La branche de gestion d’actifs de la banque américaine JPMorgan a connu un premier trimestre en demi-teinte. A fin mars, son résultat net accuse en effet un recul de 9 % pour ressortir à 441 millions de dollars, contre 487 millions de dollars au premier trimestre 2013. Son pôle de gestion d’actifs (qui inclut également la banque privée) a été pénalisé par les coûts et les frais qui, en l’espace d’un an, ont augmenté de 11 % pour atteindre près de 2,1 milliards de dollars.Pourtant, cette activité a connu un fort développement commercial. Ses revenus ont progressé de 5 % sur un an, ressortant à 2,78 milliards de dollars sur le premier trimestre 2014. En parallèle, sur les trois premiers mois de l’année, le pôle de gestion d’actifs a enregistré une collecte nette de 14 milliards de dollars. Dans le détail, la banque a capté 20 milliards de dollars de souscriptions nettes sur les produits à long terme mais a accusé une décollecte nette de 6 milliards de dollars sur les produits de liquidité. «C’est le vingtième trimestre consécutif de collecte nette sur les produits long-terme», s’est félicité JPMorgan dans un communiqué. Grâce à cette collecte nette, les encours de la gestion d’actifs de JPMorgan atteignent le niveau record de 1.648 milliards de dollars, en hausse de 11 % par rapport au premier trimestre 2013. Sur le premier trimestre, le groupe JPMorgan a fait état d’une chute de 19 % de son bénéfice au premier trimestre, à 5,27 milliards de dollars contre 6,53 milliards de dollars un an plus tôt. Ses revenus ont accusé un recul de 8 % pour s’établir à 23,86 milliards de dollars contre 25,84 milliards de dollars au premier trimestre 2013.
Sur les trois premiers mois de l’année, Jupiter Fund Management a enregistré des souscriptions nettes de 547 millions de livres, dont 465 millions de livres sur ses fonds. Entre fin décembre et fin mars, ses encours sont passés de 31,6 milliards de livres à 32,2 milliards de livres.
Millennium Management a recruté un gérant de portefeuilles chez son concurrent GMT Capital, Marko Soldo, rapporte Financial News. La société de hedge funds d’Izzy Englander, qui gère 21,8 milliards de dollars, continue ainsi à renforcer son équipe de gestion basée à Londres.
Lyxor Asset Management lance le premier ETF indexé sur l’indice CAC PME créé par Euronext en mars 2014, avec des frais de gestion limités à 0,5% par an, et répondant aux critères des fonds éligibles au PEA-PME. Les études prouvent qu’historiquement, les performances des sociétés de petites et moyennes capitalisations ont été plus élevées que celles des grandes capitalisations sur le long terme, souligne la société de gestion dans un communiqué. «Avec ce nouvel ETF, Lyxor est le premier émetteur à proposer aux investisseurs français un accès facilité à un portefeuille diversifié de PME-ETI (indice composé de 40 sociétés à avril 2014**)», indique un communiqué. Investir dans les PME-ETI via cet ETF permet par ailleurs de bénéficier de tous les avantages fiscaux du PEA-PME, tout en se protégeant du risque de liquidité parfois associé aux petites capitalisations. D’autres investisseurs (étrangers ou institutionnels) peuvent également être intéressés par le mode de construction fondamental de l’indice. En effet, l’univers de sélection de l’indice CAC PME ne fluctue pas en fonction des prix du marché, par essence volatils, mais en fonction de la situation économique réelle des entreprises. «Ce nouveau fonds s’adresse aux investisseurs souhaitant profiter à la fois de la performance des PME-ETI et du régime fiscal avantageux du PEA-PME», indique Arnaud Llinas, responsable mondial des activités ETF et Indexing de Lyxor. ** la performance annualisée dividendes réinvestis sur 10 ans de l’indice CAC Mid & Small est de 12% contre 5,8% pour le CAC 40 (source Bloomberg entre le 26 mars 2004 et le 28 mars 2014).
Bill Gross, le co-fondateur de Pimco, a enjoint Mohamed El-Erian à expliquer pourquoi il avait décidé de démissionner de son poste de directeur général de la société de gestion, rapporte Fund Web. S’exprimant à Bloomberg TV, Bill Gross a affirmé que les raisons du départ de son ancien restaient mystérieuses, même pour lui. « Il a seulement dit qu’il n’était pas la personne qui pouvait faire avancer la société…. J’ai envie de lui dire, allez, Mohamed, dis-nous pourquoi ».
Azimut Wealth Management a recruté Iacopo Corradi comme managing director de la région Toscane, rapporte Bluerating. L’intéressé vient de Banca Esperia, où il était responsable de la filiale toscane. Le pôle gestion de fortune d’Azimut compte 150 gérants de fortune et affiche un encours total de plus de 5 milliards d’euros.
Anima Holding a bouclé son offre d’actions en vue de son introduction en Bourse et a fixé à 4,2 euros le prix de ses titres, rapporte Milano Finanza. La fourchette de prix se situait initialement entre 3,5 euros et 4,5 euros, avant d’être réduite à 4,1-4,2 euros. La demande a été égale à 5,4 fois l’offre, en incluant l’option de surallocation. L’introduction en Bourse est prévue le 16 avril. La valorisation du groupe italien de gestion d’actifs est donc de 1,259 milliard d’euros, soit un multiple de 3 % des actifs gérés de 2013 et de 2,6 % des actifs de 2014, contre 3,2 % et 3 % pour les concurrents étrangers.
En Amérique du sud, l’industrie des fonds de pension, qui a connu un développement spectaculaire au cours des dernières années, a dépassé les 900 milliards de dollars d’actifs sous gestion, selon une récente étude publiée par le cabinet de recherche Cerulli, qui précise que la tendance devrait se poursuivre.Les marchés de capitaux locaux finiront par être incapables d’absorber les flux supplémentaires générés par la multiplication des systèmes de sécurités sociales privatisées dans la région, estime la recherche Cerulli. A titre d’exemple, au Mexique et au Chili, ces systèmes de sécurités sociales privatisées doublent en taille tous les 5 – 6 ans, il sera donc impératif pour eux d’investir une part plus importante de leurs actifs au-delà de leurs frontières. D’autant plus qu’ils ont besoin de l’expertise globale des gérants étrangers. Ces derniers temps, on assiste à une concentration de l’industrie des fonds de pension en Amérique du Sud puisque les fusions & acquisitions se sont multipliées dans le secteur depuis fin 2012, note enfin Cerulli.
BNY Mellon IM a informé le régulateur qu’à partir du 16 mai son fonds BNY Mellon US Equity Fund sera fermé et devra ainsi liquider ses encours qui se portent à 4,7 millions de dollars selon les données de Morningstar, rapporte Funds People. Ce véhicule, qui investit dans des entreprises américaines de grandes capitalisations, est enregistré sur le marché espagnole via des classes de part A (en euros et en dollars), de part C (en livres), de part H (en euros) et de part I (euros et livres).
BNP Paribas Investment Partners pense que l’Amérique latine, plutôt que l’Asie, sera la principale source de croissance de ses encours dans les prochaines années, rapporte Asian Investor. La société de gestion française investit de plus en plus en Colombie et au Pérou, avec comme objectif de doper ses encours marchés émergents à 95 milliards d’euros d’ici à 2016, a déclaré Ligia Torres, responsable de l’Asie Pacifique et des marchés émergents de BNP Paribas IP, dans un entretien au site internet. Aujourd’hui, 60 milliards d’euros sur les 473 milliards d’euros d’encours de BNP Paribas IP viennent des émergents. La société bâtit aussi une plate-forme au Mexique et est présente au Chili. Pour Ligia Torres, les marchés d’Amérique latine sont séduisants car leurs gouvernements poussent les détenteurs d’actifs à investir à l’étranger.
Wells Fargo, qui a récemment ouvert un bureau en France (Newsmanagers du 18 mars 2014), réfléchit à une implantation en Suisse pour ses activités de gestion d’actifs, rapporte le Handelszeitung. La Suisse représente actuellement plus de 22% des actifs gérés en Europe par Wells Fargo Asset Management. La clientèle des fonds de pension et des assureurs suisses est servie actuellement à partir de Paris.
La division wealth management de la banque UBS voit ses effectifs à l’international croître de manière constante. Dans un entretien vidéo à Bloomberg, cité par Finews, le responsable de la gestion de fortune Jürgen Zeltner revient sur les zones à fort potentiel pour le développement de sa structure à l’étranger. Après avoir engagé 88 conseillers financiers en Asie, axe de développement fort d’UBS WM, les investissements sur cette région devraient continuer. 70 % des dépenses de développement y sont concentrées. Jürgen Zeltner voit également de bonnes perspectives au Brésil et au Mexique.
Depuis deux ans, CCR AM a largement revu son processus de gestion, afin de rassurer les investisseurs. Les changements qui ont été apportés sont issus des travaux de la finance comportementale dans lesquels la société de gestion est très impliquée, convaincu par ailleurs de son bien-fondé et de son potentiel en lien avec la demande des investisseurs et l'intérêt des gérants. Directeur général délégué de CCR AM, Muriel Tailhades du Châtelier revient sur les atouts de ce mode de gestion, où l'homme est une force pour peu qu'on le garde de ses défauts...
L’encours total géré dans les Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif) s’établit au 31 décembre 2013 à 8,6 milliards d’euros, en hausse de près de 28 % par rapport au 31 décembre 2012, selon les chiffres de l’Association française de la gestion financière. Les flux bruts d’alimentation ont dépassé 1,7 milliard d’euros (+7%). Au 31 décembre 2013, près de 1.540.000 salariés, sur les 4,8 millions couverts, ont déjà effectué des versements, soit une progression de + 23 % en un an. Environ 180.000 entreprises de toutes tailles proposaient fin 2013 l’accès à ce véhicule d’épargne retraite à leurs salariés, soit 18.000 entreprises de plus qu’en 2012.
Les prix des transactions immobilières à Londres ont progressé de 3,6% en mars, pour atteindre une moyenne de 572.348 livres, un niveau record selon le baromètre établi par Rightmove. En un an, la hausse atteint près de 16%. Dans l’ensemble de l’Angleterre et du Pays-de-Galles, les prix ont augmenté de 2,6% en mars, également au plus haut (262.594 livres en moyenne).
Le Conseil de l’Union européenne a officiellement adopté le règlement sur les abus de marché et la directive sur les sanctions pénales applicables aux abus de marché. Cette adoption fait suite aux votes favorables du Parlement européen sur ces textes. «Il y aura désormais une tolérance zéro pour les opérations d’initiés et les manipulations de marché», ont déclaré dans un communiqué Viviane Reding, commissaire européenne à la Justice, et Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur et aux Services, selon lesquels «la perspective d’une possible condamnation, dans toute l’Union, à une peine de prison aura un effet dissuasif sur les auteurs d’abus de marché». Les Etats membres auront deux ans, à partir du mois de juin, transposer la directive dans leur droit national.
Les sociétés européennes bénéficient d’une croissance mondiale assez solide et d’un environnement de taux d’intérêt encore favorable, indique Eric Turjeman, directeur adjoint mondial des gestions actions d'Amundi
Symrise, numéro quatre mondial des arômes et des parfums, a déposé une offre ferme d’achat sur Diana, détenu par Ardian (ex-Axa Private Equity). Les deux sociétés sont entrées en négociations exclusives. Dans un communiqué publié samedi, le groupe allemand évoque un investissement de 1,3 milliard d’euros et précise avoir déjà réglé la question du financement relais. Le groupe basé à Holzminden s’attend à conclure l’accord au troisième trimestre 2014. L’opération valorise Diana, qui compte un pôle de nutrition animale, à environ 14 fois l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) 2013. «Bien que l’interêt de Symrise pour Diana soit apparu dans les médias en février, la direction devra apporter quelques explications lundi matin lors d’une présentation aux analystes étant donné que la principale activité de Diana est la nutrition non pas humaine mais animale. De plus, le prix est élevé», estime le courtier Liberum.
Les ministres des Finances des pays membres du G20 ont donné vendredi aux États-Unis jusqu'à la fin de l’année pour ratifier le projet de réforme du Fonds monétaire international et menacé de continuer sans eux dans le cas contraire. Dans leur communiqué final, ils font part de la «profonde déception» que provoque le retard pris dans le processus de ratification.
La progression trop lente vers les objectifs de croissance économique fixés par le G20 cette année est «inacceptable», a déclaré hier le ministre australien de l’Economie et des Finances Joe Hockey. Les ministres des Finances du G20 ont promis d’avoir «des plans réels et effectifs pour relever l'économie mondiale de 2% supplémentaire» avant leur réunion en Australie au mois de septembre. Or, ils en sont très loin, a déploré le ministre.
Depuis fin janvier, les investisseurs internationaux reviennent progressivement vers les actifs brésiliens, indiens, sud-africains, turcs et indonésiens
Le véhicule de Place qui a réalisé sa première émission la semaine dernière doit permettre aux banques d'élargir leur bassin de collatéral de haute qualité.
Selon l’enquête annuelle de L’Agefi sur les conseillers en gestion de patrimoine (CGPI), les effets ressentis de la crise se sont estompés par rapport à l'édition précédente. La réglementation, la croissance du cabinet et le recrutement de nouveaux clients sont leurs trois priorités.