Les prix à la consommation en Allemagne ont reculé de -0,7% sur un an en décembre, confirment les données publiées mardi par Destatis, l’institut fédéral de la statistique. Sur un rythme mensuel, l’inflation calculée aux normes harmonisées européennes IPCH ressort en hausse de +0,6%, comme en première estimation.
Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, n’a pas l’intention de démissionner à ce stade et va s’adresser au Parlement lundi prochain, a déclaré jeudi la présidence de la République. Le chef du gouvernement pourrait chercher à remplacer le soutien d’Italia Viva, le petit parti centriste de Matteo Renzi, par un groupe de parlementaires «responsables» de différentes formations actuellement dans l’opposition. Les sénateurs et députés italiens avaient demandé jeudi matin à Giuseppe Conte de venir s’expliquer au Parlement sur la manière dont le président du Conseil entend désormais sortir de la crise politique causée par la démission des deux ministres du parti Viva Italia (IV), qui formait depuis septembre 2018 la coalition gouvernementale avec le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et le Parti démocrate (PD).
Les sénateurs et députés italiens ont suspendu jeudi matin leurs travaux et demandé - par la voix du président de l’Assemblée Roberto Fico - à Giuseppe Conte de venir s’expliquer au Parlement sur la manière dont le président du Conseil entend désormais sortir de la crise politique causée par la démission des deux ministres du parti Viva Italia (IV), qui formait depuis septembre 2018 la coalition gouvernementale avec le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et le Parti démocrate (PD).
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF), créé en 2010 et relayé par le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui le gère également, a levé lundi 5 milliards d’euros pour couvrir ses besoins de financement de 7 milliards au premier trimestre, via deux nouvelles obligations qui ont attiré un carnet de commandes combiné record de 70 milliards. Cela a permis aux banques (Barclays, Deutsche Bank, JP Morgan) de porter le rendement de la nouvelle obligation 0% à 10 ans (3 milliards échéance janvier 2031) à un niveau de 11 points de base (pb) sous les taux midswap, et celui de la nouvelle obligation 0,05% à 31 ans (2 milliards à échéance janvier 2052) à MS +9 pb.
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF), créé en 2010 et relayé par le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui le gère également, a levé lundi 5 milliards d’euros pour couvrir ses besoins de financement de 7 milliards au premier trimestre, via deux nouvelles obligations qui ont attiré un carnet de commandes combiné record de 70 milliards.
La dette italienne suscite un intérêt croissant de la part des investisseurs asiatiques (fonds de pension et souverains) qui recherchent des rendements positifs sur les Etats de la zone euro, a déclaré à Reuters le responsable de la dette italienne, Davide Iacovoni. Malgré des taux historiquement bas, ces investisseurs parient que les achats de la Banque centrale européenne (BCE) continueront de soutenir le marché. Contrairement aux autres émetteurs «core» de la région, l’Italie offre encore des rendements positifs sur toutes les échéances supérieures à 5 ans. La semaine dernière, elle a émis 10 milliards d’euros d’une nouvelle obligation à 15 ans, avec 105 milliards de demandes venant de 520 investisseurs, aux trois quarts étrangers. Alors que sa dette devrait bientôt atteindre 160% du PIB, le spread avec l’Allemagne s’approche pour la première fois en quatre ans des 100 points de base.
Après avoir chiffré à plus de 200 milliards d’euros les aides qu’elle toucherait en provenance de divers fonds européens pour relancer son économie, l’Italie cherche un compromis sur la gestion de ces aides qui a mené l’ancien premier ministre Matteo Renzi (Italia Viva) à menacer de ne pas voter le Plan de relance dont les programmes d’investissement peuvent stimuler la croissance de 3 points de pourcentage d’ici à 2026 selon Reuters. Le président du Conseil Giuseppe Conte a fait des propositions pour tenter de résoudre cette crise susceptible de mettre en danger la coalition M5S-Parti démocrate-Italia Viva, acceptant a priori de revenir sur une gouvernance du plan décentralisée et un possible remaniement ministériel. Une réunion des trois partis est prévue en début de semaine. Matteo Renzi aimerait également que le gouvernement fasse appel au Mécanisme européen de stabilité (MES) pour financer les hôpitaux du pays. L’Italie devrait voir son PIB se contracter de -9% en 2020 avant de rebondir de 6% en 2021.
La production industrielle a progressé de +0,9% en novembre en Allemagne, après une hausse de +3,4% (révisée) en octobre, selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique publiés vendredi, le secteur manufacturier continuant de soutenir plus qu’attendu la reprise de la première économie européenne au dernier trimestre.
Les prix à la consommation en zone euro ont baissé de -0,3% sur un an en décembre, se maintenant en territoire négatif pour le cinquième mois d’affilée (et à -0,3% comme depuis septembre) avec la chute prolongée des prix de l’énergie, montre la première estimation publiée jeudi par Eurostat. Les économistes sondés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse légèrement atténuée de -0,2%.
L’Italie et l’Irlande ont tiré parti de l’appétit des investisseurs pour la dette publique de la zone euro avec les premières émissions souveraines majeures de l’année. L’Italie a ainsi reçu mardi plus de 105 milliards d’euros de demande pour cette obligation de référence mars 2037 qu’elle a finalement servie à hauteur de 10 milliards (plus de 10 fois sursouscrite). Le Trésor italien avait mandaté cinq banques (Barclays, HSBC, Morgan Stanley, SG CIB, UniCredit) pour cette émission à 15 ans notée BBB avec un coupon de 0,95%, et cette très forte demande leur a permis de valoriser le titre seulement 8 points de base (pb) au-dessus des BTP existants à 15 ans, dont le rendement se situait autour de 0,86%.
Le Trésor italien tente de repousser le projet du Mouvement 5 Etoiles (M5S) en vue de limiter des allégements fiscaux destinés à stimuler les fusions bancaires et à attirer des acheteurs pour Monte dei Paschi (MPS), actuellement détenue majoritairement par l’Etat, ont déclaré des parlementaires à Reuters. Ces mesures, qui doivent être approuvées par le Parlement d’ici à la fin de l’année dans le cadre du budget 2021, permettront aux banques qui fusionneront au cours de l’année prochaine de réduire leur charge fiscale en utilisant les pertes fiscales passées (DTA). Avec le régime actuel, le rachat de MPS impliquerait une augmentation de capital de 2,4 milliards d’euros. Le nouveau régime aurait aussi des implications pour l’offre d’achat du Crédit Agricole Italia sur Creval.
Le Trésor italien tente de repousser le projet du Mouvement 5 Etoiles (M5S) en vue de limiter des allégements fiscaux destinés à stimuler les fusions bancaires et à attirer des acheteurs pour Monte dei Paschi (MPS), actuellement détenue majoritairement par l’Etat, ont déclaré hier des parlementaires à Reuters. Ces mesures, qui doivent être approuvées par le Parlement d’ici à la fin de l’année dans le cadre du budget 2021, permettront aux banques qui fusionneront l’année prochaine de réduire leur charge fiscale en utilisant les pertes fiscales passées (DTA). Avec le régime actuel, le rachat de MPS impliquerait une augmentation de capital de 2,4 milliards d’euros.
L’Allemagne a engrangé plus de 7 milliards d’euros cette année grâce aux rendements négatifs de ses émissions de dette, montre un document publié mardi par le ministère des Finances. Ces recettes s’expliquent par des taux d’intérêt très bas d’un point de vue historique. Fin novembre, le taux d’intérêt moyen à l'émission des emprunts émis par l’Allemagne était de -0,56%, ce qui se traduit par 7,07 milliards d’euros de recettes. En France, le coût de financement à moyen et long terme de l’Etat pour 2020 s’affichait à -0,14% mi-novembre.
Après une chute d’activité au deuxième trimestre, puis un très net rebond de juin à septembre, l’économie française subit en cette fin d’année un nouveau choc négatif lié à la reprise de l’épidémie et aux mesures sanitaires, note la Banque de France dans ses projections macroéconomiques publiées lundi matin. Ce deuxième confinement, allégé fin novembre avec la réouverture des commerces, a un impact significatif, même si «globalement beaucoup moins marqué que celui du premier confinement tout en étant inégal selon les secteurs», a précisé son gouverneur, François Villeroy de Galhau, sur France Inter. Le PIB reculerait ainsi d’environ -9% sur l’ensemble de l’année 2020 (-11% en novembre et -8% en décembre selon les enquêtes mensuelles, -4% au quatrième trimestre 2020).
Axel Weber est un fin connaisseur des institutions européennes et du secteur bancaire. On est donc priés de tendre l’oreille lorsque le président d’UBS et ancien patron de la Bundesbank affirme que le Brexit n’entamera pas la suprématie financière de Londres. La faute aux divisions persistantes de l’Europe, où l’émergence d’un marché des capitaux intégré, capable de rivaliser avec celui de la City, reste un vœu pieux.
Eurostat a publié deux indicateurs économiques positifs pour la zone euro mercredi. D’une part, les prix à la production dans la zone euro ont augmenté plus que prévu d’un mois sur l’autre en octobre, augmentant de +0,4% en glissement mensuel, pour une baisse de -2,0% d’une année sur l’autre. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à une hausse mensuelle de +0,2% pour une baisse annuelle de -2,4%. Les coûts de l'énergie ont été le principal facteur déterminant de cet indice des prix à la production, augmentant de +1,4% sur le mois, pour une baisse de -7,6% en rythme annuel.