Le Conseil allemand des experts économiques a jugé lundi qu’une récession était inévitable au premier semestre en Allemagne avec l'épidémie de coronavirus qui pourrait contracter le PIB de la première économie de la zone euro de 5,4% cette année. Son scénario de référence prévoit une contraction de l'économie de -2,8% cette année, avant un potentiel rebond de +3,7% l’an prochain. Une courbe de récession plus marquée, avec des arrêts généralisés de la production ou une prolongation des mesures sanitaires pourrait toutefois entraîner une contraction plus forte, de -5,4% en 2020 avant de rebondir de +4,9% en 2021, prévient-il.
Le Conseil allemand des experts économiques a jugé lundi qu’une récession était inévitable au premier semestre en Allemagne compte tenu de l'épidémie de coronavirus qui pourrait provoquer une contraction du PIB de la première économie de la zone euro de 5,4% cette année. Le scénario de référence de ce conseil, composé de cinq économistes chargés de conseiller le gouvernement d’Angela Merkel, prévoit une contraction de l'économie de -2,8% cette année, avant de potentiellement rebondir de +3,7% l’année prochaine.
L’Allemagne, qui envisage d’entrer au capital de certaines entreprises, entend le faire avec un bénéfice pour le contribuable. «Quand la situation se sera normalisée, nous revendrons (ces participations). Nous prévoyons que la reprise économique soit tellement forte que la revente d’au moins une partie de ces titres dégagera un bénéfice qui nous permettra de compenser des pertes dans d’autres domaines», a déclaré le ministre des finances allemand, Olaf Scholz, dans l'édition de jeudi du Rheinische Post.
C’est le propre des crises que de précipiter des décisions inconcevables la veille encore ou trop longtemps différées. Voilà plus de vingt ans que l’Union économique et monétaire attend son achèvement. Vingt ans que la zone euro caresse l’idée d’un budget et d’emprunts communs à tous ses membres, pour mieux l’ensevelir sous les rapports d’experts. Vingt ans qu’à chaque montée d’adrénaline chez les investisseurs, l’absence d’un actif sans risque se fait ressentir de manière criante par une fuite échevelée vers tout ce qui porte le sceau de la qualité allemande. L’immense choc provoqué par la pandémie de coronavirus donne aujourd’hui au Vieux Continent l’occasion de créer enfin des euro-obligations, ce que ni les secousses de 2008 et de 2011 n’ont réussi à faire.
Le ministre allemand des Finances a demandé mercredi au Bundestag de lever les obstacles à l’endettement du pays afin de laisser le gouvernement agir à sa guise pour amortir le choc économique de la crise sanitaire liée au coronavirus.
Le gouvernement allemand reprendrait sa politique d’austérité une fois la crise du coronavirus terminée, et s’est engagé a rembourser sa dette à partir de 2023, a indiqué mardi le ministre de l’Economie allemand, Peter Altmaier. Berlin a dévoilé lundi un plan de 750 milliards d’euros pour atténuer les conséquences économiques de la crise, ce qui implique une augmentation de l’endettement inédite depuis 2013. Le gouvernement allemand juge inéluctable une contraction du PIB. Si son ampleur est encore difficile à déterminer, le projet de budget rectificatif se fonde sur l’hypothèse d’une chute d’environ 5% du PIB cette année.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a appelé mardi l’Europe à intensifier sa réponse au choc économique causé par la pandémie de coronavirus en recourant «dans les semaines qui viennent» au Mécanisme européen de stabilité (MES).
«Une fois la crise terminée - nous espérons que ce sera le cas dans quelques mois, nous reviendrons à la politique d’austérité et, dès que possible, à la politique de l'équilibre budgétaire, a promis le ministre de l’Economie allemand, Peter Altmaier, sur l’antenne de la ZDF. Les conditions d’emprunt sont favorables parce que tout le monde croit en nous et considère que nous ne le ferons que si c’est nécessaire», a-t-il poursuivi.
Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a demandé vendredi à l’Union européenne d’utiliser «toute la puissance» du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de secours de la zone euro.
Les mesures de confinement en vigueur pour tenter d’enrayer l'épidémie de coronavirus en Italie seront prolongées au-delà des dates fixées, a déclaré jeudi le président du Conseil, Giuseppe Conte, au Corriere della Sera. Un décret en vigueur jusqu’au 3 avril interdit aux 60 millions d’habitants de l’Italie de sortir de chez eux, sauf absolue nécessité. La plupart des commerces doivent pour leur part rester fermés jusqu’au 25 mars.
Les rendements des emprunts d’Etat de la zone euro ont plutôt reculé jeudi matin, alors que la Banque centrale européenne (BCE) a dévoilé dans la nuit un nouveau programme d’achat d’obligations d’un montant de 750 milliards d’euros, visant à protéger l'économie de la zone euro contre les répercussions de la pandémie de coronavirus.
«Ce débat est prématuré», a déclaré mardi Olaf Scholz dans le quotidien Handelsblatt, qui lui demandait s’il fallait recourir au Mécanisme européen de stabilité (MES) en vue de fournir une aide aux pays de la zone euro fragilisés économiquement par l'épidémie de coronavirus. L’existence même du MES, créé durant la crise des dettes souveraines dans la zone euro au début de la décennie 2010, contribue à la stabilité de la région car il peut être mobilisé à tout moment et dispose d’une énorme puissance de feu, a ajouté le ministre allemand des Finances.
«Ce débat est prématuré», a déclaré mardi Olaf Scholz dans le quotidien Handelsblatt, qui lui demandait s’il fallait recourir au Mécanisme européen de stabilité (MES) en vue de fournir une aide aux pays de la zone euro fragilisés économiquement par l'épidémie de coronavirus.