Réalités. Le soufflé est retombé. Les indicateurs avancés de la conjoncture en zone euro étaient montés au pinacle en décembre, tellement haut qu’ils suscitaient de la perplexité (L’Agefi hebdo du 18/01/2018). Les trois mois suivant ont enregistré des contractions, tout en demeurant pour le PMI manufacturier d’IHS Markit de mars à 56,6 (58,6 en février), soit encore assez nettement en zone d’expansion. L’indice composite se replie de deux points à 55,2. Les records remontant à l’an 2000 ou à l’origine de la série (1985) pour l’indice du climat des affaires de la Commission européenne, notamment pour les carnets de commandes, ne pouvaient décemment pas être battus. Les pendules sont remises à l’heure, les excès corrigés et les indicateurs montrent désormais des milieux industriels européens les deux pieds sur terre après avoir connu une liesse collective. La tendance au repli concerne tous les pays de la zone euro avec une note particulière pour les pays les plus au nord ayant subi des intempéries météorologiques. Pas d’inquiétude, explique Jeffrey Taylor d’Invesco, qui voit dans ces indicateurs « un cycle de stocks ». Selon IHS Markit, le PMI composite reste compatible avec une croissance de 0,7 % à 0,8 % du PIB en zone euro au premier trimestre. Les économistes de Bank of America Merrill Lynch ont légèrement revu de 0,6 % à 0,5 % leur prévision de PIB. Leurs homologues d’Oxford Economics révisent aussi leur projection de PIB à 0,4 % au premier trimestre. Des révisions dues en partie au coup d’arrêt spectaculaire des carnets de commandes (+ 0,3 % en février après - 3,5 % en janvier) et de la production industrielle (- 1,6 % en un mois en février) en Allemagne. Le mouvement de grève orchestré par IG Metall dans l’industrie en serait pour partie responsable.
… d’euros. C’est le montant des investissements immobiliers d’entreprise en Ile-de-France au premier trimestre 2018. La hausse est de 10 % par rapport aux trois premiers mois de 2017 indique Immostat, qui signale que l’offre de bureaux a diminué de 10 % en un an. Selon BNP Paribas Real Estate, le taux de vacance est historiquement bas dans la capitale (2,6 %), mais nettement plus élevé à La Défense (7 %). Quant au taux de rendement, il est de 3 % dans Paris QCA.
En 2016, un million de personnes a acquis la nationalité d’un Etat membre de l’Union européenne. Eurostat indique que les principaux groupes d’individus sont les Marocains (101.000) devant les Albanais (67.000) et les ressortissants en provenance d’Inde. Les chiffres ont beau dater de 2016, Eurostat constate que « la plus grande augmentation relative » concerne les Britanniques : + 165 %, soit 6.555 individus qui ne seront plus désormais des sujets de Sa Majesté.
Pour une banque, passer des provisions, quoi de plus normal ! Pour une banque centrale, reconnaissons qu’on y est moins habitué. C’est ce que vient de faire la Banque centrale européenne qui a déprécié son portefeuille d’obligations (2.550 milliards d’euros) de 8,17 milliards au premier trimestre. Pas de quoi fouetter un chat. En principe, la provision est compensée par les coupons perçus. Encore faut-il que lesdits coupons ne soient pas négatifs, à l’instar du Bund à cinq ans. Mais bon. A la fin, ce sont les Etats qui versent (taux positifs) ou qui perçoivent (négatifs) les intérêts… et qui reçoivent les bénéfices ou les pertes des banques centrales.
C’est la collecte nette 2017 des fonds de droit français selon les derniers chiffres de l’Association française de la gestion (AFG). Un niveau de collecte annuelle qui n’avait plus été atteint depuis 2010, malgré une collecte nulle des fonds monétaires. Les encours des 630 sociétés de gestion françaises ont augmenté de + 6 % à près de 4.000 milliards (entre mandats et OPC), ce qui les place en tête en Europe continentale.
Pas facile d’incarcérer une icône. Des centaines de militants du Parti des travailleurs brésilien et leurs drapeaux rouges ont tenté le 8 avril d’empêcher l’ancien président Luiz Inacio « Lula » da Silva de se livrer à la police pour être embastillé à Curitiba dans le sud du pays. La police a eu recours aux grenades, au gaz lacrymogène et à des balles en caoutchouc pour assurer le mandat de dépôt de « Lula » condamné tout de même par la justice brésilienne à 12 ans de prison pour corruption. Après avoir hésité à se rendre pendant quelques jours, « Lula » a lâché, stoïque, qu’il « n’était pas au-dessus des lois. Si je ne croyais pas à la loi, je n’aurais pas créé de parti politique, j’aurais fait une révolution. »
Les thuriféraires de l’excédent budgétaire et les contempteurs des dettes publiques devront prendre leur mal en patience. Dans les années qui viennent, le budget fédéral des Etats-Unis ne respectera pas les critères de… Maastricht. Les dernières projections du Congressional Budget Office dressent un tableau clair et net : un déficit budgétaire entre 4 % et 5 % l’an et une dette publique de marché (held by the public) passant de 16.000 milliards de dollars (76 % du PIB) cette année à 29.000 milliards (96 % du PIB) en 2028. America First va avoir besoin des investisseurs étrangers.
Janet Yellen (photo) aura attendu deux mois après avoir quitté la présidence de la Fed pour aller livrer son analyse de la politique monétaire devant un parterre huppé de clients de Jefferies, puis dîner avec le patron dans son penthouse de Manhattan pour discuter d’inflation, de taux, de private equity et de hedge funds. Janet Yellen n’a pas indiqué le montant de ses défraiements. En règle générale, ces exhibitions sont rémunérées l’équivalent d’une année de salaire de banquier central. Reuters rappelle que Ben Bernanke avait attendu un mois en 2014 pour se livrer à ce genre d’exercice contre une rétribution de 250.000 dollars. Alan Greenspan n’avait attendu qu’une semaine, en 2006, pour être l’hôte de… Lehman Brothers.
Retour à la case départ. Les taux de chômage rapportés à la population active dans la zone euro et dans l’Union européenne sont tout proches des niveaux qui étaient les leurs avant le début de la crise financière et de la récession économique de 2007-2008. En février, le taux de chômage était de 8,5 % en zone euro (niveau de décembre 2008), indique Eurostat. Un an auparavant, il s’établissait à 9,5 %. Dans l’UE28, le taux de chômage ressort à 7,1 % (septembre 2008) contre 8 % un an plus tôt. Ce sont 17,6 millions d’hommes et de femmes qui sont en recherche d’un emploi dans l’UE (dont 13,9 millions en zone euro). Ils sont 201.000 de moins qu’en février 2017. Quelques pays sont en situation de plein-emploi, dont la République tchèque (2,4 %) et l’Allemagne (3,5 %). À l’autre bout de l’échelle figurent la Grèce (20,8 %) et l’Espagne (16,1 %). Le chômage des jeunes de moins de 25 ans concerne 3,58 millions d’individus dans l’UE (15,9 %), soit 314.000 chômeurs de moins sur un an. Les pays les plus touchés sont la Grèce (45 %) et l’Espagne (35,5 %).
Paulson & Co est monté au capital de Viacom, a indiqué son fondateur John Paulson à Reuters. Il a acquis 3,7 millions d’actions sans droit de vote. «Nous sommes très impressionnés par le retournement [de Viacom]. Il commence à être attrayant», a-t-il déclaré. Le groupe de média américain a quasiment achevé sa restructuration après avoir souffert de la baisse de ses revenus publicitaires et de ses téléspectateurs. Paulson affirme avoir commencé ses achats de titres avant que Viacom n’envisage à nouveau de se rapprocher de CBS. Les deux sociétés sont contrôlées par la famille Redstone.
Un rapport de la Banque centrale européenne (BCE) publié mercredi plaide pour un mécanisme de garantie des dépôtscommun aux Etats membres de la zone euro, estimant que les clients des banques sortiraient indemnes d’une crise financière plus grave que celle de 2007-2009. Ce document s’attache à répondre à certaines objections qui bloquent depuis des années la création de ce système européen de garantie des dépôts - telles que la réticence des pays du Nord de l’Europe à devoir un jour payer la facture de défaillances survenues ailleurs. Ce système serait destiné à garantir à hauteur de 100.000 euros les dépôts dans toutes les banques de la zone euro via un fonds (DIF) alimenté par les établissements bancaires eux-mêmes et soutenu par les Etats. Leurs contributions dépendraient de leurs niveaux de risque. Les auteurs du rapport publié par la BCE affirment qu’un fonds de 38 milliards d’euros, conformément aux propositions de la Commission européenne, ne serait pas épuisé même si 10% des banques les plus fragiles de la zone euro s’effondraient en même temps.
L’Isda, l’association des professionnels des marchés dérivés, s’est élevée contre les événements de crédit à portée très étroite (narrowly tailored credit events), déclenchés par des contrats de CDS (credit default swap) réalisés sur mesure pour certains créanciers et lésant de ce fait les autres porteurs de CDS sur la dette du même émetteurs. «Nous estimons que les défauts à portée très étroite, qui sont destinés à provoquer le paiement des CDS ne reflétant pas la solvabilité de l’entreprise emprunteuse, pourraient affecter négativement l’efficacité, la fiabilité et l’impartialité du marché des CDS dans son ensemble. Nous avons demandé aux équipes de l’Isda [...] de consulter les acteurs du marché et de conseiller le comité sur l’opportunité d’apporter des amendements aux définitions des dérivés de crédit de l’Isda», indique le comité directeur de l’organisation professionnelle. Le sujet avait été soulevé après la plainted’un détenteur de CDS contre le promoteur immobilier Hovnanian et le fonds de dette GSO Capital Partners.
En réponse au questionnaire des Coupoles Distrib Invest 2018, Pierre Willot, président de Montaigne Capital, détaille la politique de sa société en matière de prise en compte des attentes clients. Influencée par la réglementation, la société s'apprête notamment à abandonner la quasi totalité de ses rétrocessions. Montaigne Capital avait déjà mis en place un système de calcul précis des frais de ses clients et entrepris de nombreux changement pour satisfaire les besoins de ses clients : signature électronique, agrégateur de contrats d'assurance-vie, recrutement d'un ingénieur patrimonial...
Olivier Samain, parti de la direction de la distribution réseaux tiers (CGPI, Courtiers et Banques) d’AXA France en janvier, a rejoint Generali France. Il y est devenu directeur des partenariats et opérations CGPI au sein du marché Épargne et gestion de patrimoine. Il est rattaché à Sonia Fendler, membre du comité exécutif de Generali France en charge du marché Épargne et gestion de patrimoine.
«La Carac est fortement limitée dans son allocation en actions par Solvabilité 2. Nos 8 milliards d’euros d’encours sont majoritairement investis en taux - notamment en taux fixes - qui pèsent pour les trois quarts de notre allocation», a rappelé Emmanuel Collin, gérant en charge des portefeuilles actions, convertibles et actifs alternatifs de l’institution, lors d’un smart lunch organisé par Swiss Life Asset Managers. Et d’ajouter : «La poche Actions représente pour sa part 13% du portefeuille (...). Elle est surtout investie sur l’Europe, avec une diversification vers les Etats-Unis». Mais selon le gérant, la prochaine étape pour la Carac va consister à accentuer le virage vers le smart beta, qu’elle a pris dès 2015 «en particulier en investissant sur des fonds minimum variance». Conformément à ses intentions affichées de longue date, l’institution va aujourd’hui plus loin, comme en témoigne la signature ce 10 avril d’un partenariat avec Swiss Life AM «consistant à transformer un fonds dédié pour investir en gestion multifactorielle avec l’objectif de consolider la poche smart beta, puis de la faire grossir», a expliqué le gérant. Les stratégies smart beta représentent en effet quelque 15% de la poche actions de la mutuelle, dans laquelle se logent également de nombreuses convertibles qui, combinées au smart beta, «contribuent à limiter la volatilité du portefeuille».
Paulson & Co est monté au capital de Viacom, a indiqué son fondateur John Paulson à Reuters. Il a acquis 3,7 millions d’actions sans droit de vote. «Nous sommes très impressionnés par ce retournement. [Viacom] commence à être attrayant», a-t-il déclaré. Le groupe de média américain a quasiment achevé sa restructuration après avoir été confronté à la baisse de ses revenus publicitaires et au recul de ses téléspectateurs. Paulson affirme avoir commencé ses achats de titres avant que Viacom n’envisage à nouveau de se rapprocher de CBS. Les deux sociétés sont contrôlées par la famille Redstone.
Un rapport de la Banque centrale européenne (BCE) publié mercredi plaide pour un mécanisme de garantie des dépôtscommun aux Etats membres de la zone euro, estimant que les clients des banques sortiraient indemnes d’une crise financière plus grave que celle de 2007-2009. Ce document s’attache à répondre à certaines objections qui bloquent depuis des années la création de ce système européen de garantie des dépôts (EDIS, selon son acronyme anglais) - telles que la réticence de l’Allemagne et d’autres pays du Nord de l’Europe à devoir un jour payer la facture de défaillances survenues ailleurs.
PGGM Private Real Estate et Redevco, société de gestion d’investissements immobiliers en Europe, viennent de lancer Urban Retail Ventures, une joint venture européenne d’immobilier commercial de 550 millions d’euros. Urban Retail Ventures investira dans la plupart des destinations européennes les plus propices au shopping et aux loisirs en Europe, se concentrant sur les villes gagnantes en tant que sites commerciaux de qualité. La nouvelle joint venture associe le modèle de recherche d’attractivité des villes « City Attractiveness » de Redevco et ses équipes d’investissement spécialisées dans les marchés du «retail» à travers l’Europe, aux capacités d’investissement de l'équipe Private Real Estate de PGGM. La première concrétisation de la joint venture a été l’acquisition de Promenade Sainte-Catherine, un programme de réhabilitation urbaine d’envergure dans le centre-ville de Bordeaux. La joint venture PGGM Redevco s’est engagée à obtenir un bilan carbone neutre du portefeuille d’ici 2030.
Le fonds de pension japonais Government Pension Investment Fund (GPIF) a sélectionné la société DBJ Asset Management pour assurer la gestion d’un mandat portant sur les infrastructures, a-t-il annoncé ce 10 avril. Cette décision fait suite à un appel d’offres lancé en avril 2017 visant à mettre en œuvre une stratégie « multi-gérants » sur des placements alternatifs. Dans le cadre de ce mandat, DBJ Asset Management se concentrera principalement sur des opportunités au Japon.En outre, le GPIF a nommé Russell Investments Japan en qualité de gérant de transition (« transition manager ») pour ses investissements en obligations étrangères, a-t-il annoncé ce 4 avril. La société de gestion rejoint ainsi BlackRock Japan qui avait précédemment été nommé en tant que gérant de transition pour ces mêmes investissements en obligations étrangères. En novembre 2017, Russell Investment Japan avait déjà été retenu comme gérant de transition pour ses portefeuilles actions domestiques, aux côtés de BlackRock Japan et Nomura Asset Management. Enfin, Russell Investments Japan et BlackRock Japan interviennent comme gérant de transition pour les investissements en actions étrangères.
Øyvind Fjell, le gérant principal du fonds Skagen Vekst, va quitter la société de gestion norvégienne Skagen pour rejoindre DNB en tant que gérant. Dans ce contexte, Søren Milo Christensen, l’actuel gérant de Skagen Global, va lui succéder à la tête du fonds investi dans des actions monde et Europe du nord. Il travaillera aux côtés d’Alexander Stensrud. La transition devait se faire le 10 avril. Søren Milo Christensen est arrivé chez Skagen en mai 2010 en tant que gérant du fonds actions monde Skagen Global. Knut Gezelius et Chris-Tommy Simonsen continueront à gérer le fonds Skagen Global. « Le fonds ayant un portefeuille assez concentré d’environ 45 valeurs, Skagen ne cherche actuellement pas à recruter des ressources additionnelles pour l’équipe », indique Skagen.
Le ministère norvégien des Finances a annoncé mardi qu’il ne souhaitait pas que le fonds souverain Government Pension Fund puisse investir dans les entreprises non cotées, dans un document soumis au Parlement. Cette recommandation est contraire au souhait du fonds souverain, qui gérait 880 milliards d’euros d’actifs fin 2017.Reconnaissant que le non coté pourrait fournir à Norges Bank des opportunités d’investissement supplémentaires, le ministère écrit « dans le même temps, les investissements en actions non cotées remettraient en cause le modèle de gestion fondé sur la transparence, la faiblesse des frais de gestion et un degré limité de gestion active ». Il ajoute que le fonds a déjà la possibilité d’investir dans des sociétés qui ont exprimé leur intention de s’introduire en Bourse.Le ministère des Finances va toutefois encore étudier la possibilité d’autoriser le fonds souverain à prendre des participations dans des projets d’infrastructures liées aux énergies renouvelables non cotésPar ailleurs, le ministère des Finances a présenté une nouvelle étude de la gestion du GPFG par Norges Bank. Il apparaît que la contribution de la gestion active au fonds de janvier 1998 à juin 2017 ressort entre 75 milliards de couronnes norvégiennes et 112 milliards, en fonction de l’ampleur des frais de gestion déduits.