être inquiète de voir le gouvernement tenter de saper l’indépendance de la banque centrale. En janvier, S&P avait abaissé à «BBB+" la note souveraine de la Pologne, l’assortissant alors d’une perspective négative. S&P a surpris les économistes, qui anticipaient une perspective inchangée. L’agence a en revanche réduit la prévision de croissance du PIB en 2016, de 3,5% à 3%.
Amundi vient d'annoncer le renforcement de son pôle métier Multi-Assets avec l’arrivée de Laurent Tignard comme Directeur du Multi-Assets à destination des clients institutionnels et de Raphaël Sobotka en tant que Directeur du Multi-Assets à destination de la clientèle de particuliers.
Schelcher Prince Gestion, société de gestion détenue à 85 % par le Crédit Mutuel Arkéa, a connu une année 2016 contrastée, avec une bonne collecte sur la dette non cotée et les fonds dédiés, mais des baisses d’encours sur le court terme et les obligations convertibles, annonce son directeur général, Sébastien Barbe. Ce dernier confie par ailleurs que sa société, en ligne avec la stratégie de sa maison mère, serait intéressée par des partenariats ou des acquisitions ciblées.
UniCredit et Amundi viennent d'annoncer via un communiqué être entrés en négociation exclusive pour une possible vente des activités de Pioneer Investments à Amundi.