L’activité du secteur manufacturier a enregistré en septembre sa contraction la plus marquée depuis près de sept ans en zone euro, selon les résultats de l’enquête mensuelle IHS Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI manufacturier ressort à 45,7, juste au-dessus de l’estimation «flash» publiée en cours de mois (45,6) mais au plus bas depuis octobre 2012 et nettement en-dessous du seuil de 50 séparant contraction et expansion.
L’activité du secteur privé en Allemagne s’est contractée en septembre pour la première fois depuis avril 2013 selon les résultats provisoires de l’enquête mensuelle réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI), en raison d’une accentuation inattendue de la récession dans le secteur manufacturier et de la décélération dans les services. L’indice PMI composite a ainsi reculé à 49,1 (après 51,7 en août), sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion, alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient un chiffre de 51,5. Surtout, le sous-indice du secteur manufacturier a plongé à 41,4, son plus bas niveau depuis plus de dix ans. Celui des services a reculé à 52,5 (après 54,8 en août), traduisant ainsi une croissance ralentie de l’activité.
Les commandes à l’industrie allemande ont chuté plus que prévu en juillet, à hauteur de -2,7%, selon des données publiées jeudi par le ministère de l’Economie, en raison notamment de la faiblesse des exportations vers des pays hors zone euro, qui ont plongé de près de 7% sur le mois. Hors effets de distorsion des gros contrats, les commandes industrielles ont augmenté de +0,5%, a ajouté le ministère. Le consensus Reuters prévoyait une baisse de -1,5%. Le PIB s’est contracté de 0,1% au deuxième trimestre par rapport au précédent. Des analystes estiment que la première économie d’Europe pourrait basculer en récession au troisième trimestre. Le gouvernement allemand s’attend à une croissance de +0,5% cette année.
L’Agence France Trésor (AFT) a procédé jeudi à l’adjudication de 4 OAT pour un abondement total de 10,139 milliards d’euros, le montant total adjugé étant susceptible d’être augmenté avec les offres non compétitives (ONC) qui auront lieu vendredi, précise l’AFT. Pour la première fois, la France a émis à taux négatif sur une obligation de maturité de 15 ans : l’OAT 2034 1,25%, sursouscrite près de 2 fois, a permis de lever 1,513 milliard (pour un encours de plus de 24,5 milliards) à un prix moyen pondéré de 119% du pair, soit un taux moyen pondéré de -0,03%. Egalement sursouscrite près de 2 fois, la souche de la fameuse OAT «verte» émise en janvier 2017 avec une maturité 2039 et un coupon de 1,75% a permis de lever 1,676 milliard d’euros supplémentaires, pour dépasser ainsi les 20 milliards d’encours, à un prix moyen pondéré de 130% du pair, soit un taux moyen pondéré de 0,19%.
Les commandes à l’industrie allemande ont chuté plus que prévu en juillet, à hauteur de -2,7%, selon des données publiées jeudi par le ministère de l’Economie, en raison notamment de la faiblesse des exportations vers des pays hors zone euro, dont les commandes ont plongé de près de 7% sur le mois. Hors effets de distorsion des gros contrats, les commandes industrielles ont augmenté de +0,5%, a ajouté le ministère.
L’Agence France Trésor (AFT) a procédé ce matin à l’adjudication de 4 OAT pour un abondement total de 10,139 milliards d’euros, un record en termes de nominal sur une seule adjudication d’OAT long terme alors que le montant total adjugé est susceptible d’être augmenté avec les offres non compétitives (ONC) qui auront lieu vendredi 6 septembre précise l’AFT.
L’indice PMI des services en zone euro a un peu progressé à 53,5 en août, contre 53,4 en version «flash» et 52,3 en juillet, tiré par un indice des services résilient en Allemagne (54,8 après 54,5 en juillet), en France (53,4 après 52,6 en juillet) au plus haut depuis novembre 2018, et en Espagne (54,3 après 52,9 en juillet). A contrario, l’indice PMI des services est redescendu en Italie (à 50,6 après 51,7 en juillet), et en Irlande (à 54,6 après 55,0 en juillet). Globalement, la croissance de l’activité des entreprises reste timide. L’indice PMI composite définitif d’IHS Markit a progressé à 51,9 contre 51,5 en juillet, et renvoie à une croissance de 0,2% seulement sur le trimestre en cours.
L’indice PMI des services en zone euro a un peu progressé à 53,5 en août, contre 53,4 en version «flash» et 52,3 en juillet, tiré par un indice des services résilient en Allemagne (54,8 après 54,5 en juillet), en France (53,4 après 52,6 en juillet) qui atteint un plus haut depuis novembre 2018, et en Espagne (54,3 après 52,9 en juillet) qui atteint un plus de cinq mois. A contrario, l’indice PMI des services est redescendu en Italie (à 50,6 après 51,7 en juillet), et en Irlande (à 54,6 après 55,0 en juillet). Globalement, la croissance de l’activité des entreprises a été un peu plus forte que prévu mais reste timide, les services ne compensant que partiellement le ralentissement de l’industrie. L’indice PMI composite définitif d’IHS Markit a progressé à 51,9 contre 51,5 en juillet, et renvoie à une croissance de 0,2% seulement sur le trimestre en cours. «La grande question est combien de temps la divergence peut-elle persister avant que la faiblesse du secteur manufacturier ne contamine les services et les ménages», note Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.
Les prix à la production dans la zone euro ont légèrement augmenté en juillet, de +0,2% après quatre mois de recul, mais uniquement à cause de la hausse des prix de l'énergie. Ces prix, conformes aux estimations du marché selon Eurostat, avaient notamment connu un repli de -0,6% en juin. La hausse de juillet s’explique par une augmentation de 1% des prix de l'énergie, très volatils, qui avaient reculé de 2,2% le mois précédent. Hors énergie, les prix à la production dans la zone euro ont baissé de -0,1% en juillet, ce qui témoigne de la faiblesse persistante des pressions inflationnistes au sein de la zone euro.
Le chef du gouvernement espagnol en exercice, Pedro Sanchez, présentait mardi 370 propositions sur les questions du travail, des retraites ou encore du logement afin de convaincre Podemos (gauche radicale) de s’unir au Parti socialiste (Psoe). Pedro Sanchez a proposé un taux d’imposition minimum de 15% pour les grandes entreprises et de 18% pour les banques et les compagnies d’assurance, ainsi que des mesures fiscales, dont une taxe carbone. Le chef de file du Psoe, qui a remporté les législatives en avril mais sans majorité, a déjà échoué à obtenir la confiance du Parlement en juillet. Et il estime assez peu probable d’éviter de nouvelles élections législatives le 10 novembre prochain, ce qui nécessiterait un accord avant le 23 septembre.
Le chef du gouvernement espagnol en exercice, Pedro Sanchez, doit présenter mardi une série de 300 propositions sur les questions du travail, des retraites ou encore du logement afin de convaincre Podemos (gauche radicale) de s’unir au Parti socialiste (Psoe), selon Reuters. Le chef de file du Psoe, qui a remporté les législatives en avril mais sans majorité, a déjà échoué à deux reprises dans ses tentatives pour obtenir la confiance du Parlement en juillet. Et il estime assez peu probable d’éviter de nouvelles élections législatives le 10 novembre prochain, ce qui nécessiterait un accord avant le 23 septembre.
Les prix à la production dans la zone euro ont légèrement augmenté en juillet, de +0,2% après quatre mois de recul, mais uniquement à cause de la hausse des prix de l'énergie. Ces prix, conformes aux estimations du marché selon Eurostat, avaient notamment connu un repli de -0,6% en juin. La hausse de juillet s’explique par une augmentation de 1% des prix de l'énergie, très volatils, qui avaient reculé de 2,2% le mois précédent. Hors énergie, les prix à la production dans la zone euro ont baissé de -0,1% en juillet, ce qui témoigne de la faiblesse persistante des pressions inflationnistes au sein de la zone euro.
Les marchés monétaires de la zone euro intègrent désormais une probabilité de 60% d’une baisse de 20 points de base du taux de dépôt de la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa prochaine réunion de politique monétaire, ce qui marquerait un assouplissement plus marqué qu’anticipé jusqu'à présent. Les contrats à terme sur le taux au jour le jour Eonia en date du 12 septembre, jour de la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE, intègrent désormais une baisse de 16 points de base, contre 14 points la semaine dernière. Selon des analystes, cela équivaut à dire que les marchés estiment à 60% la probabilité d’une baisse de taux de 20 points de base, une baisse de 10 points étant déjà considérée comme acquise. Les déclarations de plusieurs responsables de la BCE ces derniers jours ont alimenté les spéculations sur la possibilité que la banque centrale opte pour une baisse de taux plus importante qu’envisagé initialement.