Renaissance Asset Managers (AM) rationalise sa gamme de produits. Le gestionnaire d’actifs envisage en effet de fusionner son fonds Eastern European Allocation au sein du Ottoman Fund, croit savoir Citywire. La fusion sera proposée aux investisseurs du fund Eastern European Allocation en March et, si elle est approuvée, elle sera mise en œuvre en avril.Lancé en 1997, le véhicule Eastern European Allocation affiche 29 millions de livres d’encours, a été lancé en 1997 et est géré sur une base long/short multi-asset. Au cours des trois dernières, il a perdu 3,1 %. Egalement basé sur une approche long/short, bien que concentré exclusivement sur les actions et sur le Moyen-Orient, le Ottoman Fund (44 millions de livres d’encours) a pour sa part perdu 7,3% sur les trois dernières années. Renaissance AM a expliqué que la demande pour le fonds Eastern European Allocation «n’a pas atteint un niveau lui permettant d’être durable», mais la société de gestion a observé, a contrario, l’existence «d’une demande croissante» pour le fonds Ottoman dont l’approche d’investissement ne changera pas après cette fusion.
Allianz Global Investors (GI) va lancer sept fonds marchés dette émergente au premier semestre de cette année, malgré une hausse de la volatilité et les rachats des investisseurs sur ce secteur, rapporte le Financial Times fund management. La maison allemande a développé une gamme sous la houlette de Greg Saichin, qui a rejoint la société en juillet en provenance de Pioneer Investments. Les fonds couvriront différentes stratégies, dont les obligations à duration courte, le rendement absolu et la dette en devises locales.
Pimco a annoncé la nomination de successeurs pour deux fonds précédemment gérés par Mohamed El-Erian, le co-CIO de Pimco qui a récemment annoncé son départ en mars prochain.Le gérant obligataire Mihir Worah va ainsi remplacer El-Erian pour le pilotage du fonds Pimco GIS Global Multi-Asset.Il travaillera avec les deux autres gérants du fonds, Curtis Mewbourne et Vineer Bhansali.Second changement, Lupin Rahman, une spécialiste des marchés émergents, reprend les responsabilités d’El-Erian sur le fonds Pimco GIS Global Advantage. Elle travaillera aux côtés d’Andrew Ball et Ramin Toloui.
Le bureau parisien de Pictet, qui célèbre cette année son dixième anniversaire, prépare une nouvelle offensive sur le marché français. «Nous voulons nous rapprocher de nos clients finaux. Nous souhaitons développer nos relations avec les prescripteurs directs, à savoir les conseillers en gestion de patrimoine indépendants et les conseillers en investissement des réseaux bancaires et des assureurs», a indiqué à Newsmanagers Hervé Thiard, directeur général de Pictet & Cie en France et responsable de Pictet Asset Management France & Benelux. Dans cette perspective, Pictet à Paris est en train de recruter un commercial qui sera dédié au développement des relations avec les prescripteurs. Toujours dans cette optique, «Pictet AM France travaille à l'élaboration d’un nouveau site avec un contenu adapté qui permettra une meilleure communication avec les clients finaux et les prescripteurs», indique Hervé Thiard. Les travaux sont bien avancés et le site devrait être opérationnel dans les prochaines semaines.Autre chantier pour 2014, le redéploiement des ressources commerciales pour intensifier le suivi du segment des investisseurs institutionnels. «Nous souhaitons notamment proposer un reporting mieux adapté à la nouvelle donne réglementaire», précise le responsable. Actuellement, les institutionnels représentent environ 40% de la clientèle, contre environ 50% pour les distributeurs wholesale et 10% pour les prescripteurs. Il est par ailleurs question d’adapter au format Ucits une stratégie offshore existante market neutral sur les actions européennes. «Nous n’avons pas sinon de projet de lancement nouveau dans l’immédiat», indique Hervé Thiard qui rappelle que l’offre disponible est déjà très large.Durant l’année écoulée, les stratégies les plus recherchées ont été notamment les fonds thématiques qui ont collecté quelque 3 milliards d’euros et dont les encours ont atteint en fin d’année 16 milliards d’euros. Egalement recherchées les stratégies dédiées aux actions japonaises et aux actions européennes et le high yield court terme. En revanche, les décollectes ont été significatives sur les fonds monétaires, la dette émergente en devises locales ou encore les actions émergentes.Dans ce contexte, les actifs du bureau parisien ont très légèrement progressé l’an dernier à 3,2 milliards d’euros à fin décembre 2013 contre 3,1 milliards d’euros fin 2012, grâce pour l’essentiel à l’effet marché. «L’année écoulée aura été une année de très forte rotation. Nous avons notamment subi des sorties importantes sur la dette émergente émanant d’investisseurs qui s'étaient exposés en 2010/2011», explique Hervé Thiard.Pour 2014, Hervé Thiard estime que les stratégies émergentes pourraient revenir sur le devant de la scène. «La recherche de la performance absolue va probablement figurer en tête des préoccupations des investisseurs. Compte tenu des niveaux atteints sur les marchés et de la volatilité, nous recommandons notamment les stratégies sur les actions émergentes à dividendes élevés. Par ailleurs, dans un contexte de taux bas, les investisseurs pourraient également revenir sur le high yield, les stratégies de portage retrouvant de la légitimité».Les actifs sous gestion du groupe Pictet s’inscrivaient fin 2013 à 138 milliards de francs suisses, en progression de 3 milliards de francs par rapport à fin 2012. Les effectifs du groupe ont atteint l’an dernier la barre des 700 contre 638 un an plus tôt, en raison notamment de nombreux recrutements pour le contrôle et la gestion du risque, la compliance mais aussi le desk de trading options dédié à l’asset management."La croissance des effectifs est en ligne avec la croissance des actifs», relève Hervé Thiard qui ajoute que Pictet va poursuivre sur la voie de la croissance organique. Outre le renforcement de l’effectif parisien qui va donc passer de 8 à 9, l'équipe du Benelux (environ 3 milliards d’euros d’actifs sous gestion) va s'étoffer dans les prochains mois avec l’arrivée d’un commercial, ce qui va porter l’effectif à 5.
Le fournisseur de recherche et de données S&P Capital IQ a annoncé l’arrivée de Imogen Dillon Hatcher en qualité de chief commercial officer à compter du 14 avril.Dans son poste nouvellement créé, Imogen Dillon Hatcher va piloter les ventes de S&P capital IQ au niveau mondial, les services à la clientèle ainsi que les activités de marketing et recherche. Imogen Dillon Hatcher travaillait précédemment au London Stock Exchange où elle était executive director pour les ventes au niveau mondial.
Fidelity Investments a annoncé, le 20 février, la nomination de Charles Morrison au poste de président pour son activité de gestion d’actifs. Il succède ainsi à Ronald P. O’Hanley, en poste depuis 2010, qui a récemment annoncé son intention de quitter la compagnie à compter de fin février (lire NewsManagers du 23 janvier 2014).Dans son nouveau rôle, Charles Morrison, 53 ans, supervisera une division qui gère 1.900 milliards de dollars d’actifs pour le compte d’investisseurs individuels, d’intermédiaires et d’investisseurs institutionnels à l’échelle mondiale.Arrivé chez Fidelity en 1987 en tant qu’analyste sur les obligations d’entreprise, Charles Morrison a effectué toute sa carrière au sein de la compagnie où il a grimpé tous les échelons. Depuis 2011, il officiait en tant que président de la division Fixed Income, qui gère plus de 750 milliards de dollars d’actifs.
Une flopée de hedge funds devrait voir le jour en 2014, avec chacun au moins 500 millions de dollars de capitaux, rapporte le Wall Street Journal. Un hedge fund démarre même avec 2 milliards de dollars. Les banquiers et avocats qui travaillent avec ces fonds indiquent que ce devrait être l’année la plus intense en termes de lancements depuis la crise financière. Parmi les nouveaux arrivants cette année figurent des anciens de fonds bien établis qui prennent leur envol, dont Herb Wagner, qui travaillait chez Baupost Group, Metthew Sidman, de Highfields Capital Management, et Jim Parsons, de Viking.
Legal & General s’ouvre les portes du marché américain de la gestion. Le groupe britannique de services financiers a conclu, le 21 février, un accord portant sur l’acquisition de Global Index Advisors (GIA), une société de conseil en investissement et de gestion basée à Atlanta et spécialisée sur les fonds à horizon. Selon des données de Morningstar, GIA figure dans le Top 5 des fournisseurs de fonds à horizon aux Etats-Unis.Cette opération, la première de Legal & General aux Etats-Unis, est évaluée à 50 millions de dollars et devrait être finalisée mi-2014. Elle confirme la volonté du groupe britannique d’accélérer sa croissance à l’international dans le métier de la gestion d’actifs, incarnée par sa filiale Legal & General Investment Management (LGIM). Avec cette acquisition, son entité américaine Legal & General Investment Management America (LGIMA) porte surtout ses encours pro-forma au-delà des 50 milliards de dollars. Elle lui permet aussi de renforcer sa présence sur le secteur américain des prestations définies (defined contribution), un marché évalué à 6.000 milliards de dollars. Or sur ce marché, «les prévisions tablent sur un doublement des actifs des fonds à horizon d’ici à 2017», observe Legal & General dans un communiqué. Dans le détail, Legal & General va débourser 30,75 millions de dollars, suivi d’un paiement différé de 1,5 million de dollars payable deux ans après la finalisation de l’opération et d’un autre paiement différé d’une maximum de 18,15 millions de dollars au bout de trois ans en fonction des performances et du niveau des actifs additionnels.
L’Agefi rapporte que l’américain Colony Capital vise la foncière Risanamento après s'être associé pour l’occasion au fondateur et ancien directeur général du groupe italien, Gianni Zunino. Colony contrôle 70% de la holding OUI monté pour l’opération. L’ancien dirigeant détient le solde du capital. Les deux prétendants proposent de racheter les actions de Risanamento encore cotées à la Bourse de Milan pour un prix de 0,25 euro par titre, soit une prime de 18% par rapport au cours précédant les premières rumeurs d’offre parues dans la presse italienne en milieu de semaine dernière. Le capital flottant est réduit à la portion congrue.
Les hedge funds ont terminé le mois de janvier sur une perte de 0,17%, selon l’indice de référence de Preqin, le Hedge Fund Analyst. C’est la première fois depuis août 2013 que l’indice se retrouve en territoire négatif.Les meilleurs résultats ont été enregistrés par les stratégies relative value et event driven qui ont progressé respectivement de 0,77% et 0,66%. Les fonds long/short ont en revanche été pénalisés par la baisse des marchés, avec des reculs de 0,28% pour le long/short equity et de 1,45% pour le long bias.Les fonds Ucits ont eux aussi perdu du terrain, avec une baisse moyenne de 0,41% en raison des performances négatives enregistrées par les fonds long/short (-0,76%) et les fonds macro (-0,12%).
Un accord sur l’introduction de la taxe sur les transactions financières (TTF) pourrait intervenir entre les onze pays de la zone euro qui s’y sont ralliés d’ici au mois de mai, a déclaré le Commissaire européen à la fiscalité Algirdas Semeta à un quotidien autrichien. La France et l’Allemagne veulent un accord sur la TTF avant les élections européennes du 25 mai, ont déclaré la semaine dernière François Hollande et Angela Merkel.
L’indice Ifo, indicateur du climat des affaires en Allemagne basé sur une enquête mensuelle auprès de 7.000 entreprises, a progressé à 111,3 en février, alors que le consensus tablait sur un chiffre stable à 110,6. Cette publication, qui laisse prévoir une accélération de la croissance au premier trimestre après une performance modeste l’an passé, a permis à l’euro de progresser à 1,3772 dollar et fait tomber les futures sur Bunds à un plus bas de séance.
L’Ukraine, lourdement endettée, a besoin de 35 milliards de dollars d’aide internationale sur deux ans et a souhaite obtenir un premier versement dans les jours ou les semaines qui viennent, annonce lundi le ministère des Finances du pays dans un communiqué. Il demande en outre l’organisation d’une conférence des donateurs.
La ville du Michigan a enregistré auprès du tribunal des faillites une proposition visant à restructurer sa dette après le défaut de la municipalité sur 18 milliards de dollars de dette en juillet 2013. Ces propositions avaient été transmises aux créanciers le mois dernier. Detroit envisage de réduire la valeur des avoirs des fonds de pension des fonctionnaires de la ville. Le plan prévoit aussi que certains créanciers obligataires ne touchent que 20% du nominal de leurs titres.
La présidente de la SEC a indiqué que le gendarme américain des marchés établit un plan destiné à renforcer son contrôle sur les risques des gérants d’actifs les plus importants du pays. «Parmi les initiatives qui seront prises à court terme figurent l’extension des stress tests, un reporting plus solide des données, et une plus grande supervision des sociétés de gestion les plus importantes», a précisé Mary Jo White. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de celle engagée par le conseil du risque américain visant à estimer les risques systémiques posés par les géants tels que BlackRock ou Fidelity.
L’agence Fannie Mae a annoncé qu’elle verserait prochainement au Trésor 7,2 milliards de dollars de dividendes, achevant ainsi le remboursement de son sauvetage et de celui de Freddie Mac. Les deux géants du refinancement de prêts immobiliers aux Etats-Unis resteront publics jusqu'à ce que le Congrès décide de les démanteler ou de les remplacer. Fannie Mae a dégagé un résultat annuel record de 84 milliards de dollars en 2013.
La collecte du Livret A et du Livret de Développement Durable (LDD) au mois de janvier est ressortie positive à 2,19 milliards d’euros pour l’ensemble des réseaux (1,60 milliard pour le Livret A et 0,59 milliard pour le LDD), selon la Caisse des Dépôts. Il s’agit du montant le plus élevé depuis avril 2013. L’encours total sur les deux produits atteignait ainsi 369,4 milliards d’euros fin janvier.
L’organisme de tutelle du secteur financier allemand a donné son feu vert au rachat par RHJ International (RHJI) de la filiale BHF Bank de Deutsche Bank plus de deux ans après l’ouverture de discussions exclusives. Le courtier londonien KBG, une filiale de la holding belge RHJI, rachètera BHF pour 354 millions d’euros. KBG prendra 91% de BHF pour 322 millions d’euros et RHJI s’octroiera les 9% restants en émettant des actions destinées à Deutsche Bank. RHJI conservera 65% de KBG, tandis que le chinois Fosun, Stefan Quandt, héritier de BMW, et des fonds contrôlés par l’investisseur américain Timothy Collins se partageront les 35% restants.
L’investisseur américain confie au magazine allemand son optimisme sur l’euro. «C’est pour cela que mon équipe d’investissements est soucieuse de faire beaucoup d’argent assez rapidement en Europe, par exemple en injectant des capitaux dans les banques qui en ont besoin au plus vite», indique le fondateur de Soros Fund Management, qui ajoute étudier également des investissements en Grèce.