Un des volets du projet de loi PACTE (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui a été présenté en conseil des ministres le 18 juin dernier concerne la réforme de l’épargne retraite. Réagissant aux différentes mesures qui visent à transformer en profondeur les dispositifs actuels d’épargne retraite, les dirigeants de Garance ont présenté à l’ACPR les propositions de la mutuelle pour amender cette réforme. Garance partage l’ambition affichée par le projet gouvernemental de développer l’épargne retraite en améliorant son attractivité, par le biais notamment de la simplification et la portabilité des dispositifs existants : PERP, Loi Madelin, contrats Article 83, etc. S’agissant en revanche de la volonté de donner davantage de flexibilité à l’épargne retraite, avec la possibilité pour l’épargnant d’opter pour une sortie en rente ou en capital, Serge Crouin, Président du Conseil d’administration de Garance considère : « Un tel objectif n’est pas en phase avec l’orientation générale de la réforme. En effet, dans la perspective de la constitution d’un complément de ressources à long terme et dans un contexte de progression de l’espérance de vie, il est indispensable que l’épargnant puisse s’orienter vers un vrai produit de retraite, avec dénouement obligatoire sous la forme d’une rente, afin qu’il puisse, ainsi que son conjoint, bénéficier, à vie, d’un revenu supplémentaire, régulièrement revalorisé.« En outre, Garance s’interroge sur les conséquences du cantonnement des engagements de retraite. A ce sujet Marie-Jeanne Amata, Directeur général de la mutuelle observe que « cette mesure, outre la complexité de sa mise en œuvre, risque de conduire les organismes d’épargne retraite comme Garance à revoir en profondeur leur allocation d’actifs.« Enfin, Garance s’inquiète de l’application de ces différentes mesures aux stocks de contrats en cours, qui n’est pas à ce jour explicitement écartée par le projet de loi. Constats et propositions de Garance C’est dans ce contexte que l’équipe dirigeante de Garance a présenté à l’ACPR, à l’occasion des échanges réguliers qu’elle a avec l’Autorité de contrôle, les études d’impacts que la mutuelle a réalisées pour ces différentes mesures. Elles mettent en évidence de nombreuses conséquences, qui concernent potentiellement tous les organismes d’épargne retraite : Concernant le pilotage technique et la solvabilité : une augmentation drastique des prestations, une forte baisse des résultats techniques purs, une baisse des fonds propres prudentiels et une dégradation du ratio de solvabilité. Concernant les placements : un besoin de liquidités accru et une forte baisse des encours du fait des sorties, une réduction drastique des positions en actions, immobilier et infrastructure du fait du raccourcissement de la duration des engagements, ce qui dessert au total l’objectif gouvernemental visant à inciter les investissements dans l’économie réelle. Sur la base de ces constats, qui ont été formalisés par la réalisation d’un ORSA ad hoc par la direction des risques de la mutuelle, Garance a formulé auprès de l’ACPR plusieurs propositions qui pourront être prises en compte dans les travaux à venir, notamment les mesures techniques qui seront prises par voie d’ordonnance, et ce, dans un esprit de défense des intérêts des adhérents de la mutuelle : Une non rétroactivité sans équivoque de la loi sur le stock de contrats Madelin qui sont pilotés sur la base d’une sortie en rente viagère, Une sortie en rente viagère privilégiée pour compléter les revenus à la retraite, la rente viagère étant le seul moyen de bénéficier de revenus « à vie », Pas de distorsion de concurrence que ce soit au niveau des organismes proposant le futur produit retraite (PERCO versus Epargne Retraite sous Solvabilité 2) ou au niveau des agréments (branche 20 versus branche 26), Le cantonnement devrait s’articuler avec le dispositif prudentiel propre aux branches longues qui sera revu en 2020 pour permettre une baisse du capital requis comme le permet aujourd’hui le dispositif FRPS.
L’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) a souhaité aider à la définition du contenu des formations des administrateurs de Caisses de retraite des professions indépendantes, telles que demandées par le décret du 9 mai 2017. L’organisme indique dans un communiqué avoir retenu «les meilleures offres de formations adaptées à ces objectifs et aux personnes concernées» pour leur attribuer le label Af2i pour une durée de 1 an. Ainsi, à l’issue de la séance du 28 mai 2018, les quatre formations suivantes ont été retenues: AFG, Aon, Cegos, Insti7. Le Comité de labélisation examinera de nouveaux dossiers au mois d’octobre 2018.
Selon le COR, l'équilibre financier du système de retraites serait atteint en moyenne sur la période 2017-2070, mais dans l'intervalle les besoins de financement seront fréquents.
Le Conseil européen a annoncé s'être accordé sur une position commune concernant la proposition législative pour la création de produits paneuropéens d'épargne-retraite individuelle (PEPP). La prochaine étape consistera pour l'organe à entamer des négociations avec le Parlement européen, dès que ce dernier sera prêt.
Le gouvernement a donné son feu vert lundi 18 juin au texte porté par le ministre de l’Economie, Bruno le Maire. Voici quelques unes des principales mesures.
A l'occasion de son assemblée générale qui s'est tenue ces jeudi et vendredi 14 et 15 juin, la fédération des agents généraux d'assurance (Agéa), a procédé à la réélection de Patrick Evrard à sa présidence. Un colloque sur les retraites a en outre éclairé les agents sur les différents impacts de la réforme des retraites en matière de distribution de leurs produits d'épargne, mais aussi sur leur propre pension.
Dans son cinquième rapport, le Conseil d'orientation des retraites (COR) prévoit un retour à l'équilibre des régimes de retraite pour 2036 dans son scénario le plus favorable. L'an dernier, il prévoyait un déficit s'étalant jusqu'en 2040.
Humanis et Malakoff Médéric ont officialisé ce matin leur rapprochement au 1er janvier 2019, après le vote favorable de leurs conseils d’administration qui s’est tenu hier. Au préalable, les deux groupes de protection sociale avaient annoncé en mars avoir engagé une étude d’opportunité en vue d’une alliance. «Ils vont à présent mettre en oeuvre les procédures sociales et réglementaires préalables à l’engagement de travaux opérationnels de rapprochement en vue de constituer un acteur majeur de la protection sociale complémentaire (retraite et assurance de personnes», précise un communiqué commun.
A l’issue de son exercice fiscal 2017-2018, clos le 31 mars 2018, l’Office d’investissement des régimes de pensions du secteur public (Investissements PSP) a vu ses encours augmenter de 17,4 milliards de dollars canadiens pour atteindre 153 milliards de dollars, a annoncé le fonds de pension canadien. Cette progression a été portée par un résultat net de 13,5 milliards de dollars canadiens et des contributions nettes de 3,9 milliards de dollars, a précisé l’institution dans un communiqué. De fait, le fonds de pension a dégagé un rendement net de 9,8% sur un an. « Ce rendement est considérablement supérieur à celui de l’indice de référence du portefeuille stratégique de 8,7% », a noté le fonds de pension. « Nous avons maintenu notre rendement malgré un marché volatil tout au long de l’année, ce qui démontre clairement que notre orientation stratégique axée sur une diversification accrue génère des rendements », a pour sa part commenté Neil Cunningham, président et chef de la direction de Investissements PSP, en poste depuis février 2018. Au cours de l’exercice écoulé, toutes les classes d’actifs ont contribué à cette solide performance d’ensemble, battant quasiment toutes leur indice de référence. Ainsi, la classe « placements sur les marchés publics » (actions, obligations), qui représente 50,1% de son actif net, a enregistré un rendement de 8,3% contre 7,7% pour l’indice de référence. « Le groupe a continué à générer d’importants rendements malgré la hausse du risque géopolitique, la volatilité des marchés et la montée des taux d’intérêt, principalement au quatrième trimestre », souligne Investissements PSP. Pour leur part, les « placements immobiliers », qui pèsent 15,2% de son actif net, a dégagé un rendement de 13,6% sur un an contre 12,3 % pour son indice de référence, et ce « malgré un environnement compétitif ». Par ailleurs, les « placements privés » (private equity), qui représentent 12,7% de l’actif net du fonds de pension, ont généré un rendement de 12,9%, en comparaison avec la perte de 3,4% lors de l’exercice précédent, alors que son indice de référence a enregistré un rendement de 17,6%. « Les placements effectués au cours des trois derniers exercices, qui représentent un actif de 9,9 milliards de dollars, ont généré des rendements particulièrement supérieurs à l’indice de référence », avance le fonds de pension. Le groupe a déployé un total de 4,4 milliards de dollars (y compris 2,3 milliards de dollars en nouveaux placements privés et co-investissements), et s’est engagé à hauteur de 4,1 milliards de dollars pour de futurs déploiements par l’entremise de 17 fonds, dont 11 avec de nouveaux partenaires. Enfin, les « placements en infrastructures » (9,8% de son actif net), a enregistré un rendement sur un an de 19,3% contre 12,1% pour son indice de référence. Au cours de l’exercice écoulé, le groupe canadien a déployé 3,3 milliards de dollars dans cette classe d’actifs, y compris 2,2 milliards en placements directs, rappelle Investissements PSP. TC
Malakoff Médéric et Humanis ont adopté le 13 juin 2018 le principe de leur rapprochement au 1er janvier 2019, ont annoncé les deux groupes de protection sociale dans un communiqué commun. Selon nos informations,Thomas Saunier devrait prendre la tête du nouvel ensemble.
Pour la majorité des fonds de pension dans le monde, le recours aux ETF et à d'autres solutions de gestion passive, fait désormais partie de leur panoplie de gestion.
Le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), dont le calendrier a été plusieurs fois repoussé, sera présenté en Conseil des ministres le lundi 18 juin. Outre un abaissement du forfait social pour les PME, le projet de loiveut renforcerle fonds Eurocroissance dans l’assurance vie, etréformer en profondeurl’épargne retraite. Le texte permettra entre autresune «portabilité totale» et une «liberté totale de choix entre la sortie en capital et la sortie sous forme de rente» des produits d’épargne retraite.
Selon le Centre Technique des Institutions de Prévoyance (CTIP), les institutions de prévoyance ont connu une année 2017 marquée par une belle croissance, mais aussi par le renforcement de leur marge de solvabilité. La bonne santé des organismes paritaires favorise également la croissance des groupes combinés.
Chargé de conseiller a Commission Européenne sur les questions comptables, l'EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) a donné son feu vert aux propositions d'amendements limités à la norme IAS 19 Avantages du personnel intitulés "Modification, réduction ou liquidation de régime".
Cinq sociétés (Barrick Gold Corp., Braskem SA, Freeport McMoran, Petrobras et Rio Tinto) ont perdu leur statut d’exclusion et trois sociétés (Dassault Aviation, Larsen & Toubro et Rockwell Collins) ont été ajoutées à la liste. Le Fonds de Compensation a décidé d’implémenter et d’appliquer à partir de 2011 une liste d’exclusion basée sur le respect de ces conventions internationales. Son conseil d’administration a dans ce cadre mandaté la même année la société scandinave GES d’analyser l’univers d’investissement autorisé de la SICAV-FIS afin d’identifier les sociétés et entreprises ne respectant pas les susdites conventions internationales. En complément, il a été fixé de recenser via la questionnaire de sélection davantage d’informations sur la mise en œuvre de critères de développement durable et d’investissement socialement responsable de la part des sociétés soumissionnaires lors de tout futur appel d’offres lancé par le Fonds de compensation. Depuis, le fonds a décidé de renforcer la politique d’investissement socialement responsable dans le cadre d’une revue de la stratégie d’investissement effectuée au cours du premier semestre 2017. Les grandes lignes de la politique d’investissement socialement responsable ainsi revue ont été ancrées dans la directive du conseil d’administration du Fonds de compensation de janvier 2018. AB
Les lobbyistes qui suivaient le dossier depuis le début s’y attendaient: les 28 Etats membres sont en train de détricoter le projet de produit d’épargne retraite européen PEPP (pan-european personal pension product).
Conformément au principe de l'alternance de la présidence paritaire, le groupement assurantiel de protection sociale Adéis (Humanis Prévoyance, Apicil Prévoyance et Ipsec,) a nommé le 7 juin Gérard Roulet en qualité de président. Michel Dieu devient pour sa part vice-président.
Seuls 5 % des Français comptent sur les pouvoirs publics pour les aider durant les grandes étapes de leur vie. Si près de sept sur dix disent épargner, seuls les plus aisés misent sur l'assurance vie ou sur les valeurs mobilières.