Le Crédit Foncier estime la part des encours rapportés au revenu disponible des ménages français à 63% fin 2013, contre 81% en moyenne en Europe du Nord
La présidente Cristina Fernandez de Kirchner a défié la décision de la Cour suprême des Etats-Unis, faisant planer le spectre d’un prochain défaut sélectif
La société de gestion va s’appuyer sur un intermédiaire pour distribuer ses fonds en Italie, et sur sa cousine américaine Lazard Asset Management pour faire de même en Allemagne. Elle veut quadrupler ses encours hors de France d’ici à 2016 et vise 20 milliards d’euros d’actifs au total à cet horizon.
Selon l’enquête trimestrielle de l’organisation patronale Business Roundtable, les dirigeants d’entreprise américains prévoient en moyenne une croissance de 2,3% du produit intérieur brut (PIB) en 2014, inférieure à celle enregistrée lors de précédentes phases de reprise. Dans l’enquête précédente en mars, leur prévision de croissance était de 2,4%.
La reprise économique italienne reste fragile et le gouvernement de Matteo Renzi doit prendre rapidement des mesures de nature à accroître le potentiel de croissance du pays et à réduire sa dette, a estimé mardi le Fonds monétaire international (FMI). Dans les conclusions de sa mission annuelle en Italie, l’organisation internationale estime que le gouvernement doit faire en sorte de dégager un léger excédent budgétaire structurel l’an prochain. Il appelle parallèlement les banques italiennes à redoubler d’efforts pour réduire leurs créances douteuses. «La reprise demeure fragile et le chômage à un niveau inacceptable, soulignant la nécessité de mesures politiques audacieuses et rapides», écrit le FMI, qui évoque une réforme nécessaire du marché du travail. L'économie italienne s’est contractée de 0,1% au premier trimestre après être brièvement sortie fin 2013 de deux ans de récession.
Nous sommes le porte-voix des citoyens qui cotisent et bénéficient des régimes de retraites français explique Eric Loiselet, membre du Réseau des Administrateurs pour l’Investissement Responsable (RAIR), et administrateur de l’ERAFP, fonds de pension de la fonction publique. A ce titre nous lançons des propositions pour faire prendre conscience aux décideurs politiques que les institutions de retraite sont des acteurs économiques clefs. La transition énergétique nous concerne puisque les menaces qui pèsent sur la planète sont aussi des menaces sur l’emploi et les ressources financières des salariés et retraités. Cette idée, nouvelle en France, doit encore faire son chemin mais les propositions faites par le RAIR nourrissent le débat. Il suggère de donner à ses institutions financières publiques que sont l’ERAFP, l’ Ircantec et la Prefon un rôle politique en orientant une partie de leurs placements vers le financement d’une économie moins destructrice de l’environnement. A elles trois, elles détiennent 41 milliards d’euros. En dédiant 5 % de leurs réserves à la transition énergétique et écologique, on peut mobiliser 2 milliards d’euros. La COP 21 en ligne de mire Le RAIR pose deux autres propositions sur la table : obliger les investisseurs institutionnels français à réaliser leur empreinte carbone, c’est-à-dire mesurer les émissions de gaz à effet de serre qu'émettent indirectement leurs portefeuilles, et créer des obligations vertes (green bonds) pour faciliter le financement de la transition. Notre objectif est de participer aux débats que va ouvrir la conférence bancaire et financière. La prochaine étape c’est la conférence environnementale d’octobre où une table ronde sera dédiée à la mobilisation de la société civile puis la COP 21, la conférence sur le climat, organisée à Paris en décembre 2015. Nous participons d’un mouvement plus global porté par la Confédération Syndicale Internationale dans le cadre du comité du capital des travailleurs. 300 milliards de dollars sont mobilisables pour lutter contre le changement climatique et financer la transition énergétique. ??a vaut le coup de prendre au sérieux nos propositions conclut Eric Loiselet. Mobilisation in extremis La conférence bancaire et financière, annoncée de longue date, aura donc finalement lieu le 23 juin, en présence de Michel Sapin et Ségolène Royal. Les deux ministères (finances et écologie) sont les deux co-organisateurs de cette manifestation. Un évènement qui attise l’intérêt de tous ceux qui travaillent sur l’intégration de critères environnementaux et sociaux dans la gestion financière. Pour Philippe Zaouati, le président de la Commission ISR de l’association Française pour la Gestion Financière, qui participait à un débat sur le financement de la transition énergétique le 11 juin à Paris, Il y a de l'épargne disponible mais pour l’orienter vers le financement de la transition, il faut remplir plusieurs conditions. D’abord définir l’objectif avec un cadre clair et stable que doit poser le projet de loi sur la transition énergétique (dont la publication reste incertaine, NDLR), ensuite identifier les entreprises dont l’activité répond à cette ambition et trouver des outils qui permettent de mesurer le bénéfice environnemental qu’elles apportent , enfin labelliser les offres de placements crédibles sur le sujet. La dernière étape consiste à créer des incitations. On peut par exemple conditionner le maintien des avantages fiscaux existants à l’orientation d’une partie des placements des Français vers le financement de la transition. » Les idées ne manquent pas, les spécialistes de l’investissement responsable, dont Novethic fait partie, sont prêts à contribuer. Mais il reste un élément sur lequel le pouvoir politique doit jouer son indispensable rôle : la mobilisation des citoyens sur l’impérieuse nécessité de mettre en ??uvre la transition écologique. Les mots finance et changement climatique sont des mots repoussoirs pour les Français, explique Elisabeth Reiss, qui analyse leurs comportements de consommation sur le développement durable depuis dix ans. Le débat d’experts est nécessaire mais il doit donner envie aux gens d'être associés à la transition. Il faut montrer les bénéfices du changement et travailler sur les comportements.
La CAPSSA a investi 5 millions d’euros dans la Sicav S2IEM visant à participer à l’introduction en Bourse d’Euronext. L’institution fait ainsi partie d’un tour de table composé d’une douzaine d’investisseurs professionnels dont Unigrains, la Chambre de commerce et d’industrie de la région Paris IDF, Fédéris GA pour Maalakoff Médéric, MAIF, MATMUT, SMABTP, SMA Vie, Swiss Life AM pour Swiss Life France et Viel & Cie. Au total, cette Sicav affiche ainsi 43 millions d’euros d’encours.
La City et la China Development Bank Corporation(CDB) ont aujourd’hui signé un protocole d’entente au Foreign and Commonwealth Office. L’accord a été paraphé en présence du Premier ministre David Cameron et du Premier ministre chinois Li Keqiang. Ce partenariat avec la banque de développement chinoise doit notamment permettre de renforcer les investissements de cette dernière outre Manche ainsi que le rôle de Londres dans le traitement du renminbi.
Un an après la crise qui l’avait conduit à instaurer un contrôle des changes, Chypre prépare son retour sur le marché de la dette souveraine. L'île a mandaté Deutsche Bank, Goldmans Sachs, HSBC, UBS, et le russe VTB pour syndiquer un emprunt en euros à 5 ans.
Allianz et la filiale d’assurance de Munich Re, Ergo, seraient en pourparlers pour le rachat de l’assureur Agrotiki Insurance (ATE) à la banque grecque Piraeus Bank. Le prix de la cible tournerait entre 60 et 80 millions d’euros, selon Bloomberg. La transaction pourrait être annoncée d’ici à la fin du mois, selon la presse grecque.
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont augmenté de 0,4% en mai, leur rythme le plus élevé en un an, confirmant une remontée progressive des pressions inflationnistes. Selon les chiffres publiés mardi par le ministère du Travail, la hausse de l’indice CPI est la plus importante depuis février 2013, notamment grâce aux prix alimentaires qui ont grimpé de 0,5%, leur plus forte augmentation depuis août 2011. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une augmentation de 0,2% après la hausse de 0,3% en avril. Sur les 12 mois à fin mai, les prix à la consommation ont augmenté de 2,1%, après 2,0% en avril.
A l’occasion de la présentation de ses résultats 2013, Banco Madrid a affiché de nouvelles ambitions sur le terrain de la banque privée et de la gestion d’actifs. La banque privée espagnole – qui a finalisé au premier trimestre 2014 l’acquisition de BMN Gestión de Activos lui apportant ainsi 600 millions d’euros d’encours supplémentaires – a ainsi annoncé que son plan stratégique s’est fixé comme objectif d’atteindre le cap des 8,7 milliards d’euros d’actifs sous gestion en 2017. Fin 2013, ses actifs sous gestion s’étaient établis à 3,66 milliards d’euros, soit une croissance de 85 % par rapport à 2012. Une progression de 1,7 milliard d’euros liée, d’une part, à l’intégration de 1 milliard d’euros résultant de l’acquisition de Liberbank Gestión et, de l’autre, à une collecte nette de 700 millions d’euros.Cette bonne dynamique s’est poursuivie depuis le début de l’année. La reprise de BMN Gestión de Activos, couplée à des solides souscriptions nettes, a permis aux encours de Banco Madrid d’atteindre le seuil des 5,35 milliards d’euros à la fin du mois de mai 2014. Ainsi, sur les cinq premiers mois de l’année, les actifs gérés par Banco Madrid ont enregistré une progression de 46% par rapport à fin 2013.Sur l’ensemble de l’exercice 2013, le groupe bancaire espagnol a dégagé un bénéfice net consolidé de 8,9 millions d’euros, en hausse de 3,15 % sur un an. Banco Madrid prévoit de doubler son résultat net au cours des quatre prochaines années.
JPMorgan Asset Management (JP Morgan AM) a recruté John Bilton, un ancien stratégiste de Bank of America Merrill Lynch, au poste de responsable de son équipe «Global Strategy», dirigée précédemment par Neill Nuttall qui a quitté la compagnie en début d’année après 30 années de présence en son sein, rapporte FT Adviser. L’équipe «Global Strategy» a pour mission de fournir une orientation «top-down» de l’allocation d’actifs pour les fonds multi-assets de JPMorgan AM.John Bilton sera rattaché à James Elliot, directeur des investissements (chief investment officer) de la division «International Global Multi-Asset». Avant de rejoindre JPMorgan AM, l’intéressé était responsable de la stratégie d’investissement européenne chez Bank of America Merrill Lynch, pilotant à ce titre la stratégie actions européennes et la recherche en allocation d’actifs. Avant cela, John Bilton a notamment travaillé dans la gestion des risques chez Barclays Capital.
Le gestionnaire d’actifs écossais Aberdeen Asset Management (Aberdeen AM) a nommé Laura Nateri en qualité de «country head» pour l’Italie, rapporte Funds People Italia. L’intéressée a intégré la société de gestion en 2009, participant activement au lancement de la succursale italienne et à son développement, en qualité de responsable du développement. Avant de rejoindre Aberdeen AM, Laura Nateri avait travaillé pendant deux ans chez Credit Suisse AM au poste de «senior relationship manager» au sein de l’équipe de distribution, après une longue expérience au sein du groupe BNL où elle a débuté sa carrière en 1994.
ING a annoncé avoir retenu comme prix d’introduction en Bourse de sa branche d’assurance et de gestion NN Group une fourchette de 18,50 à 22 euros. Ce qui permettrait de lever au total entre 1,3 et 1,5 milliard d’euros, indique un communiqué. 70 millions d’actions existantes de NN seront proposées dans le cadre de l’offre (hors option de surallocation). Comme indiqué le 30 avril dans un communiqué, trois investisseurs souscrivent à l’IPO à hauteur de 150 millions d’euros (88 millions pour RRJ Capital, 50 millions pour Temasek et 12 millions pour SeaTown). Le trio achète des obligations subordonnées convertibles en actions NN pour un total de 1,125 milliard d’euros, dont une première tranche de 450 millions sera débouclée à la clôture de l’opération.
L’industrie des hedge funds publie ses premières performances positives depuis février, note Preqin. En mai, la performance moyenne des fonds s’est établie à 1,25 %. Les fonds spécialisés sur les marchés émergents ont tiré leur épingle du jeu avec une performance record de 2,91 %, un niveau jamais réalisé depuis janvier 2013. Les fonds de la catégorie event driven se classent derniers avec 1,04 % mais demeurent la stratégie la plus performante depuis le début de l’année (+4,37 %). Les fonds activistes ont pour leur part gagné 1,84 %. Le détail des performances de toutes les stratégies en PJ (PDF)
Stephen George, l’ancien dirigeant du family office de Jeff Skoll, Capricorn Investment Group, a lancé Panorama Point Capital, son propre fonds de private equity, rapporte Bloomberg. Stephen George qui a quitté Capricorn Investment l’an dernier a levé pour l’instant 80 millions de dollars en 6 mois, pour son fonds inaugural, auprès d’investisseurs dont Christoph Henkel, membre de la famille qui a fondé et qui détient la majorité du groupe industriel allemand Henkel. L’objectif de Stephen George est d’attirer 500 millions de dollars pour ce fonds qui sera dédié à 3 types d’investissements : prêts aux entreprises de taille moyenne, acquisitions de sociétés et prises de participations dans des entreprises technologiques. Le fonds de Panorama a déjà investi dans quatre sociétés de technologie et est actuellement en train de finaliser 3 opérations dans des entreprises familiales.
Weinberg Capital Partners a annoncé le 16 juin le closing de son deuxième fonds immobilier WREP#2 à près de 200 millions d’euros, soit 30% de plus que l’objectif fixé, fort du soutien de nombreux investisseurs institutionnels internationaux. Ces derniers représentent désormais la moitié des engagements, précise un communiqué. Evidence Capital a agi en tant qu’agent de placement pour les investisseurs non français. Weinberg Real Estate Partners #2 a réalisé son premier investissement en avril dernier avec le Campus Aviso, un ensemble immobilier de 20.000 m² comprenant trois immeubles de bureaux distincts situé 49/51 quai de Dion Bouton à Puteaux (92). Cette acquisition s’est effectuée via la reprise des parts de l’OPCI qui détenait les actifs. WREP#1, le premier fonds immobilier levé en 2008, a investi en bureaux, commerces et murs de santé, en sélectionnant des actifs présentant de bons fondamentaux immobiliers et des opportunités de valorisation. WREP#2 poursuivra la même stratégie.
Swiss Life REIM (France), - ex Viveris REIM - a annoncé lundi 16 juin l’acquisition d’un portefeuille de 26 hôtels pour le compte de l’un de ses fonds d’investissement constitué en club deal. L’acquisition s’est fait auprès de LFPI. Les actifs sont localisés en France, répartis sur les régions Nord, Centre, Sud-Est et parisienne, à proximité des infrastructures autoroutières dans des agglomérations de taille moyenne ou grande, indique un communiqué.La gestion opérationnelle des hôtels de catégorie Budget ou Economique (Campanile, Première Classe, Kyriad) sera assurée par une structure spécialement créée à cet effet : LFPI Hôtels Gestion, qui bénéficiera d’une caution solide et d’équipes expérimentées, issues de la précédente équipe d’exploitation, et connaissant donc parfaitement les actifs. Un plan de travaux a d’ores et déjà été mis en place avec la rénovation à venir (totale ou partielle) de 15 hôtels, indique un communiqué.
Les «mutual funds» de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) ont enregistré en mai une collecte nette de 23,4 milliards de dollars, selon des statistiques communiquées par Morningstar.Durant le mois sous revue, les fonds d’actions américaines ont été la seule classe d’actifs à terminer la période en territoire négatif, avec une décollecte de 6,9 milliards de dollars. Les fonds d’actions internationales ont en revanche attiré 7,73 milliards de dollars.Les fonds d’obligations soumis à l’impôt ont drainé 9,5 milliards de dollars, enregistrant ainsi leur cinquième mois de collecte.
Henderson Global Investors (Henderson GI) vient de renforcer son équipe crédit basée aux Etats-Unis avec deux nouveaux recrutements, révèle Citywire Global. De fait, deux spécialistes crédit «investment grade» ont ou vont rejoindre la société, à savoir Timothy Gage, en provenance de Franklin Square Capital Partners, et Jonathan Mann, qui arrivera en juillet en provenance de JP Morgan Chase & Co.Les deux nouveaux venus intégreront l’équipe crédit qui a été mise en place l’année dernière à Philadelphie et seront rattachés à Andrew Griffiths, responsable mondial de la recherche crédit.Ces deux recrutements portent désormais à huit le nombre de collaborateurs présents dans la division «fixed income» d’Henderson aux Etats-Unis, qui comprend également six anciens salariés de Delaware Investments.
BNP Paribas Real Estate a annoncé lundi 16 juin que Philippe Zivkovic cédait la présidence du directoire à Thierry Laroue-Pont, actuel directeur général délégué, pour prendre la présidence du conseil de surveillance. Philippe Zivkovic et Thierry Laroue-Pont prendront leurs nouvelles fonctions dès le 1er juillet prochain. Le nouveau président du directoire s’appuiera sur les trois directeurs généraux délégués, membres du Directoire : Barbara Koréniouguine, en charge des activités de Promotion ; Henri Faure, en charge de l’Investment Management et de l’ensemble des Fonctions Centrales ; Lauric Leclerc, promu directeur général délégué, en charge du Property Management.
Michael Keaveney vient d'être recruté par Morningstar Investment Management au poste de directeur de l’investment management pour les activités situées au Canada. Il sera responsable de l’activité de conseil en investissement à destination des institutionnels et supervisera les offres de solutions d’investissement à destination de la clientèle canadienne. L’intéressé sera particulièrement en charge de l’allocation, de la stratégie et du développement de la gamme, précise un communiqué. Avant de rejoindre Morningstar IM, Michael Keaveney était directeur de la recherche chez CIBC Asset Management.
La Société Générale a annoncé hier qu’elle avait obtenu l’aval des autorités malaisiennes pour émettre jusqu'à un milliard de ringgits (228 millions d’euros) sous forme de sukuks, rapporte L’Agefi. Ces obligations islamiques pourront être multidevises et avoir une maturité jusqu'à 15 ans. Elles seront émises par le véhicule ad hoc Alef II SA, créé pour servir de conduit de financement à l'établissement en Asie. L’agence de notation RAM Ratings a assigné la note AAA à ce programme.Il s’agit de la première opération en sukuk réalisée par une banque française, indique RAM Ratings dans son communiqué. «Cette étape représente un succès pour le marché mondial des sukuks et renforce la position de la Malaisie en tant que centre international de la finance islamique», ajoute l’agence. La demande pour ce type de produits ne cesse de croître et pourrait atteindre 3.400 milliards de dollars en 2018, selon une estimation d’Ernst & Young citée par Bloomberg.
Au cours des deux dernières années, on observe un mouvement au sein des sociétés de gestion entrepreneuriales françaises qui sont de plus en plus nombreuses à ouvrir un bureau à Londres, rapporte ce matin le journal Les Echos.Les filiales de grandes banques et assureurs français sont depuis longtemps présents à Londres mais le marché atone en France poussent les petites sociétés à leurs emboiter le pas, bien que la capitale britannique soit « le plus dur marché d’Europe », selon Philippe Lecomte, responsable du développement international chez La Française. Carmignac, Tikehau, Axiom AI ou encore Sycomore AM figurent parmi les gestions françaises récemment installées à Londres. Il faut dire que la profondeur du marché britannique a de quoi séduire les acteurs de la gestion d’actifs. « Il y a des milliers de fonds de pension au Royaume-Uni, car chaque entreprise a le sien, rappelle Richard Bruyère du cabinet Indefi. Mais au moins 150 fonds de pension britanniques ont plus de 1,5 milliard d’euros d’actifs, ce qui est considérable. » Plus gros marché financier d’Europe, Londres est aussi un très important marché auprès des particuliers fortunés. Mais là, les moyens commerciaux et marketing doivent être beaucoup plus élevés. « C’est une autre histoire », relèvent la plupart des gérants français.
Soucieux de poursuivre son développement à l’international, le gestionnaire d’actifs britannique M&G Investments, filiale de l’assureur Prudential, n’exclut pas d’ouvrir un bureau à Miami, aux Etats-Unis. «L’Amérique latine est un marché très important pour la gestion d’actifs et Miami constitue un centre offshore pour ce continent, a expliqué Jonathan Willcocks, responsable mondial des ventes «retail», lors d’un séminaire de presse international. Nous étudions donc la possibilité d’ouvrir un bureau à Miami, mais nous n’en sommes qu’au stade des réflexions et nous ne savons pas à quelle échéance cela pourrait se faire.» M&G couvre déjà le marché chilien depuis 2006 à partir de son entité en Espagne, ouverte en 2005.Le dirigeant a de nouveau rappelé qu’il n’avait aucun projet pour s’installer à Dubaï, jugeant les perspectives de développement peu attractives. De même, Jonathan Willcocks a indiqué être pleinement satisfait de son maillage géographique en Europe – soit une présence dans 12 pays. «Nous n’avons aucun projet à court terme pour ouvrir de nouveaux bureaux en Europe», a même précisé Jonathan Willcocks. « Concernant notre développement en Europe, tout dépendra des opportunités, a ajouté Grant Speirs, le directeur financier du groupe M&G. Nous évaluons tous les pays, y compris l’Europe centrale et de l’Est que nous regardons comme tous les autres pays.» Les dernières implantations internationales de M&G remontent à 2012, date à laquelle le groupe a ouvert deux bureaux à Hong Kong et Singapour.Depuis le lancement de son expansion géographique en 2001, M&G a continuellement vu le poids de l’international grossir. A la fin du premier trimestre 2014, l’international représente ainsi 37,4 % de ses actifs sous gestion «retail» (sur un total de 83 milliards de dollars), contre moins de 1 % en 2003.