La collecte de Rothschild & Cie Gestion, sa gestion de conviction, l'élargissement futur de son champ de compétences et ses développements en Europe. Jean-Louis Laurens revient pour Newsmanagers sur l'actualité au sens large du terme de sa maison, y compris sur les nouveaux fonds qui vont venir étoffer sa gamme. Il en profite également pour fustiger le mauvais procès que l'on fait aux marchés et aux banques...
La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers a prononcé un blâme et une sanction pécuniaire de 150.000 euros à l’encontre de la société de gestion Tocqueville Finance, ainsi qu’un blâme et une sanction pécuniaire de 250.000 euros à l’encontre du directeur général délégué de cette société, Marc Tournier. L’AMF leur reproche une manipulation de cours en juin 2009.
L’Association de l’industrie des valeurs mobilières et des marchés financiers (SIFMA) et l’Association internationale des swaps et des dérivés (ISDA) ont porté plainte contre le régulateur américain du marché des contrats à terme, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), contestant l’introduction de nouvelles règles destinées à freiner la spéculation sur les matières premières.
Le fonds de capital-investissement négocie avec Providence Equity Partners pour tenter de fusionner son entreprise télécoms suisse Sunrise avec Orange Suisse. CVC a entamé des discussions en vue d’un possible rapprochement si Providence remporte l’enchère pour les activités de téléphonie mobile de France Télécom en Suisse.
Citant une étude menée auprès des gestionnaires de fortune à travers le monde par le consultant Scorpio Partnership et le groupe de pression Listed Private Equity, le quotidien souligne le désamour des investisseurs particuliers aisés pour les hedge funds depuis la crise de 2008. Sur six mois à fin novembre, leur allocation en gestion alternative a chuté de 23 points à 35%. Preqin souligne que 61% de l’actif des hedge funds est désormais détenu par des institutionnels, contre 45% avant la crise. Ce qui n’est pas pour déplaire à un responsable de l’activité de prime brokerage d’une banque américaine pour qui cette évolution permet une «meilleure qualité» du secteur.
Les Bourses ont bouclé leur semaine la plus brillante en trois ans dans l’espoir d’une réponse décisive à la crise de la zone euro. Mais pour que le rendez-vous de vendredi soit un succès, bien des étapes devront d’ici là être franchies. Le première est la plus critique : Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se retrouvent aujourd’hui pour arrêter les propositions qu’ils ont promises à leurs partenaires. Or leurs approches du rôle qui doit rester dévolu à la souveraineté des Etats diffèrent. Pour l’Allemagne, la Cour de Justice européenne doit avoir le pouvoir de condamner les Etats infidèles à leurs engagements et les sanctions être automatiques. Sur ces points, Paris rechigne. Et quand Berlin veut investir la Commission de pouvoirs importants, Paris insiste sur celui du Conseil européen. Lundi, l’actualité sera aussi italienne, puisque Mario Monti dévoilera son programme de redressement. Enfin jeudi, la BCE entrera en scène. Une baisse des taux est plausible mais Mario Draghi devra surtout préciser sa pensée sur les armes que la BCE tient en réserve pour soutenir les politiques si ceux-ci prennent les engagements budgétaires forts qu’il appelle de ses vœux. Vendredi enfin aura lieu le grand rendez-vous. Unité de lieu, Bruxelles, unité de temps, une journée, unité d’action, le sort de la zone euro : les trois règles du théâtre classique seront réunies. A l’Europe de trouver les réponses pour que le dénouement ne soit pas une tragédie.
Les prix à la production ont progressé de 0,1% en octobre, soit moins qu’attendu (consensus +0,2%), la hausse des coûts de l'énergie étant compensée par une baisse des prix des biens intermédiaires, montrent les statistiques d’Eurostat. Les prix à la production ont augmenté en rythme annuel de 5,5%, comme attendu par le marché et après 5,8% en septembre.
La crise de la dette dans la zone euro ne pourra pas être résolue du jour au lendemain, a déclaré vendredi la chancelière allemande, plaidant pour des réformes institutionnelles en profondeur et l’inscription dans les traités européens de règles budgétaires plus strictes. « Il n’y a pas de solution miracle. Il n’y a pas de solution facile et rapide», a-t-elle dit au Bundestag, la chambre des députés allemande. Angela Merkel a salué la réussite de la monnaie unique, estimant qu’ «en dépit de toutes les turbulences récentes, l’euro s’est affirmé». «Il est stable, il est plus stable que l'était le deutschemark», a-t-elle ajouté. «Il n’y a pas d’alternative à une modification des traités européens ou, à la rigueur, à un accord sur de nouveaux traités. Nous allons à Bruxelles dans le but de promouvoir une modification des traités. C’est-à -dire avec la volonté d'éviter une division entre les pays de la zone euro et les Etats non membres de la zone euro», a-t-elle expliqué aux députés allemands.
L’Autorité bancaire européenne (ABE) a décidé de ne pas durcir les critères des tests de résistance auxquels seront soumis les principaux établissements financiers européens, ce qui aurait pu conduire à une augmentation de leurs besoins de fonds propres. Les besoins de capitaux supplémentaires des cinq banques allemandes concernées (Commerzbank, Deutsche Bank, LBBW, NordLB et DZ Bank) sont désormais estimés à environ 10 milliards d’euros. Ce nouveau chiffre est supérieur à celui de 5,2 milliards évoqué en octobre mais n’atteint pas les estimations les plus élevées évoquées ces dernières semaines en cas de durcissement des critères des tests. Le président de l’Autorité, Andrea Enria, a demandé aux banques de soumettre avant Noël à leur autorité de tutelle nationale un projet détaillé de renforcement de leurs fonds propres. Les banques allemandes - qu’elles soient privées, publiques ou coopératives - lui ont adressé une lettre commune pour lui demander un délai supplémentaire, en suggérant la date du 13 janvier.
Credit Suisse a nommé Giorgio Riccucci comme nouveau responsable de la banque privée pour l’Italie, rapporte Bluerating. Il remplacera Franco Müller le 1er janvier 2012. Giorgio Riccucci était précédemment chez UBS Italia.
Pioneer Investments, la société de gestion du groupe italien UniCredit, a dévoilé mercredi les grandes lignes de son plan à cinq ans. Cette stratégie, élaborée pendant l’été et finalisée ces dernières semaines, s’articule autour de trois grands axes, a expliqué Sandro Pierri, responsable de l’Europe occidentale et de l’international.Le premier, déjà évoqué par le CEO Roger Yates en septembre, consiste à créer un grand pôle de gestion marchés émergents à Londres. Il regroupera les capacités existantes du groupe dans ce domaine (actions et obligations) et il sera enrichi par quelques recrutements, sachant que deux personnes ont récemment rejoint le groupe. Ce pôle représentera environ 7 milliards d’euros. Le deuxième chantier est l’expansion des capacités de distribution de Pioneer en Asie et en Amérique latine. Ce développement sera entièrement réalisé de manière organique, a précisé Sandro Pierri, qui exclut ainsi toute acquisition. En revanche, il n’a pas dévoilé la liste des pays qui seront concernés. «Nous nous développerons dans un pays uniquement dès lors que nous estimons disposer d’une offre qui correspond à la clientèle locale», indique-t-il seulement. Néanmoins, la société est déjà présente à Singapour, Taïwan, au Japon, en Chine et en Inde côté Asie et au Chili et en Argentine côté Amérique latine.Enfin, dernier axe, Pioneer compte «bâtir une infrastructure opérationnelle plus solide». En clair, la société va fermer certaines activités lorsque celles-ci sont trop « marginales », comme cela est le cas en Russie. En termes d’objectifs, Sandro Pierri a uniquement dévoilé que Pioneer, qui gérait 162 milliards d’euros à fin octobre, visait une croissance à deux chiffres de la rentabilité sur cinq ans. Il a ajouté que le plan serait intégralement auto-financé. Ce plan à cinq ans fait suite à plusieurs mois d’incertitudes pour Pioneer, qui était soumise à une «strategic review» au cours de laquelle plusieurs options, dont une cession, ont été étudiées. Cette phase s’est achevée en avril dernier lorsque UniCredit a décidé que la société de gestion se concentrerait sur la croissance organique.
La société de gestion britannique Kames Capital, ex-Aegon Asset Management, va prochainement ouvrir un bureau à Hong Kong, rapporte Asian Investor. Dans cette perspective, Kames a nommé James Cooper en qualité de responsable du développement des activités en Asie.Kames veut dans un premier temps se développer auprès de la clientèle asiatique sur la base de ses points forts dans l’obligataire, l’immobilier et les produits multi-classes d’actifs. James Cooper, qui travaillait précédemment dans une société de conseil, devrait constituer une équipe asiatique au cours des douze à dix-huit prochains mois, y compris l’installation de gérants sur place. Kames Capital, dont les actifs sous gestion s'élevaient à 47 milliards de livres à fin septembre, emploie près de 250 personnes.
Depuis 2006, Lombard Odier a développé des expertises bien ciblées pour s’adapter aux turbulences des marchés et de la demande. A présent, la maison suisse (113 milliards d’euros d’encours, dont 27,2 milliards pour l’institutionnel) ressort de l’anonymat médiatique, après avoir renforcé ses équipes en attirant des talents. Elle va désormais effectuer ainsi une présentation par mois de stratégies et/ou de produits à Paris, a annoncé Frédéric Cruzel (ex-SGAM) qui a rejoint le bureau de Paris en juin comme responsable de la clientèle institutionnelle et directeur de la clientèle française. Désormais, l'équipe commerciale en France compte trois personnes.Parmi les trois stratégies qui «fonctionnent» le mieux actuellement figure celle de l’obligataire et des devises émergentes avec le LO Funds - Emerging Local Currencies and Bonds (lire Newsmanagers du 21 mars 2011 et du 25 mai 2010), dont l’encours est retombé à 650 millions de dollars après avoir atteint 800 millions, mais uniquement à cause de prises de bénéfices par les souscripteurs. Le fonds repose sur le nouveau concept d’indice intelligent qui consiste à diminuer la pondération des émetteurs au fur et à mesure que leur dette augmente. Il s’agit de fournir au client à la fois sécurité, liquidités et rendement en misant notamment sur les pays émergents «solides» comme la Chine ou le Brésil, notamment.La deuxième stratégie porteuse est celle des obligations convertibles, qui pèse 4 milliards de dollars, avec notamment un fonds mondial et un fonds asiatique. L'équipe «Obligations convertibles» a été renforcée de deux gérants analystes.Enfin, Lombard Odier constate une montée en puissance du concept de «risk parity», mis en oeuvre par l'équipe de Jean-Louis Nakamura. Il s’agit d’une stratégie de diversification qui pondère l’allocation d’actifs en fonction du risque au lieu de se borner à un schéma classique de répartition 70/30 entre obligations et actions.
Le 29 novembre, la Commission des valeurs (CSRC) a délivré sa licence d’exploitation à la 69ème société de gestion chinoise, Essence FMC.Cette société, qui a obtenu également une licence pour gérer des comptes «ségrégués», est capitalisée à 200 millions de yuans. Elle est contrôlée à 49 % par Essence Securities, à 36 % par Minmetals Investment et à 15 % par China Guangdong Nuclear GFC.Le directeur général sera Wang Lianzhi, vice-président d’Essence Securities, rapporte Z-Ben Advisors.
La China Construction Bank (CCB) a choisi BNY Mellon Asset Servicing comme conservateur international du nouveau fonds QDII (qualified domestic institutional investor) lancé en Chine par Fortune SG Fund Management Co le 29 septembre. La CCB est pour sa part le conservateur local de ce fonds.Fortune SG est une coentreprise de Hwabao Trust (filiale du groupe Baosteel) et de Lyxor Asset Management (groupe Société Générale).Le fonds concerné, le Fortune SG S&P Oil & Gas Exploration & Production Select Industry Index Fund, est le troisième fonds QDII lancé par Fortune SG et le second à utiliser les services de BNY Mellon en tant que conservateur international, après le Fortune SG Overseas Growth Equity Fund (depuis mai 2008).Cette année, BNY Mellon AS a obtenu cinq mandats de conservation internationale pour des fonds QDII.
A class action lawsuit filed against a Geneva-based asset management firm was dismissed by a New York judge on 29 November. The case, filed in early 2009 in New York, was related to losses by the Thema fund of USD1.1bn. The class action suit, launched by a shareholder in the fund, also named HSBC, JP Morgan, UniCredit, Bank of New York Mellon and PricewaterhouseCoopers, all of whom were accused of negligence in relation to the fraud orchestrated by Bernard Madoff. The south New York district judge, Richard Berman, dismissed all charges in the class action filing in question, except those against HSBC, at the express demand of the bank. Fundamentally, the judge found, the case should not be heard in the United States, but in Ireland, as the fund and its depository bank, HSBC, were domiciled there, and the two were cooperating under an Irish contract.
According to a recent study, more than 100 analysts have left rating agencies in the past five years to join the financial sector companies they had previously rated, the Wall Street Journal reports. The news is a sign of potential conflicts of interest at a time when the SEC is putting the finishing touches on proposals to strengthen controls on rating agencies.
According to sources familiar with the matter, the SEC is planning to investigate the way in which private equity firms value their investments. The objective for the US regulator is to uncover potential fraud, the Financial Times reports.
The European Capital Markets Institute (ECMI) on 1 December announced the publication of its “2011 Statistical Package,” which covers the full range of European capital markets in the wake of the financial crisis. The body of statistics is divided into six major chapters: equity markets, debt markets, ETF markets, over-the-counter derivative markets, asset management, and comparative international data. The institute says that for the first time in 2011, statistics required by the MiFID directive for pan-European and national trading platforms have been included. The chapter on debt markets has been enlarged, with data on securitisations, while the asset management chapter now includes data on pension funds and insurance companies.