Sous la pression des marchés et de Berlin, l’inévitable révision en baisse des prévisions de croissance pour 2012 exigera de nouvelles mesures budgétaires.
L'écart entre le rendement des obligations d’Etat françaises à 10 ans (OAT) et celui des titres d’Etat allemands de même maturité (Bund) a atteint vendredi un record, les investisseurs anticipant de plus en plus un abaissement de la note de la France par les agences de notation. Pour la première fois, l'écart entre les taux des deux pays a atteint 119 points de base en fin de matinée. Le «spread» s’inscrivait ainsi en hausse par rapport à son niveau de jeudi, qui était de 115 points de base..
Les modifications du règlement général de l’AMF transposant la directive OPCVM IV et modernisant le cadre juridique de la gestion d’actifs, ont été homologuées par arrêté du 3 octobre 2011. Les principales modifications du livre III concernent les sociétés de gestion de portefeuille et les dépositaires d’OPCVM.
Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a nommé Ignazio Visco au poste de gouverneur de la Banque d’Italie qu’occupait jusqu’alors Mario Draghi. En revanche, Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE, a décidé de ne pas démissionner pour laisser le poste à un Français après l’arrivée de l’Italien Mario Draghi à la tête de cette institution, contrairement à l’engagement pris, affirme vendredi Il Sole 24 Ore
Standard Life Investments a revu son modèle de développement en Asie pour l’orienter davantage vers la clientèle institutionnelle, rapporte Asian Investor. Depuis son installation au début des années 2000 sur le marché asiatique, le groupe avait plutôt centré son offre sur la clientèle retail.La société a renouvelé ses effectifs et revu son offre produits. Standard Life a récemment mis en place une gamme d’OPCVM libellés en dollars US, dollars australien et dollars de Singapour. Elle proposait précédemment des produits libellés en sterling qu’elle n’arrivait pas à distribuer auprès de la clientèle asiatique. Standard Life se renforce par ailleurs sur les produits de performance absolue, les investissements alternatifs et la multigestion.
Le capital-investisseur américain The Blackstone Group a certes affiché pour le troisième trimestre 2011 une perte économique nette de 342 millions de dollars contre un bénéfice net de 339 millions pour la période correspondante de 2010. Mais, pour les neuf premiers mois de l’année, le bénéfice net marque une progression de 3 % sur janvier-septembre 2010, à 929 millions de dollars.Le bénéfice distribuable a été de 120 millions de dollars pour le troisième trimestre contre 166 millions pour la juillet-septembre, 2010, tandis que pour les trois premiers trimestres, il marque une hausse de 8 % à 501 millions de dollars.Au 30 septembre, les actifs sous gestion générateurs de commissions ont atteint le montant record de 133 milliards de dollars, contre 104 milliards de dollars un an plus tôt. Quant aux encours totaux, il ressortaient à 158 milliards de dollars (+ 32 % en glissement annuel).
Les fonds monétaires américains ont réduit de 62 % en dollars leur exposition aux banques françaises entre fin mai et fin septembre 2011. Elles ne représentent plus que 6,7 % des actifs, alors qu’elles avaient constitué jusqu’à 16,4 % des portefeuilles en mai 2009. Il s’agit du plus fort déclin enregistré parmi les pays européens, commente Fitch Ratings qui publie ces données à partir d’un échantillon représentant 654 milliards de dollars. Sur le dernier mois seulement, la baisse a été de 42 %. Cette désaffection s’inscrit dans un contexte de désamour pour les banques européennes. Ainsi, les fonds monétaires américains ont diminué leur exposition totale aux banques européennes de 14 % entre fin août et fin septembre. L’exposition aux banques européennes n’est plus que de 37,7 %, contre 42,1 % fin août et 47,2 % fin juillet. En pourcentage, il s’agit du plus faible niveau jamais observé depuis que Fitch compile ces données, soit le second semestre 2006. Ce sont les banques canadiennes qui profitent de cette tendance. L’exposition à ces établissements a augmenté de 12 % depuis mai et représente maintenant la plus forte allocation pays, à 10,7 % des actifs.
State Street Global Advisors (SSgA) a annoncé le lancement de sa stratégie High Quality Green Bond. Cette stratégie investira dans les «green bonds», des obligations émises par exemple par la Banque Mondiale ou encore la Banque Européenne d’Investissement. Ces titres concernent des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de développement des énergies renouvelables.
Head of emerging market debt chez Barings, Thanasis Petronikolos voit deux avantages décisifs par rapport aux produits concurrents dans son fonds de droit irlandais Baring Emerging Market Debt Local Currency - nouveau nom depuis le 17 juin 2010 du Baring Emerging Income Fund.D’un côté, contrairement à pratiquement tous les autres fonds de dette émergente en monnaie locale, il est particulièrement liquide et transparent, si bien que son portefeuille (40 lignes) peut en principe être complètement revendu en l’espace de quelques heures seulement.D’autre part, il ne s’appuie pas sur une projection macro-économique unique, mais sur trois scénarios différents («recovery», stagflation, ralentissement économique) et toutes lignes obligations et devises doivent être éligibles dans au moins deux scénarios sur trois.Le gérant a précisé à Newsmanagers que l’encours est resté stable depuis le début de l’année aux alentours de 120 millions de dollars. Il n’a pas subi de retraits autres que ceux des fonds multi-classes d’actifs de Barings, qui ont été compensés par environ 35 millions de dollars de souscriptions nettes externes.Les deux arguments principaux en faveur de la dette émergente en monnaie locale sont que ces titres sont supérieurement rémunérés, à risque comparable, par rapport aux émissions des souverains développés, et que la classe d’actifs, sans être un refuge, s’est montrée résiliente, avec une capacité de rebond rapide et de retour à une tendance ascendante de long terme.Thanasis Petronikolos a précisé par ailleurs qu’après le recrutement récent de Faisal Ali (ex Observaotry Capital, lire Newsmanagers du 10 août), l'équipe de gestion va s'étoffer très prochainement avec l’embauche d’un troisième gérant qui sera basé à Hong-Kong. Au total, Barings Asset Management gère 2,5 milliards d’encours (fin août) investis en dette et en crédit émergents dont environ 250 millions de dollars en obligations émergentes en monnaie locale.
Un porte-parole de la BHF-Bank (filiale de la Deutsche Bank) a confirmé à la Börsen-Zeitung que l'établissement a l’intention de supprimer d’ici à début 2015 environ 270 emplois, soit un cinquième environ de ses 1.300 postes. Cela touchera principalement l’informatique et l’administration.Le programme de modernisation et de focalisation sur la clientèle de particuliers doit se traduire par une réduction à 10 milliards d’euros du total de bilan contre 12 milliards fin 2010. Les actifs à risque ont déjà été diminués d’un milliard d’euros ou de 25 %. Le Handesblatt rappelle pour sa part que la BHF a accusé pour 2010 une perte nette de 33 millions d’euros et que les milieux financiers s’attendent à une nouvelle perte pour 2011.
Le gestionnaire britannique Baring Asset Management a annoncé avoir obtenu du régulateur allemand, la BaFin, l’agrément de commercialisation en Allemagne du fonds de droit irlandais Baring Dynamic Emerging Markets Fund géré par Percial Stanion, qui dirige l'équipe multi-classes d’actifs (lire Newsmanagers du 1er juillet) et Hartwig Kos.Il s’agit d’un compartiment lancé le 29 juin de l’OEIC Baring Investment Funds Plc.Le code Isin est IE00B5SPP393 pour la classe institutionnelle en livres sterling et IE00B404P481 pour la classe retail en euros.
Les autorités britanniques ont donné le 20 octobre un premier feu vert au projet de fusion desdeux premières plates-formes alternatives de négociation de titres en Europe, Chi-X et BATS Global Markets, rapporte Les Echos.Le rapport final des autorités britanniques devrait être publié d’ici au 2 décembre. Ensemble, les deux plates-formes contrôleraient plus de 20% des transactions boursières paneuropéennes sur les marchés actions.
L’Association française de la gestion financière (AFG) vient de publier une fiche informative consacrée aux Organismes de Placement Collectif en Immobilier (OPCI). Y sont notamment expliqués les particularités juridiques et fiscales du produit. La fiche se trouve en pièce jointe.
Les actifs sous gestion du spécialiste de la gestion alternative Gottex s’inscrivaient fin septembre à 8,2 milliards de dollars, en recul de 7,9% par rapport à fin juin, selon un communiqué de la société publié le 20 octobre.Une évolution due à la forte volatilité des marchés, indique le groupe qui souligne par ailleurs que les stratégies «market neutral» ont battu leur indice de référence de 2,5% à 3,5%. La stratégie «Alternative Credit» a également fait mieux que l’indice, avec un écart de plus de 6%.
Credit Suisse lance un nouveau fonds immobilier appelé «Credit Suisse Real Estate Fund Global», selon un communiqué publié le 20 octobre. Il s’agit du premier fonds immobilier suisse coté à la Bourse qui permette aux investisseurs d’investir dans un portefeuille immobilier diversifié et international. La première émission court du 7 au 18 novembre 2011.
La Banque Privée Edmond de Rothschild, Genève, vient de nommer Manuel Leuthold en qualité de directeur général adjoint et chief operating officer, rapporte L’Agefi suisse.Il prend la succession de Jean-Pierre Pieren, qui après plusieurs années consacrées à la Banque et au Groupe, a souhaité mettre un terme à son activité et prendre sa retraite. Il quittera à fin avril 2012 le Comité Exécutif de la banque.Manuel Leuthold a déjà assumé d’importantes fonctions notamment en qualité de membre de la direction générale suisse au sein de la division Wealth Management & Swiss Bank. Il prendra ses fonctions dans le courant du premier trimestre 2012.
A partir du 6 novembre prochain, Jean-Louis Charles rejoint le groupe AG2R- La Mondiale, en qualité de directeur des investissements du groupe. Il quitte Groupama où il travaillait depuis neuf ans et occupait la fonction de directeur du financement et des investissements de l’assureur.
Fival se voit retirer par l’Autorité des marchés financiers (AMF) son agrément de société de gestion. Elle l’avait obtenu le 22 mai 1990."Ayant constaté que la société de gestion de portefeuille Fival SA ne remplissait plus les conditions et engagements auxquels était subordonné son agrément s’agissant de la permanence des moyens, notamment financiers et humains, le collège de l’AMF, lors de sa séance du 6 septembre 2011, a décidé, en application de l’article L. 532-10 du code monétaire et financier, de prononcer le retrait de son agrément en qualité de société de gestion de portefeuille», annonce le régulateur dans un communiqué daté du 20 octobre.En clair, les actifs de la société, filiale du groupe genevois Caprinco, ne sont pas suffisants pour assurer la pérennité de la structure, explique Marc Gilson, le directeur général de Fival, contacté par Newsmanagers. Ses encours sous gestion se limitent à une dizaine de millions d’euros, principalement dans des mandats et deux fonds ouverts, Ariane Invest, un fonds d’actions européennes, et Fival Réactif, un fonds de fonds flexible. A fin 2009, selon l’annuaire de l’Association française de la gestion financière, les actifs étaient de 35 millions d’euros.Ces actifs vont être repris dans les jours qui viennent par une autre société de gestion, sous réserve de l’accord des clients.Quant à Fival, elle devrait continuer à exister, mais sous une autre forme. «Nous allons demander le statut de conseiller en investissement financier», indique Marc Gilson. Mais ses effectifs devraient être réduits, de quatre personnes aujourd’hui, à une.Le retrait d’agrément sera effectif le 1er décembre. Jusqu’à cette date, Fival est placée sous le contrôle d’Alain Hindié désigné en qualité de mandataire par l’AMF. De plus, la société ne pourra effectuer que des opérations strictement nécessaires à la préservation des intérêts des clients investis dans les fonds et les mandats qu’elle gère.
Mirabaud vient de recruter Renaud Martin en tant que responsable de la gestion obligations convertibles, un poste nouvellement créé. Rattaché à la ligne de métier Mirabaud Asset Management, il est basé à Paris. Renaud Martin était précédemment directeur du département obligations convertibles chez Calyon, après un passage à La Française des Placements.
Le sentiment que les femmes et les hommes ne sont pas sur un pied d'égalité au sein de l’entreprise est persistant. Evoqué dans de nombreuses entreprises en France, ce constat s’applique également au secteur de la finance. C’est ce que révèle une enquête menée par eFinancialCareers.fr auprès de 351 professionnels de la finance en France.Alors que les parlementaires français ont décidé d’instaurer des quotas de femmes dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40, les femmes semblent encore sous-représentées au sein des sociétés financières. En effet, 52% des professionnels interrogés pensent que les femmes représentent actuellement moins de 5% de l’équipe de direction de leur entreprise. De plus, une très large majorité (81%) des sondés estime que les opportunités de carrière dans le secteur de la finance sont plus limitées pour les femmes que pour les hommes. Pour 90% d’entre eux, les femmes doivent surmonter plus d’obstacles que leurs collègues masculins pour accéder à un poste de direction. 51 % de ces personnes jugent que les problématiques sont liées au congé parental, à la garde des enfants et à la flexibilité horaire. Les professionnels de la finance ne sont pas très optimistes quant à une éventuelle évolution de cette situation. 52% sont ainsi convaincus que le nombre de femmes à des postes de direction n’évoluera pas à la hausse au cours des cinq prochaines années. Pour les 45% qui tablent sur une augmentation, cette évolution sera le résultat de lois garantissant l’égalité des opportunités. Ils pensent également qu’un employeur plus compréhensif face aux exigences familiales peut aider à inverser la tendance.Concernant la rémunération, 88% des répondants sont convaincus qu’elle n’est pas la même pour un homme et une femme occupant des postes de direction similaires. 34% pensent même que les femmes gagnent au moins 25% de moins que les hommes.