Épargne salariale, PEA, MIF 2, blanchiment, bitcoins, etc…, le rapport 2019 du service de médiation de l’AMF présenté la semaine dernière, reflète les préoccupations des épargnants avant la crise sanitaire. À la faveur de la forte progression des marchés boursiers européens en 2019 et des performances record sur 10 ans, le nombre de dossiers reçus par le médiateur de l’AMF en 2019 a nettement baissé (-11%). Après filtrage de demandes, 451 dossiers ont fait l’objet d’une proposition d’avis en 2019 (contre 523 en 2018).
La Médiatrice européenne, Emily O’Reilly, a constaté que l’Autorité bancaire européenne (EBA) n’aurait pas dû autoriser son ancien directeur exécutif Adam Farkas à prendre les rênes du lobby financier AFME, selon un communiqué publié lundi. L’enquête a également constaté que l’EBA n’a pas immédiatement mis en place des mesures internes suffisantes pour protéger ses informations confidentielles un fois le changement de poste prévu.
Le vice-président de la Commission européenne (CE), Valdis Dombrovskis, a présenté jeudi un plan d’action de l’institution pour lutter contre le blanchiment. En février, la CE a lancé des procédures d’infraction à l’encontre de 8 pays n’ayant toujours pas transposé en droit national la 5e directive. Il planche aussi sur la création d’un superviseur européen. L’exécutif a par ailleurs publié une nouvelle méthodologie d’interaction avec les Etats tiers présentant des « déficiences stratégiques ». Bruxelles entend ainsi privilégier la coopération avec les gouvernements en préconisant des réformes dans la supervision plutôt que de les mettre directement sur sa liste noire.
Le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Luis de Guindos, a déclaré jeudi que l’institution devait rendre compte aux institutions et aux tribunaux de l’Union européenne, plutôt que répondre aux lois nationales. Il réagissait ainsi à la décision de justice allemande sur le programme d’achat d’obligations de la BCE.
Le vice-président de la Commission européenne (CE), Valdis Dombrovskis, a présenté aujourd’hui un plan d’action de l’institution pour lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Le Letton a notamment insisté sur l’importance de la mise en oeuvre effective des règles européennes comprises dans les 4e et 5e directives anti-blanchiment.
Le géant obligataire Pimco se verrait bien en «primary dealer» de la Fed, soit l'équivalent de spécialiste des valeurs du Trésor en France. Dans une interview accordée à Bloomberg, l'économiste maison Tiffany Wilding a ainsi estimé que «l’augmentation du nombre de primary dealers serait utile. Mais, au lieu de faire appel à de petites institutions financières, il serait plus judicieux de passer par de grands gérants d’actifs. La politique monétaire de la Fed serait transmise de manière plus efficace si elle élargit ses contreparties». L’achat de titres de dette publique américaine sur le marché primaire est pour l’instant réservé à un nombre limité de grandes banques. Or, comme celles-ci sont obligées d’acheter les Treasuries lors de leur émission, mais sont contraintes par des ratios réglementaires, il va être prochainement stratégique de trouver un nombre suffisant d’acteurs capables d’absorber l’immense dette qui sera émise pour sauver l'économie outre-Atlantique. La Fed n’a pas encore réagit à la proposition de Pimco.
Le secteur de la gestion d’actifs est sorti des récentes turbulences sur les marchés largement intact, observe le Financial Times fund management. Peu de fonds ont dû suspendre leurs rachats. «Vu qu’il s’agit du pire crash depuis 1929, il est extraordinaire que la majorité des fonds ouverts soient encore en activité», commente Julie Patterson, responsable de la gestion d’actifs, changement réglementaire, chez KPMG. L’absence de problèmes massifs laisse penser que la réglementation des fonds fonctionne correctement. Toutefois, nombre d’observateurs pensent que le véritable test du secteur des fonds est devant nous. «La résilience des fonds a été conditionnée par une intervention massive des banques centrales à une échelle jamais vue», note Tobias Adrian, directeur du département monétaire et marchés de capitaux du FMI. Alors que la crise du Covid-19 se poursuit et des entreprises font faillite, il est probable que les fonds vont subir de nouvelles pertes dans leurs portefeuilles, ce qui va déclencher une nouvelle vague de rachats. Le FMI s’inquiète de la manière dont les gérants de fonds obligataires vont pouvoir faire face à cela lorsque leurs poches de liquidités, estimée à 7 % en moyenne, seront vides. Ce que l’on ignore, c’est si les fonds vulnérables vont être liquidés en bon ordre ou vont provoquer une panique et créer un effet de contagion sur l’ensemble du système financier. La réponse à cette question va déterminer la direction de la réglementation de la gestion d’actifs dans les années à venir, conclut l’article du FTfm.
La boutique de gestion espagnole Magallanes Value Investorsa recruté Santiago Domingo en qualité d’analyste d’investissements, rapporte le média Funds People. Il ne sera affecté ni à un secteur ni à un fonds en particulier mais analysera les valeurs pour les trois fonds actions de la firme. Santiago Domingo travaillait précédemment chez Solventis en tant qu’analyste et gérant d’un fonds actions européennes.
La Commission européenne, par l’intermédiaire de son commissaire à l’Economie, a insisté mercredi «sur la primauté du droit» et «des décisions de la Cour justice de l’Union européenne (CJUE) sur les juridictions nationales» au lendemain de l’arrêt de la cour constitutionnelle allemande. Mardi, cette dernière a donné trois mois à la Banque centrale européenne (BCE) pour justifier les achats d’obligations d’Etat réalisés pour son compte par la Bundesbank, sous peine de voir celle-ci cesser de participer au QE. «Nous avons toujours respecté et nous soutenons pleinement l’indépendance de la BCE dans la mise en oeuvre de la politique monétaire», a ajouté Paolo Gentiloni.
L’autorité des marchés financiers en Espagne (CNMV) a été contrainte de revoir son plan d’activité pour l’année 2020 en raison de l’actuelle pandémie de coronavirus. Le régulateur hispanique maintient tout de même 33 de ses 44 objectifs initiaux. Cela inclutla réforme du code de bonne gouvernance des entreprises espagnoles cotées, la publication d’un guide technique sur la gestion et le contrôle de la liquidité des fonds d’investissement collectifs ou encore l'élaboration d’une mesure visant à restreindre la publicité de certains produits auprès du public. La publication dupremier guide technique de la CNMV sur la cyber-sécurité ne sera pas non plus décalée. Le régulateur espagnol a ajouté deux nouveaux objectifs au plan, dont l’un relatif à son plan de télétravail en cas d'événement imprévu et l’autre relatif à la modification du guide technique sur le passage d’examens de compétences en ligne. Parmiles 11 objectifs reportés au plan d’activité de 2021 figure notamment la conception d’un plan de durabilité pour la CNMVen tant qu’organisation mais également celui d’un code de bonnes pratiques pour encourager l’actionnariat sur le long-terme.
Dans son jugement rendu mardi suite à plusieurs plaintes dirigées contre le Programme d’achat dans le secteur public (PSPP) de la Banque centrale européenne (BCE), la Cour constitutionnelle allemande a conclu que le gouvernement fédéral et le Bundestag ont violé les droits de la constitution allemande en omettant de contester que la BCE, dans ses décisions sur l’adoption et la mise en œuvre du PSPP, n’a ni évalué ni démontré que les mesures prévues dans ces décisions satisfont au principe de proportionnalité.
La Banque J. Safra Sarasin a annoncé ce 4 mai le lancement du fonds JSS Sustainable Equity – Future Health. Il est géré par Pierin Menzli et Terence McManus. La stratégie investira dans des actions du secteur de la santé, et compte profiter des changements démographiques, de l’augmentation du nombre de consommateurs soucieux de leur santé, et de l'émergence de nouvelles technologies médicales. Le fonds investira également dans des leaders de la nutrition, de la remise en forme, et des infrastructures de soins à domicile.
David Charlet, président du Fecif* et de l’Anacofi**, dresse un état des lieux des professions du conseil financier fragilisées par la crise pandémique.
Dans notre nouvelle série créée par Instit Invest, Jean-François Boulier, président de l'AF2i (Association française des investisseurs institutionnels), se confie sur son adaptation à la vie en confinement.