Alors qu’il est en poste depuis 2008, le possible départ de Philippe Desfossés a été annoncé lors d’un conseil d’administration de l’Erafp, le 28 juin dernier, a appris Instit Invest. Ce départ, dont la décision reviendrait à Bercy, intervient dans un contexte de projet de réforme du financement de la retraite et de consultation des différents acteurs par Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites. Un décret annonçant le nom de son remplaçant pourrait être publié d’ici la fin de l’année, si le départ de Philippe Desfossés était bien validé par L’Elysée et Matignon.
La qualité de vie et l’efficacité du système de santé sont des atouts majeurs pour les retraités français mais l'ensemble des sous-indicateurs financiers de l'indice est en baisse. La France se classe en particulier dans les derniers pour la pression fiscale et la dette publique.
Alors qu’il est en poste depuis 2008, le possible départ de Philippe Desfossés a été annoncé lors d’un conseil d’administration de l’Erafp, le 28 juin dernier, a appris Instit Invest. Une page pourrait se tourner bientôt pour l'établissement en charge de la retraite additionnelle de 4,5 millions de fonctionnaires, mais aussi certainement, pour la défense de l’investissement socialement responsable en France et en Europe. «Philippe Desfossés a fait plus pour l’ISR et la défense des intérêts de long terme des institutionnels français en Europe et dans le monde que n’importe qui d’autre», regrette un proche.
Alors qu'il est en poste depuis 2008, le possible départ de Philippe Desfossés a été annoncé lors du Conseil d’administration de l'Erafp, le 28 juin dernier, a appris Instit Invest.
Si les modalités exactes de la réforme des retraites restent encore à définir, plusieurs spécialistes, qui s'exprimaient à l'occasion de l'Université d'été de l'Asset Management, s'accordent à dire qu'elle pourrait laisser davantage de place aux régimes par capitalisation. En plus d'être bénéfique pour la transition écologique et énergétique, ce bouleversement pourrait favoriser le financement de l'économie.
En baisse de 0,64 % par rapport à fin 2016, le portefeuille global de la CARMF s’est élevé à 6,08 milliards d’euros en valeur boursière fin 2017, indique la caisse de retraite des médecins dans son rapport annuel. Le portefeuille se répartit de la façon suivante : les obligations, la trésorerie dynamique, l’indexé sur l’inflation et les FCT pèsent pour 27,43 %, les actions représentent 56,15 %, les obligations convertibles 14,46 %, et les OPCVM monétaires affectés aux régimes 0,37 %. L’alternatif représente pour sa part 1,59 %. La performance globale du portefeuille s’établit à +7,83% en 2017 contre +3,17% l’année précédente et 6,80% en 2015. Le rendement de l’ensemble des actions (OPC et gestion directe) s'élève quant à lui à +11,96% et celui de l’obligataire au sens large (obligations convertibles en actions et actifs alternatifs inclus) de +2,57 %. Le portefeuille des actions gérées en direct compte une quarantaine de lignes, souligne l’institution. Il s’agit d’une gestion de long terme basée sur l’analyse fondamentale des secteurs et des sociétés. Ces dernières, souvent leader mondial ou européen de leur secteur d’activité, sont sélectionnées dans l’univers des grandes capitalisations de la zone Euro. Toutefois, la plupart d’entre elles sont françaises. L’indice de référence est l’Eurostoxx 50 dividendes réinvestis. «Bien que de nombreux secteurs de l’économie soient présents en portefeuille, le portefeuille a un biais valeurs de croissance affirmé (par opposition aux valeurs cycliques)», poursuit la CARMF. AB.
Par arrêté de la ministre des solidarités et de la santé et du ministre de l’action et des comptes publics, en date du 7 août 2018, Pierre Robin est chargé d’assurer les fonctions de directeur de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF (CPRPSNCF) à compter du 1er octobre 2018. Il remplace Jean-Loup Moussier, qui occupait le poste de directeur depuis 2012. Pour rappel, le directeur et l’agent comptable de la caisse sont nommés par arrêté des ministres chargés du budget et de la sécurité sociale, pour un mandat de 6 ans. Diplômé de Sciences Po Bordeaux (promotion 1997) et de l’EN3S, Pierre Robin débute sa carrière professionnelle à l’URSSAF de la Gironde en 2001, avant de rejoindre 3 ans plus tard l’URSSAF de Seine-et-Marne où il occupera le poste de sous-directeur. De 2006 à 2009, il exerce différentes fonctions au sein des cabinets des ministères chargés des politiques sociales. Il rejoindra ensuite l’URSSAF des Bouches-du-Rhône, dont il deviendra directeur de 2011 à 2014, puis la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Il intègre en avril 2015 le régime agricole en accédant à la direction générale de la MSA Provence Azur, puis de la MSA de la Corse. AB.
Selon l'édition 2018 du Panorama institutionnel de l’Af2i, l’encours des placements des caisses Agirc et Arrco a diminué de 2,3% pour s'établir à 62,5 milliards d’euros en 2017. Cette baisse s’expliquerait principalement par des moins-values sur les obligations d’Etats et sur les OPCVM diversifiés. «Les réallocations d’actifs ont continué de se faire vers les obligations d’entreprises et les actions», souligne le panorama. Dans ce cadre, les obligations d’Etats ont reculé de 16% sur un an et pèsent dorénavant aussi lourd dans l’allocation des caisses Agirc-Arrco que les obligations d’entreprises (27% chacune). A l’inverse, le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), a vu ses encours augmenter de plus de 2,5% en 2017 à 36,9 milliards d’euros, portés par une performance financière de 7,6%. «Cette dernière s’explique notamment par le poids des actions et OPC dans le portefeuille du FRR, qui représentent plus de la moitié de l’encours de placements à fin 2017", poursuit l'étude. Même constat pour le régime additionnel de la fonction publique (RAFP) dont la part actions et les encours ont crû en 2017. Toujours selon l’Af2i, son portefeuille s'élevait à 28,9 milliards d’euros à fin février 2018, contre 25,9 milliards à fin 2016. Si, à la création de l’institution, les investissements en obligations devaient représenter au minimum 75% de l’actif, son portefeuille d’actions s'élève aujourd’hui à 27% (contre 25,3 fin 2016) et l’immobilier représente 10%. AB.