Lorsque l’on est puissant et coté, rien de plus frustrant que de ne pas en faire profiter ses actionnaires. C’est le cas de BNP Paribas. Annonçant plus de 7 milliards d’euros de bénéfices pour 2020, le groupe a rappelé qu’il n’avait pas pu verser de dividende pour 2019 et reste contraint jusqu’au 30 septembre. Son taux de distribution habituel est de 50 % ? Il coupe la poire en deux. « En mai, nous distribuerons 1,11 euro par action, soit 21 % du résultat après un calcul compliqué et supervisé, a expliqué Philippe Bordenave (photo), son directeur général délégué en charge de la fonction Finance. En septembre, on ne pourra plus parler de dividende, mais nous ferons un complément. » Il restituerait « sous forme de rachat d’actions ou de distribution de réserves » 29 % du résultat 2020. Celui de 2019 a déjà fait gonfler son ratio CET1 à 12,8 %, plus que ses attentes et celles du superviseur.