Faisant le constat d’une normalisation progressive des indicateurs de risque du marché français, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé ce 18 mai qu’elle avait décidé de suspendre la mesure exceptionnelle d’interdiction portant sur la création de positions courtes nettes et l’augmentation de positions courtes nettes existantes. L’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la Grèce et l’Italie ont également décidé de ne pas renouveler l’interdiction des ventes à découvert sur leurs marchés respectifs. L’AMF avait annoncé le 17 mars dernier sa décision d’interdire pour une période d’un mois toute création d’une position courte nette et toute augmentation d’une position courte nette existante. Compte tenu des circonstances, le régulateur a prolongé cette mesure le 15 avril jusqu’au 18 mai 2020 à minuit. Les marchés ont réduit une partie de leurs pertes et les volumes de transaction et la volatilité sont revenus à des niveaux certes élevés par rapport à mi février, mais qui reflètent les incertitudes des intervenants dans le contexte actuel, indique l’AMF. Observée jusqu’à 84 en clôture le 16 mars, la volatilité est ainsi revenue à un niveau de 30 et le volume quotidien moyen observé sur Euronext est passé de 12 à 4 milliards d’euros pour le CAC 40. Cette normalisation a aussi pu être observée sur les autres marchés ayant fait l’objet d’une interdiction similaire. Si jamais la situation des marchés le nécessitait, l’AMF appelle de ses voeux une réaction coordonnée à l’échelle européenne. Le régulateur français rappelle que la décision de l’Esma d’abaisser le premier seuil de déclaration des ventes à découvert, de 0,2 % à 0,1 %, est toujours en vigueur.