Selon l'édition 2018 du Panorama institutionnel de l’Af2i, l’encours des placements des caisses Agirc et Arrco a diminué de 2,3% pour s'établir à 62,5 milliards d’euros en 2017. Cette baisse s’expliquerait principalement par des moins-values sur les obligations d’Etats et sur les OPCVM diversifiés. «Les réallocations d’actifs ont continué de se faire vers les obligations d’entreprises et les actions», souligne le panorama. Dans ce cadre, les obligations d’Etats ont reculé de 16% sur un an et pèsent dorénavant aussi lourd dans l’allocation des caisses Agirc-Arrco que les obligations d’entreprises (27% chacune). A l’inverse, le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), a vu ses encours augmenter de plus de 2,5% en 2017 à 36,9 milliards d’euros, portés par une performance financière de 7,6%. «Cette dernière s’explique notamment par le poids des actions et OPC dans le portefeuille du FRR, qui représentent plus de la moitié de l’encours de placements à fin 2017", poursuit l'étude. Même constat pour le régime additionnel de la fonction publique (RAFP) dont la part actions et les encours ont crû en 2017. Toujours selon l’Af2i, son portefeuille s'élevait à 28,9 milliards d’euros à fin février 2018, contre 25,9 milliards à fin 2016. Si, à la création de l’institution, les investissements en obligations devaient représenter au minimum 75% de l’actif, son portefeuille d’actions s'élève aujourd’hui à 27% (contre 25,3 fin 2016) et l’immobilier représente 10%. AB.
Goldman Sachs a annoncé ce mercredi la conclusion avec le National Pension Service (fonds de retraite public de Corée du Sud) d’une opération de cession-bail portant sur son futur nouveau siège européen situé à Londres. La banque américaine devrait occuper les lieux à partir du deuxième semestre 2019 en tant que locataire, pour une période de 25 ans. Cette transaction, qui valorise le bâtiment Plumtree Court à 1,165 milliard de livres sterling (environ 1,3 milliard d’euros), permet de regrouper les activités de l’entreprise, actuellement réparties sur trois sites, en un seul bâtiment labellisé BREEAM Excellent. Elle fait suite à la cession-bail du siège actuel de Goldman Sachs sur Fleet Street, Peterborough Court, en 2005. Scott Kim, responsable de l’immobilier mondial au sein du National Pension Service, le troisième fonds public le plus important au monde, se dit «ravi de ré-entrer sur le marché de Londres avec cet actif de grande qualité, bien aligné sur notre stratégie défensive et qui constituera un excellent ajout à notre portefeuille de base déjà solide.» AB.
L’Office d’investissement du régime des pensions au Canada (CPPIB en anglais) prévoit de doubler la proportion de son portefeuille qu’il alloue à la Chine sur les sept prochaines années, rapporte le Financial Times. Le fonds de 280 milliards de dollars US prévoit d’allouer jusqu'à 20 % de ses actifs à la Chine d’ici à 2025, contre 7,6 % actuellement. En tout, il prévoit de placer jusqu'à 30 % de ses actifs dans les marchés émergents sur la même période, contre 15 % maintenant. L’OIRPC investit actuellement 28 milliards de dollars en Chine.
Border to Coast Pension Parternship veut devenir l’un des plus gros pool britannique réunissant 12 fonds de pension du secteur public pour 43 milliards de livres (48 milliards d’euros) d’actifs sous gestion. Une société d’investissement, baptisée Border to Coast, est sur le point d'être créée pour gérer ces actifs en interne et en délégation. En interne, la société a lancé des fonds d’actions et elle développe actuellement des moyens pour les actifs gérés en délégation. A cet effet, un responsable des moyens d’investissements délégués doit être recruté pour participer à la construction du projet, définir sa stratégie et créer une culture de contrôle des performances et des risques. Le candidat devra avoir au moins 10 ans d’expérience en matière de due diligence des gestionnaires externes, de préférence sur plusieurs classes d’actifs. Adresse de contact : alexander.maropoulos@firstpersonexecutive.com Offre d’emploi : https://www.linkedin.com/jobs/view/801760375/ TV
Le fonds de pensions danois AP Pension acquiert les activités du géant suédois Skandia au Danemark. AP Pension va reprendre les clients de Skandia (93.000 personnes) représentant une hausse d’un tiers du nombre de ses clients et un quasi doublement de son activité. Avec cette vente, Skandia souhaite se concentrer sur le marché suédois à l’avenir. A fin 2017, AP Pension comptait 317.000 clients et avait reçu 7,4 milliards de couronnes danoises (995 millions d’euros) en contributions brutes. Skandia Danemark a reçu 6,2 milliards de couronnes à fin 2017. TV
Au cours des six premiers mois de l’année, le fonds souverain norvégien a réalisé une performance de 4,3% grâce à la hausse des prix du pétrole et aux marchés actions. Cette classe d’actifs a réalisé un rendement de 7,2% sur le premier semestre alors que le portefeuille obligataire obtenait 0,6%. Quant au prix du Brent, il a augmenté de plus de 19% en dollars au cours de la même période. Le fonds a ainsi vu ses actifs sous gestion grimper de plus d’un milliard d’euros à 25,7 milliards au total, à fin juin. Le fonds investit 85% de son portefeuille dans des actifs norvégiens et 15% au Danemark, en Suède et en Finlande. L’allocation d’actifs se partage entre 60% d’actions et 40% d’obligations. TV
Selon le site IPE, en Belgique, l’Autorité des services et marchés financiers, FSMA permet à la branche néerlandaise d’Aon Hewitt d'établir une structure de fonds de pension à cotisations définies comme il en existe aux Pays-Bas. Les fonds de pension opèrent en Belgique selon des régimes à prestations définies. Avec cet accord, l’employeur n’aurait plus l’obligation de financer tout déficit du régime de retraite et il pourrait également réduire le niveau des pensions si le problème de déficit persiste. Aon Hewitt est installé en Belgique à travers United Pensions, un fonds paneuropéen (fonds de pension multi-employeurs qui fusionne plusieurs fonds de pensions de différents pays dans un seul pays), qui regroupe le géant des produits chimiques Dow et la société pharmaceutique AbbVie. Aon Hewitt a indiqué qu’il allait bientôt transférer une partie de son propre régime de retraite néerlandais au régime belge. TV
Au cours de l’année 2017, la composition du portefeuille du Fonds de réserve pour les retraites a sensiblement varié par rapport à 2016, fait savoir le FFR dans son rapport annuel. A la suite de la mise en place de la nouvelle allocation stratégique, le FRR a porté le poids des actifs de performance (actions, obligations d’entreprises à haut rendement, obligations des pays émergents, actifs non cotés) de 51,1 à 55,1% à fin 2017. Les actifs de performance ont en effet signé une performance de 13% en 2017 grâce aux actions. La valeur boursière du portefeuille d’actions s’élevait à 13,7 milliards d’euros (hors overlay). Les pays émergents ont affiché la meilleure performance avec 20,6 % % devant les actions japonaises (20,1 %), les actions américaines (+18,3 %) et les actions de la zone euro (+13,4 %). Le FFR précise qu’en 2017 « deux mandats de gestion passive et un mandat de gestion active Amérique du Nord ont été clôturés afin d’activer des mandats gérés contre des indices optimisés de gestion décarbonée ESG (Eurozone, Monde, Europe, Asie Pacifique hors Japon) ». Pour les actifs non cotés, le FRR a poursuivi son programme d’investissement dans des prêts à l’économie, le capital investissement, les infrastructures. Plus de 180 millions ont été investis cette année, et près d’un 1,6 milliard d’euros d’engagements restent à être appelés, indique-t-il. En infrastructure, le FRR a souscrit dans 2 nouveaux fonds : Quaero European Infrastructure Fund et CapEnergie 3 pour un montant d’engagements de 90 millions. En prêts à l’économie (ou dette privée), les mandats de fonds dédiés ont été finalisés en 2017 pour un engagement de 600 millions ( Idinvest, Lyxor AM, Schelcher Prince et BNP PAM) et un nouvel investissement dans un fonds collectif CMC-CIC Private Debt 2 a été réalisé pour 60 millions. En capital investissement, les premiers mandats de fonds de fonds ont été finalisés en 2017 pour un engagement de 250 millions (Ardian et Swen Capital). Quant aux actifs de couverture (obligations de qualité, liquidité) leurs poids a diminué dans le portefeuille passant de 48,9 % à fin de l’année 2016 à 44,4 % de l’actif net du FRR à fin 2017. «Cette poche est composée notamment de mandats de gestion mettant en œuvre une gestion adossée de type « buy&hold» en emprunts d’État français mais aussi de mandats d’obligations d’entreprises de bonne qualité», précise le FRR. La performance des actifs de couverture n’a atteint que 1,5 % « à cause de la baisse des primes de risques sur les obligations d’entreprises de qualité et à la stabilité d’ensemble des taux d’intérêt ». Pour faire face à la baisse continue des taux obligataires des emprunts d’États, le FRR a poursuivi la diversification de la poche de couverture en renforçant le poids des obligations d’entreprises. Leur poids dans la poche de couverture atteint 60 % en 2017. Le FRR continue également de mener une réduction de la sensibilité du portefeuille aux taux d’intérêt. TV
A l’occasion de la publication de ses résultats semestriels, le gestionnaire d’actifs italien Azimut a dévoilé un bénéfice net consolidé de 72,6 millions d’euros à fin juin 2018 contre 121,1 millions d’euros à fin juin 2017, soit une chute de 40% sur un an. Ses revenus consolidés ressortent à 375,7 millions d’euros à l’issue du premier semestre 2018, contre 415,4 millions d’euros un an plus tôt, soit un repli de 9,5%.Au 30 juin 2018, ses encours totaux ressortent à 51,6 milliards d’euros. Les seuls actifs gérés totalisent 40,8 milliards d’euros à la fin du premier semestre. Au cours des six premiers mois de l’année, Azimut a enregistré une collecte nette d’environ 2,4 milliards d’euros, « dont une bonne part provient de notre activité à l’international, qui représente 25% de nos actifs totaux », a souligné le groupe italien.
Depuis son lancement en 2016 sous le haut patronage d’Emmanuel Macron, alors Ministre de l’économie, et à l’initiative conjointe d’AG2R La Mondiale et de Klesia, le fonds «PME Emplois Durables» a accompagné près de 300 PME et ETI françaises, au travers des prises de participations ou de financements parfois originaux (mobilisation de créances de CIR notamment). Ces entreprises emploient près de 30.000 personnes dont près de 24.000 pour les seules PME, précise un communiqué. «L’évolution en une année est considérable : le nombre de PME-ETI accompagnées a doublé (150 en 2017) ainsi que le nombre d’emplois créés ou préservés (14.000 en 2017 dont 12.000 dans les PME)», souligne Klesia dans un communiqué. Au total, ce sont plus de 1.500 emplois qui ont été créés dans les PME-ETI depuis l’entrée dans leur capital des fonds de private equity soutenus par PME Emplois Durables. Initialement doté de 210 millions d’euros, le fonds PME Emplois Durables gère aujourd’hui un actif d’une valeur d’environ 247 millions d’euros. Ces capitaux ont vocation à être déployés à hauteur de la moitié en direction des PME-ETI au travers de prises de participations et de financements sous forme de prêts ou facilités diverses de mobilisation. Pour rappel, le fonds «PME Emplois Durables» a été constitué sous le statut de Société d’Investissement à Capital Variable (SICAV). Sa gestion est confiée à Acofi Gestion. Les fonds sous-jacents sont gérés, outre Acofi Gestion, par Agicam, Siparex et La Française AM. AB.
Le projet de rapprochement des groupes de protection sociale Malakoff Médéric et Humanis vient de franchir une étape importante. Ce 18 juillet, l’Autorité de la concurrence a en effet donné son autorisation à cette fusion estimant que « l’opération n’est pas de nature à porter atteinte à la concurrence », selon un communiqué. « Les positions des parties sur les marchés concernés étant limitées, l’Autorité a pu écarter tout problème de concurrence et accepter l’opération sans condition », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Le rapprochement entre ces deux acteurs de la retraite complémentaire et de l’assurance de personnes donnera naissance au numéro un du secteur, devant AG2R La Mondiale. Malakoff Médéric a réalisé un chiffre d’affaires hors taxes de 4,2 milliards d’euros en 2017 tandis que Humanis a dégagé un chiffre d’affaires hors taxes de 2,4 milliards d’euros sur la même période. TC
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a annoncé, le 16 juillet, avoir acquis pour 250 millions de dollars canadiens d’actions privilégiées d’Avison Young, une société privée de services immobiliers commerciaux. Cet investissement vise à « accélérer le plan de croissance stratégique de la société », précise l’institution québecoise dans un communiqué. De fait, Avison Young utilisera ces capitaux pour investir dans des acquisitions et le recrutement de professionnels clés, « ce qui stimulera sa présence mondiale et les capacités de ses gammes de services », ajoute la CDPQ. Par ailleurs, Avison Young entend affecter une partie de cette somme au rachat d’actions détenues par le partenaire actuel en capital-investissement de la société, à savoir Parallel49 Equity (anciennement Tricor Pacific Capital), de même que les actions de certains autres fondateurs qui ne font pas partie de l’équipe de direction et d’anciens associés d’Avison Young. Les modalités de la transaction n’ont pas été divulguées. Dans le cadre de cet investissement, la CDPQ désignera trois des neuf membres du conseil d’administration d’Avison Young.
La santé financière des régimes de retraite à prestations définies au Canada s'est améliorée au deuxième trimestre 2018, selon le dernier sondage trimestriel sur le ratio de solvabilité médian réalisé par Aon.
Dans son dernier rapport intitulé "European Institutional Dynamics 2018: Identifying Opportunities by Channel and Market" (Identifier les opportunités par canal et marché), le cabinet de conseil Cerulli a constaté qu'environ 85% à 90% des membres des régimes de retraite à cotisations définies se retrouvent dans le segment "fonds par défaut", qui investit de manière classique (actifs les plus risqués en début de carrière, obligations en fin de carrière). Face à ce constat, les gestionnaires d'actifs doivent trouver un moyen d'accéder à ces actifs, mais pour ce faire, ils devront surmonter le double défi de la législation restrictive et des frais de gestion.
Le comité de suivi des retraites, chargé d’émettre chaque année avant le 15 juillet son avis au gouvernement français, a rendu vendredi son rapport au Premier ministre. S’il estime que les objectifs de niveau de vie des retraités et d’équité entre générations sont atteints, il souligne que, malgré les effets des réformes successives, des écarts significatifs subsistent entre régimes et au sein de certains régimes. Il ajoute que la situation financière des régimes est restée stable depuis l’année précédente.
Selon les conclusions d’un travail prévisionnel du Conseil d’orientation des retraites (COR), publié hier, le Fonds de réserve des retraites (FRR), «apparaît assez largement sous - dimensionné face aux déficits restant à couvrir, que ce soit pour l’ensemble du système de retraite, ou seulement pour les régimes alignés et le FSV». Le COR estime que «ce résultat n’est pas surprenant suite à la suppression des abondements au fonds en 2011 et l’utilisation de ses réserves pour l’amortissement de la dette sociale logée à la Cades». Le FRR a pour obligation depuis 2010 de verser 2,1 milliards d’euros chaque année jusqu’en 2024 à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), ce qui permet à cette dernière d’anticiper une date de clôture à cet horizon. Sans orientation supplémentaire, le FRR deviendrait un investisseur responsable au service du système de retraite à compter de 2025, sans scénario précis. Le FRR était doté d’une valeur d’actifs de 36 milliards d’euros à la fin de 2016. Au total, l’actif mobilisable de ces réserves en 2025 ne devrait pas dépasser 15 milliards d’euros. Selon l’un des trois scénarios étudiés par le COR, les réserves du FRR seraient entièrement utilisées en une fois pour couvrir une partie du déficit du régime général. Le COR ajoute que «privé d’ objectifs clairs de décaissements à partir de 2025, il est essentiel d’assigner rapidement au FRR une stratégie claire et un horizon de placement afin d’optimiser la politique de placement de ses actifs. Cette clarification passe par l’élaboration d’une doctrine d’utilisation de ces sommes, voire d’une programmation d’éventuels futurs décaissements et plaide surtout pour éviter tout décaissement non anticipé».
Selon L’Argus de l’Assurances, Clément Gombeaud rejoint l’Apgis au poste de directeur général délégué, prenant ainsi la suite de Corinne Prayez à la tête de l’institution de prévoyance. Diplômé de l’ENS Cachan et de l’ENS Lyon, Clément Gombeaud occupait depuis 2011 le poste de contrôleur des assurances au sein de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Son parcours est fortement ancré dans le monde universitaire puisqu’il a notamment donné des cours de physique et de mathématiques à l’Université Paris 5 puis à la Sorbonne (Paris 1). En 2007, il rejoint le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), où il réalise une thèse de physique théorique, avant de devenir associé de recherche à l’université de Bielefeld entre 2010 et 2011.