Le fonds souverain de Singapour, Temasek, et celui de Pékin, China Investment Corp, font partie selon le quotidien des prétendants à la reprise d’une part de 39% du capital de Shanghai Jahwa United, détenu par le gouvernement local. C’est ce qu’a indiqué au quotidien le président du groupe chinois, Ge Wenyao. Le groupe discute également avec des acheteurs privés.
Le gouverneur de la Banque du Japon, Masaaki Shirakawa, a estimé dans un entretien accordé au quotidien que le niveau actuel du yen ne posait pas de problème pour l’économie du pays. «Pour le moment, le niveau du yen ne constitue pas un facteur additionnel de risque». L’impact d’une appréciation de la devise sur le niveau des exportations serait ainsi compensé, selon lui, par l’effet bénéfique sur les conséquences de la flambée du prix des matières premières. Masaaki Shirakawa estime en outre qu’un accroissement de l’incertitude internationale pourrait entrainer une hausse future du yen, du fait de son statut de «monnaie refuge».
Elles ont enregistré plus de 40 milliards d’euros de décollecte nette en 2010 dans les fonds monétaires. La baisse des taux n’est pas seule en cause. Les normes de Bâle 3 poussent les établissements bancaires à se tourner vers des produits bilanciels.
L’équipe responsable du non coté au sein de SAC Capital Advisors cherche à lancer une société indépendante de private equity, Siris Capital, par le biais de la levée d’un fonds. L’actif de ce dernier pourrait être de 400 millions de dollars, essentiellement consacrés aux secteurs de la technologie, des télécommunications et de la santé.
Le gouverneur Stefan Ingves et le premier vice-gouverneur Svante Oberg ont déclaré que la banque centrale suédoise pourrait relever les taux de plus d’un quart de point si les pressions inflationnistes augmentaient. La Riksbank a annoncé une hausse des taux pour la cinquième fois d’affilée à l’issue de sa réunion du 15 février.
L’Union européenne va envisager une baisse du taux d’intérêt de l’aide d’urgence allouée à l’Irlande, a annoncé lundi Olli Rehn, commissaire aux Affaires économiques et monétaires. «Nous partageons avec l’Irlande l’objectif de relancer sa dynamique de croissance et de parvenir à assurer la viabilité de la dette», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. «Les conditions de tarification, je veux parler des taux d’intérêt, sont ici l’une des questions clés qui sera évoquée dans le cadre de la stratégie globale de l’Union européenne.», a ajouté Olli Rehn. L’Irlande a obtenu fin 2010 du Fonds monétaire international (FMI) et de l’UE une aide d’urgence de 85 milliards d’euros pour faire face à une dette record. Le Fine Gail, vainqueur des élections législatives de vendredi en Irlande, souhaite négocier avec l’UE une révision du taux d’intérêt de ce prêt.
Les prix de production de l’industrie française ont enregistré un quatrième mois consécutif de hausse sensible en janvier, augmentant de 0,9% par rapport au mois précédent et portant à 5,6% leur progression sur un an, selon les chiffres publiés par l’Insee. En décembre, les prix avaient également augmenté de 0,9% par rapport au mois précédent.
Les prix à l’importation ont augmenté plus que prévu en janvier en Allemagne, au vu des chiffres publiés lundi par l’Office fédéral de la statistique, notamment en raison de l’envolée des prix de l'énergie depuis février 2010. Leur hausse est de 1,5% d’un mois sur l’autre et de 11,8% annuellement, alors que le consensus donnait 1% et 11,2% respectivement.
L’inflation de la zone euro a été révisée en baisse en janvier mais elle reste bien supérieure à l’objectif de la Banque centrale européenne en raison surtout de la flambée des prix pétroliers. Eurostat a annoncé une inflation annuelle de 2,3% le mois dernier contre une première estimation de 2,4% et 2,2% mesurés en décembre.
Une analyse du risque concernant le fonds immobilier offert au public Immoinvest (6,38 milliards d’euros d’encours) doit être livrée à l’allemand SEB Asset Management pour la mi-avril, afin que le gestionnaire puisse décider en toute connaissance de cause d’ici à début mai s’il proroge ou non d’un an le gel des remboursements, rapporte Die Welt.Récemment, le fonds a vendu deux immeubles de bureaux à Milan et Bruxelles pour 125 millions d’euros, à des prix supérieurs de respectivement 6 et 9 % à la valeur vénale. Avec ces ventes, le taux de liquidité nette du fonds est remonté à 12 %, mais ce serait insuffisant pour faire face aux demandes de rachat.Cependant, SEB AM a théoriquement jusqu'à mai 2012 pour se procurer suffisamment de liquidités afin de rouvrir normalement le fonds.
Jefferies Group, LoanCore LLC et le fonds souverain de Singapour, le Government of Singapore Investment Corporation (GIC), ont annoncé la création de la co-entreprise Jefferies LoanCore LLC, une société d’investissement financier dans l’immobilier commercial. Les promesses d’investissement s'élèvent d’ores et déjà à 600 millions de dollars.
Ashmore, société de gestion basée à Londres et spécialisée dans les marchés émergents, gérant 46,7 milliards de dollars, vient d’annoncer un accord pour acquérir, moyennant 246 millions de dollars, une participation de 62,9 % dans Emerging Markets Management (EMM). Cette société de gestion établie aux Etats-Unis - également spécialisée dans les marchés émergents, mais plutôt côté actions - compte parmi ses actionnaires Amundi, la filiale de gestion d’actifs de Crédit Agricole et Société Générale. La société française ne détient que 11,5 % du capital (il s’agit d’une participation héritée de Crédit Agricole Asset Management) mais elle est un partenaire important d’EMM. En effet, la structure américaine gère plusieurs fonds marchés émergents pour Amundi représentant un total de 5 milliards d’euros, sur les 10,4 milliards de dollars d’encours d’EMM au 31 janvier 2011 (soit plus de 7 milliards d’euros). Ces accords de distribution resteront en place, précise Ashmore et confirme Amundi. En revanche, le gestionnaire français sort du capital d’EMM. Ashmore indique que l’acquisition permettra d’accroître ses encours dans les actions des marchés émergents, qui représenteront 20 % du total.
SBI-SG Global Securities Services, Private Limited, la co-entreprise entre State Bank of India (SBI) et Société Générale Securities Services (SGSS), a inauguré ses services de comptabilité et d’administration de fonds, selon un communiqué. Elle devient ainsi totalement opérationnelle sur l’ensemble de ses activités. La co-entreprise a plus de 8 milliards de dollars de fonds sous administration et fournit depuis mai 2010 des services de conservation qui totalisent aujourd’hui environ 7 milliards de dollars d’actifs conservés pour des investisseurs institutionnels tant locaux qu’internationaux.
La société de gestion britannique Royal London Asset Management (RLAM) a publié des souscriptions nettes au 31 décembre 2010 en hausse de 92 % sur un an, à 1,133 milliard de livres. La gestion monétaire a attiré 34 millions de livres de souscriptions nettes. Les actifs sous administration ont bondi de 189 % à 1,217 milliards sur un an.
A la tête d'une entité largement captive et coiffée par deux conseils de surveillance qui gère un peu plus de 13,7 milliards d'euros, Philippe Dutertre milite à la fois pour la transparence du reporting et pour l'extension du champ d'application de l'ISR.
A la faveur d’une augmentation de capital, Espírito Santo financièrre S.A., filiale luxembourgeoise du groupe portugais Espírito Santo, a acquis pour un montant non divulgué 40% d’Adepa AM qui continuera de fournir des services d’administration de fonds aux investisseurs institutionnels luxembourgeois, rapporte Funds People.Les deux dirigeants et associés d’Adepa, Carlos Alberto Morales López et Javier Valls Martínez, resteront à la tête de l’entreprise. Adepa, qui a été créée en Espagne en 1980, a récemment liquidé ses activités en Espagne et n’opère plus désormais qu'à partir du Grand-Duché, où elle est régulée par la CSSF.
UBS SA a annoncé le 28 février dans un communiqué la nomination d’Alexander Friedman au poste de chief investment officer (CIO) d’UBS Wealth Management. L’intéressé prendra ses fonctions le 1er mars 2011. Il sera placé sous la responsabilité directe du CEO d’UBS Wealth Management, Jürg Zeltner. Le CIO sera responsable de la stratégie et de la politique d’investissement mondiale en collaboration étroite avec les autres départements de Wealth Management, de même qu’avec le Global Asset Management et l’Investment Bank, précise UBS dans son communiqué. Ancien directeur financier de la Fondation Bill & Melinda Gates, Alexander Friedman bénéficie d’une grande expérience de la finance. Il sera rejoint par Mona Sutphen, ancienne secrétaire générale adjointe du Bureau des affaires politiques de la Maison Blanche, qui mènera les analyses macroéconomiques, ainsi que par Mark Haefele, un gérant d’actifs alternatifs reconnu, qui s’occupera des analyses d’investissement.
Avec l’annonce dans les médias du départ du gérant-vedette Raphael Kassin qui avait rejoint la maison genevoise assez récemment (lire nos articles des 9 avril et 21 mai 2010) en provenance de Credit Suisse, Reyl & Cie a été vendredi sous les feux de l’actualité.Interrogé par Newsmanagers, Thomas de Saint-Seine, membre du comité de direction de Reyl Asset Management a confirmé la nouvelle, tout en la relativisant : «nous liquidons effectivement le fonds luxembourgeois Emerging Debt Opportunities qui était géré par Raphaël Kassin. Nous nous séparons de ce gérant en bons termes. Malgré tous les efforts mutuels, il n’a pas été possible d’intégrer Raphael Kassin au sein de Reyl Asset Management. Cela posé, les 86 millions d’euros de ce fonds vont être remboursés aux souscripteurs à compter de ce lundi. Les investisseurs n’auront pas fait une mauvaise affaire, puisque ce fonds d’obligations souveraines des pays émergents en monnaies «fortes», qui a été géré selon une approche de valeur absolue, a généré l’an dernier une performance supérieure à 7 % sur un an».Cela dit, Reyl & Cie a d’autres fers au feu. «nous avons actuellement plusieurs projets, seuls ou en partenariat. Le plus avancé en tous cas et celui d’un fonds coordonné long/short equity pour lequel nous sommes en train de déposer une demande d’agrément auprès de la CSSF luxembourgeoise», indique Thomas de Saint-Seine.Interrogé sur le montant sous gestion, le manager précise : «A fin février, l’encours de nos quinze fonds (six d’actions, quatre obligataires et cinq hedge funds) se situe à environ 1,8 milliard de francs suisses, et les souscriptions nettes ont porté depuis début 2010 sur environ 900 millions de francs. L’effet de marché a été en moyenne de 15 % avec une performance qui a même atteint 30 % pour notre fonds d’actions émergentes».Actuellement, Reyl & Cie affiche environ 4,1 milliards de francs d’actifs sous gestion, en comptant les 2,3 milliards de francs de la banque privée (contre 1,7 milliard début 2010). Cette activité s’est développée de manière dynamique en 2010, non seulement en Suisse, mais aussi en France et à Singapour.
Glencore, le géant suisse spécialisé dans le négoce des matières premières, aurait entamé des discussions avec des fonds souverains chinois et qatarien pour avoir des investisseurs établis à son capital avant sa cotation, rapporte Les Echos qui cite le «Sunday Times». Le groupe serait en pourparlers avec China Investment Corp. et Qatar Investment Authority. Glencore s’est refusé à tout commentaire.
Calao Finance, la jeune société de gestion fondée par Eric Gaillat et Rodolphe Herbelin, s’apprête à annoncer le recrutement du général Yves Mathian, ancien directeur technique de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE -Ministère de la Défense) au poste de conseiller aux investissements. L’intéressé doit apporter son expertise à l’équipe de gestion des fonds de capital investissement (FCPR, FCPI, FIP) dans les domaines de la sécurité numérique, des technologies de l’information et plus généralement des applications dites «duales» qui concernent à la fois le secteur civil et le secteur de la défense/sécurité. Sur ce thème, la société propose un fonds ouvert aux particuliers, le FCPI Innovation Stratégique (cf Newsmanagers du 28/01/2011).Yves Mathian est ingénieur en systèmes électroniques de l’Ecole Nationale Supérieure de Techniques Avancées et de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr. Il est par ailleurs président d’Ymc et président du comité d’orientation stratégique de Sequentys.