Franklin Templeton a nommé Jed Plafker executive vice president Global Alliances and New Business Strategies. Il est rattaché à Jenny Johnson, CEO, et siège au comité exécutif de la société de gestion. À ce poste nouvellement créé, Jed Plafker sera responsable du développement de la technologie financière liée à la gestion de patrimoine et à la distribution numérique. Il supervisera également les investissements stratégiques et les acquisitions en cours de l’entreprise dans le domaine du patrimoine numérique. En outre, Jed Plafker et Jenny Johnson travailleront en étroite collaboration pour mener à bien l’acquisition de Legg Mason et de ses boutiques indépendantes «afin de maximiser la coordination et la connectivité opérationnelle dans tous les domaines de l’entreprise», selon un communiqué. Jed Plafker travaille chez Franklin Templeton depuis 1994. Depuis 2017, il supervise les efforts de distribution mondiale de Franklin Templeton, y compris la vente aux particuliers et aux institutionnels, ainsi que la stratégie produits. Auparavant, il était responsable de la distribution internationale de la société depuis 2006.
Voilà un peu plus de deux ans que la directive européenne Marchés d’instruments financiers MIF2, est en vigueur en France. A cette occasion, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a répondu à la consultation de la Commission européenne sur la réforme de MIF2 qui s’est achevée le 18 mai dernier. Dans un document publié sur son site, le régulateur revient sur certains des changements ciblés qu’il promeut.
Une proposition de loi est en préparation pour d'assouplir le cadre législatif encadrant les investissements alternatifs des fonds de pension chiliens.
Cinq objectifs à cinq ans. Ce sont les ambitions que l’Association du secteur luxembourgeois des fonds Alfi a dévoilées mardi 9 juin. Le premier objectif de l’association est d’être leader dans le développement de produits d’épargne et de retraite transfrontaliers innovants. L’Alfi note à cet égard qu’elle s’efforcera de concevoir de nouveaux PEPP (produits paneuropéens d'épargne-retraite individuelle) luxembourgeois qui auront vocation à être distribués dans toute l’Europe, y compris des produits de retraite labellisés ESG. Sur les 5 années qui viennent, l’association va aussi soutenir le développement de solutions numériques pour les services des retraite transfrontaliers et aider à bâtir l’infrastructure pour les fournisseurs internationaux de services de retraite. Deuxièmement, l’Alfi veut créer un cadre qui favorise l’essor des produits d’investissement durables. Elle va notamment prendre l’initiative de définir des lignes directrices et des guides de bonnes pratiques pour aider les gestionnaires d’actifs dans leurs solutions de financement durable. Troisième objectif: l’Alfi veut étendre la portée mondiale des OPCVM. Cela passera par une amélioration du cadre juridique et fiscal du Luxembourg. L’association veut aussi faciliter l’achat des fonds par les investisseurs, en favorisant des changements et innovations dans l’infrastructure numérique et l’expérience clients. Quatrièmement, l’Alfi veut élargir l’accès aux investissements alternatifs. L’association va chercher notamment à développer le régime Real Estate Investment Trust. Enfin, l’association veut stimuler l’innovation et la transformation numérique de l’industrie luxembourgeoise des fonds d’investissement
Dans une étude, l'AMF note que les conseillers conservent un rôle central dans la recommandation des investissements malgré l'accélération de l'automatisation des allocations.
Les hedge funds basés à Hong Kong envisagent de se délocaliser alors que la Chine s’apprête à imposer une loi importante sur la sécurité nationale au centre financier asiatique, rapporte le Financial Times. Les gérants et traders de l’ancienne colonie britannique s’inquiètent de se retrouver dans la ligne de mire de Pékin. “Hong Kong tel que nous le connaissons est mort”, estime un conseiller qui travaille avec les hedge funds dans la ville et dans la région. “Cela deviendra une ville chinoise de plus. La communauté des hedge funds va se transférer à Singapour et ailleurs”, a ajouté le conseiller qui a demandé l’anonymat. Le statut de Hong Kong comme première destination en Asie pour les hedge funds est en jeu. Plus de 420 fonds sont basés dans la ville, selon Eurekahedge, soit 80 de plus qu’à Singapour. Les fonds gèrent environ 91 milliards de dollars. La perte de liberté sur les reseaux sociaux, la perte d’accès à Internet, les contrôles de capitaux, la difficulté d’obtenir des visas sont des éléments qui effraient les gérants de hedge funds.
Veronica Vieira vient de rejoindre Generali Investments en tant que responsable grands comptes, selon son profil Linked-In. Elle travaillera avec Mario Petrachi à Paris. Veronica Vieira travaillait précédemment pour la société de gestion espagnole Cobas Asset management, société fondée par Francisco Garcia Paramés, l’ancien directeur des investissements de Bestinver. Elle y était commerciale auprès des investisseurs européens (hors d’Espagne) depuis janvier 2017. Elle avait déjà travaillé avec Francisco Garcia Paramés entre 2011 et 2014, lorsqu’il était chez Bestinver. Entre septembre 2014 et janvier 2017, Veronica Vieira était responsable de la distribution externe de la Banque Neuflize OBC.
Près de la moitié des achats d’ETF d’obligations d’entreprises de la Federal Reserve, qui viennent de commencer, ont concerné des fonds BlackRock, rapporte Barron’s, citant des chiffres d’ETFGI. Entre le 12 mai et le 19 mai, la Fed a acquis pour 1,58 milliard de dollars d’ETF investment grade et haut rendement valorisés à 1,31 milliard de dollars. Six étaient des ETF haut rendement et 11 des ETF investment grade. 83 % des achats sont allés vers les ETF investment grade et le reste vers les ETF high yield. Les cinq plus gros achats de la Fed, dans l’ordre, étaient iShares iBoxx $ Investment Grade Corporate Bond ETF (LQD), Vanguard Intermediate-Term Corporate Bond Index Fund ETF Shares (VCIT), Vanguard Short-Term Corporate Bond Index Fund ETF Shares (VCSH), iShares iBoxx $ High Yield Corporate Bond ETF (HYG) et SPDR (JNK). L’acquisition d’ETF iShares suscite la controverse vu que BlackRock gère les trois programmes d’achats de dettes de la Fed. BlackRock a indiqué qu’il ne facturera pas de frais sur les ETF iShares acquis pour le compte de la Fed. Deborah Fuhr, d’ETFGI, indique qu’il n’est pas surprenant que les investissements dans les ETF IG et haut rendement aient concerné principalement BlackRock, vu que la société gère nombre de ces produits.
Les Principes pour l’investissement responsable des Nations Unies (PRI) vont procéder à leurs premières exclusions liées au non-respect des critères minimum en août 2020. Cela ne concernera pas plus de 10 % des signataires, a précisé Marie Luchet, responsable des PRI pour l’Europe continentale, au cours d’une visio-conférence. Début 2018, les PRI ont adopté trois critères minimum que les signataires doivent respecter. Cela répondait à la demande de certains membres qui constataient une ruée sur les PRI, notamment de la part des sociétés de gestion, qui ne s’accompagnait pas forcément d’une remise en cause des pratiques. Les critères sont les suivant: premièrement, il faut disposer d’une politique d’investissement responsable qui couvre plus de 50 % des encours. Ensuite, il faut avoir un collaborateur en interne ou en externe qui soit responsable de la mise en œuvre de cette politique. Enfin, il faut que la mise en œuvre de cette politique d’investissement soit supervisée par un membre du comité exécutif. Ces critères auront vocation à être renforcés avec le temps. Les PRI ont identifié qu’environ 10-15 % de ses signataires ne respectaient pas ces critères minimums de départ. L’organisation a travaillé avec eux pendant deux ans, par le biais d’un dialogue et d’un engagement, avec l’objectif de les faire progresser. Ceux qui n’ont pas voulu faire d’efforts seront radiés. Marie Luchet précise que d’autres raisons peuvent conduire à l’exclusion: le non-paiement de la cotisation et l’absence de publication de reporting. Marie Luchet souligne aussi que le rôle des PRI n’est pas d’exclure mais d’inclure un maximum d’investisseurs et de les aider à progresser. «Nous passons beaucoup de temps à aider les signataires à intégrer les critères ESG», rappelle-t-elle. Les PRI comptent plus de 3.000 signataires dans le monde, un nombre qui s’est accru depuis mars 2020 avec l’arrivée de 200 nouveaux membres. «Cela est le signe que la crise que nous vivons marque une accélération de l’intérêt pour l’investissement durable», note Nathan Fabian, directeur de l’investissement responsable des PRI. Cela représente plus de 90.000 milliards de dollars d’actifs. La France compte 251 signataires pour environ 10.000 milliards de dollars.
La régulateur britannique, la FCA, a annoncé avoir pris des mesures pour empêcher quatre sociétés d’investissement chypriotes de continuer à offrir des contrats pour différence à haut risque différence (CFD) aux investisseurs britanniques. Il semble que ces entreprises aient utilisé des images non autorisées de célébrités sur les médias sociaux dans le cadre de leur marketing. Elles doivent cesser de vendre des CFD aux clients britanniques, de fermer les positions existantes avec les clients britanniques, de rembourser l’argent et de notifier les clients britanniques de l’action de l’autorité de contrôle. Les entreprises ont le droit de demander un réexamen de l’action de l’autorité de contrôle, indique la FCA. Hoch Capital Ltd (opérant sous les noms de iTrader et tradeATF), Magnum FX (Cyprus) Ltd (opérant sous le nom de ET Finance), Rodeler Ltd (opérant sous le nom de 24option) et F1Markets Ltd (opérant sous les noms de Investous, StrattonMarkets et Europrime) sont concernés. La FCA estime que les investisseurs britanniques ont perdu des centaines de milliers de livres sterling dans ces investissements. Aucune des entreprises et leurs opérateurs n’ont de présence réelle au Royaume-Uni et sont basées à Chypre. Le FCA estime que les consommateurs n’ont pas reçu suffisamment d’informations sur la nature des investissements, certains ont été contraints d’effectuer des investissements de plus en plus importants dans des CFD, qui faisaient référence à des bitcoins, des devises, des actions et des indices, et certains ont même été encouragés à prendre un crédit pour effectuer les paiements. Il semble également que les entreprises n’aient pas payé les sommes dues aux investisseurs, aient facturé aux clients des frais non divulgués et n’aient pas informé ces derniers des risques liés à la négociation des CFD.