L’ouverture par l’Union européenne (UE) d’une procédure contre l’Allemagne après le jugement de la Cour constitutionnelle allemande sur la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) «affaiblirait ou menacerait» l’UE elle-même, a déclaré l’un des juges de Karlsruhe, Peter Huber, cité par le Frankfurter Allgemeine Zeitung. «Une procédure d’infraction constituerait une escalade considérable, qui plongerait l’Allemagne et d’autres Etats membres dans un conflit constitutionnel difficile à résoudre», a estimé le magistrat. Une telle procédure n’est, selon lui, «en aucun cas inévitable».
Le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, appelle les pays à utiliser ses lignes de crédit pour faire face à l’impact de la pandémie, dans un entretien à l’agence de presse allemande dpa. Les ministres des Finances de l’Eurogroupe ont finalisé vendredi l’accord pour fournir via le MES des lignes de crédit ECCL à bas coûts de long terme pour l’équivalent de 2% du PIB (soit jusqu'à 240 milliards d’euros pour l’ensemble de la zone) et avec des conditions allégées aux pays ayant besoin de financements pour faire face aux dépenses de santé exceptionnelles liées au coronavirus.
Le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, ne voit aucun signe d’une nouvelle crise de la dette au sein de la zone euro et appelle les pays à utiliser ses lignes de crédit pour faire face à l’impact de la pandémie de coronavirus, a-t-il déclaré dans un entretien à l’agence de presse allemande dpa.
Le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Luis de Guindos, a déclaré jeudi que l’institution devait rendre compte aux institutions et aux tribunaux de l’Union européenne, plutôt que répondre aux lois nationales. Il réagissait ainsi à la décision de justice allemande sur le programme d’achat d’obligations de la BCE.
La Commission européenne, par l’intermédiaire de son commissaire à l’Economie, a insisté mercredi «sur la primauté du droit» et «des décisions de la Cour justice de l’Union européenne (CJUE) sur les juridictions nationales» au lendemain de l’arrêt de la cour constitutionnelle allemande. Mardi, cette dernière a donné trois mois à la Banque centrale européenne (BCE) pour justifier les achats d’obligations d’Etat réalisés pour son compte par la Bundesbank, sous peine de voir celle-ci cesser de participer au QE. «Nous avons toujours respecté et nous soutenons pleinement l’indépendance de la BCE dans la mise en oeuvre de la politique monétaire», a ajouté Paolo Gentiloni.
Dans son jugement rendu mardi suite à plusieurs plaintes dirigées contre le Programme d’achat dans le secteur public (PSPP) de la Banque centrale européenne (BCE), la Cour constitutionnelle allemande a conclu que le gouvernement fédéral et le Bundestag ont violé les droits de la constitution allemande en omettant de contester que la BCE, dans ses décisions sur l’adoption et la mise en œuvre du PSPP, n’a ni évalué ni démontré que les mesures prévues dans ces décisions satisfont au principe de proportionnalité.
Alors que les 27 Etats membres de l’Union européenne (UE) discutent, en parallèle des 19 de la zone euro, d’un plan de relance économique d’une ampleur d’environ 1.500 milliards d’euros, le commissaire européen à l’Economie et aux Affaires financières, Paolo Gentiloni, a déclaré dimanche, dans un entretien à la télévision italienne Rai 3, qu’«un financement doit être fourni dès maintenant», pour être disponible d’ici à la mi-septembre. «Nous ne pouvons pas attendre deux ans, comme cela s’est produit entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le plan Marshall», a-t-il précisé, avant d’ajouter que ce plan devrait idéalement comprendre des prêts et des subventions.
Alors que les 27 Etats membres de l’Union européenne (UE) discutent, en parallèle des 19 de la zone euro, d’un plan de relance économique d’une ampleur d’environ 1.500 milliards d’euros, le commissaire européen à l’Economie et aux Affaires financières, Paolo Gentiloni, a déclaré, dans un entretien à la télévision italienne Rai 3 dimanche, qu’«un financement doit être fourni dès maintenant», pour être disponible d’ici à la mi-septembre. «Nous ne pouvons pas attendre deux ans, comme cela s’est produit entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le plan Marshall», a-t-il précisé, avant d’ajouter que ce plan devrait idéalement comprendre des prêts et des subventions.
Les chefs d’Etat et de gouvernement européens ne devraient pas parvenir à une décision définitive sur le financement de la relance de l'économie de l’Union européenne malmenée par la crise sanitaire actuelle, à l’occasion du Conseil européen par visioconférence de jeudi, ont déclaré mardi à Reuters des diplomates et responsables européens.
L’Italie annoncera d’ici à la fin de la semaine son plan de sortie progressive du confinement à partir du 4 mai, avec le souci d'éviter une réaccélération de l'épidémie de coronavirus, a annoncé mardi le président du Conseil, Giuseppe Conte. Rouvrir «immédiatement (…) serait irresponsable. Cela ferait grimper la courbe des contagions de manière incontrôlée et annihilerait tous les efforts que nous avons accomplis jusqu'à présent», a précisé le chef du gouvernement. «Nous devons agir sur la base d’un plan national, qui prend cependant en compte les spécificités territoriales», a-t-il ajouté.
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, devrait proposer, jeudi lors du sommet de l’Union européenne (UE), la création d’un fonds de 1.500 milliards d’euros pour aider les pays les plus affectés économiquement par l'épidémie, rapporte lundi le journal El Pais. Ce fonds serait alimenté par de la dette émise par l’UE et les sommes remises à chaque pays seraient considérées comme des transferts et non comme de la dette, selon le quotidien. Le 9 avril, les pays de la zone euro ont convenu de mesures d’urgence pour environ 500 milliards d’euros, mais des divergences persistent sur le financement d’un futur plan de relance, dont l'éventualité d’une mutualisation de la dette.
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, devrait officiellement proposer, jeudi lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE), la création d’un fonds de 1.500 milliards d’euros pour aider les pays les plus affectés économiquement par l'épidémie de coronavirus, rapporte lundi le journal El Pais, citant un document gouvernemental.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne tiendront le 23 avril un sommet par visioconférence pour débattre de la réponse économique à la crise du coronavirus, a annoncé vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel. L’annonce intervient au lendemain de l’accord conclu dans la douleur par les ministres des Finances. Celui-ci prévoit 100 milliards d’euros de financement pour des mesures de chômage partiel, 200 milliards de prêts aux entreprises via la Banque européenne d’investissement (BEI) et jusqu'à 240 milliards de prêts aux Etats par l’intermédiaire du Mécanisme européenne de stabilité (MES).
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne tiendront le 23 avril un sommet par visioconférence pour débattre de la réponse économique à la crise du coronavirus, a annoncé vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel.