Goldman Sachs a annoncé ce mercredi la conclusion avec le National Pension Service (fonds de retraite public de Corée du Sud) d’une opération de cession-bail portant sur son futur nouveau siège européen situé à Londres. La banque américaine devrait occuper les lieux à partir du deuxième semestre 2019 en tant que locataire, pour une période de 25 ans. Cette transaction, qui valorise le bâtiment Plumtree Court à 1,165 milliard de livres sterling (environ 1,3 milliard d’euros), permet de regrouper les activités de l’entreprise, actuellement réparties sur trois sites, en un seul bâtiment labellisé BREEAM Excellent. Elle fait suite à la cession-bail du siège actuel de Goldman Sachs sur Fleet Street, Peterborough Court, en 2005. Scott Kim, responsable de l’immobilier mondial au sein du National Pension Service, le troisième fonds public le plus important au monde, se dit «ravi de ré-entrer sur le marché de Londres avec cet actif de grande qualité, bien aligné sur notre stratégie défensive et qui constituera un excellent ajout à notre portefeuille de base déjà solide.» AB.
L’Office d’investissement du régime des pensions au Canada (CPPIB en anglais) prévoit de doubler la proportion de son portefeuille qu’il alloue à la Chine sur les sept prochaines années, rapporte le Financial Times. Le fonds de 280 milliards de dollars US prévoit d’allouer jusqu'à 20 % de ses actifs à la Chine d’ici à 2025, contre 7,6 % actuellement. En tout, il prévoit de placer jusqu'à 30 % de ses actifs dans les marchés émergents sur la même période, contre 15 % maintenant. L’OIRPC investit actuellement 28 milliards de dollars en Chine.
Border to Coast Pension Parternship veut devenir l’un des plus gros pool britannique réunissant 12 fonds de pension du secteur public pour 43 milliards de livres (48 milliards d’euros) d’actifs sous gestion. Une société d’investissement, baptisée Border to Coast, est sur le point d'être créée pour gérer ces actifs en interne et en délégation. En interne, la société a lancé des fonds d’actions et elle développe actuellement des moyens pour les actifs gérés en délégation. A cet effet, un responsable des moyens d’investissements délégués doit être recruté pour participer à la construction du projet, définir sa stratégie et créer une culture de contrôle des performances et des risques. Le candidat devra avoir au moins 10 ans d’expérience en matière de due diligence des gestionnaires externes, de préférence sur plusieurs classes d’actifs. Adresse de contact : alexander.maropoulos@firstpersonexecutive.com Offre d’emploi : https://www.linkedin.com/jobs/view/801760375/ TV
Le fonds de pensions danois AP Pension acquiert les activités du géant suédois Skandia au Danemark. AP Pension va reprendre les clients de Skandia (93.000 personnes) représentant une hausse d’un tiers du nombre de ses clients et un quasi doublement de son activité. Avec cette vente, Skandia souhaite se concentrer sur le marché suédois à l’avenir. A fin 2017, AP Pension comptait 317.000 clients et avait reçu 7,4 milliards de couronnes danoises (995 millions d’euros) en contributions brutes. Skandia Danemark a reçu 6,2 milliards de couronnes à fin 2017. TV
Au cours des six premiers mois de l’année, le fonds souverain norvégien a réalisé une performance de 4,3% grâce à la hausse des prix du pétrole et aux marchés actions. Cette classe d’actifs a réalisé un rendement de 7,2% sur le premier semestre alors que le portefeuille obligataire obtenait 0,6%. Quant au prix du Brent, il a augmenté de plus de 19% en dollars au cours de la même période. Le fonds a ainsi vu ses actifs sous gestion grimper de plus d’un milliard d’euros à 25,7 milliards au total, à fin juin. Le fonds investit 85% de son portefeuille dans des actifs norvégiens et 15% au Danemark, en Suède et en Finlande. L’allocation d’actifs se partage entre 60% d’actions et 40% d’obligations. TV
Selon le site IPE, en Belgique, l’Autorité des services et marchés financiers, FSMA permet à la branche néerlandaise d’Aon Hewitt d'établir une structure de fonds de pension à cotisations définies comme il en existe aux Pays-Bas. Les fonds de pension opèrent en Belgique selon des régimes à prestations définies. Avec cet accord, l’employeur n’aurait plus l’obligation de financer tout déficit du régime de retraite et il pourrait également réduire le niveau des pensions si le problème de déficit persiste. Aon Hewitt est installé en Belgique à travers United Pensions, un fonds paneuropéen (fonds de pension multi-employeurs qui fusionne plusieurs fonds de pensions de différents pays dans un seul pays), qui regroupe le géant des produits chimiques Dow et la société pharmaceutique AbbVie. Aon Hewitt a indiqué qu’il allait bientôt transférer une partie de son propre régime de retraite néerlandais au régime belge. TV
Au cours de l’année 2017, la composition du portefeuille du Fonds de réserve pour les retraites a sensiblement varié par rapport à 2016, fait savoir le FFR dans son rapport annuel. A la suite de la mise en place de la nouvelle allocation stratégique, le FRR a porté le poids des actifs de performance (actions, obligations d’entreprises à haut rendement, obligations des pays émergents, actifs non cotés) de 51,1 à 55,1% à fin 2017. Les actifs de performance ont en effet signé une performance de 13% en 2017 grâce aux actions. La valeur boursière du portefeuille d’actions s’élevait à 13,7 milliards d’euros (hors overlay). Les pays émergents ont affiché la meilleure performance avec 20,6 % % devant les actions japonaises (20,1 %), les actions américaines (+18,3 %) et les actions de la zone euro (+13,4 %). Le FFR précise qu’en 2017 « deux mandats de gestion passive et un mandat de gestion active Amérique du Nord ont été clôturés afin d’activer des mandats gérés contre des indices optimisés de gestion décarbonée ESG (Eurozone, Monde, Europe, Asie Pacifique hors Japon) ». Pour les actifs non cotés, le FRR a poursuivi son programme d’investissement dans des prêts à l’économie, le capital investissement, les infrastructures. Plus de 180 millions ont été investis cette année, et près d’un 1,6 milliard d’euros d’engagements restent à être appelés, indique-t-il. En infrastructure, le FRR a souscrit dans 2 nouveaux fonds : Quaero European Infrastructure Fund et CapEnergie 3 pour un montant d’engagements de 90 millions. En prêts à l’économie (ou dette privée), les mandats de fonds dédiés ont été finalisés en 2017 pour un engagement de 600 millions ( Idinvest, Lyxor AM, Schelcher Prince et BNP PAM) et un nouvel investissement dans un fonds collectif CMC-CIC Private Debt 2 a été réalisé pour 60 millions. En capital investissement, les premiers mandats de fonds de fonds ont été finalisés en 2017 pour un engagement de 250 millions (Ardian et Swen Capital). Quant aux actifs de couverture (obligations de qualité, liquidité) leurs poids a diminué dans le portefeuille passant de 48,9 % à fin de l’année 2016 à 44,4 % de l’actif net du FRR à fin 2017. «Cette poche est composée notamment de mandats de gestion mettant en œuvre une gestion adossée de type « buy&hold» en emprunts d’État français mais aussi de mandats d’obligations d’entreprises de bonne qualité», précise le FRR. La performance des actifs de couverture n’a atteint que 1,5 % « à cause de la baisse des primes de risques sur les obligations d’entreprises de qualité et à la stabilité d’ensemble des taux d’intérêt ». Pour faire face à la baisse continue des taux obligataires des emprunts d’États, le FRR a poursuivi la diversification de la poche de couverture en renforçant le poids des obligations d’entreprises. Leur poids dans la poche de couverture atteint 60 % en 2017. Le FRR continue également de mener une réduction de la sensibilité du portefeuille aux taux d’intérêt. TV
A l’occasion de la publication de ses résultats semestriels, le gestionnaire d’actifs italien Azimut a dévoilé un bénéfice net consolidé de 72,6 millions d’euros à fin juin 2018 contre 121,1 millions d’euros à fin juin 2017, soit une chute de 40% sur un an. Ses revenus consolidés ressortent à 375,7 millions d’euros à l’issue du premier semestre 2018, contre 415,4 millions d’euros un an plus tôt, soit un repli de 9,5%.Au 30 juin 2018, ses encours totaux ressortent à 51,6 milliards d’euros. Les seuls actifs gérés totalisent 40,8 milliards d’euros à la fin du premier semestre. Au cours des six premiers mois de l’année, Azimut a enregistré une collecte nette d’environ 2,4 milliards d’euros, « dont une bonne part provient de notre activité à l’international, qui représente 25% de nos actifs totaux », a souligné le groupe italien.
Depuis son lancement en 2016 sous le haut patronage d’Emmanuel Macron, alors Ministre de l’économie, et à l’initiative conjointe d’AG2R La Mondiale et de Klesia, le fonds «PME Emplois Durables» a accompagné près de 300 PME et ETI françaises, au travers des prises de participations ou de financements parfois originaux (mobilisation de créances de CIR notamment). Ces entreprises emploient près de 30.000 personnes dont près de 24.000 pour les seules PME, précise un communiqué. «L’évolution en une année est considérable : le nombre de PME-ETI accompagnées a doublé (150 en 2017) ainsi que le nombre d’emplois créés ou préservés (14.000 en 2017 dont 12.000 dans les PME)», souligne Klesia dans un communiqué. Au total, ce sont plus de 1.500 emplois qui ont été créés dans les PME-ETI depuis l’entrée dans leur capital des fonds de private equity soutenus par PME Emplois Durables. Initialement doté de 210 millions d’euros, le fonds PME Emplois Durables gère aujourd’hui un actif d’une valeur d’environ 247 millions d’euros. Ces capitaux ont vocation à être déployés à hauteur de la moitié en direction des PME-ETI au travers de prises de participations et de financements sous forme de prêts ou facilités diverses de mobilisation. Pour rappel, le fonds «PME Emplois Durables» a été constitué sous le statut de Société d’Investissement à Capital Variable (SICAV). Sa gestion est confiée à Acofi Gestion. Les fonds sous-jacents sont gérés, outre Acofi Gestion, par Agicam, Siparex et La Française AM. AB.