En dépit du rebond du marché du LBO, les investisseurs restent prudents: près de 90% d’entre eux vont refuser de réallouer des capitaux au moins à une équipe de gestion dans l’année qui vient, selon le dernier baromètre Coller réalisé auprès de 110 «limited partners» (LP) dans le monde et publié ce lundi 20 juin, rapporte Les Echos. En moyenne, les investisseurs anticipent qu’un fonds sur cinq sera incapable de lever un nouveau véhicule dans les sept ans qui viennent, voire un tiers ou plus, selon 19% d’entre eux.
«Pour nous, l’alternatif, ce n’est pas une classe d’actifs à part entière, mais une façon de «jouer» les actions de manière moins volatile et avec une meilleure performance. Et nous n’utilisons pas en direct d’effet de levier, même si les fonds sous-jacents peuvent pour leur part s’en servir», a expliqué lors d’une présentation Bertrand Bricheux, responsable du développement de la gestion alternative chez Mirabaud.Pour la maison genevoise, l’alternatif se résume strictement aux hedge funds et fonds de hedge funds, sans private equity, sans immobilier ni matières premières. «Sans overlay, non plus, et avec toutes les lignes en devises couvertes», précise Anne-Cathrine Frogg, gérante du fonds coordonné Mirabaud Multi-Manager (137 millions d’euros). Cette dernière insiste sur le fait que «la priorité consiste à fournir au client du sur-mesure dans des produits avant tout liquides, avec des stratégies pures et qui ne varient pas». Ce sont là des arguments de vente solides depuis que Mirabaud a choisi de ne plus se focaliser uniquement sur la clientèle de banque privée, qui représente toujours 15 milliards de francs suisses sur un encours total de 25 milliards (dont 5 milliards en «long-only») et de se tourner vers les institutionnels : «au sortir de la crise de 2008, Mirabaud a décidé d’exploiter son expérience dans le domaine de la gestion alternative, qui remonte à 1972, pour occuper ce créneau que d’autres abandonnaient», explique Thibault Amand, responsable de la clientèle institutionnelle à Paris. Aujourd’hui, les actifs gérés pour le compte d’institutionnels représentent déjà environ 5 milliards de francs. Le plus important est à Londres mais l’activité en France qui est récente représente déjà quelque 300 millions d’euros. Mirabaud s’efforce également désormais de recruter cette clientèle en Suisse, entre autres parmi les caisses de pension, tout en sachant que la société arrive relativement tard sur ce marché et que les relations se construisent sur la durée, insiste Lionel Aeschlimann, membre du comité exécutif chargé de la gestion d’actifs et depuis le début de l’année l’un des sept associés de la banque.Le groupe genevois peut proposer différents niveaux de service adaptés aux besoins de la clientèle. Le catalogue comprend par exemple une option «advisory light» avec commission forfaitaire pour la recherche sur les gérants et la due diligence opérationnelle, à partir de 10 millions de dollars, et une version «full advisory» (à partir de 20 millions de dollars), qui va jusqu'à la construction du portefeuille.Un dispositif muscléL'équipe de gestion alternative de Mirabaud aligne 19 personnes dont huit analystes, les trois seniors parmi ces derniers étant aussi gérants. La maison genevoise fonctionne essentiellement sur le mode de la multigestion, avec une sélection limitée à 120-150 gestionnaires (sur un univers de recherche de 800 à 1.000 noms) dont la moitié affichent des encours inférieurs à 100 millions de dollars.En dehors de 2 milliards de francs de mandats de hedge funds en ligne directe (au minimum 20 millions de francs ou de dollars), Mirabaud aligne quatre fonds de hedge funds «succédanés d’actions» (long/short equity et global macro) dont le fonds Haussmann Holdings (1,9 milliard de dollars) et trois produits régionaux dont l’OPCVM Asian Capital Holdings (546 millions de dollars) et un fonds de CTA suiveur de tendance, le Mirabaud Opportunities-Trends (50 millions de dollars).A cela s’ajoutent le fonds Mirabaud Multi-Manager (137 millions d’euros) et le MirAlt Diversified (35 millions de dollars), un produit multistratégies «tous temps» à base de valeur relativ et d'événémentiel.Le cas échéant, la gamme de fonds de hedge funds régionaux pourrait être élargie à un produit marchés émergents global, mais aucun projet concret n’a encore été mis au propre à ce sujet.
Dans une lettre aux souscripteurs datée du 8 juin, Isaac Souede, le CEO de Permal (groupe Legg Mason), s’efforce de rassurer les clients de Merrill Lynch qui ont souscrit des parts du Permal investment Holdings NV, un fonds de fonds multistratégies de 2,2 milliards de dollars, rapporte The Wall Street Journal.Le manager affirme que ce fonds n’aurait pas de problème de liquidité en cas de «market crunch». Cela vaut également pour le Permal Fixed Income Holdings NV de 6 milliards de dollars. Citigroup et Bank of America Merrill Lynch avaient mis en garde leurs clients contre d'éventuels problèmes de liquidités de ces deux fonds.Permal est parvenu à stabiliser sa base de clientèle, avec désormais près de 40 % de fonds de pension et autres institutionnels. Récemment, pour son premier investissement dans l’alternatif, le fonds de pension de New York City (117 milliards de dollars) a choisi Permal, auquel il a confié 450 millions de dollars.
A l’occasion de la présentation des perspectives de marché et allocation d’actifs par Jean-Marie Mercadal, directeur général adjoint en charge des gestions et responsable de la multigestion, le groupe OFI a indiqué que ses encours ont désormais atteint 49,9 milliards d’euros contre 48 milliards à la mi-décembre (lire notre article du 17 décembre). De fait, avant la fin du premier semestre, les souscriptions nettes ont atteint 1,2 milliard d’euros depuis début janvier contre environ 1 milliard pour toute l’année dernière.Il n’en reste pas moins que, sur ce total, les produits monétaires ont attiré 900 millions d’euros. Pour le reste, les convertibles ont représenté 150 millions, le reliquat se répartissant entre le haut rendement et quelque 100 millions d’euros pour les fonds de performance absolue, dont 56 millions pour l’OFI Risk Arb Absolu, un produit d’arbitrage sur les fusions-acquisitions dont l’encours se situe à 117 millions d’euros.Concernant le contexte macro-économique pour les mois d'été, Jean-Marie Mercadal, face au «côté anxiogène de la conjoncture», confirme ses doutes de mars et reste prudent. Il préconise de «ne pas toucher aux dettes de l’Europe périphérique» et de préférer le risque entreprises soit sous forme d’actions soit sous celle d’obligations. Il serait judicieux pour lui de privilégier de grandes valeurs mondiales de sociétés présentes sur les marchés émergents, qui disposent du pouvoir d’imposer leurs prix et/ou servent des dividendes élevés. Dans l’idéal, la répartition actions/obligations serait à son avis de 60/40 actuellement.
Selon nos informations, Tobam a recruté Sylvain Viret en tant que responsable des clients institutionnels dans l’Europe francophone. L’intéressé était précédemment directeur commercial chez PhiTrust, après avoir été responsable de la clientèle institutionnelle chez Pioneer Investments en France. Tobam, qui est l’ex-Lehman Brothers AM, et dont Calpers a récemment pris une participation de 17,5 % avec Strategic Investment Company, s’est spécialisée dans la gestion «anti-benchmark» qui se fonde sur le constat que les indices de référence pondérés par la capitalisation ne sont pas suffisamment diversifiés et qu’ils ont tendance à donner un poids excessif aux valeurs et aux secteurs dont les cours ont déjà beaucoup monté. La société gérait fin avril 1,35 milliard d’euros.
La société de gestion DNCA Finance vient d’annoncer le «soft closing» de son fonds DNCA Invest MIURA, un fonds diversifié Long/Short Actions figurant au sein de la Sicav DNCA Invest. Il s’agit de réguler le rythme des souscriptions pour tenir au plus près l’objectif de gestion, selon DNCA Finance. De fait, dès que l’encours du compartiment qui est actuellement de 425 millions d’euros aura atteint le seuil de 450 millions d’euros, les parts I destinées aux investisseurs institutionnels subiront un droit d’entrée de 3%. En revanche, les autres parts A et B resteront ouvertes sans droit. La société de gestion précise cependant que lorsque l’OPCVM aura atteint un encours de 600 millions d’euros, les deux types de parts A et B seront également grevés par des frais d’entrée de 3 %.
L’Union Financière George V a annoncé, vendredi 17 juin, le lancement de MY Stop, un indicateur visuel reposant sur de l’analyse graphique se présentant comme un outil d’aide à l’allocation d’actifs dédié aux conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). Pour chaque fonds, l’indicateur est représenté par une ligne, soit rouge (en phase de vente), soit verte (en phase d’achat). Cette ligne se superpose à celle des cours réels du fonds et indique la tendance. Dès que la courbe de performance est franchie par la ligne MY Stop d’une façon ou d’une autre, la tendance s’inverse. L’outil se veut toutefois peu sensible aux faux signaux pendant les périodes à faible tendance, précise un communiqué.
Quilvest Banque Privée a annoncé, vendredi 17 juin, le recrutement de Jean Raoul-Duval au sein de l'équipe de gestion de Quilvest, au poste d’analyste crédit. Agé de 29 ans, le nouveau promu a précédemment occupé des fonctions d’analyste - gérant chez Quilvest & Associés.
BNP Paribas Investment Partners a annoncé, vendredi 17 juin, le recrutement de Skander Chabbi au poste de responsable des obligations convertibles. Il succède à Frédéric Surry, COO et responsable des solutions d’expertise transversale, qui a dirigé l’équipe ad interim. Le nouveau promu aura la responsabilité globale de l’équipe d’investissement dédiée aux obligations convertibles qui gère des stratégies pour des portefeuilles mondiaux, européens et asiatiques, indique un communiqué. Il aura également pour mission de consolider le processus d’investissement, la performance et l’offre de produits. Agé de 37 ans, Skander Chabbi qui a rejoint BNP Paribas Investment Partners le 6 juin et dont le poste est basé à Paris travaillait auparavant chez DWS Investments (groupe Deutsche Bank), à Francfort, où il gérait des portefeuilles globaux .
En activité depuis 1741, Wegelin & Co est la plus ancienne banque de Suisse et l’un des dix plus vieux établissements bancaires au monde. Ce qui ne l'empêche pas de nourrir des projets d'envergure. Dr. Adrian Künzi, l'un des huit associés, revient pour Newsmanagers sur la stratégie de développement de son établissement dans le domaine de la gestion d'actifs et de la banque privée en Europe.
Si les banques et les assureurs en Europe continuent de gérer leurs sociétés de gestion d’actifs comme des activités secondaires, leur part de marché dans les actifs gérés à l’échelle mondiale chutera de 31 % à 21 % d’ici à 2015, selon Casey Quirk, un consultant américain cité par le Financial Times.En revanche s’ils prennent au sérieux les activités de gestion, ils pourraient doper leur valeur de 175 milliards d’euros et augmenter leurs revenus de 24 %.Les banques ont besoin d’une stratégie plus claire pour leur gestion d’actifs. Elle doivent aussi améliorer la façon dont elles vendent leurs fonds via des conseillers non affiliés. La clé du succès est d’attirer les talents et de les retenir, et d’établir une culture d’indépendance vis-à-vis de la maison mère, commente le FT.
Natixis a annoncé, lundi 20 juin, l’arrivée d’Etienne Varloot au poste de responsable du département des Risques de marché au sein de la direction des Risques de Natixis. Ce département regroupe l’ensemble des équipes chargées de piloter les risques de marché de la banque à travers le monde, précise un communiqué. Dans ses nouvelles fonctions, le nouveau promu rapportera à Jacques Beyssade, directeur des Risques et membre du Comité Exécutif de Natixis.Agé de 43 ans, Etienne Varloot était responsable adjoint des Risques de marché et de crédit de la Banque de France depuis 2009.
Pictet Asset Management vient de recruter Anthony Cheung en qualité de senior investment manager. Il rejoint l'équipe Asie dédiée au total return et va co-gérer les fonds actions asiatiques long/short, rapporte Hedgeweek.Anthony Cheung travaillait précédemment chez Gartmore Investment Management au sein de l'équipe dédiée aux marchés émergents, notamment sur la Chine.
Selon Reuters, PCA Investments (ou Principia Capital Advisors) vient d’obtenir sa licence de gestion auprès du régulateur des marchés de Hong Kong, la Securities and Futures Commission (SFC), ce qui lui ouvre la voie au lancement d’un hedge fund.La société souhaite proposer dans un premier temps une stratégie CTA pariant sur les tendances de marchés à long terme pour ensuite lancer dans le courant de l'été des stratégies crédit et actions. La société espère ainsi lever quelque 750 millions de dollars.
Dans un contexte de marché difficile, très de peu de stratégies déployées par les fonds d’arbitrage ont pu enregistrer des gains le mois dernier, d’après le baromètre de l’Edhec-Risk Institute. L’activité d’arbitrage « fixed income » est parvenue à signer une année complète de bénéfices (+0,33%) mais la stratégie « equity market neutral » a plongé dans le rouge (-0,29%) après une série de huit mois de gains.
Selon une source proche, Sylvain Viret, l’ancien directeur commercial de PhiTrust Active Investors, vient d’être nommé commercial auprès des institutionnels français chez Tobam. Ce gestionnaire quantitatif, basé à Paris et sorti fin 2008 du giron Lehman Brothers, espère percer dans l’Hexagone : sur 1,9 milliard d’euros d’encours à fin mai, Tobam gère seulement 5 % pour le compte de clients français (L’Agefi Hebdo du 2 juin). Sylvain Viret, 48 ans, avait rejoint PhiTrust (spécialiste de l’ISR) en septembre 2010.
Pedro Passos Coelho, Premier ministre désigné du Portugal, a présenté vendredi au président du pays la composition de son gouvernement, au sein duquel le poste de ministre des Finances sera occupé par l'économiste Vitor Gaspar. Ce dernier occupait jusqu’à présent le poste de conseiller spécial de la Banque du Portugal.
L’agence de notation a annoncé vendredi examiner la note souveraine italienne Aa2, pour éventuellement l’abaisser ensuite, jugeant l'économie transalpine mal préparée à un relèvement de taux d’intérêt par la Banque centrale européenne. Fragile, l'économie italienne aurait du mal à affronter une hausse du loyer de l’argent dans un contexte marqué par la difficulté de plus en plus forte de se financer pour les Etats européens fortement endettés. Le communiqué publié par Moody’s évoque les fragilités structurelles de l’Italie, comme sa faible productivité ou « les rigidités de sa législation sur le travail et les marchés » qui ont plombé la croissance au cours des dix dernières années. « L’Italie n’a pour l’instant repris qu’une fraction des sept points de pourcentage de PIB perdus durant la crise mondiale, en dépit de la faiblesse des taux d’intérêt qui devraient être augmentés à moyen terme ».