La lettre annuelle de Warren Buffett aux actionnaires de Berkshire Hathaway a soulevé une nouvelle vague de spéculation sur l’identité de son successeur en tant que directeur général, rapporte le Financial Times. Cette spéculation a surtout été alimentée par le vice-président, Charlie Munger, qui a indiqué que le prochain leader de la société pourrait être soit son patron de la réassurance Ajit Jain ou Greg Abel, qui gère la division «utilities». « En partant de l’hypothèse selon laquelle Buffett partirait bientôt, ses successeurs ne seraient pas dotés de capacités modérées. Par exemple, Ajit Jain et Greg Abel sont des performeurs éprouvés qui seraient probablement sous estimés si on les qualifiait d’expert mondiaux ».
Gamco Investors, la société de gestion gérée par Mario Gabelli, envisage de lancer une activité indépendante de capital investissement, rapporte le Financial Times. Le directeur général le mieux payé de Wall Street avec 85 millions de dollars en 2013 a aussi déclaré qu’il gardait un œil sur les cibles d’acquisition potentielles. «Clairement, notre préférence irait à un partenaire avec quelqu’un qui a notre culture concernant le travail quotidien (…) », a t-il indiqué.
Les ETF obligataires ont enregistré des souscriptions nettes de 32 milliards de dollars dans le monde depuis le début de l’année au 26 février, selon des chiffres de Bloomberg cités par The Wall Street Journal. Il s’agit du plus fort début d’année depuis que ces fonds ont vu le jour en 2002. Plus de la moitié des 20 milliards de dollars qui se sont portés vers les ETF obligataires d’iShares (groupe BlackRock) sur les huit premières semaines de l’année sont venus d’investisseurs institutionnels comme les assureurs ou les fonds de dotation. Dans certains grands fonds, l’argent institutionnel a plus que doublé ces deux dernières années.
Lorsqu’ils doivent sélectionner une société de gestion, les gérants des fonds de pension se basent essentiellement sur les performances passées et les recommandations des consultants, alors même que cela ne préjuge en rien des performances à venir, montre une étude réalisée par l’Université du Connecticut et l’Université d’Oxford avec des données de 1999 à 2011 Mais l’avantage de ces deux critères est qu’ils permettent facilement aux gérants de se justifier auprès de leur hiérarchie et des parties prenantes.
Le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), est devenu propriétaire à 100% du quartier d’affaires milanais Porta Nuova, annonce l’AFP. Le fonds détenait déjà 40% depuis 2013 selon la société italienne de développement immobilier Hines Italia. Le prix de la transaction n’a pas été révélé. La valeur de marché du quartier Porta Nuova, qui comprend 25 bâtiments, dépasse les 2 milliards d’euros.Les parts rachetées par le Qatar ont été acquises auprès de Hines, l’assureur UnipolSai et plusieurs fonds d’investissement. A terme, le capital de Porta Nuova pourra être ouvert de manière minoritaire à d’autres fonds souverains.
L’arrivée de Bill Gross, l’ancien dirigeant de Pimco, chez Janus Capital a eu des retombées positives jusqu’en France, où la société de gestion américaine a ouvert un bureau en 2012, affirme Julien Froger, responsable Europe francophone. Dans un entretien à Newsmanagers, l’intéressé fait le point sur l’activité du bureau parisien et annonce un recrutement pour cette année…
Vanguard est la société de gestion qui a enregistré la plus forte collecte nette dans le monde en 2014 avec 291 milliards de dollars, soit un cinquième des souscriptions nettes du secteur, rapporte le Financial Times, citant des chiffres de Morningstar. A contrario, Pimco figure en queue de classement, ayant subi les pires performances en termes de collecte sur les 3.164 groupes suivis par Morningstar. Cela illustre la popularité grandissante de la gestion passive. D’autres sociétés d’ETF ont attiré des milliards en 2014 : BlackRock a vu rentrer 178 milliards de dollars et State Street 42 milliards de dollars. En revanche des sociétés de gestion active comme Aberdeeen et Fidelity ont accusé de forts rachats (respectivement 13,5 milliards de dollars et 11,4 milliards de dollars).
A l’occasion de la publication des résultats annuels de l’assureur Old Mutual, sa filiale de gestion d’actifs Old Mutual Global Investors (OMGI) a annoncé avoir multiplié par deux son bénéfice au cours de l’exercice 2014. A fin 2014, la société de gestion a ainsi dégagé un bénéfice opérationnel de 33 millions de livres, en hausse de 120 % par rapport aux 15 millions de livres réalisés en 2013. Un bond en avant lié en partie à l’acquisition d’une participation de 50% au capital de la société Intrinsic Cirilium Investment Company, qui a apporté 2 millions de livres de bénéfice. Au cours de l’année, OMGI a également enregistré 9,2 milliards de livres de souscriptions brutes, soit une progression de 22% par rapport aux 7,6 milliards de livres engrangés en 2013. Pour sa part, sa collecte nette s’établit à 2,5 milliards de livres sur l’ensemble de l’année 2014, en hausse significative par rapport aux 700 millions de livres de souscriptions nettes enregistrées en 2013. Grâce à cette bonne dynamique, ses actifs sous gestion ont augmenté de 31 % pour atteindre 21 milliards de livres fin 2014 contre 16 milliards de livres fin 2013. Une croissance tirée également par Cirilium, qui a apporté 2 milliards de livres d’actifs supplémentaires. Old Mutual Wealth, le pôle de gestion d’actifs et de fortune dans lequel est logé OMGI, a pour sa part enregistré une croissance de 5% de ses encours, passant de 78,5 milliards de livres fin 2013 à 82,5 milliards de livres fin 2014. Cette progression est principalement liée à une collecte nette de 3,7 milliards de livres en 2014, en hausse de 61 % par rapport aux 2,3 milliards de livres de souscriptions nettes de 2013. Sa collecte brute ressort, quant à elle, à 16 milliards de livres en 204, contre 14,4 milliards de livres en 2013, soit une progression de 11% sur un an. Sur l’ensemble de l’exercice écoulé, Old Mutual Wealth a enregistré un bénéfice opérationnel de 227 millions de livres, en hausse de 5% par rapport aux 217 millions de livres réalisés en 2013.
Le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter a annoncé que la gestion de son fonds Global Managed est confiée à Stephen Mitchell à compter du 2 mars en remplacement de Simon Somerville, rapporte Investment Week. Stephen Mitchell a intégré Jupiter en février en provenance de Caledonia Investments et occupe le poste de responsable des actions mondiales et de la stratégie. Entré chez Jupiter en 2005 en provenance de Cazenove Fund Management, Simon Somerville est responsable de l’équipe actions Extrême Orient du groupe et membre de l’équipe actions internationales. Malgré cette décision, Simon Somerville reste au sein de la société de gestion où il continuera de gérer le fonds Japan Income.
La boutique suédoise Tundra Fonder a récemment annoncé l’anglicisation du nom son fonds pakistanais Pakistanfond, devenu Pakistan Fund, en vue de répondre à la demande croissante des investisseurs internationaux, rapporte Investment Europe. «Nous sommes activement en train d’élargir notre distribution en dehors des frontières suédoises», a déclaré Jon Scheiber, CEO et associé. La société cible prioritairement le Royaume-Uni et la Suisse. «L’intérêt pour nos produits a été très important ces derniers mois et nous avons passé la barre des 2 milliards de couronnes suédoises d’encours», indique Jon Scheiber.
L’année 2014 aura été une année exceptionnelle pour le secteur des fonds d’investissement européens. La collecte nette a atteint le niveau record de 634 milliards d’euros et les actifs sous gestion ont franchi la barre symbolique des 11.000 milliards d’euros grâce à une croissance de près de 16%, selon les derniers chiffres communiqués par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Cela malgré une conjoncture atone, des menaces déflationnistes et des tensions géopolitiques en Europe. Quatre facteurs principaux expliquent cette évolution : la quête de rendement dans un contexte de bas taux d’intérêt, l’attrait des fonds en termes de protection de l’investisseur, la grande variété de stratégies d’investissement et de profils de risque/rendement disponibles sur le marché et, enfin, le rôle de la banque centrale pour lutter contre l’inflation et soutenir la croissance dans la zone. Les fonds au format Ucits ont attiré 472 milliards d’euros, un niveau jamais vu depuis que les statistiques existent. La collecte des fonds Ucits de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) s’est élevée à 476 milliards d’euros, contre 328 milliards d’euros l’année précédente. Les fonds obligataires ont collecté 191 milliards d’euros, les fonds diversifiés 187 milliards d’euros et les fonds dédiés aux actions seulement 61 milliards d’euros. Les fonds monétaires ont terminé l’année sur une décollecte de 5 milliards d’euros contre 85 milliards d’euros en 2013. La collecte de fonds non coordonnés s’est inscrite l’an dernier à 162 milliards d’euros, contre 169 milliards d’euros l’année précédente. Les fonds réservés aux investisseurs institutionnels ont attiré 105 milliards d’euros, grâce notamment à la forte demande des compagnies d’assurances et des fonds de pension. Les fonds Ucits ont progressé de 16,3% sur l’année à 7.979 milliards d’euros, les fonds non coordonnés de 14,3% à 3.362 milliards d’euros si bien que l’ensemble des fonds affiche une hausse de 15,7% à 11.341 milliards d’euros.
A fin 2014, les actifs sous gestion de Union Investment s’inscrivaient à 232 milliards d’euros, contre 206 milliards à fin 2013. La hausse des encours est le résultat d’un effet de marché positif mais également de fortes souscriptions nettes de 16 milliards d’euros, contre une collecte de 10 milliards l’année précédente. Union Investment souligne le très fort dynamisme de la clientèle institutionnelle, auprès de laquelle la société de gestion a collecté 11 milliards d’euros en 2014, soit 73 % de plus sur un an. Le retail a vu des souscriptions nettes de 5 milliards d’euros, soit une hausse de 38 % par rapport à 2013.Le bénéfice avant impôts de l’exercice écoulé ressort à 485 millions d’euros, contre 399 millions d’euros pour l’exercice 2013.
UBS Global Asset Management (UBS GAM) lance à la Bourse de Milan la version de son ETF multi-classes d’actifs avec couverture du risque, rapporte Bluerating. Le nouveau produit, UBS ETF (IE) MAP Balanced 7 SF UCITS ETF (EUR) A-acc, sera coté sur Borsa Italiana à partir de lundi 2 mars et permettra d’investir dans un portefeuille diversifié d’actions, d’obligations et de matières premières.
Le Kuwait Investment Office (KIO), branche londonienne du fonds souverain du Koweït, Kuwait Investment Authority (KIA), a commencé à surpondérer les actifs européens suite à la décision de la Banque centrale européenne (BCE) d’engager une politique d’assouplissement quantitatif pour soutenir la croissance. «Cette année nous commençons, après sept ans de surpondération du marché américain, à mettre en place une surpondération des marchés européens et à réduire progressivement notre surpondération des marchés américains», a expliqué son directeur général, Oussama al Ayoub. Le KIO s’est fixé pour objectif de doubler le montant de ses actifs sous gestion en dix ans.
Le recul des prix au mois de février a été publié lundi à -0,3% en première estimation, contre -0,6% en janvier et un consensus Reuters à -0,4%. La publication de chiffres meilleurs que prévu en Espagne, en Italie et en Allemagne vendredi laissait prévoir cette décélération dans le mouvement de baisse des prix.
L'économie italienne s’est contractée pour la troisième année d’affilée en 2014, avec une baisse de 0,4% du PIB, selon l’institut national de statistiques Istat. Le PIB italien avait baissé de 1,7% (chiffre révisé par rapport à 1,9% annoncé précédemment) en 2013 et de 2,8% (révisé par rapport à 2,3%) en 2012. Le déficit budgétaire du pays s'élève à 3% du PIB, contre 2,9% (révisé par rapport à 2,8%) en 2013, précise l’Istat. La dette italienne en 2014 s’est élevée à 132,1% du PIB en 2014 contre 128,5% (révisé) en 2013.
Le sentiment du consommateur américain a reflué en février, après avoir atteint un sommet de 11 ans, montre l’indice de l’Université du Michigan dans sa version définitive publié vendredi. L’indice ressort à 95,4, au-dessus de l’estimation initiale de 93,6 et du consensus le donnant à 94,0. Il est inférieur à l’indice de janvier qui était de 98,1.
Icahn Enterprises a annoncé vendredi avoir essuyé une perte de 373 millions de dollars, soit 3,08 dollars par titre, en 2014, pour un chiffre d’affaires de 19,2 milliards de dollars. Pour le seul quatrième trimestre, la perte se monte à 384 millions de dollars. «Les résultats de cette année ont été à l'évidence décevants, la chute brutale des prix pétroliers ayant eu des répercussions sur la rentabilité de nombre de nos segments», explique Icahn dans un communiqué.
«Nous ne sommes pas responsables de la frustration générée par le parti de la gauche radicale grecque qui a fait aux Grecs des promesses qu’il ne peut pas tenir», a déclaré hier le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. Le premier ministre grec Alexis Tsipras avait déclaré samedi que Madrid et Lisbonne redoutaient un «effet Syriza» lors de leurs élections législatives cette année et qu’ils avaient «fait monter les enchères» lors des négociations avec l’Eurogroupe qui ont abouti à la prolongation du plan d’aide à Athènes.
Le PIB des Etats-Unis a crû de 2,2% en rythme annualisé, contre 2,6% en première estimation le mois dernier, a annoncé le département du Commerce vendredi. La croissance avait atteint 5% au troisième trimestre. Le consensus donnait un taux de croissance révisé de 2,1% pour les trois derniers mois de 2014. L’investissement des entreprises a donné lieu à une révision marquée, avec une croissance ramenée de 1,9% en première estimation à 0,9%.
Le ministre des Finances Michel Sapin a déclaré hier s’attendre à ce que le système de régularisation des comptes dissimulés à l'étranger rapporte, comme en 2014, deux milliards d’euros à l’Etat en 2015, soit 0,1 point de PIB. Bruxelles a demandé à la France de réduire son déficit structurel de 0,5 point de PIB cette année, contre 0,3 estimé actuellement. «Plutôt que d’augmenter les impôts, je préfère lutter contre la fraude fiscale», a souligné Michel Sapin.
La prolongation de quatre mois de l’aide financière européenne à la Grèce a été approuvée vendredi au Bundestag, la chambre basse du parlement allemand. Malgré des relations tendues entre Athènes et Berlin ces derniers jours, le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, avait invité les élus à surmonter leur scepticisme à l'égard des promesses d’Athènes. Le texte a emporté les suffrages de 542 des 631 députés.
Dans sa très attendue lettre annuelle aux actionnaires de Berkshire Hathaway, Warren Buffett a déclaré avoir trouvé son successeur à la tête de la société d’investissement, sans toutefois révéler son identité. «Nous pensons aujourd’hui avoir la bonne personne pour me succéder en tant que directeur général», déclare-t-il dans la lettre publiée samedi. Warren Buffet, 84 ans, ajoute que cette personne prendra ce poste pendant au moins une décennie. Berkshire a également annoncé une baisse de 17% de son résultat net du quatrième trimestre 2014, à 4,16 milliards de dollars (3,72 milliards d’euros), soit 2.529 dollars par action de classe A, en raison, notamment de moindres gains sur des investissements. Pour l’année, le résultat net a progressé de 2% à 19,87 milliards et le bénéfice opérationnel de 9%, à 16,55 milliards. La valeur comptable par action a augmenté de 8,3% à 146,186 dollars en 2014 - faisant moins bien que le S&P 500 pour la cinquième fois en six ans.
Gros emprunteurs sur les marchés depuis deux ans, certains pays d'Afrique subsaharienne sont vulnérables à une chute de leur devise et des matières premières.
Les premiers chiffres publiés pour février en Espagne, en Italie et en Allemagne laissent attendre ce matin un chiffre d'inflation moins faible que prévu en zone euro.