Le projet de rapprochement des groupes de protection sociale Malakoff Médéric et Humanis vient de franchir une étape importante. Ce 18 juillet, l’Autorité de la concurrence a en effet donné son autorisation à cette fusion estimant que « l’opération n’est pas de nature à porter atteinte à la concurrence », selon un communiqué. « Les positions des parties sur les marchés concernés étant limitées, l’Autorité a pu écarter tout problème de concurrence et accepter l’opération sans condition », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Le rapprochement entre ces deux acteurs de la retraite complémentaire et de l’assurance de personnes donnera naissance au numéro un du secteur, devant AG2R La Mondiale. Malakoff Médéric a réalisé un chiffre d’affaires hors taxes de 4,2 milliards d’euros en 2017 tandis que Humanis a dégagé un chiffre d’affaires hors taxes de 2,4 milliards d’euros sur la même période. TC
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a annoncé, le 16 juillet, avoir acquis pour 250 millions de dollars canadiens d’actions privilégiées d’Avison Young, une société privée de services immobiliers commerciaux. Cet investissement vise à « accélérer le plan de croissance stratégique de la société », précise l’institution québecoise dans un communiqué. De fait, Avison Young utilisera ces capitaux pour investir dans des acquisitions et le recrutement de professionnels clés, « ce qui stimulera sa présence mondiale et les capacités de ses gammes de services », ajoute la CDPQ. Par ailleurs, Avison Young entend affecter une partie de cette somme au rachat d’actions détenues par le partenaire actuel en capital-investissement de la société, à savoir Parallel49 Equity (anciennement Tricor Pacific Capital), de même que les actions de certains autres fondateurs qui ne font pas partie de l’équipe de direction et d’anciens associés d’Avison Young. Les modalités de la transaction n’ont pas été divulguées. Dans le cadre de cet investissement, la CDPQ désignera trois des neuf membres du conseil d’administration d’Avison Young.
La santé financière des régimes de retraite à prestations définies au Canada s'est améliorée au deuxième trimestre 2018, selon le dernier sondage trimestriel sur le ratio de solvabilité médian réalisé par Aon.
Dans son dernier rapport intitulé "European Institutional Dynamics 2018: Identifying Opportunities by Channel and Market" (Identifier les opportunités par canal et marché), le cabinet de conseil Cerulli a constaté qu'environ 85% à 90% des membres des régimes de retraite à cotisations définies se retrouvent dans le segment "fonds par défaut", qui investit de manière classique (actifs les plus risqués en début de carrière, obligations en fin de carrière). Face à ce constat, les gestionnaires d'actifs doivent trouver un moyen d'accéder à ces actifs, mais pour ce faire, ils devront surmonter le double défi de la législation restrictive et des frais de gestion.
Le comité de suivi des retraites, chargé d’émettre chaque année avant le 15 juillet son avis au gouvernement français, a rendu vendredi son rapport au Premier ministre. S’il estime que les objectifs de niveau de vie des retraités et d’équité entre générations sont atteints, il souligne que, malgré les effets des réformes successives, des écarts significatifs subsistent entre régimes et au sein de certains régimes. Il ajoute que la situation financière des régimes est restée stable depuis l’année précédente.
Selon les conclusions d’un travail prévisionnel du Conseil d’orientation des retraites (COR), publié hier, le Fonds de réserve des retraites (FRR), «apparaît assez largement sous - dimensionné face aux déficits restant à couvrir, que ce soit pour l’ensemble du système de retraite, ou seulement pour les régimes alignés et le FSV». Le COR estime que «ce résultat n’est pas surprenant suite à la suppression des abondements au fonds en 2011 et l’utilisation de ses réserves pour l’amortissement de la dette sociale logée à la Cades». Le FRR a pour obligation depuis 2010 de verser 2,1 milliards d’euros chaque année jusqu’en 2024 à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), ce qui permet à cette dernière d’anticiper une date de clôture à cet horizon. Sans orientation supplémentaire, le FRR deviendrait un investisseur responsable au service du système de retraite à compter de 2025, sans scénario précis. Le FRR était doté d’une valeur d’actifs de 36 milliards d’euros à la fin de 2016. Au total, l’actif mobilisable de ces réserves en 2025 ne devrait pas dépasser 15 milliards d’euros. Selon l’un des trois scénarios étudiés par le COR, les réserves du FRR seraient entièrement utilisées en une fois pour couvrir une partie du déficit du régime général. Le COR ajoute que «privé d’ objectifs clairs de décaissements à partir de 2025, il est essentiel d’assigner rapidement au FRR une stratégie claire et un horizon de placement afin d’optimiser la politique de placement de ses actifs. Cette clarification passe par l’élaboration d’une doctrine d’utilisation de ces sommes, voire d’une programmation d’éventuels futurs décaissements et plaide surtout pour éviter tout décaissement non anticipé».
Selon L’Argus de l’Assurances, Clément Gombeaud rejoint l’Apgis au poste de directeur général délégué, prenant ainsi la suite de Corinne Prayez à la tête de l’institution de prévoyance. Diplômé de l’ENS Cachan et de l’ENS Lyon, Clément Gombeaud occupait depuis 2011 le poste de contrôleur des assurances au sein de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Son parcours est fortement ancré dans le monde universitaire puisqu’il a notamment donné des cours de physique et de mathématiques à l’Université Paris 5 puis à la Sorbonne (Paris 1). En 2007, il rejoint le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), où il réalise une thèse de physique théorique, avant de devenir associé de recherche à l’université de Bielefeld entre 2010 et 2011.