Le fonds de pension public norvégien, le plus gros fonds souverain au monde, a réalisé en 2012 la deuxième meilleure performance de son histoire avec un rendement de 13,4% grâce au net rebond des marchés boursiers, a annoncé la Banque de Norvège vendredi. Alimenté par les revenus pétroliers de l’Etat et réinvesti en actions, obligations et dans l’immobilier hors de Norvège, le fonds pesait 3.816 milliards de couronnes (517 milliards d’euros) à la fin de l’année, contre 3.312 milliards fin 2011. Il s’agit de la deuxième meilleure performance dans l’histoire du fonds (abondé depuis 1996, ndlr) tant en pourcentage qu’en valeur absolue, a déclaré Yngve Slyngstad, le patron du fonds, lors d’une conférence de presse. En dépit d’un début d’année 2013 vigoureux, M. Slyngstad a souligné qu’un tel rendement était exceptionnel, survenant après un gros plongeon des marchés financiers, et qu’on ne pouvait tabler sur des niveaux semblables dans les années à venir. La performance de l’an dernier est essentiellement due aux investissements en actions étrangères, qui représentent 61,2% du portefeuille total et qui ont affiché un rendement de 18,1%. Le rendement des obligations a atteint 6,7% tandis que celui des investissements immobiliers s'élevait à 5,8%. Ces deux secteurs représentent respectivement 38,1% et 0,7% du portefeuille. A cela s’ajoute le transfert par l’Etat de 276 milliards de couronnes de revenus pétroliers supplémentaires. La valeur comptable du fonds a en revanche été érodée de 220 milliards de couronnes du fait du renchérissement de la couronne norvégienne par rapport aux autres devises. Mais ces effets de change n’ont pas d’incidence réelle sur la valeur du fonds appelé à rester investi hors de Norvège. En 2012, le fonds a poursuivi sa diversification en réduisant la part de ses investissements en Europe pour renforcer sa présence dans les économies émergentes sur le continent américain et en Asie. Le Vieux Continent, qui accueillait 54% des investissements norvégiens auparavant, ne représentait plus à la fin de l’année que 46,8% du portefeuille, l’objectif étant de faire tomber ce chiffre à 41%. Sur le seul quatrième trimestre, le rendement du fonds s’est établi à 3,3%, a précisé la Banque de Norvège. Selon l’organisme spécialisé SWF Institute, le fonds norvégien est le plus gros fonds souverain au monde devant celui des Emirats Arabes Unis.