La Securities and Exchange Commission (SEC) a annoncé jeudi qu’elle allait poursuivre la société de conseil en investissement new-yorkaise GPB Capital pour suspicion de fraude sur plus de 17.000 investisseurs individuels, dans le cadre d’une pyramide de Ponzi géante. La société de gestion d’actifs et ses filiales aurait levé plus de 1,7 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros), en promettant des distributions annuelles de 8% à tous les investisseurs, selon l’organisme de régulation. La société aurait menti à ses investisseurs en prétendant que ces dividendes étaient engendrés par les investissements, tandis que la SEC l’accuse d’avoir utilisé les fonds récoltés auprès d’autres investisseurs.
La banque centrale de Taïwan a annoncé hier avoir interdit à Deutsche Bank et à trois autres banques étrangères de négocier à compter d’aujourd’hui des contrats à terme libellés dans la devise du pays, à l’issue d’une enquête ayant notamment montré que ces établissements avaient aidé des groupes céréaliers à spéculer sur le dollar taïwanais, ce qui a propulsé celui-ci à un plus haut de 23 ans contre le dollar américain. L’interdiction de négocier des dérivés sur devises avec ou sans livraison physique sera valable durant deux ans pour la la filiale de la banque allemande. Elle durera neuf mois pour les filiales locales d’ING et d’ANZ (Australia and New Zealand Banking Group), tandis que Citigroup devra supporter une interdiction de deux mois.
Il est encore trop tôt pour déterminer si de nouvelles règles sont nécessaires face à la récente volatilité observée sur les marchés financiers, a déclaré dimanche Janet Yellen. «Il nous faut vraiment comprendre exactement ce qui s’est passé et la Securities and Exchange Commission travaille dur pour rédiger un rapport qui nous fournisse les faits, et lorsque nous les aurons, nous pourrons voir s’il y a ou non des problèmes qu’il faut traiter par le biais de nouvelles politiques ou de nouvelles règles», a dit la secrétaire américaine au Trésor sur CNN.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a annoncé jeudi qu’elle allait poursuivre la société de conseil en investissement GPB Capital pour suspicion de fraude sur plus de 17.000 investisseurs individuels, dans le cadre d’une pyramide de Ponzi géante. La société de gestion d’actifs et ses filiales aurait levé plus de 1,7 milliard de dollars, en promettant des distributions annuelles de 8% à tous les investisseurs, selon l’organisme de régulation. La société aurait menti à ses investisseurs en prétendant que ces dividendes étaient engendrés par les investissements, tandis que la SEC l’accuse d’avoir utilisé les fonds récoltés auprès d’autres investisseurs.
Les Bourses européennes n’ont pas connu de phénomène GameStop. Mais ces mouvements de marchés inédits, nourris par l’afflux d’investisseurs particuliers vers la Bourse depuis la crise du Covid-19, intéresse l’autorité européenne des marchés financiers. «Nous évaluons si de nouvelles mesures de surveillance sont nécessaires», a déclaré Steven Maijoor, le président de l’Esma, lors d’un webinaire organisé par Afore Consulting. Les chiffres collectés par les différentes autorités nationales en Europe montrent une poussée du nombre de nouveaux boursicoteurs. L’Autorité des marchés financiers a récemment indiqué que près de 1,4 million de Français ont passé un ordre d’achat ou de vente sur des actions en 2020, dont 410.000 qui n’avaient jamais passé d’ordre jusqu’ici ou étaient inactifs depuis janvier 2018.
Les Bourses européennes n’ont pas connu de phénomène GameStop. Mais ces mouvements de marchés inédits, nourris par l’afflux d’investisseurs particuliers vers la Bourse depuis la crise du Covid-19, intéresse l’autorité européenne des marchés financiers. « Nous suivons de près ces nouveaux développements et évaluons si de nouvelles mesures de surveillance sont nécessaires », a déclaré Steven Maijoor, le président de l’Esma, lors d’un webinaire organisé par Afore Consulting.
Autonomie stratégique, digital, Chine... Dans un entretien à L'Agefi Hebdo, la vice-présidente de la Commission européenne dévoile ses sujets prioritaires pour 2021.
Les sujets ne manquaient déjà pas avant la pandémie. Au-delà des mesures d’urgence, la crise sanitaire et économique du Covid-19, en bouleversant les équilibres, a renforcé la nécessité d’action de la Commission européenne. De quoi promettre un agenda chargé pour Margrethe Vestager, la vice-présidente de l’institution, en charge de la concurrence, dont elle dévoile les grands axes dans un entretien exclusif à L’Agefi Hebdo à paraître demain jeudi.
L’Allemagne entend tirer les leçons du scandale Wirecard. Joerg Kukies, le secrétaire d’Etat aux Finances, a annoncé mardi vouloir renforcer les pouvoirs de l’autorité des marchés financiers. La BaFin va ainsi recruter plus de professionnels qualifiés et créer une division spécialisée dans les enquêtes comptables, a annoncé le secrétaire d’Etat. Actuellement, la BaFin ne dispose pas de ces compétences, la surveillance comptable ayant été confiée à un organisme extérieur, semi-public. Ces annonces interviennent après la démission la semaine dernière du président de la BaFin, Felix Hufeld, dont l’action à la tête du régulateur a été vivement critiquée par l’enquête parlementaire sur le scandale Wirecard.
Le Royaume-Uni s’apprête à rétablir l’équivalence boursière avec la Suisse afin de «profiter» de sa nouvelle indépendance par rapport à l’Union européenne (UE) qui y avait mis fin en juin 2019 dans le cadre d’un désaccord plus global. Après une rencontre entre les ministres des finances, les actions suisses listées à Londres comme Novartis et Nestlé pourraient de nouveau s’y échanger rapidement, grâce à une reconnaissance helvétique des plateformes britanniques (LSEG-Turquoise, Cboe, Nomura...) en tant que plateformes de «pays tiers» qui pourrait tomber dès mercredi. La City espère ainsi récupérer quelques flux (environ 1,3 milliard d’euros par jour) après avoir perdu sa part d’environ 20% (6 à 8 milliards par jour) sur le trading des actions européennes avec le Brexit. Alors que la Suisse serait de nouveau sur le point de renégocier certaines équivalences avec Bruxelles, le Royaume-Uni pourrait aussi proposer d’annuler cette nouvelle interaction si l’UE finissait par accorder une équivalence à ses plateformes.
L’Allemagne entend tirer les leçons du scandale Wirecard. Joerg Kukies, le secrétaire d’Etat aux Finances, a annoncé mardi vouloir renforcer les pouvoirs de l’autorité des marchés financiers. La BaFin va ainsi recruter plus de professionnels qualifiés et créer une division spécialisée dans les enquêtes comptables, a annoncé le secretaire d’Etat. Actuellement, la BaFin ne dispose pas de ces compétences, la surveillance comptable ayant été confiée à un organisme extérieur, semi-public.
Si elles bénéficient d’une présomption simple de conformité, il leur appartiendra toujours de démontrer le bien-fondé de leur choix, prévient Clifford Chance.
Felix Hufeld, le président de l’autorité allemande des marchés financiers (BaFin), va être remplacé à la suite du scandale Wirecard. Son départ a été annoncé par le ministre allemand des Finances Olaf Scholz. La faillite de Wirecard a révélé que «l’autorité de surveillance financière allemande a besoin d’une réorganisation» pour mener plus efficacement sa mission, a indiqué le ministre dans un communiqué. La BaFin a été vivement critiquée dans ce scandale. Jeudi, elle avait annoncé poursuivre l’un de ses employés suspecté d’un présumé délit d’initié sur Wirecard.
Sans le nommer, l’autorité américaine des marchés financiers va se pencher sur le dossier GameStop qui agite Wall Street depuis une semaine. «La commission surveille et évalue de près l’extrême volatilité des cours de certaines actions au cours des derniers jours», indique la Securities and exchange commission (SEC) dans un communiqué publié vendredi. La SEC veut s’assurer que toutes les règles ont été respectées. «Nous agirons pour protéger les petits investisseurs lorsque les faits démontrent une activité de négociation abusive ou manipulatrice interdite par les lois fédérales sur les valeurs mobilières», prévient-elle. «Les participants au marché doivent veiller à éviter de telles activités».
La sanction est tombée. Felix Hufeld, le président de l’autorité allemande des marchés financiers (BaFin), va être remplacé à la suite du scandale Wirecard. Son départ a été annoncé par le ministre allemand des Finances Olaf Scholz. La faillite de Wirecard a révélé que « l’autorité de surveillance financière allemande a besoin d’une réorganisation » pour mener plus efficacement sa mission, ce qui passe par « un nouveau départ » à sa tête, a indiqué le ministre dans un communiqué.
Sans le nommer, l’autorité américaine des marchés financiers va se pencher sur le dossier GameStop qui agite Wall Street depuis une semaine. « La commission surveille et évalue de près l’extrême volatilité des cours de certaines actions au cours des derniers jours », indique la Securities and exchange commission (SEC) dans un communiqué publié vendredi. Selon elle, les infrastructures de marché ont résisté au « poids des volumes de transactions extraordinaires de cette semaine » mais « l’extrême volatilité des prix des actions peut exposer les investisseurs à des pertes rapides et importantes et saper la confiance du marché ».
L’autorité des marchés financiers en Espagne CNMV voit d’un mauvaisœil les mouvements de marché provoqués par les utilisateurs du réseau social Reddit surl’action américaine Gamestop. Le régulateur espagnol, qui cherche à éviter qu’un tel cas survienne en Espagne,a avertique «toute tentativede gonfler ou d’abaisser la valorisation d’un titre de façon artificielle s’apparenterait à de la manipulation de marché», rapporte l’agence Europa Press. La CNMV a rappelé que la manipulation de marché en Espagne pouvait déboucher sur des amendes allant jusqu'à 30 millions d’euros. Selon les circonstances, notamment si 250.000 euros de profit sont réalisés à travers une opération similaire à celle survenue surGamestop ou si plus de deux millions d’euros sont utilisés pour cette opération, les individus concernés peuvent être poursuivis en justice et écopé de six mois à six ans de prison. Europa Press note que sur ces deux dernières années, la CNMV a connu un cas de violation «très sérieuse» de la loi espagnole sur les marchés consécutive à une manipulation de marché. En outre, en 2019, sept cas de violation «sérieuse» ont été dénombrés, ce qui avait débouché sur des amendes de 15.000 à 100.000 euros.
La BaFin, l’autorité allemande des marchés financiers, a annoncé jeudi avoir déposé une plainte au pénal contre un de ses employés pour un délit d’initié présumé concernant la société de paiements Wirecard, qui a fait faillite après un scandale financier retentissant. Le suspect est un employé du service de surveillance des valeurs mobilières qui a vendu des produits structurés sur Wirecard le 17 juin 2020, a indiqué la BaFin. Or, le lendemain, Wirecard annonçait que le cabinet d’expertise comptable EY était incapable de prouver l’existence d’un montant de 1,9 milliard d’euros de liquidités dans les comptes du groupe. Le 25 juin, Wirecard déposait le bilan.