L’Allemagne a engrangé plus de 7 milliards d’euros cette année grâce aux rendements négatifs de ses émissions de dette, montre un document publié mardi par le ministère des Finances. Ces recettes s’expliquent par des taux d’intérêt très bas d’un point de vue historique. Fin novembre, le taux d’intérêt moyen à l'émission des emprunts émis par l’Allemagne était de -0,56%, ce qui se traduit par 7,07 milliards d’euros de recettes. En France, le coût de financement à moyen et long terme de l’Etat pour 2020 s’affichait à -0,14% mi-novembre.
Après une chute d’activité au deuxième trimestre, puis un très net rebond de juin à septembre, l’économie française subit en cette fin d’année un nouveau choc négatif lié à la reprise de l’épidémie et aux mesures sanitaires, note la Banque de France dans ses projections macroéconomiques publiées lundi matin. Ce deuxième confinement, allégé fin novembre avec la réouverture des commerces, a un impact significatif, même si «globalement beaucoup moins marqué que celui du premier confinement tout en étant inégal selon les secteurs», a précisé son gouverneur, François Villeroy de Galhau, sur France Inter. Le PIB reculerait ainsi d’environ -9% sur l’ensemble de l’année 2020 (-11% en novembre et -8% en décembre selon les enquêtes mensuelles, -4% au quatrième trimestre 2020).
Axel Weber est un fin connaisseur des institutions européennes et du secteur bancaire. On est donc priés de tendre l’oreille lorsque le président d’UBS et ancien patron de la Bundesbank affirme que le Brexit n’entamera pas la suprématie financière de Londres. La faute aux divisions persistantes de l’Europe, où l’émergence d’un marché des capitaux intégré, capable de rivaliser avec celui de la City, reste un vœu pieux.
Eurostat a publié deux indicateurs économiques positifs pour la zone euro mercredi. D’une part, les prix à la production dans la zone euro ont augmenté plus que prévu d’un mois sur l’autre en octobre, augmentant de +0,4% en glissement mensuel, pour une baisse de -2,0% d’une année sur l’autre. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à une hausse mensuelle de +0,2% pour une baisse annuelle de -2,4%. Les coûts de l'énergie ont été le principal facteur déterminant de cet indice des prix à la production, augmentant de +1,4% sur le mois, pour une baisse de -7,6% en rythme annuel.
Le gouvernement italien a approuvé, sous la forme d’un décret-loi, un quatrième plan de soutien aux entreprises touchées par les dernières restrictions visant à endiguer la propagation du coronavirus. Ce nouveau paquet budgétaire se monte à 8 milliards d’euros, selon un communiqué publié lundi. Il retarde les échéances fiscales (Irpef, Ires, Irap) pour les PME des secteurs les plus touchés, et élargit les distributions de cash prévues (1.000 euros) aux salariés et travailleurs indépendants dans les secteurs du tourisme, des arts et des spectacles. Des aides directes sont aussi prévues pour l'événementiel (350 millions), le cinéma (100 millions), le sport, etc. Les économistes sondés par Bloomberg estiment que l'économie italienne se contractera de -1,8% au cours du troisième trimestre.
Le gouvernement italien a approuvé, sur proposition du Premier ministre, Giuseppe Conte, et du ministre de l’Economie, Roberto Gualtieri, sous la forme d’un décret-loi, un quatrième plan de soutien aux entreprises touchées par les dernières restrictions visant à endiguer la propagation du coronavirus. Ce nouveau paquet budgétaire (Ristori Quater) se monte à 8 milliards d’euros, selon un communiqué publié lundi. Il retarde les échéances fiscales (Irpef, Ires, Irap) pour les PME des secteurs les plus touchés, notamment du tourisme et de la restauration, par ailleurs indemnisés, et élargit les distributions de cash prévues (1.000 euros) aux salariés et travailleurs indépendants dans les secteurs du tourisme, des arts et des spectacles, dont l’activité est aussi gravement perturbée par la pandémie. Des aides directes sont également prévues pour l'événementiel (350 millions), le cinéma (100 millions), le sport, etc.
L’activité du secteur privé de la zone euro s’est fortement contractée en novembre avec les mesures de reconfinement générales prises pour endiguer la deuxième vague de coronavirus, selon les résultats provisoires des enquêtes réalisées par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).
Les prix à la consommation dans la zone euro ont baissé de -0,3% sur un an en octobre, comme en septembre et toujours principalement à cause de la chute des prix de l'énergie, a confirmé mercredi Eurostat. Le chiffre est identique à la première estimation publiée le 30 octobre. Les prix à la consommation (IPCH) sur un an ont basculé en territoire négatif depuis août pour la première fois depuis plus de quatre ans. L’indice a en revanche augmenté sur un an : de +0,6% hors énergie (+0,5% en septembre), de +0,4% hors énergie et alimentation, de +0,2% hors énergie, alimentation, tabac et alcool. Les prix de l'énergie sont toujours en chute de 8,2% sur un an, ce qui se traduit par une contribution négative de -0,81 point au taux d’inflation global, explique Eurostat.
Les prix à la consommation dans la zone euro ont baissé de -0,3% sur un an en octobre, comme en septembre et toujours principalement à cause de la chute des prix de l'énergie, a confirmé mercredi Eurostat. Le chiffre est identique à la première estimation publiée le 30 octobre. Les prix à la consommation (IPCH) sur un an ont basculé en territoire négatif depuis août pour la première fois depuis plus de quatre ans.
Les commandes à l’industrie allemande ont augmenté de +0,5% en septembre selon les données publiées jeudi par l’Office fédéral de la statistique, soit une progression moins forte que les +2% prévus par les économistes (notamment de Reuters), ce qui réduisait les espoirs d’une reprise solide de la première économie de la zone euro au troisième trimestre malgré la hausse de +4,9% (révisée) en août. Les commandes domestiques ont augmenté de +2,3% en septembre, celles provenant de l'étranger ont baissé de -0,8%, et même de -6% en provenance de la zone euro.
Les commandes à l’industrie allemande ont augmenté de +0,5% en septembre selon les données publiées jeudi par l’Office fédéral de la statistique, soit une progression moins forte que les +2% prévus par les économistes (notamment de Reuters), ce qui réduisait les espoirs d’une reprise solide de la première économie de la zone euro au troisième trimestre malgré la hausse de +4,9% (révisée) en août.
La Commission européenne (CE) a publié jeudi des prévisions un peu moins pessimistes que prévues, avec une contraction de -7,8% de l'économie de la zone euro en 2020, avant un rebond de +4,2% en 2021, au lieu de -8,7% en 2020 et +6,1% en 2021 selon ses précédentes prévisions publiées en juillet.
L’activité industrielle a rebondi en octobre dans la zone euro, principalement grâce à l’Allemagne, selon les indices IHS Markit auprès des directeurs d’achats du secteur manufacturier. L’indice PMI manufacturier a grimpé à 54,8 en octobre, son plus haut niveau depuis juillet 2018, après 53,7 en septembre. Notamment tiré par sa composante production (58,4 après 57,1 en septembre), les carnets de commande ayant augmenté à des niveaux assez exceptionnels, au-delà de tout qui avait été observé en 25 ans outre-Rhin. En Allemagne, l’indice PMI manufacturier a donc progressé à 58,2 en octobre, plus haut niveau depuis février 2018, après 56,4 en septembre. En France, il a atteint 51,3 en octobre, après 51,2 en septembre.
L’activité industrielle a rebondi en octobre dans la zone euro, principalement grâce à l’Allemagne, selon les indices IHS Markit auprès des directeurs d’achats du secteur manufacturier. L’indice PMI manufacturier a grimpé à 54,8 en octobre, son plus haut niveau depuis juillet 2018, après 53,7 en septembre. Notamment tiré par sa composante production (58,4 après 57,1 en septembre), les carnets de commande ayant augmenté à des niveaux assez exceptionnels, au-delà de tout qui avait été observé en 25 ans outre-Rhin.
Le gouvernement espagnol a annoncé mardi son intention d’augmenter notamment l’impôt sur les sociétés (IS) pour les plus grandes entreprises et l’impôt sur le revenu des ménages les plus aisés, ainsi que la fiscalité des plus-values au-delà de 200.000 euros. L’objectif : financer de nouvelles dépenses de protection sociale et d’infrastructures dans le cadre du budget 2021. Parallèlement, les crédits alloués aux investissements dans les infrastructures devraient doubler et les traitements des fonctionnaires comme les retraites augmenter de 0,9%, de quoi doper un peu l’inflation l’an prochain.