Pour Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, si un pays sortait un jour de la zone euro, «cela serait un avertissement sérieux pour l’Europe, car la question serait inévitablement posée de savoir si ce scénario peut se renouveler». Il refuse de discuter d’une sortie de la Grèce «car ce n’est pas dans ce cadre que l’on travaille».
Le service bancaire de la poste japonaise a décidé de s’associer à Sumitomo Mitsui Trust Bank et Nomura Holdings pour lancer une nouvelle société de gestion d’actifs qui développera des produits financiers peu risqués pour le compte des bureaux de poste. Japan Post Bank devrait injecter environ la moitié du capital initial de la société, Sumitomo Mitsui Trust Bank et Nomura apportant respectivement 30% et 20%. Les trois partenaires ont informé les régulateurs financiers de leur projet. La société devrait être lancée l’année prochaine. Nomura Holdings, la maison mère de Nomura Securities, voit dans cette initiative l’opportunité d’élargir sa base de clients particuliers en faisant émerger de nouveaux investisseurs.
Le fournisseur d’indices s’est finalement donné un an supplémentaire pour lever, en étroite collaboration avec la commission chinoise de régulation des marchés, les derniers obstacles empêchant encore l’inclusion des actions domestiques de classe A dans son indice «marchés émergents».
Pas moins de 48 nouvelles sociétés de gestion ont été créées l’an dernier, notamment pour répondre aux exigences de la directive AIFM sur les fonds alternatifs, selon l’AFG. En revanche, la France continue à perdre du terrain en Europe sur le marché de la domiciliation des fonds.
L’enquête trimestrielle dans les services du département du Commerce montre que la consommation a augmenté à un rythme plus rapide que ce que le gouvernement avait calculé en mai dans le cadre de sa deuxième estimation du PIB. Les dépenses de consommation pour le premier trimestre pourraient être relevées d’un maximum de quatre dixièmes de point de pourcentage, à 2,2% en rythme annuel. Le gouvernement publiera sa troisième estimation du PIB le 24 juin.
Standard & Poor’s a abaissé mercredi la note souveraine de la Grèce de CCC+ à CCC en estimant que la dette du pays n'était pas soutenable sans une forte croissance et de profondes réformes du secteur public. Le report par la Grèce d’un paiement au Fonds monétaire international dû le 5 juin semble démontrer qu’elle privilégie les retraites et les dépenses publiques au service de sa dette, déplore l’agence de notation dans un communiqué.
Créé il y a un an, le Haut Conseil de stabilité financière s’est réuni mercredi pour sa cinquième séance. L’autorité macroprudentielle dit continuer de suivre «avec attention» l’impact de l’environnement de taux bas sur les comportements et les institutions financières «et relève qu’au regard de cette situation, une poursuite des ajustements à la baisse, en particulier s’agissant de la rémunération des contrats d’assurance-vie, est nécessaire».
La commission chinoise du développement et de la réforme a accordé son feu vert à sept projets d’infrastructures de transport pour un montant total dépassant 120 milliards de yuans (soit 17,1 milliards d’euros), alors que Pékin cherche à éviter un ralentissement brutal de l'économie chinoise. L’un des projets concerne l’extension d’un aéroport sur l'île touristique de Hainan.
Le groupe immobilier allemand Deutsche Annington a démenti mercredi des rumeurs d’OPA sur LEG Immobilien qui avaient fait grimper le cours de Bourse de son concurrent. «Nous démentons tout intérêt actuellement pour une OPA visant LEG», a déclaré une porte-parole d’Annington, numéro un du secteur en Allemagne et numéro deux en Europe.
Des investisseurs nerveux ont retiré 12,5 milliards de dollars d’actifs des deux principaux FCP de la société au cours des douze derniers mois. Le gestionnaire a presque triplé de taille entre 2009 et 2013 et gère désormais 123 milliards de dollars d’actifs. D’autres petits gérants comme Artisan Partners Distributors et Virtus Investment Partners ont également souffert de retraits.
L'Autorité des Marchés Financiers est coutumière des mises en garde contre les intermédiaires financiers offshore qui exercent leur activité sans avoir été agréés, qui pullulent notamment dans le domaine du Forex et des options binaires. Il est en revanche plus rare qu'elle attire l'attention des investisseurs sur des prestataires basés en France.
BNP Paribas CIB annonce aujourd’hui la nomination à compter du 1er Juillet 2015 de José Placido en qualité de Responsable Financial Institutions Coverage (FIC). Ce dernier conservera par ailleurs son rôle actuel de Responsable Client Development & Strategy chez BNP Paribas Securities Services. Il succède à Henri Foch qui prendra sa retraite à la fin du mois de juin. Cette nomination renforce les objectifs de la Banque de croissance et de développement de la franchise auprès des clients institutionnels.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé de 2,3 milliards d’euros, à 83,0 milliards, le plafond des financements mis à la disposition des banques grecques dans le cadre de la fourniture de liquidité d’urgence («emergency liquidity assistance», ELA), a appris mercredi Reuters de sources bancaires. La BCE relève régulièrement ce plafond chaque semaine depuis plusieurs mois. La semaine dernière, le relèvement n’avait été que de 500 millions d’euros. «Il y a une réserve de liquidités inutilisées d’environ trois milliards d’euros», a précisé l’une des sources.
La commission chinoise du développement et de la réforme a accordé son feu vert à sept projets d’infrastructures de transport pour un montant total dépassant 120 milliards de yuans (environ 17,1 milliards d’euros), alors que Pékin cherche à éviter un ralentissement brutal de l'économie chinoise. Il y a l’extension d’un aéroport sur l'île touristique de Hainan (14,5 milliards de yuans) et un autre aéroport dans la province de Heilongjiang (691 millions de yuans). Deux des projets approuvés concernent les chemins de fer, avec un projet de ligne ferroviaire entre les villes de Hefei et de Hangzhou (96,1 milliards de yuans). Pékin avait approuvé mi-mai pour 250 milliards de yuans de projets de lignes de métro.
Le fonds Apax Global Alpha boucle aujourd’hui une introduction en Bourse et compte lever 250 millions d’euros pour racheter les participations personnelles des managers du fonds de private equity. Selon L’Agefi, une première cotation est prévue le 15 juin. La stratégie d’investissement de ce nouveau fonds consistera à racheter PCV Lux et ses filiales, un véhicule d’investissement créé en août 2008 par certains associés d’Apax Partners LLP, la branche londonienne de la société de private equity, issue de la fusion des activités américaines et européennes (hors France) du groupe.
Old Mutual se prépare à vendre des actions dans sa filiale américaine de gestion d’actifs pour un montant pouvant aller jusqu’à 200 millions de dollars, profitant d’une forte hausse de l’action de la société introduite en Bourse l’an passée, rapporte le Financial Times. Le groupe anglo-sud-africain a indiqué mardi qu’il allait appuyer sur le bouton de la vente de titres supplémentaires de la société basée à Boston, qui gère 224 milliards de dollars, dans les trois prochaines semaines. Old Mutual a lancé OM Asset Management sur la Bourse de New York en octobre à 14 dollars par action. Depuis, le titre de la société multi-boutiques a bondi à 18,99 dollars lundi.
Le monde de la Fintech accueille un nouvel acteur. Avec pour ambition de démocratiser la gestion d’actifs en France, la start-up française Yomoni mise sur une offre à 100 % numérique dédiée aux épargnants particuliers et des frais de gestion limités au maximum. La société créée par Mourtaza Asad-Syed qui préside la structure et dirige la gestion, Laurent Girard, directeur des opérations et Guillaume Yribarren, directeur marketing, prépare actuellement le lancement de la première société digitale de gestion sous mandat en France. Pour soutenir son développement, Yomoni a lancé un premier tour de table, qui a levé 3,5 millions d’euros. Il a permis de faire entrer à son capital Crédit Mutuel Arkéa et Iena Venture - l’incubateur de la Financière de l’Echiquier. Ces deux acteurs détiennent chacun un tiers du capital, le troisième tiers apparentant aux salariés fondateurs. Actuellement en cours d’agrément auprès de l’AMF, pour un lancement officiel prévu en juillet, la structure proposera une offre de gestion accessible à partir de 1.000 euros, qui sera facturée 1,6 % par an. « Aujourd’hui la majorité des Français n’a pas accès à un service de gestion de fortune, réservé aux patrimoines les plus élevés. Ils sont également rebutés par des produits d’épargne complexes parfois difficiles à cerner dans leur construction et leur tarification », souligne Mourtaza Asad-Syed. Yomoni proposera un contrat d’assurance vie composé entièrement d’ETF. Le fonds en euros a volontairement été laissé de côté car pas assez rentable selon les dirigeants de Yomoni. Le portefeuille proposé par le site sera adapté au profil de risque du client. Au total, 10 différents profils de risque sont disponibles. La clientèle visée est celles des « digital natives », ces jeunes de 25 à 35 ans, souvent primo-épargnants, nés avec internet et à l’aise dans l’utilisation de supports numériques, mais souvent peu familiarisés avec les produits d’épargne. La France - où le créneau des Fintech a séduit d’autres grands acteurs comme Amundi qui, selon L’Agefi, aurait investi dans la société Anatec - constituera la première étape de développement de Yomoni, avant l’Europe francophone et le reste du continent. En chifffres, la jeune start up estime à entre 50 milliards et 100 milliards d’euros de marché des « robo-advisors » (services de gestion de portefeuille automatisée en ligne, NDLR) sur le vieux continent. La structure a pour ambition d’atteindre le milliard d’euros d’encours d’ici 3 à 5 ans et de devenir l’un des leaders de la gestion d’actifs en ligne en Europe d’ici à 5 ans. Yomoni compte actuellement huit collaborateurs. L’équipe devrait passer à 10 d’ici à fin juin.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) a décidé d’activer un mandat de gestion de portefeuille d’Actions de petites capitalisations – France à Amiral Gestion dans le cadre de sa politique d’élargissement de son univers d’investissement et en conformité avec les cinq valeurs de sa charte ISR.L’ERAFP avait lancé en mars 2013, un appel d’offres restreint dont l’objet était la gestion d’un fonds d’actions de petites capitalisations françaises. A l’issue de la procédure de sélection, l’Établissement avait décidé d’attribuer le mandat actif à Sycomore Asset Management et deux mandats dit « stand-by » à Amiral Gestion et Moneta Asset Management.Dans la cadre de la nouvelle réglementation et afin de favoriser le financement de l’économie française en particulier des PME et ETI, l’ERAFP a décidé d’activer le mandat stand-by confié à Amiral Gestion, précise un communiqué.
Le groupe bancaire suisse SYZ a annoncé la nomination de Katia Coudray en tant que CEO de SYZ Asset Management, la division de gestion institutionnelle du groupe qui gère notamment les fonds Oyster. A ce titre, elle fait aussi partie du comité exécutif du groupe. Entrée en 2011 chez SYZ en tant que Head of Product Development, Katia Coudray a été ensuite responsable des investissements de SYZ Asset Management. Par ailleurs, Florent Guy-Ducrot rejoint SYZ Asset Management en tant que Head of Business Development, en remplacement de Xavier Guillon. Avant de rejoindre SYZ en 2011, Katia Coudray a travaillé dix ans auprès de l’Union Bancaire Privée (UBP) à Genève, où elle était membre du Comité Exécutif Asset Management et membre du comité en charge de la définition des investissements du groupe. Au cours de ces 20 dernières années, elle a notamment occupé des postes dans la gestion de portefeuille, l’analyse financière et la sélection de gérants de fonds. Florent Guy-Ducrot rejoindra SYZ Asset Management le 1er septembre 2015 en tant que Head of Business Development. Il a notamment occupé le poste de Head of Sales & Distribution dans différentes grandes entreprises de la gestion d’actifs, dont notamment HSBC et Crédit Agricole (aujourd’hui Amundi), avec la mission de définir la stratégie marketing et vente pour une clientèle internationale, y compris en Asie. Durant sa carrière, il a occupé des fonctions qui lui ont permis de couvrir tous les segments de clients, tout en gardant un contact étroit avec la force de vente. Membre du comité exécutif de SYZ Asset Management, Florent Guy-Ducrot aura un rôle-clé dans la mise en oeuvre de la stratégie d’expansion du groupe.
Franklin Templeton Investments a fait référencer son fonds Templeton Global Total Return au sein du PERP d’entreprise Eres 163x, lancé par Eres. Ce fonds bénéficie d’une gestion obligataire flexible et sans contrainte. Il est investi dans le monde entier et dispose de plusieurs moteurs de performance (taux d’intérêt, crédit, devises) permettant ainsi au portefeuille de s’adapter à toutes les configurations de marché.Eres est le premier acteur indépendant en épargne retraite, épargne salariale et actionnariat salarié, rappelle un communiqué. Ce nouveau PERP peut être souscrit par un salarié ou un mandataire social et sa prime est payée directement par l’entreprise.
L’éditeur de logiciels d’identification et de traçabilité unitaire Adents a annoncé le 9 juin avoir finalisé au premier trimestre une levée de fonds de 8,5 millions d’euros. Ce tour de table permettra à la PME d’étendre sa présence à l’international et d’assurer le déploiement rapide de son logiciel sur les lignes de conditionnement de produits pharmaceutiques européennes et nord-américaines. L’augmentation de capital de 8,5 millions d’euros s’est opérée au premier trimestre auprès de Naxicap Partners et CapHorn Invest, ses actionnaires historiques, d’Omnes Capital et des membres de la direction. Elle va permettre de soutenir sa croissance en Europe et en Amérique du Nord où elle vient d’ouvrir deux filiales : Adents Canada Inc et Adents US Inc.
Pimco réorganise ses équipes dédiées au marché français. Outre la nomination de Matthieu Louanges comme nouveau responsable des activités de la société de gestion en France en remplacement d’Emanuele Ravano qui reste responsable de l’équipe européenne «Global Wealth Management» (lire NEWSManagers du mardi 9 juin 2015), la société de gestion porte également aux avant-postes deux autres collaborateurs. Ainsi, Matthieu Louanges est secondé par Bettina Mazzocchi, qui vient d’être promue «Executive Vice President», et Julie-Anna Miny, «Senior Vice President». Toutes deux se partagent la responsabilité commerciale des activités de Pimco sur le marché français. Matthieu Louanges couvre le marché français depuis le bureau de Pimco à Munich tandis que Bettina Mazzocchi et Julie-Anna Miny sont basées à Londres. Dans le détail, Bettina Mazzocchi couvre, avec son équipe, la clientèle des distributeurs (banques privées, multigérants, family offices, plateformes de distribution). Pour sa part, Julie-Anna Miny est en charge de la clientèle institutionnelle (caisses de retraite, compagnies d’assurances, mutuelles, etc.).Responsable de l’activité assurance en Europe et assurant la couverture des marchés suisse et français, Matthieu Louanges était auparavant co-responsable des équipes de gestion à Munich, gérant de portefeuille spécialisé sur les stratégies européennes et membre du comité d’allocation de portefeuille européen. Avant de rejoindre Pimco en 2000, il a passé deux ans au sein d’Allianz, maison-mère de Pimco. Matthieu Louanges a débuté sa carrière en 1994 à la Deutsche Bank, à Francfort et Paris, dans l’équipe commerciale obligataire, avant de devenir gérant de portefeuille à la Caisse Centrale de Réescompte en 1995.Bettina Mazzocchi-Mallarmé est «Executive Vice President» au sein de l’équipe EMEA Global Wealth Management et responsable du développement de l’activité de distribution en Europe du Nord. Avant de rejoindre Pimco en 2008, elle était commerciale de produits structurés chez Morgan Stanley. Auparavant, elle a travaillé chez Bank of America et Credit Suisse First Boston dans les divisions crédits dérivés et marchés de titres de créances. Enfin, Julie-Anna Miny est «Senior Vice President» et «Account Manager», gérant principalement les relations clients institutionnels. Avant d’intégrer Pimco en 2008, elle a travaillé pour Royal Bank of Canada Capital Markets à Londres dans la division des produits structurés. Couvrant le marché français depuis une quinzaine d’années, Pimco gère plus de 9 milliards d’euros d’actifs, au 31 mars 2015, pour le compte de clients institutionnels, distributeurs et particuliers français.