Les gouvernements argentin et bolivien ont chacun dévoilé un futur impôt sur les grandes fortunes pour mitiger les impacts économiques de la crise du Covid-19, rapporte l’agence de presse Europa Press. Ainsi, en Argentine, une loi de contribution solidaire et extraordinaire des grandes fortunes a été présentée au parlement local. Un impôt progressif s’appliquera aux fortunes supérieures à 200 millions de pesos argentins, soit 2,1 millions d’euros.Il sera de 2% pour les fortunes comprises entre 200 et 300 millions de pesos argentins puis montera de 0,25% par tranche de 100 millions de pesosjusqu’au seuil de 800 millions de pesos. La taxe s'élèvera à 3% pour les fortunes comprises entre 800 millions et 1,5 milliardde pesos et à 3,25% pour les fortunes comprises entre 1,5 et 3milliards de pesos. A partir de ce seuil de 3 milliards de pesos (31,6M€), l’impôt sera de 3,5%. Le taux sera majoré de 50% pour le patrimoine des grandes fortunes localisé à l'étranger. Si au moins 30% du patrimoine établi à l'étranger est rapatrié en Argentine, la majoration ne sera pas appliquée. Cette loi pourrait rapporter 7 milliards de pesos argentins (3,2Md€), soit 1,1% de PIB, et devrait concerner 9.298 personnes de nationalité argentine, dont 253 ayant un patrimoine à l'étranger. En Bolivie, il est question d’une taxe permanente et annuelle sur les grandes fortunes du pays. Le ministre des finances local Marcelo Montenegro a indiqué au média LaRazónque cet impôt s’appliquerait aux patrimoines excédant 30 millions de bolivianos (3,6M€) et qu’il concernerait environ 150 personnes, soit 0,01% de la population. La taxe pourrait rapporter entre 100 et 800 millions de bolivianos, soit entre 12,2 et 98 millions d’euros, au gouvernement bolivien en fonction du taux appliqué.