Le secteur de la gestion d’actifs est sorti des récentes turbulences sur les marchés largement intact, observe le Financial Times fund management. Peu de fonds ont dû suspendre leurs rachats. «Vu qu’il s’agit du pire crash depuis 1929, il est extraordinaire que la majorité des fonds ouverts soient encore en activité», commente Julie Patterson, responsable de la gestion d’actifs, changement réglementaire, chez KPMG. L’absence de problèmes massifs laisse penser que la réglementation des fonds fonctionne correctement. Toutefois, nombre d’observateurs pensent que le véritable test du secteur des fonds est devant nous. «La résilience des fonds a été conditionnée par une intervention massive des banques centrales à une échelle jamais vue», note Tobias Adrian, directeur du département monétaire et marchés de capitaux du FMI. Alors que la crise du Covid-19 se poursuit et des entreprises font faillite, il est probable que les fonds vont subir de nouvelles pertes dans leurs portefeuilles, ce qui va déclencher une nouvelle vague de rachats. Le FMI s’inquiète de la manière dont les gérants de fonds obligataires vont pouvoir faire face à cela lorsque leurs poches de liquidités, estimée à 7 % en moyenne, seront vides. Ce que l’on ignore, c’est si les fonds vulnérables vont être liquidés en bon ordre ou vont provoquer une panique et créer un effet de contagion sur l’ensemble du système financier. La réponse à cette question va déterminer la direction de la réglementation de la gestion d’actifs dans les années à venir, conclut l’article du FTfm.
La boutique de gestion espagnole Magallanes Value Investorsa recruté Santiago Domingo en qualité d’analyste d’investissements, rapporte le média Funds People. Il ne sera affecté ni à un secteur ni à un fonds en particulier mais analysera les valeurs pour les trois fonds actions de la firme. Santiago Domingo travaillait précédemment chez Solventis en tant qu’analyste et gérant d’un fonds actions européennes.
La Commission européenne, par l’intermédiaire de son commissaire à l’Economie, a insisté mercredi «sur la primauté du droit» et «des décisions de la Cour justice de l’Union européenne (CJUE) sur les juridictions nationales» au lendemain de l’arrêt de la cour constitutionnelle allemande. Mardi, cette dernière a donné trois mois à la Banque centrale européenne (BCE) pour justifier les achats d’obligations d’Etat réalisés pour son compte par la Bundesbank, sous peine de voir celle-ci cesser de participer au QE. «Nous avons toujours respecté et nous soutenons pleinement l’indépendance de la BCE dans la mise en oeuvre de la politique monétaire», a ajouté Paolo Gentiloni.
L’autorité des marchés financiers en Espagne (CNMV) a été contrainte de revoir son plan d’activité pour l’année 2020 en raison de l’actuelle pandémie de coronavirus. Le régulateur hispanique maintient tout de même 33 de ses 44 objectifs initiaux. Cela inclutla réforme du code de bonne gouvernance des entreprises espagnoles cotées, la publication d’un guide technique sur la gestion et le contrôle de la liquidité des fonds d’investissement collectifs ou encore l'élaboration d’une mesure visant à restreindre la publicité de certains produits auprès du public. La publication dupremier guide technique de la CNMV sur la cyber-sécurité ne sera pas non plus décalée. Le régulateur espagnol a ajouté deux nouveaux objectifs au plan, dont l’un relatif à son plan de télétravail en cas d'événement imprévu et l’autre relatif à la modification du guide technique sur le passage d’examens de compétences en ligne. Parmiles 11 objectifs reportés au plan d’activité de 2021 figure notamment la conception d’un plan de durabilité pour la CNMVen tant qu’organisation mais également celui d’un code de bonnes pratiques pour encourager l’actionnariat sur le long-terme.
Dans son jugement rendu mardi suite à plusieurs plaintes dirigées contre le Programme d’achat dans le secteur public (PSPP) de la Banque centrale européenne (BCE), la Cour constitutionnelle allemande a conclu que le gouvernement fédéral et le Bundestag ont violé les droits de la constitution allemande en omettant de contester que la BCE, dans ses décisions sur l’adoption et la mise en œuvre du PSPP, n’a ni évalué ni démontré que les mesures prévues dans ces décisions satisfont au principe de proportionnalité.
La Banque J. Safra Sarasin a annoncé ce 4 mai le lancement du fonds JSS Sustainable Equity – Future Health. Il est géré par Pierin Menzli et Terence McManus. La stratégie investira dans des actions du secteur de la santé, et compte profiter des changements démographiques, de l’augmentation du nombre de consommateurs soucieux de leur santé, et de l'émergence de nouvelles technologies médicales. Le fonds investira également dans des leaders de la nutrition, de la remise en forme, et des infrastructures de soins à domicile.
David Charlet, président du Fecif* et de l’Anacofi**, dresse un état des lieux des professions du conseil financier fragilisées par la crise pandémique.
Dans notre nouvelle série créée par Instit Invest, Jean-François Boulier, président de l'AF2i (Association française des investisseurs institutionnels), se confie sur son adaptation à la vie en confinement.
Les coupe-circuits ont montré leur efficacité. Les infrastructures n'ont pas lâché. Et la gestion d'actifs a géré les problèmes de valorisation et de liquidité.
Comme attendu, le vice-président de la Commission européenne (CE) a dévoilé mardi le plan de l’institution pour faciliter les prêts bancaires. Elle recommande aux banques d’utiliser «leur propre jugement» dans l’application de la la norme comptable IFRS 9, qui oblige les banques à constituer des provisions dès l’octroi d’un prêt puis à les accroître quand le risque de défaut de l’emprunteur augmente. La CE estime ainsi que l’octroi d’un moratoire pour un prêt ne doit pas à lui seul faire augmenter l’indice de risque du crédit (SICR) ou qu’une banque ne doit pas considérer qu’un emprunteur fait défaut en cas de mobilisation effective de la garantie. Elle a aussi soumis une proposition de révision temporaire du règlement sur les exigences en capital (CRR) en vue notamment de retarder d’un an, au 1er janvier 2023, la mise en place des règles Bâle 3.
Frank van Etten, CIO et responsable de Nuveen Solutions, a quitté la société, selon Citywire Pro Buyer. L’intéressé travaillait pour Nuveen depuis plus de deux ans. Ses projets ne sont pas connus. Une porte-parole de Nuveen a confirmé le départ de Frank van Etten et indiqué qu’il ne serait pas remplacé.
L’Association européenne des fonds Efama appelle à une révision urgente du document d’information des investisseurs KID Priips, alors que les autorités européennes de surveillance préparent leur rapport final sur les changements techniques à apporter sur ce point. En l’état actuel, l’association estime que le KID Priips reste “fondamentalement déficient et fournit aux investisseurs particuliers des informations trompeuses». «La crise actuelle du COVID-19 entraîne une incertitude économique sans précédent pour tout le monde. Notre secteur jouera son rôle en apportant son aide sur le long chemin de la reprise économique. Pour y parvenir, un KID qui fournisse aux investisseurs particuliers les bonnes informations est devenu encore plus important. Sinon, comment pouvons-nous attendre des investisseurs particuliers qu’ils prennent des décisions d’investissement éclairées en période d’incertitude économique et participent à la reprise post-COVID?», s’interroge l’Efama dans une lettre envoyée mardi à la Commission européenne, aux parlementaires européens et aux autorités européennes de surveillance. L’Efama identifie trois points susceptibles d’être améliorés. Premièrement, l’association pense que la comparabilité à tout prix n’est pas la bonne solution. “La quête d’une comparabilité théorique [entre produits d’investissement très différents] s’est faite au prix d’une information trompeuse, ce qui a un impact négatif pour l’investisseur final». Ensuite, la mention de la performance passée est essentielle, juge l’Efama, «même si elle n’est pas un indicateur de la performance future». Enfin, l’association estime que les scenarios de performance ne devraient pas être prospectifs, mais plutôt “donner des informations sur la manière dont le produit va fonctionner dans telle ou telle condition de marché, en se fondant sur des observations historiques”.
Comme attendu, le vice-président de la Commission européenne (CE) a dévoilé aujourd’hui le plan de l’institution pour faciliter les prêts bancaires. La CE a ainsi publié une communication interprétative d’application immédiate, recommandant aux banques d’utiliser « leur propre jugement » dans l’application de la la norme comptable IFRS 9, qui oblige les banques à constituer des provisions dès l’octroi d’un prêt puis à les accroître quand le risque de défaut de l’emprunteur augmente.
Le gouvernement allemand devra désormais être informé des prises de participations dans les entreprises essentielles du secteur de la santé de la part d’investisseurs extérieurs à l’Union européenne, afin de les examiner, annonce mardi le ministre de l’Economie, dans un communiqué.