Hyperion Insurance Group a annoncé ce 4 décembre que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a convenu d’acquérir une importante participation minoritaire dans le groupe. La Caisse investira plus de 400 millions de dollars américain, fournissant ainsi du capital de développement ainsi que des liquidités aux actionnaires actuels. La Caisse devient un partenaire de long terme de la croissance d’Hyperion, aux côtés de General Atlantic. La direction et les employés d’Hyperion demeurent les principaux actionnaires.Hyperion procédera également demain à un refinancement de sa dette, qui prévoit une prorogation et une modification du taux de sa facilité de crédit à terme existante jusqu’en 2024, et comprend l’émission d’une nouvelle dette primaire. De plus, Hyperion prolongera sa facilité de crédit renouvelable non encore utilisée. Conjugué à l’investissement de la Caisse, cela placera Hyperion dans une position avantageuse pour réaliser sa stratégie de croissance à moyen et à long terme. En effet, l’entreprise bénéficiera de capitaux et de liquidités considérables, soit plus de 300 millions de dollars pour des investissements futurs.La stratégie de croissance du groupe continuera de s’appuyer sur des acquisitions choisies de façon sélective et compatibles sur le plan de la culture d’entreprise. Le groupe envisage déjà différentes transactions en ce sens.
La division de gestion d’actifs de Deutsche Bank, Deutsche AM, a annoncé mardi qu’elle comptait afficher une collecte nette représentant 3% à 5% de ses encours à moyen terme. Cet objectif s’accompagne de la diminution à moins de 65% de son coefficient d’exploitation, qui s’est établi sur les neuf premiers mois de 2017 à 68%. Le taux de distribution des bénéfices aux actionnaires devrait quant à lui évoluer dans une fourchette de 65% à 75% du résultat net.
Crédit Mutuel Arkéa et Mandarine Gestion ont décidé de nouer un partenariat capitalistique et industriel pour renforcer leurs expertises sur la classe d’actifs actions européennes, indique un communiqué publié par la banque mardi.
Ce partenariat se traduit par l’entrée de Arkéa Investment Services au capital de la société de gestion de fonds actions, comme l'avait révélé L'Agefi, à hauteur de 15%.
La SEC, le gendarme de la Bourse américain, a remporté la procédure visant au gel d’urgence de la levée de fonds par cryptomonnaie (ICO, Initial Coin Offering) organisée par la société PlexCorps et son fondateur Dominic Lacroix. Ce dernier, qui a déjà été stoppé par l’Autorité des marchés financiers québécoise pour un projet similaire, promettait aux investisseurs de multiplier leurs mises par 13 en moins d’un mois. Sa société avait levé 15 millions de dollars depuis la commercialisation de l’ICO, baptisé PlexCoin, en août. Cette plainte auprès d’un tribunal fédéral est la première de la nouvelle unité Cyber Unit de la SEC, dédiée à la lutte contre les manquements dans le domaine des ICO et des technologies de registre.
Tikehau Capital a annoncé la cession en trois étapes de sa participation dans la société de promotion immobilière Nafilyan & Partners au développeur immobilier belge Immobel. La première étape a eu lieu le 2 décembre, via une augmentation de capital de Nafilyan, à l’issue de laquelle Immobel détient désormais 15% du capital. Par la suite, des options croisées permettront au groupe belge d’acquérir 36% supplémentaires du groupe français en 2019, puis le solde des actions et autres titres en 2020. Tikehau précise que la valorisation des titres ne dépassera pas les 130 millions d’euros. Le gestionnaire devrait réaliser un multiple estimé à 3 fois.
Le gouvernement britannique et l’Union européenne n’ont pas réussi à se mettre d’accord lundi sur les modalités de la sortie du Royaume-Uni, a annoncé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à l’issue d’un entretien avec Theresa May. Il s’est toutefois dit confiant dans la possibilité de parvenir à un accord avant le Conseil européen des 14 et 15 décembre. Londres et Bruxelles doivent s’entendre sur trois dossiers (la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, la facture du divorce et le statut des ressortissants européens résidant au Royaume-Uni après le Brexit), avant de passer à la seconde phase des négociations.
Echo Polska Properties (EPP), société néerlandaise d’investissements immobiliers cotée sur le JSE1, a annoncé l’acquisition de 12 centres commerciaux implantés en Pologne, pour 692,1 millions d’euros. EPP, contrôlé à 25% par le consortium Redefine Properties Limited, effectuera la transaction en 3 phases sur une période de 3 ans. Ce portefeuille totalise une surface commerciale utile de 446.500 m² pour plus de 620 magasins. Tous les actifs sont loués. Une fois l’achat conclu, mi-2020, EPP deviendra le premier propriétaire de centres commerciaux en Pologne, avec près de 1 million de m² répartis en 27 centres commerciaux.
Fidelity Investments a de nouveau annoncé hier que certains de ses clients ne pouvaient pas accéder à leurs comptes sur son site internet. «Nous avons appris que quelques clients éprouvaient des difficultés avec le site internet. Nous nous penchons sur ce problème et ferons le point rapidement», ajoute le courtier. C’est la deuxième fois en une semaine que Fidelity fait face à des difficultés techniques.
L’Ircantec, le régime de retraite complémentaire obligatoire du secteur public qui gère 9,8 milliards d’euros de réserves selon les principes d’investissement socialement responsable, a signé une convention de partenariat avec l’Anah en faveur de la lutte contre la précarité énergétique des logements des retraités les plus fragiles de de son institution. L’Ana, établissement public placé sous la tutelle des ministères en charge de la Cohésion des Territoires, de l’Action et des Comptes publics, a pour mission d’améliorer le parc de logements privés existants. L’Ircantec propose d’apporter une aide financière complémentaire de 1.500 euros en faveur de retraités modestes pour favoriser les travaux de rénovation énergétique dans leurs maisons. L’institution propose également un prêt social à taux zéro de 500 à 10. 000 euros sur 1 à 5 ans. L’expérimentation prévue pour un an concernera 200 foyers en Bretagne, Pays de Loire, Hauts de France, Grand Est et Nouvelle Aquitaine.
Thierry Giami conseiller à la direction des finances et de la stratégie, a été élu lundi soir à la tête de la SFAF. Il arrive à un moment charnière alors que la directive européenne MIFID 2 bouleverse le modèle économique de la recherche.
Le groupe Crédit Mutuel Arkéa doit annoncer, ce mardi 5 décembre, la nomination de Sébastien Barbe, 45 ans et ancien directeur général de Schelcher Prince Gestion, au poste de président des directoires d'Arkéa Investment Services (Arkéa IS).
Après un an et demi de travail, Crédit Mutuel Arkéa, à travers sa filiale de gestion d'actifs Arkéa Investment Services (Arkéa IS), est entré au capital de Mandarine Gestion, la boutique fondée par Marc Renaud. La prise de participation est limitée à 15% mais elle pourrait être amenée à évoluer. Cette prise de participation a été réalisée dans le cadre d'une augmentation de capital.
Compte tenu de ses engagements à long terme voire à très long terme, Agrica est structurellement acheteur de produits de taux. Mais la caisse de retraite se tourne actuellement vers le crédit pour profiter d’une remontée légère des spreads. Elle participe régulièrement à des émissions dans le domaine du crédit. Le groupe essaie aussi de profiter des mouvements de marché pour trouver du rendement. Il a profité des tensions sur les taux notamment avant les élections en France pour se renforcer sur ces actifs. Pour sa poche actions, Agrica commence à prendre ses bénéfices. Après avoir surpondéré les actions en début d’année, autour de 23 % pour son plus important portefeuille de prévoyance (dont l’allocation stratégique se situe à 20 %), la caisse a réduit en fin d’année cette proportion à 21 %. Agrica a commencé au milieu de l’année à prendre quelques bénéfices car elle considère que la classe d’actifs devient chère.
Fidelity Investments a de nouveau annoncé aujourd’hui que certains de ses clients ne pouvaient pas accéder à leurs comptes sur son site internet. «Nous avons appris que quelques clients éprouvaient des difficultés avec le site internet. Nous nous penchons sur ce problème et ferons le point rapidement», ajoute le courtier. C’est la deuxième fois en une semaine que Fidelity fait face à des difficultés techniques.
Le gouvernement britannique et l’Union européenne n’ont pas réussi à se mettre d’accord lundi sur les modalités de la sortie du Royaume-Uni, a annoncé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à l’issue d’un entretien avec Theresa May. «En dépit de tous nos efforts et des progrès importants que nous avons, avec nos équipes, réalisés ces derniers jours sur les questions en suspens, il n’a pas été possible de parvenir à un accord complet», a-t-il ajouté, tout en ajoutant: «Ce n’est pas un échec».
Echo Polska Properties (EPP), société néerlandaise d’investissements immobiliers cotée sur le JSE1, a annoncé aujourd’hui l’acquisition de 12 centres commerciaux (M1) implantés en Pologne, pour 692,1 millions d’euros. EPP, contrôlé à 25% par le consortium Redefine Properties Limited, effectuera la transaction en 3 phases sur une période de 3 ans.
A la tête des gestion d’actifs de BNP Paribas Cardif, qui gère 226 milliards d'euros d'encours, Olivier Héreil revient pour NewsManagers sur la politique d’investissement de la filiale d’assurances du groupe BNP Paribas. Principalement investie sur les actifs obligataires, la société se diversifie de plus en plus vers les dettes non cotées, le private equity et les infrastructures. Elle accentue également son engagement ISR, initié en 2008, en visant un doublement de ses investissements verts à horizon 2020.
The Next Estate Income Fund II (NEIF II) from BNP Paribas REIM has acquired the German headquarters of Fiat Chrysler Automobile in Frankfurt, from the German promoter Lang & Cie. The new operation increases the size of the fund to EUR750m, the firm states. The property has an area of about 10,000 square metres. The NEIF II fund, managed by BNP Paribas REIM Luxembourg, is a pan-European fund which offers diversification in the office sector in the Euro zone to instituitonal investors, with a distribution objective of 5%.
The independent company Financière d’Uzès, a specialist in collective management and wealth management, is completing a new external growth operation. “We have made several external growth operations, and we are preparing to finalise a new one by the end of the year,” writes Dominique Goirand, chairman and CEO, in a letter made available on his website. “It is an asset management firm which manages private clients, but also several innovative funds, which come in addition to the range of OPC vehicles from Uzès Gestion,” he adds, without offering more detail. When asked by NewsManagers, Financière d’Uzès was not able to respond before publication. In 2015, Financière d’Uzès acquired JFB Finances, a wealth management consulting firm based in Lille. In 2012, the firm acquired the Paris Lyon Gestion company, which became Uzès Gestion.
For the past ten days, insistent rumours have been pointing to an entry of Primonial into the capital of La Financière de l’Echiquier. On Friday morning, the operation was confirmed.The Primonial group will acquire a 40% stake in the company founded in 1991 by Didier Le Menestrel and Christian Gueugnier for an undisclosed sum. The group becomes a shareholder of reference, alongside the two founding shareholders, who are reducing their stake from 94% to 54%, but remain majority stakeholders. The remaining 6% is held by employees. The stake held by Primonial may grow to become a majority stake in the coming years.Christophe Mianné, a former Société Générale employee who joined Primonial in June to become deputy CEO in charge of asset management, will also take over the CEO of La Financière de l’Echiquier. Le Menestrel, who had been chairman and CEO, retains the position of chairman. Gueugnier will remain as deputy CEO at the firm.The operation is not one-way. La Financière de l’Echiquier will meanwhile acquire the financial asset management activities of Primonial. AltaRocca Asset Management and Stamina Asset Management, currently grouped under the Primonial Investment Managers brand. The two asset management firms, specialised in bond management in one case and in diversified and flexible management in the other, represent cumulative assets of EUR1.3bn and 20 employees, who will next year be united with personnel at La Financière de l’Echiquier at new premises.The acquisition allows La Financière de l’Echiquier, which had EUR8.8bn in assets under management at end October, to increase its assets to EUR10bn. It “confirms its place as an actor of reference in asset management and one of the top five independent asset management firms in France,” a statement says. “It will also strengthen its position in bond management and accelerate its growth, benefiting from large distribution capacities at Primonial,” the statement adds. Funds from La Financière de l’Echiquier will be sold by Primonial. “The shared ambition is to consolidate distribution in France and to acceleate in Europe, to reach EUR15bn in assets by 2021,” a spokesperson for La Financière de l’Echiquier says.For Primonial, the partnership with La Financière de l’Echiquier allows it “to obtain firepower in asset management comparable to that of PREIM for real estate, and to put synergies in place which will allow La Financière de l’Échiquier to reach EUR15bn ina ssets under management by 2021,” according to a spokesperson. In the mid-term, “the ambition is to position the company as an independent European actor of reference in asset management.” With La Financière de l’Echiquier, Primonial has assets of EUR25.4bn, compared with EUR16.6bn currently, and builds its presence abroad, where the company led by Le Menestrel has several offices.The operation, which remains subject to suspensive use conditions, including clearance from the French authority, the Autorité des Marchés Financiers, and the permission of the French competition watchdog, the Autorité de la concurrence, is expected to be completed by the end of first quarter 2018.
Credit Suisse Asset Management (Credit Suisse AM) has announced the opening of the subscription period for its new Credit Suisse (Lux) Global Digital Health Equity fund from 20 November, an equity vehicle focused on the theme of digital health. The fund includes a series of thematic investments by Credit Suisse, based on long-term trends, and makes these available to investors, the banking group says in a statement. “The concept of the digital health fund is based on the observation that the digital transition represents a revolution for the health care sector,” the banking group adds. “It has considerable potential to improve medical services and also to slow the rise of health care costs. With predicted growth of 15% per year, digital health is one of the segments in the health care sector where growth is the most rapid.” The objective for the management team is to find solid SME equities which are able to put innovative products on the market with signifiant commercial potential, and which generate at least 50% of their earnings from the digital health sector. The fund, domiciled in Luxembourg and compliant with the Ucits directive, is managed by Thomas Amrein and Christian Schmid. The subscription period runs until 13 december 2017, for an official launch on 14 December 2017.
The Shift Project, une association qui se présente comme un think tank œuvrant en faveur d’une économie post-carbone, a profité de la mise en place de l’article 173 avec effet au 30 juin 2017 pour analyser les rapports des 12 plus grandes compagnies d’assurance-vie. Son analyse ne porte que sur le risque climatique, bien que l’article de loi couvre un domaine plus large, celui de l’ESG (Environnement, social et gouvernance). Ces 12 sociétés (Sogecap, Predica, Cardif Assurance Vie, BPCE Vie, CNP Assurances, Generali Vie, Aviva Vie, Axa France Vie, Allianz Vie, ACM Vie, Groupama Gan Vie, La Mondiale) représentent les trois quarts des encours de l’assurance-vie (1.600 milliards d’euros environ).Premier constat, la loi LTECV étant non contraignante en étant fondée sur le principe « appliquer ou expliquer », sur les douze compagnies, une seule d’entre elles n’a pas produit de «Rapport 173" substantiel. Mais pour l’association, « ceci démontre l’engagement collectif fort du secteur pour la question du climat, au-delà des déclarations d’intention, et qui accompagne la mobilisation croissante de l’industrie financière sur le sujet ».Autre constat, le Rapport 173 concerne un groupe de sociétés rassemblant à la fois des activités d’assurance vie et des activités d’assurance IARD, voire d’assurance santé. Parfois même des activités internationales, comme l’autorise là aussi malheureusement la loi LTECV, commentent les auteurs. Grâce aux RSSF (Rapports sur la Solvabilité et la Situation Financière ) du panel, l’Observatoire 173 a pu tenter de reconstituer les volumes d’actifs correspondant à la seule activité d’assurance vie en France des sociétés vie. L’activité vie est en effet la plupart du temps très dominante en termes bilanciels pour les groupes ayant publié un rapport RSSF. Avec les rapports Article 173, on peut tenter – en première approximation – de transposer à ses encours vie des caractéristiques portant sur des montants plus larges, parce que consolidés.Une vingtaine de commentaires sont élaborés par l’Observatoire dont :- La qualité globale des Rapports 173 est assez hétérogène, par la quantité, la pertinence et la maturité des analyses. Certains sont remarquables.- Des rapports s’appliquent à des périmètres trop larges de sociétés d’un même groupe financier. Aucun rapport n’a été produit par la compagnie vie pour elle - même. Non focalisés uniquement sur l’activité vie, ces rapports ne sont pas directement exploitables pour informer précisément les millions de porteurs d’épargne en assurance vie concernés.- Beaucoup d’indicateurs quantitatifs produits par les compagnies sont trop mal définis. Ils seront probablement difficilement utilisables dans les années à venir, et ne pourront servir de référence pour mesurer rigoureusement des tendances. Aucun de ces chiffres ne semble avoir fait l’objet d’une démarche de certification ni d’un audit externe.- Beaucoup de Rapports 173 laissent clairement entendre qu’il s’agit d’une première étape.- Beaucoup de Rapports 173 ont été réalisés avec l’aide de la société de gestion d’actifs appartenant au même groupe financier dont fait partie la compagnie. Une telle approche de « délégation » a ses limites, et s’il peut être souhaitable de s’appuyer dans un premier temps sur des expertises externes pour un sujet nouveau comme le risque climat, l’importance de l’enjeu plaide pour la constitution d’expertise interne dans ces grandes institutions.- Un groupe de trois compagnies vie se distinguent dans le panel par la qualité de leur Rapport 173. Elles font preuve d’un certain volontarisme au sein du secteur, et leurs bonnes pratiques pourraient éventuellement inspirer leurs confrères.- L’essentiel des analyses des Rapports 173 porte sur les fonds généraux des compagnies, qui représentent plus de 80% de l’épargne collectée. L’Observatoire 173 espère une extension aux UC (Unités de compte) en 2017, et un dialogue constructif avec les sociétés de gestion françaises, qui souvent assurent la gestion financière de ces UC, sur ce sujet.- La précision sur les méthodologies employées est trop souvent absente dans les rapports, notamment en matière de périmètre analysé.- Beaucoup de compagnies ont réalisé et fait réaliser un travail d’analyse de leur portefeuille de titres gérés dans leur fonds général, très souvent d’une partie de ce portefeuille, suivant des métriques qui sont celles préconisées dans le rapport final de la TCFD (« intensité carbone » ou « empreinte carbone »). Comme l’indique la FFA (Fédération française de l’assurance) dans son intéressant rapport de février 2017 sur le sujet, « la mesure de l’empreinte carbone des actifs n’est pas obligatoire mais représente un des éléments de réponse possibles ».- Quelques compagnies signalent le caractère réducteur d’une telle analyse de portefeuille en ayant recours à de telles métriques, jugées simplistes. Certaines compagnies se sont lancées dans des travaux de R&D pour aller plus loin ; ou bien ont enrichi ces mesures jugées « statiques » grâce à d’autres méthodes (par exemple : sur le scope 3 des émissions indirectes de gaz à effet de serre (GES), en amont et parfois en aval ; sur le CO 2 évité ; ou encore sur la « part verte » des investissements en portefeuille ; sur l’écart du portefeuille avec une trajectoire 2°C ...).- La plupart des compagnies se prévalent d’investissements ciblés, de type green bond, ou autres. Le montant total des investissements ciblés est faible en regard du total des actifs considérés du panel, qui s’élève à plus de 1.350 milliards d’euros.- Les compagnies ont généralement intégré les disparités des différents secteurs d’activité (pétrole et gaz ; énergéticiens ; transport ...) qu’elles ont en portefeuille, quant à leur sensibilité à la transition énergétique, du fait de leurs émissions de gaz à effet de serre directes (énergie), ou indirectes (transport).- La plupart des compagnies ont mis en œuvre des stratégies sectorielles d’investissement, et notamment de désinvestissement dans le secteur charbonnier (extraction et production d’électricité). La question polémique du nucléaire n’est presque jamais évoquée.- Le secteur des entreprises « financières » est très présent dans les portefeuilles d’investissement des compagnies vie en France. Il représente environ la moitié des investissements en obligations d’entreprises. On peut certes estimer pouvoir se contenter des scopes 1 et 2 pour les obligations des entreprises « non financières », mais un traitement trop « simpliste » des obligations des entreprises « financières » selon les mêmes critères, soit pour environ un quart de l’ensemble du portefeuille obligataire des compagnies, mériterait pour le moins un commentaire- Toutes les compagnies du panel ont des portefeuilles d’investissements immobiliers, majoritairement en direct, qui souvent représentent de 4% à 7% des actifs gérés. Les Rapports 173 accordent une large place à cette classe d’actifs, notamment du point de vue ESG, avec de nombreuses initiatives des compagnies : labellisation ; analyse et diagnostic énergétique de parc ; promotion de baux « verts » ; mobilisation des acteurs de la filière ; mesure de performance des travaux de rénovation ; parfois objectifs quantifiés de baisse de consommation ... Si l’Observatoire 173 note une réelle mobilisation de ce secteur très spécifique, il perçoit qu’elle a été centrée historiquement sur une approche « développement durable » qui a mis plus l’accent sur l’efficacité énergétique des bâtiments (à côté d’autres consommations des bâtiments) que sur les émissions gaz à effet de serre (GES) des bâtiments et leur maîtrise – celle-ci étant rarement rapportée, voire pilotée. Sur le risque climat, l’Observatoire 173 espère aussi à terme une plus grande intégration du secteur avec les autres classes d’actifs. Enfin, on peut se réjouir de voir que les premières analyses – qui semblent rassurantes et pertinentes, les parcs immobiliers étant essentiellement métropolitains – des risques physiques immobiliers ont été réalisées.- L’Observatoire 173 est limité dans sa capacité d’analyse précise des classes d’actifs en portefeuille, du fait notamment de l’importance – variable selon les compagnies – du recours à des fonds d’investissement - OPC (Organismes de placement collectif), qui font parfois obstacle à une transparence sur l’investissement final par le fonds général. Leur montant global s’élève à 215 milliards d’euros sur un total de 1.350 milliards d’euros, et recouvre probablement des montants importants en immobilier.- La question des UC (Unités de compte) qui peuvent être souscrites dans les contrats d’assurance vie (soit un peu moins de 20% des encours d’épargne collectée) a été largement laissée de côté par le panel de l’Observatoire 173. Certains rapports Article 173 mentionnent les possibilités offertes aux clients d’investir dans des fonds labellisés ISR 39. Cette approche peut paraître réductrice, car (1) c’est la compagnie vie qui agrée les UC et leurs gérants ; (2) de nombreux gérants d’actifs qui gèrent ces UC sont français, et donc soumis à la loi LTECV et à son article 173 d’obligation déclarative.- La question difficile de la dimension « risque physique » du risque climat est rarement abordée dans les Rapports 173. Rappelons que la duration moyenne des portefeuilles du secteur assurantiel est de l’ordre de la dizaine d’années seulement. L’investissement dans des infrastructures, actifs financés souvent à très long terme, est rare dans les portefeuilles
Le groupe financier américain Principal Financial a annoncé, le 30 novembre, l’acquisition pour le compte de sa filiale de gestion Principal Global Investors (Principal GI) de Internos Global Investors (Internos), une société d’investissement immobilier européenne. L’opération, dont le montant n’a pas été communiqué, doit encore obtenir le feu vert des autorités de régulation. « Dans le cadre du modèle multi boutique de Principal GI, Internos conservera son indépendance de gestion et d’investissement », précise le groupe américain dans un communiqué.A l’issue de l’opération, les équipes d’investissement d’Internos resteront inchangées et l’équipe de direction continuera de piloter l’entreprise. Une fois les autorisations réglementaires obtenues, Internos deviendra Principal Real Estate Investors Europe.Principal Real Estate Investors, filiale de Principal GI, gère actuellement 74,9 milliards de dollars d’actifs sous gestion à l’échelle mondiale. Pour sa part, Internos compte plus de 100 collaborateurs répartis dans 8 bureaux à travers l’Europe et affiche 3,25 milliards de dollars d’encours à fin septembre 2017.
Nordea a assoupli les mesures de « soft-close » de son fonds Stable Return de 17,7 milliards d’euros et levé les limites prédéfinies sur les montants que les investisseurs existants peuvent investir, a appris Citywire Deutschland. La limite de transaction minimum de 1 million d’euros par jour a été supprimée pour les souscripteurs le 1er décembre. En revanche, les nouveaux investisseurs ne peuvent toujours pas accéder à la stratégie. Le fonds avait été fermé aux nouveaux investisseurs en septembre 2016 après une forte hausse des souscriptions nettes, qui avaient conduit le fonds à atteindre 17 milliards d’euros fin juillet 2016 contre 10,9 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2016.
CaixaBank Asset Management (CaixaBank AM), la filiale de gestion du groupe CaixaBank, vient d’annoncer la création d’une nouvelle division baptisée « Investment Solutions », rapporte le site spécialisé Funds People. Cette nouvelle structure sera dirigée par Jorge Colomer, en provenance d’UBS, qui sera rattaché à Guillermo Hermida, directeur des investissements au sein de CaixaBank AM. Jorge Colomer était jusqu’à présent directeur commercial chez UBS en Espagne. Auparavant, il a été directeur général d’UBS Gestion.Cette nouvelle division « Investment Solutions » a vocation à développer des solutions d’investissement sur mesure pour les clients des segments Banca Premier et Banca Privada du groupe bancaire espagnol. Ainsi, les équipes en charge de la gestion des sicav et des portefeuilles multiclasses d’actifs intègrent cette division, tout comme l’équipe en charge de la gestion des fonds de la banque privée.
Le groupe suisse Julius Baer a recruté les banquiers privés Nuno Sampaio et Telmo Fogaça pour renforcer sa couverture des clients au Portugal, rapporte le site spécialisé Funds People. Basés à Madrid, ils sont tous deux rattachés à Carolina Martinez-Caro, directrice générale de Julius Baer pour l’Espagne. Nuno Sampaio et Telmo Fogaça arrivent en provenance de Banque de Patrimoines Privés, filiale du groupe Crèdit Andorrà, où ils officiaient en qualité de banquier privé. Chez Julius Baer, Nuno Sampaio prendra la tête de l’équipe dédiée au marché portugais tandis que Telmo Fogaça occupera le poste de banquier privé au sein de cette même équipe.
Le robot-conseiller suisse indépendant Descartes Finance se renforce avec le recrutement, ce 1er décembre, de Roger M. Levola en qualité d’associé senior avec mission de développer le conseil individuel pour les clients fortunés, rapporte le site spécialisé finews. A côté du conseil automatisé classique et de la plateforme dédiée aux conseillers indépendants, Descartes Finance enrichit ainsi sa panoplie d’investissement avec une offre qui permettra au client fortuné d’utiliser les ressources digitales tout en approfondissant sa démarche avec un conseiller expert.Roger M. Levola a travaillé précédemment chez Bank J. Safra. Selon finews, la société, basée à Zug, va continuer de renforcer ses effectifs dans les prochains.