Union Bancaire Privée lance un fonds obligataire sur les marchés frontières, UBAM – Emerging Markets Frontier Bond, élargissant sa gamme sur la dette souveraine des marchés émergents. Le fonds est géré par Thomas Christiansen, le responsable adjoint de l’équipe dette émergente d’UBP. Il visera un rendement supérieur à 10 % avec une approche de type bottom-up, en s’appuyant sur la connaissance des fondamentaux et sur l’analyse de chaque pays et titre et en utilisant un cadre spécifique de référence conçu pour identifier les obligations susceptibles d’être en difficulté ou de faire défaut. Le fonds est distribué en France, ainsi qu’en Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Allemagne, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Singapour, Espagne et Suède.
L’Autorité des normes comptables (ANC) communique sur l’effet de la crise du Covid-19 sur les comptes 2019. Alors que l'épidémie n’a pris une ampleur internationale qu’en 2020, le collège de l’ANC considère que les actifs et passifs, les charges et produits mentionnés respectivement au bilan et au compte de résultat au 31 décembre 2019 sont comptabilisés et évalués « sans tenir compte de cet événement et de ses conséquences ». Toutefois, eu égard à la gravité des conséquences de la crise sanitaire, une information appropriée doit être donnée dans l’annexe des comptes clos au 31 décembre 2019 au titre des évènements postérieurs à la clôture.
IWBank, la banque du groupe UBI Banca spécialisée dans la gestion des investissements des particuliers et des familles, a recruté Massimo Giacomelli en tant que nouveau responsable du réseau des conseillers financiers et gérants de fortune. Ce réseau se compose d’environ 700 professionnels. L’intéressé vient d’Azimut où il a travaillé pendant près de deux ans en tant qu’executive manager et associé de la division Azimut Global Advisory. Il a aussi travaillé de nombreuses années au sein du groupe Monte Paschi di Siena. Il a également été responsable du réseau des conseillers financiers de Widiba.
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a donné raison ce jeudi à Amazon dans son différend avec la filiale allemande du groupe de cosmétiques Coty, estimant que le spécialiste américain du commerce en ligne n'était pas responsable des produits contrefaits stockés à son insu par des vendeurs tiers. «Le simple entreposage par Amazon, dans le cadre de sa place de marché en ligne (Amazon-Marketplace), de produits portant atteinte à un droit de marque ne constitue pas une violation par Amazon de ce droit de marque», a déclaré la CJUE dans un communiqué.
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a donné raison ce jeudi à Amazon dans son différend avec la filiale allemande du groupe de cosmétiques Coty, estimant que le spécialiste américain du commerce en ligne n'était pas responsable des produits contrefaits stockés à son insu par des vendeurs tiers.
Si les ripostes monétaire et budgétaire au choc économique du coronavirus ont frappé les esprits par leur ampleur, l’action des régulateurs bancaires, moins spectaculaire, est tout aussi remarquable. Une à une, les digues inventées après la crise de 2008 ont été provisoirement abaissées. Les tests de résistance n’auront pas lieu cette année, le cataclysme historique que nous traversons valant toutes les simulations du monde. L’application des nouvelles normes de provisionnement des créances douteuses a été prudemment assouplie ou renvoyée sine die, et les coussins de capital surnuméraire remisés au placard. La revue des modèles internes de risque restera indolore pendant six mois au moins. Le Comité de Bâle a enfin préféré décaler d’un an l’entrée en vigueur de ses nouvelles règles, désormais attendue à partir de 2023.
Le régulateur financier chinois, la China Securities Regulatory Commission, vient de recevoir les premières demandes de licence de création de sociétés de gestion collective de la part de deux sociétés étrangères, a appris Reuters. Il s’agit deBlackRock et Neuberger Berman, qui ont déposé leurs dossiers dès ce 1er avril, jour d’entrée en vigueur de l’assouplissement du droit chinois dans ce domaine. BlackRock est déjà présent en Chine via une filiale de placements privés, et une joint-venture. En décembre dernier, Bloomberg révélait que le géant s'était rapproché du fonds souverain singapourien Temasek et de la China Construction Bank Corp, numéro deux local, pour mettre sur pied une société de gestion. D’autres acteurs anglo-saxons sont aussiintéressés par cette opportunité. Il s’agit de Fidelity International, qui vient d’y nommer une présidente, et Schroders, qui vont prochainement déposer leur dossier, a indiqué le mois dernier le gouvernement de Shanghai. S’appuyant sur l’abrogation des limites de détentions de capitaux pour les sociétés étrangères, Amundi et JPMorgan AM ont eux préféré suivre des stratégies différentes. Le Français va prochainement donner naissance à une joint-venture, avec une filiale de Bank of China, dont il détiendra la majorité du capital. Le second va tenter de la jouer solo, en rachetant la totalité des parts de sa joint-venture actuelle. Une stratégie cavalière dans un pays dominé par ses propres banques, si l’on en croit l’analyse de Bruno Guilloton, le directeur Asie-Pacifique d’AXA Investment Managers, interviewé par Newsmanagers en novembre dernier. L’ouverture du marché des organismes de placements collectifs fait partie de l’accord commercial sino-américain signé entre Donald Trump et Xi Jinping. La Chine est plus globalement entrée dans un mouvement de libéralisation de ses marchés financiers, en supprimant petit-à-petit les limites capitalistiques qui empêchaient les sociétés étrangères de détenir des entités sur son sol.
L’ancien dirigeant de la banque privée Edmond de Rothschild (Europe), Marc Ambroisien, s’est vu interdire l’exercice de toute responsabilité dans le secteur financier pour 10 ans. Il avait vu son nom apparaître dans des transactions dans le cadre du scandale de corruption lié au fonds souverain malaisien 1MDB. La CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier), le régulateur luxembourgeois, a estimé que le banquier, qui a dirigé la banque privée entre 2012 et 2015, ne remplissait plus les exigences d’honorabilité professionnelle requises. Pour justifier sa décision, elle a invoqué l’absence d’un dispositif de gouvernance interne et une gestion saine et prudente des risques, ainsi qu’un échec de la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme. La CSSF avait déjà infligé, en 2017, une amende de près de 9 millions d’euros à Edmond de Rothschild (Europe).
Le superviseur Andrea Enria appelle à une «extrême modération» sur les rémunérations variables, sans préciser les populations concernées ni le niveau d'effort demandé.
Middlenext dévoile le premier rapport sur les déclarations de performance extra-financière. Dans une prochaine édition, l'association définira les indicateurs incontournables à utiliser.
Après que l’Autorité bancaire européenne (EBA) a proposé une certaine flexibilité dans le traitement des prêts non performants et des créances douteuses au regard de la crise actuelle, les agences américaines Fed, FDIC et OCC ont annoncé vendredi deux mesures d’assouplissement pour leurs banques, dont un report de deux ans de la transition vers le capital réglementaire à allouer en lien avec la nouvelle norme de comptabilisation des pertes sur créances (ECL), aussi appelée IFRS 9. L’Union européenne souhaitant également apporter tout le soutien opérationnel nécessaire à ses banques pourrait envisager de nouvelles mesures, a déclaré lundi à Reuters un responsable de la Commission européenne, qui participe à des discussions internationales afin de coordonner ce genre d’actions.
Assogestioni, l’association italienne des sociétés de gestion, propose de lancer des plans d’épargne individuels (PIR) alternatifs, rapporte Il Sole 24 Ore. Cette proposition a été faite pour contribuer aux travaux des ministères italiens de l’Economie et des Finances et du Développement économique. Le projet vise à créer des produits alternatifs qui s’apparentent aux plans actuels d’épargne individuels, mais avec des seuils d’investissement plus élevés et des contraintes différentes. La proposition d’Assogestioni, dont Il Sole a eu connaissance, est une mesure immédiatement opérationnelle puisqu’elle ne s’inscrit pas dans le cadre des aides d’Etat et ne nécessite pas l’autorisation de la Commission européenne. Le PIR alternatif investira dans les petites et moyennes entreprises (à hauteur de 70 %), mais, à la différence du PIR ordinaire, il s’adressera à une clientèle fortunée qui doit être capable de supporter un niveau de risque élevé et de respecter un horizon d’investissement assez long. Ces produits bénéficient des mêmes avantages fiscaux que les PIR ouverts. Il s’agirait donc d’un PIR fermé pour lequel le seuil d’investissement serait plus élevé que celui d’un PIR ordinaire (30.000 euros par an jusqu’à 150.000 sur cinq ans). Ce seuil serait porté à au moins 150.000 euros par an, dans la limite de 1,5 million d’euros sur cinq ans ou plus. Les PIR sont une enveloppe qui peut contenir différents véhicules d’investissement. Toutefois, Assogestioni estime que compte tenu du caractère illiquide des investissements envisagés (actions ou dette de petites entreprises non cotées), il vaut mieux se porter sur des Eltif, fonds de private equity ou fonds de dette privée.
Les deux régulateurs ont d’ores et déjà constaté que des acteurs utilisent des mots-clés liés au virus covid-19 et tiennent des discours commerciaux fallacieux, jouant sur la peur.
Après l'intervention massive des banques centrales et des Etats pour juguler les secousses financières du coronavirus, les investisseurs institutionnels s'inquiètent des répliques sur la dette publique et la croissance.
La chute des cours du pétrole a profité à une poignée de gérants de hedge funds, rapporte le Wall Street Journal. Arctic Blue Capital en fait partie, avec des gains sur ses fonds principaux de 8 % cette année au 23 mars. Cette société est détenue par H2O Asset Management, une filiale de Natixis. Arctic Blue a commencé à parier contre les prix du pétrole plusieurs semaines avant que l’accord de la Russie avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’autres producteurs ne vole en éclat le 6 mars. Un autre gérant, Pierre Andurand, a commencé à parier contre le pétrole en février après que le Covid-19 a commencé à bloquer des pans entiers de l’économie chinoise, selon une source bien informée. La semaine dernière, le fonds principal de la société avait gagné plus de 50 % en mars. Massar Capital Management, qui gérait 250 millions de dollars d’encours, a de son côté gagné 8,6 % en mars.