La medtech Affluent Medical, spécialiste des implants innovants dans le traitement des maladies cardiaques et vasculaires et de l’incontinence urinaire, lance une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) de 6,29 millions d’euros. Cette opération permet à Affluent Medical de se financer jusqu’à mars 2023.
Moderna poursuit Pfizer et son partenaire allemand BioNTech en justice pour violation de brevet dans le développement du premier vaccin contre le Covid-19 approuvé aux États-Unis, affirmant qu’ils ont copié une technologie qu’il avait développée bien avant la pandémie. «Nous intentons cette action en justice pour protéger la (technologie) innovante d’ARNm que nous avons mise au point, pour laquelle nous avons investi des milliards de dollars et que nous avons brevetée au cours de la décennie qui a précédé la pandémie de Covid-19», déclare Stéphane Bancel, directeur général de Moderna, dans le communiqué. Un porte-parole de Pfizer a déclaré à Reuters par email que «Pfizer/BioNTech n’a pas encore examiné complètement la plainte, mais nous sommes surpris par le litige étant donné que le vaccin Covid-19 était basé sur la technologie ARNm exclusive de BioNTech et développé à la fois par BioNTech et Pfizer.»
Sur son exercice clos fin juin 2022, le leader européen de l’hospitalisation privée Ramsay Santé a enregistré une hausse de 6,9% de son chiffre d’affaires à 4,3 milliards d’euros, pour une marge opérationnelle courante de 6,5%, en recul de 0,3 point. Le bénéficie net a presque doublé à 118 millions d’euros. Les résultats sont tirés par la performance des pays nordiques (30% du chiffre d’affaires du groupe), « malgré un contexte qui reste dégradé par une forte inflation, une pénurie de personnel soignant et la poursuite de la pandémie », souligne Ramsay Santé. Néanmoins, le groupe a maintenu son rythme d’investissement, avec 217 millions d’euros consacrés notamment à la croissance et au digital. Fin juin la dette financière nette du groupe s’élevait à 3,7 milliards d’euros, en hausse de 500 millions sur un an.
La biopharmaceutique Pharnext a signé un accord de prêt avec la biotech Néovacspour un montant de 2,5 millions d’euros. Ce prêt portera intérêt à hauteur de 1% par mois pendant une durée maximum de six mois, soit au plus tard jusqu’au 21 février 2023. Il intervient dans le cadre de négociations en cours entre Pharnext et Néovacs pour la conclusion éventuelle d’un accord de financement plus large de Pharnext par Néovacs. En cas d’accord, le prêt, les intérêts encourus et une commission de structuration égale à 1% du montant du prêt, pourront faire l’objet d’une compensation de créances avec des instruments financiers émis par Pharnext au bénéfice de Néovacs. Les deux sociétés ne capitalisent plus chacune que 1 à 2 millions d’euros.
La biotech Néovacs obtient la clôture de son plan de redressement mis en place en mai 2020, avec huit années d’avance sur le calendrier fixé par le tribunal de commerce de Paris. Ce dernier a pris cette décision après le paiement par Néovacs de l’intégralité des échéances arrêtées dans le cadre du plan de redressement. Aux termes du jugement de reprise de la société par HBR Investment Group, le passif déclaré était d’environ 20,4 millions d’euros. Post-accord avec des créanciers, le passif restant à apurer était de près de 3,3 millions d’euros. C’est ce dernier montant qui a été réglé par anticipation par Néovacs, permettant ainsi la sortie de plan. Aujourd’hui, « Néovacs a repris ses travaux scientifiques et élargi son activité au travers de prises de participations stratégiques dans des sociétés prometteuses dans l’univers des sciences de la vie », s’est félicité Hugo Brugière, PDG de Néovacs.
L’entreprise française a annoncé le rachat d’un spécialiste néerlandais du diagnostic pour 135 millions d’euros alors que la manne issue des tests Covid se tarit.
La société biotechnologique Valneva a annoncé jeudi que le département américain de la Défense (DoD) avait décidé de ne pas exercer la deuxième option annuelle du contrat pour la fourniture d’Ixiaro, son vaccin contre l’encéphalite japonaise. «Compte tenu de l’impact passé et actuel de la pandémie de Covid-19 sur les opérations du DoD, le DoD considère que ses niveaux d’approvisionnement existants en Ixiaro sont suffisants pour répondre à ses besoins actuels», a précisé Valneva dans un communiqué, ajoutant que cette deuxième option avait une «valeur minimale d’environ 36 millions de dollars pour 250.000 doses». Cette décision n’aura «aucun impact» sur les prévisions financières de Valneva pour l’exercice 2022, assure le groupe.
Dans le cadre du premier procès aux Etats-Unis sur le médicament contre les brûlures d’estomac Zantac, commercialisé par le laboratoire britannique GSK, l’avocat du plaignant a annoncé son intention de retirer sa plainte. Le groupe pharmaceutique s’est félicité de cette décision, précisant que «l’absence de risque accru de cancer lié à l’utilisation [du Zantac] est démontrée par des preuves scientifiques écrasantes». GSK a assuré n’avoir conclu aucune transaction avec le plaignant, qui s’est retiré pour des raisons personnelles de santé, et n’avoir effectué aucun paiement en contrepartie du retrait de cette plainte.
Le fonds de private equity suédois EQT veut racheter les 14% du capital de son compatriote Karo Pharma qu’il ne détient pas encore en vue de retirer la société de la Bourse. Dans cette optique, le groupe a annoncé mardi avoir déposé une offre à 60 couronnes par action, représentant une prime de 17% sur le cours de clôture du 15 août. L’opération valorise Karo Pharma 16,4 milliards de couronnes, soit environ 1,56 milliard d’euros. Karo Pharma est coté sur le Nasdaq First North Growth Market. Le 16 août, l’action a clôturé en hausse de 17%, s’alignant sur le prix de 60 couronnes proposé par EQT.
Le fournisseur de l’industrie pharmaceutique Sartorius Stedim Biotech a annoncé lundi soir qu’il ferait l’acquisition de 100% de la société britannique Albumedix auprès d’investisseurs privés pour près de 415 millions de livres (environ 492 millions d’euros). Créée en 1984, Albumedix, spécialisée dans l’albumine humaine recombinante, «compte plus d’une centaine d’employés et devrait atteindre un chiffre d’affaires d’environ 33 millions de livres sterling en 2022 avec une forte marge d’Ebitda à deux chiffres», a indiqué l’acquéreur allemand. Sous réserve des approbations réglementaires, il estime que la transaction devrait être conclue avant la fin du troisième trimestre 2022.
La société française de biotechnologie Valneva et son actionnaire américain Pfizer ont annoncé lundi soir avoir lancé une étude clinique de phase 3 sur leur vaccin expérimental contre la maladie de Lyme, infection systémique causée par une bactérie transmise à l’homme par les tiques. Selon les termes de leur accord de collaboration, le laboratoire américain versera à Valneva un paiement d'étape de 25 millions de dollars (24,5 millions d’euros) au début de l'étude. Cette dernière, qui devrait recruter environ 6.000 participants âgés d’au moins 5 ans, sera menée sur au plus 50 sites dans des régions où cette maladie est endémique, notamment en Finlande, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Pologne, en Suède et aux Etats-Unis.
Pfizer a conclu un accord afin d’acquérir Global Blood Therapeutics pour 5,4 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros), dette comprise, ont indiqué lundi les deux sociétés dans un communiqué. Selon les termes de l’accord, Pfizer paiera 68,50 dollars par action Global Blood Therapeutics, en espèces, en finançant l’opération sur sa trésorerie. Global Blood Therapeutics possède l’un des rares traitements approuvés pour la drépanocytose, maladie sanguine héréditaire qui touche principalement les personnes originaires d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est.
Le laboratoire français Sanofi a annoncé lundi la nomination d’Audrey Derveloy comme présidente de Sanofi France, à partir du 1er septembre, en remplacement d’Olivier Bogillot, nommé directeur général de la branche de médecine générale aux États-Unis. Il était président France de Sanofi depuis mars 2020. Audrey Derveloy, docteure en médecine, travaillait jusqu'à présent pour le groupe pharmaceutique suisse Novartis. Elle a commencé sa carrière au sein des Hôpitaux publics de Paris puis a été chercheuse au Centre de recherche Pasteur de l’Université de Hong Kong. Elle a ensuite rejoint Pfizer en France aux affaires médicales, puis Novartis-France, où elle a notamment été responsable de la franchise ophtalmologie. Depuis janvier 2020, elle était à la tête de Novartis en Irlande.