Berlin espère qu’un accord sera trouvé ce jeudi entre les ministres des Finances de la zone euro sur un plan de soutien à l'économie d’un montant de 500 milliards d’euros, malgré les divergences qui demeurent, a déclaré jeudi le ministre allemand de l’Economie Peter Altmaier sur Deutschlandfunk radio. Après 16 heures de discussions étalées sur mardi et mercredi, la dernière réunion de l’Eurogroupe a abouti à un échec, les ministres des Finances de la zone euro n'étant pas parvenus à s’entendre sur les mécanismes communs à mettre en oeuvre pour surmonter la crise économique liée au coronavirus.
La Banque centrale européenne (BCE) a informé les ministres des Finances de la zone euro réunis en Eurogroupe le 7 avril que les Etats membres pourraient avoir besoin de 1.500 milliards d’euros de soutien budgétaire supplémentaire pour résoudre la crise du coronavirus. Lors d’une visioconférence qui s’est achevée mercredi sans accord après 16 heures de discussions, l’Allemagne, les Pays-Bas et d’autres pays du nord de l’Europe étaient prêts à approuver un plan européen d’une valeur de 500 milliards d’euros seulement, selon des responsables ayant assisté à la réunion.
La Banque centrale européenne (BCE) a informé les ministres des Finances de la zone euro réunis en Eurogroupe que les Etats membres pourraient avoir besoin de 1.500 milliards d’euros de soutien budgétaire supplémentaire pour résoudre la crise du coronavirus.
Alors que se tient aujourd’hui un Eurogroupe décisif pour un éventuel mécanisme de solidarité budgétaire au sein de la zone euro, l’Autriche a réaffirmé mardi par la voix de son ministre autrichien des Finances, Gernot Blümel, son opposition à la création d’une dette mutualisée.
Le gouvernement italien doit approuver aujourd’hui le décret en faveur de garanties publiques pouvant aller jusqu'à 100%, selon les montants, sur les prêts des banques aux entreprises. Cette garantie serait apportée par la Cassa Depositi e Prestiti (CDP) et son agence de crédit export (Sace) jusqu’à 200 milliards d’euros, selon un projet de décret vu par Reuters. Sur les 200 milliards d’euros, 30 milliards d’euros seraient destinés aux PME italiennes. Le Trésor créerait en outre un fonds dédié de 1 milliard d’euros pour des garanties destinées à atténuer l’impact économique du coronavirus dans l’urgence.
Dans un courrier à ses 1.700 investisseurs en début de semaine, le Mécanisme européen de stabilité (MES/ESM) a annoncé qu’il introduira au deuxième trimestre un nouveau programme d’obligations à 12 mois. Ces titres seront également éligibles dans le cadre du programme d’achat d’urgence PEPP lancé par la Banque centrale européenne (BCE) pour répondre à la pandémie de coronavirus. Les premières enchères commenceront le 15 avril, puis le deuxième mardi de chaque mois ensuite. Le MES, qui gère également le fonds de sauvetage FESF créé en 2010 et qu’il a relayé à partir de 2013, a pu boucler normalement son programme de financement du premier trimestre. Le dispositif, qui a permis de prêter aux Etats en difficulté près de 300 milliards d’euros, conserve encore 410 milliards de capacité de prêts disponibles.
Dans un courrier à ses 1.700 investisseurs en début de semaine, le Mécanisme européen de stabilité (MES/ESM) a annoncé qu’il introduira au deuxième trimestre un nouveau programme d’obligations à 12 mois. «Dans l’environnement actuel, les risques de liquidité ont augmenté. L’environnement de taux bas et leur volatilité accrue ont une incidence sur nos exigences en matière de garanties. L’ajout d’une nouvelle gamme de créances contribuera à gérer ces exigences de manière fluide et en même temps nous permettra de réduire potentiellement les volumes des créances à 3 et 6 mois», explique Kalin Anev Janse, son directeur financier. Ces titres seront également éligibles dans le cadre du programme d’achat d’urgence PEPP lancé par la Banque centrale européenne (BCE) pour répondre à la pandémie de coronavirus. Les premières enchères commenceront le 15 avril, puis le deuxième mardi de chaque mois ensuite.
Sans surprise, l’activité en zone euro s’est effondrée en mars avec le confinement de nombreux pays pour faire face au coronavirus. L’indice composite PMI auprès des directeurs d’achat calculé par IHS Markit a chuté à un niveau record de 29,7 en mars, après 51,6 en février, et 31,4 en estimation flash. Cela constitue de loin la plus forte baisse sur un mois depuis le début de l’enquête en 1998.
Le chômage dans la zone euro était tombé à 7,3% en février, juste avant la multiplication des mesures de confinement liées à la pandémie, qui menacent de provoquer son envolée. Pour les 19 pays ayant adopté la monnaie unique, il s’agissait de son plus bas niveau depuis mars 2008, a annoncé mercredi Eurostat. Dans les 27 Etats membres de l’Union européenne, les demandeurs d’emploi représentaient 6,5% de la population active en février, un niveau inchangé par rapport à janvier, au plus bas depuis 2000. La République tchèque enregistrait un taux record de 2,0%, le plus élevé étant en Grèce, à 16,3%.
Le chômage dans la zone euro était tombé à 7,3% en février, juste avant la multiplication des mesures de confinement qui menacent de provoquer son envolée. Pour les 19 pays ayant adopté la monnaie unique, il s’agissait de son plus bas niveau depuis mars 2008, a annoncé mercredi Eurostat. Dans l’ensemble des 27 Etats membres de l’Union européenne, les demandeurs d’emploi représentaient 6,5% de la population active en février, un niveau inchangé par rapport à janvier, au plus bas depuis 2000.
Le Trésor italien a réussi à lever mardi 8,5 milliards d’euros de dette via une enchère en profitant de l’important soutien de la Banque centrale européenne (BCE). Il a écoulé la totalité des titres prévus sur quatre émissions obligataires, la demande totalisant 1,5 fois le montant placé : 2,75 milliards sur l’obligation BTP à 5 ans et 0,35% de coupon (pour 3,9 milliards demandés et un rendement de 0,80%), 3,5 milliards sur l’obligation BTP à 10 ans et 0,95% de coupon (pour 4,6 milliards demandés et un rendement de 1,48%), 1,5 milliard sur l’obligation BTP à 10 ans de septembre 2019 avec 1,35% de coupon (pour 2,3 milliards demandés et un rendement de 1,44%), et 0,75 milliard pour l’obligation CCTeu à 3 ans et taux variable (pour 1,5 milliards demandés et un rendement de 0,66%).
L’association des patrons italiens, la Confindustria, a déclaré mardi que l'épidémie de coronavirus se traduirait par une grave récession en 2020, détruisant jusqu'à 6% de PIB. L’activité dans la troisième économie de la zone euro devrait reprendre ensuite son essor en 2021, avec une hausse de +3,2% selon ses estimations s’il n’y avait pas d’autres augmentations de TVA ou impôts indirects additionnels, a-t-elle ajouté.
La création d’un nouveau mécanisme d'émission de dettes obligataires mutualisées pour la zone euro, réclamée par neuf pays, pourrait prendre jusqu'à trois ans, a déclaré Klaus Regling, le président du Mécanisme européen de stabilité (MES) dans un entretien publié mardi par le Financial Times. Des «coronabonds» pourraient toutefois être émises immédiatement en recourant aux institutions de financement existantes, a-t-il estimé, qu’il s’agisse du MES ou de la Banque européenne d’investissement (BEI) par exemple.
Le Conseil allemand des experts économiques a jugé lundi qu’une récession était inévitable au premier semestre en Allemagne avec l'épidémie de coronavirus qui pourrait contracter le PIB de la première économie de la zone euro de 5,4% cette année. Son scénario de référence prévoit une contraction de l'économie de -2,8% cette année, avant un potentiel rebond de +3,7% l’an prochain. Une courbe de récession plus marquée, avec des arrêts généralisés de la production ou une prolongation des mesures sanitaires pourrait toutefois entraîner une contraction plus forte, de -5,4% en 2020 avant de rebondir de +4,9% en 2021, prévient-il.
Le Conseil allemand des experts économiques a jugé lundi qu’une récession était inévitable au premier semestre en Allemagne compte tenu de l'épidémie de coronavirus qui pourrait provoquer une contraction du PIB de la première économie de la zone euro de 5,4% cette année. Le scénario de référence de ce conseil, composé de cinq économistes chargés de conseiller le gouvernement d’Angela Merkel, prévoit une contraction de l'économie de -2,8% cette année, avant de potentiellement rebondir de +3,7% l’année prochaine.