Les deux partenaires fondateurs du groupe financier Picard Angst ont pris la décision de réorganiser leurs rapports de propriété, rapporte L’Agefi suisse. Ronald P. Angst (56 ans) souhaitait prendre du recul sur le plan professionnel. Il a cédé ses parts à son partenaire Maurice Picard (45 ans). L’opération a été finalisée fin avril. Basé à Pfäffikon, près de Zurich, le groupe Picard Angst a été créé en 2003 en tant que fournisseur indépendant de solutions pour les produits structurés, la gestion d’actifs et les matières premières. Il emploie actuellement 45 collaborateurs. Les actifs gérés s’élèvent à 1,6 milliard de francs suisses.
Profonde réorganisation chez Barclays. Sa division Wealth & Investment Management, dédiée à la gestion d’actifs et de fortune, va en effet cesser d’exister en tant qu’activité autonome dans le cadre d’une réorganisation stratégique visant à améliorer sa rentabilité, rapporte Financial Times FM. De fait, l’an dernier, cette activité avait déjà commencé à se retirer de plus de 100 marchés dans le monde. Désormais, l’entité Wealth & Investment Management sera logée dans la division « personal and corporate banking » à côté des opérations britanniques de « retail banking » de Barclays.Selon Christopher Wheeler, analyste chez Mediobanca cité par le quotidien britannique, cette démarche démontre que Barclays ne considère plus sa branche de gestion de fortune, qui représente plus de 200 milliards de livres d’actifs, comme une activité prioritaire. « L’activité de gestion de fortune va changer dramatiquement pour devenir beaucoup plus petite et beaucoup plus concentrée sur les clients particuliers britanniques », estime Christopher Wheeler.
Aberdeen Asset Management a annoncé le 9 mai la nomination de Thomas Perez au poste de responsable de la gestion obligations convertibles.Thomas Perez travaille dans l’industrie de la gestion d’actifs depuis 11 ans, dont 9 passés au sein de l’équipe Convertibles d’Aberdeen. «Tout comme à son habitude, Aberdeen s’est appliqué à construire des équipes solides, ce qui fait de Thomas Perez le choix naturel pour succéder à Pierre-Henri de Monts de Savasse qui a décidé de poursuivre une autre opportunité dans l’industrie», indique la société de gestion dans un communiqué.Cette nomination permet également d’assurer la continuité du processus d’investissement. Thomas Perez va en effet continuer à travailler en collaboration avec Ivan Nikolov, et recrutera un troisième membre de l’équipe prochainement.
La société de gestion alternative Man Group a annoncé le 9 mai une progression de ses actifs sous gestion à 55 milliards de dollars à fin mars 2014 contre 54,1 milliards de dollars au 31 décembre 2013.Une évolution due pour beaucoup à une collecte nette de 2 milliards de dollars, grâce notamment aux souscriptions enregistrées dans les stratégies alternatives de GLG et les fonds long only.Les actifs des stratégies alternatives ont progressé de 0,5 milliard de dollars durant le trimestre sous revue à 37 milliards de dollars, l’encours des stratégies discrétionnaires de GLG augmentant notamment à 18 milliards de dollars contre 16,3 milliards de dollars alors que les actifs des fonds de fonds reculaient à 10,5 milliards de dollars contre 11,3 milliards à fin décembre.Les actifs des produits long only se sont accrus de 1 milliard de dollars à 16,3 milliards de dollars.Satisfait des résultats enregistrés au premier trimestre, le patron de Man Group, Manny Roman, se montre toutefois prudent pour les prochains mois. «Nous restons prudents sur les perspectives de flux du reste de l’année en raison des résultats mitigés enregistrés récemment dans les stratégies de performance absolue», a-t-il avoué.
Old Mutual Global Investors (Old Mutual GI) étoffe son offre obligataire. Le gestionnaire d’actifs prépare en effet le lancement au cours de l’été d’un nouveau fonds obligataire high yield, baptisé Old Mutual Monthly Income High Yield Bond. Domicilié à Dublin, ce véhicule sera géré par Christine Johnson, responsable du fixed income chez Old Mutual GI, et le gérant Bastian Wagner. Ce fonds se concentrera sur les obligations d’entreprises high yield, visant un rendement annuel compris entre 6% et 7%. Sa duration sera d’au moins trois ans et pourra aller jusqu’à neuf ans.
Invesco Perpetual a lancé le Global Distribution fund, un nouveau fonds qui sera co-dirigé par les deux responsables du fixed income Paul Causer et Paul Read, ainsi que Nick Mustoe qui dirige l’équipe global equity.Au moins 60% du fonds sera investi en obligataire et monétaire alors que l’exposition aux actions variera entre 20% et 40%. Il pourra s’agir d’actions internationales, précise le prospectus du fonds mis en ligne sur le site d’Invesco Perpetual le 9 mai.
Guy Dunham, qui dirigeait l’équipe fixed income d’HSBC Global Asset Managment (HSBC GAM) depuis 2011, a quitté ses fonctions, rapporte Citywire. Il est remplacé par Ernst Osiander, chez HSBC GAM début 2012 et qui auparavant avait travaillé pour FMS Wertmanagement et BNY Mellon en tant que gérant obligataire et monétaire.
La banque canadienne Bank of Montreal (BMO) pourrait abandonner la marque historique F&C vieille de 146 ans, mettant ainsi potentiellement fin à l’un des vieux noms du marché de la gestion à Londres, avance le Financial Times fm. La semaine dernière, BMO a en effet finalisé l’acquisition de F&C pour 700 millions de livres avec l’objectif d’en faire le cœur de ses opérations de gestion d’actifs en Europe. Pour autant, Barry McInerney, co-directeur général de l’activité de gestion de BMO, n’a pas caché que l’avenir de la marque F&C est aujourd’hui « à l’étude ». « BMO et F&C ont tous les deux une très longue histoire, donc nous allons voir ce qui marche à moyen et long terme en ce qui concerne la marque F&C », a ainsi déclaré Barry McInerney.
Eastspring Investments, la filiale asiatique de gestion d’actifs de l’assureur britannique Prudential, a réalisé auprès des clients tiers une collecte nette de 1,1 milliard de livres au premier trimestre, en progression de 21% à taux de change constant sur un an. Cette performance a notamment été portée par un important mandat institutionnel pour gérer des actions japonaises et des flux captés par plusieurs fonds obligataires (Fixed Maturity Plans) lancés récemment par sa coentreprise en Inde. Portés par cette collecte, les actifs gérés pour compte de tiers ont atteint 19,2 milliards de livres au 31 mars 2014, en hausse de 10 % sur un an. Les encours totaux d’Eastspring, incluant ceux gérés pour sa maison mère, s’établissent à 62,8 milliards de livres à la fin du premier trimestre 2014.
L’Agefi rapporte que dans l'étude annuelle de Goldman Sachs Asset Management (GSAM), menée auprès de 233 responsables des investissements et directeurs financiers à travers le monde, ces derniers convoitent des actifs moins liquides : le quatuor de tête est composé de la dette d’infrastructure (29%), le non coté (28%), la dette hypothécaire commerciale (26%) et l’immobilier en fonds propres (26%). Les assureurs cherchent la prime d’illiquidité (35% veulent réduire la liquidité de leur portefeuille, 9% l’accroître). Car, si 48% des professionnels interrogés estiment que la faiblesse des rendements est le risque principal qui pèse sur leurs portefeuilles, l’absence de liquidité n’est citée que par 3% d’entre eux, indique le quotidien. Il s’agit de la dette d’infrastructures, les actions non cotées ou les prêts hypothécaires commerciaux.
Le Trésor espagnol a mandaté six banques pour inaugurer son programme d'émission 2014 d’obligations indexées sur l’inflation. L’emprunt benchmark à 10 ans, indexé sur l’indice harmonisé européen, devrait être émis cette semaine. Barclays, BNP Paribas, CaixaBank, Deutsche Bank, Santander et la Société Générale seront en charge de la transaction.
Près de 90% des électeurs de la région de Donetsk se sont prononcés pour l’indépendance lors du référendum organisé par les séparatistes pro-russes de l’Est de l’Ukraine, a annoncé hier soir le président de la commission électorale. «C’est cela, 89%», a déclaré à Reuters Roman Liaguine. Celui de Donetsk est le plus peuplé des deux «oblasts» où la consultation, jugée illégale à Kiev comme dans les chancelleries occidentales, était organisée.
Le gestionnaire alternatif a fait part d’une progression de 1,7% de ses actifs sous gestion au premier trimestre, à 55 milliards de dollars. La collecte nette de GLG Partners a atteint 2,1 milliards. Le directeur général Emmanuel Roman reste tout de même prudent sur la collecte d’ici à la fin de l’année, du fait de «récentes performances absolues de gestion contrastées».
Le fonds texan souhaite réaliser au second semestre 2014, selon Bloomberg, l’introduction en Bourse de la foncière allemande TLG Immobilien, acquise l’an dernier pour 1,1 milliard d’euros dette comprise. Lone Star n’a pas encore, selon les sources citées, accordé de mandats à des banques pour mener à bien l’opération.
Moody’s a relevé de «Ba3» à «Ba2» la note souveraine du Portugal, plaçant qui plus est cette note sous revue en vue d’un éventuel relèvement au cours des prochains mois. Selon Moody’s, la situation budgétaire du pays s’est améliorée plus vite qu’initialement prévu, l’agence estimant que le ratio d’endettement par rapport au PIB va commencer à diminuer cette année. «La reprise s’accélère», aux yeux de l’analyste de Moody’s, Kathrin Müehlbronner, qui reconnaît qu’«il reste du chemin à parcourir». Ce relèvement de notation est intervenu vendredi dans la foulée de la décision de Standard & Poor’s de relever de «négative» à «stable» la perspective sur la note souveraine du Portugal. Le pays a annoncé il y a une semaine avoir opté, en accord avec ses partenaires européens, pour une sortie «propre», c’est-à-dire sans ligne de crédit de précaution, de son plan de sauvetage de 78 milliards d’euros.
Selon la Banque des règlements internationaux, le montant notionnel des contrats de produits dérivés de gré à gré a atteint à fin 2013 quelque 710.000 milliards de dollars, contre 693.000 milliards fin juin 2013 et 630.000 milliards fin 2012. La valeur brute de marché des contrats a pourtant reculé de 20.000 à 19.000 milliards sur le second semestre 2013, notamment sous la pression des dérivés de taux.
Clayton Dubilier & Rice est selon Reuters parvenu à un accord avec Dubai International Capital pour lui racheter le spécialiste allemand de l’emballage pour environ 1,25 milliard d’euros. DIC, la branche de capital-investissement du fonds souverain Dubai Holding, serait conseillée par Bank of America Merrill Lynch, et CD&R Credit Suisse, selon les sources citées.
Secrétaire d’Etat en charge du dossier, André Vallini assure dans un entretien au Figaro que la réforme des collectivités locales est susceptible de générer de 12 à 25 milliards d’euros d'économies à moyen terme. Les «meilleurs spécialistes», assure-t-il, estiment que des économies d’échelle et des suppressions de doublons pourraient représenter de 5 à 10% d’un budget total de 250 milliards d’euros. André Vallini souligne que cette estimation ne tient pas compte des gains de temps et d’efficacité qui sont difficilement quantifiables mais sans doute très importants.
L’investisseur américain assène dans un entretien que les performances de la France sont à la traîne notamment du fait du «manque de courage politique du gouvernement» et du «pouvoir excessif des syndicats». Le président et fondateur de Soros Fund Management souligne ainsi que «l’Espagne a fait bien davantage que la France en matière de réformes structurelles».
Le régulateur européen des marchés financiers propose de décaler la date à partir de laquelle les contrats OTC pourront être soumis à l’obligation de compensation dans le cadre d’Emir. Elle redoute sinon que l’incertitude réglementaire ne dissuade certains intervenants de couvrir leurs risques
Le quotidien croit savoir que la société britannique de capital-investissement va confier dans les prochaines semaines un mandat pour la vente du spécialiste français du diagnostic biologique. Le montant de la transaction, qui devrait susciter l’intérêt de prétendants tant industriels que du private equity, pourrait atteindre un milliard d’euros. Cinven a acquis Sebia pour 800 millions en 2010.
Président du directoire de la société d’investissement, Frédéric Lemoine clame dans un entretien en avoir «assez d’entendre parler de patriotisme économique à tout bout de champ». Cela correspond à ses yeux à «une accusation moralisatrice». Alors que «Wendel revendique ses origines françaises partout dans le monde», le dirigeant assure que «la France doit s’adapter au modèle économique mondial, plutôt que d’imposer un cadre inhabituel aux acteurs étrangers». Le groupe souhaite investir un tiers de ses moyens en Amérique du Nord, «où la conjoncture et l’enthousiasme entrepreneurial sont au rendez-vous», et un autre tiers en Europe, avec une priorité pour la France, l’Allemagne et le Benelux.