Janus Henderson vient de lancer un fonds de dettes émergentes dénommé Janus Henderson Horizon Emerging Markets Debt Hard Currency. Ce fonds investira dans des obligations libellées en devises fortes. Il comprendra de la dette souveraine, quasi-souveraine, supranationale et d’entreprise sur les marchés émergents. Il sera référencé à l’indice J.P. Morgan EMBI Global Diversified. Disponible sous la forme d’une Sicav, ce fonds est destiné aux investisseurs institutionnels et wholesale européens. Il est catégorisé Article 8 selon le règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Ce véhicule sera géré par les gérants Bent Lystbaek, Jacob Nielsen, Thomas Haugaard et Sorin Pirău, qui ont rejoint Janus Henderson en septembre 2022. Cette équipe est basée à Copenhague, où la société de gestion américano-britannique a récemment ouvert un bureau. Janus Henderson gérait 287 milliards de dollars d’encours sous gestion au 31 décembre 2022.
La plupart des obligations en dollars d’Adani Group ont vu leurs prix remonter au-dessus des niveaux indiquant des tensions financières importants (70 centimes sur le dollar). Seules trois des 15 obligations en dollars d’Adani Group sont en dessous de ce niveau, contre 13 sur 15 il y a quelques semaines. La direction du groupe a déclaré jeudi qu’elle cherchait à réduire le ratio de dette nette sur Ebitda à moins de trois l’an prochain, contre 3,2 aujourd’hui. Le remboursement d’échéances, ces dernières semaines, ont aussi rassuré les investisseurs sur la qualité de crédit d’Adani. Le groupe a par ailleurs déclaré ne pas être confronté à un risque de refinancement important et n’avoir pas de besoins de liquidités à court terme. Plusieurs hedges funds, dont Oaktree Capital Management ou Davidson Kempner Capital Management, selon Bloomberg, ont opéré des achats à bon compte ces dernières semaines sur ces obligations décotées, contribuant au rebond.
La Macédoine du Nord a annulé mercredi dernier une émission obligataire en euros dont le prix avait été fixé une semaine plus tôt. Un nouveau placement sera organisé ultérieurement après la désignation d’un nouveau ministre de la Justice, selon Bloomberg. Alors que le premier ministre Dimitar Kovaceski cherche cherche à garantir le soutien d’un nouveau partenaire minoritaire dans sa coalition, ce pays des Balkans est en plein remaniement ministériel. Mercredi 8 février, la Macédoine a placé sa première émission obligataire en euros en deux ans. D’un montant de 600 millions à quatre ans, elle offrait un rendement de 6,5% (spread de 349 points de base). Les investisseurs seront sondés plus tard pour la nouvelle émission qui devait servir à rembourser de la dette existante (450 millions d’euros en juillet) et financer un déficit public de 4,6%.
L’inflation annuelle s’est accélérée pour atteindre 6,52% en janvier en Inde, le niveau le plus élevé en trois mois, après 5,72% en décembre, et bien plus que les prévisions de 5,9%. L’inflation est revenue au-dessus de l’objectif de 2% à 6% de la Reserve Bank of India (RBI). Les prix alimentaires ont bondi à 5,9%, après 4,2%, avec notamment le coût des céréales (16,1%) et des épices (21,1%) enregistrant la plus forte augmentation. L’indice CPI a également augmenté plus rapidement pour le logement (4,6% après 4,5%) et le tabac (3,1% après 2,5%), restant élevé pour le carburant et l’éclairage (10,84% après 10,97%). En revanche, le coût des vêtements a ralenti (9,1% après 9,6%). Par rapport au mois précédent, le CPI a augmenté de 0,46%, annulant une baisse de 0,45% en décembre.
Le cadre commun du G20 n’a rien résolu et les pays en attente de restructuration s’enfoncent dans la crise. La banque Lazard propose dans un document des pistes d’amélioration.
Le ministre des finances de la Zambie a averti que les retards pris dans la restructuration de la dette du pays freinaient son économie, a rapporté le Financial Times lundi. Le ministre a aussi rejeté l’appel lancé par la Chine à la Banque mondiale et à d’autres prêteurs multilatéraux pour qu’ils se joignent à la restructuration. Environ 13 milliards de dollars de dette extérieure sont concernés, dont 6 milliards dus à la Chine. Les créanciers internationaux sont de plus en plus frustrés par ce qu’ils considèrent comme une stratégie dilatoire de la Chine, qui fait pour sa part valoir que les institutions multilatérales devraient également être tenues d’accepter les restructurations de la dette qui leur est due.
Les mauvaises nouvelles continuent de pleuvoir sur Adani. Après un rapport du vendeur à découvert Hindenburg Research, le conglomérat indien a vu la valeur de ses entreprises cotées en Bourse chuter de plus de la moitié et celle de ses obligations fortement baisser.
La banque centrale indienne (RBI) a augmenté son taux directeur de 25 points de base (pb) mercredi, à 6,5% comme prévu, mais a surpris les marchés en laissant la porte ouverte à d’autres hausses de taux. «L’opinion qui prévalait avant cette réunion était que la RBI allait augmenter son taux, mais qu’il s’agirait de la dernière hausse de ce cycle, car l’inflation était à la fois inférieure au taux de repo de la RBI et de retour dans les limites de l’objectif d’inflation de 4%, avec une bande de tolérance de 2%, de la RBI» , rappelle ING. Par ailleurs, l'économie indienne continue de croître de manière robuste. La prévision de la RBI pour la croissance 2024 est de 6,4%, une légère baisse par rapport aux 7% prévus pour 2023. La RBI dispose donc d’une marge de manœuvre pour augmenter encore les taux, sans risque excessif de déclencher une récession. Les marchés sont restés calmes. La roupie n’a pas réagi et les obligations d'État à 10 ans n’ont augmenté que de 4 points de base pour atteindre 7,34 %.
La banque centrale indienne (RBI) a augmenté son taux directeur de 25 points de base (pb) mercredi, à 6,5% comme prévu, mais a surpris les marchés en laissant la porte ouverte à d’autres hausses de taux. «L’opinion qui prévalait avant cette réunion était que la RBI allait augmenter son taux, mais qu’il s’agirait de la dernière hausse de ce cycle, car l’inflation était à la fois inférieure au taux de repo de la RBI et de retour dans les limites de l’objectif d’inflation de 4%, avec une bande de tolérance de 2%, de la RBI» , rappelle ING. Par ailleurs, l'économie indienne continue de croître de manière robuste. La prévision de la RBI pour la croissance 2024 est de 6,4%, une légère baisse par rapport aux 7,0% prévus pour 2023. La RBI dispose donc d’une marge de manœuvre pour augmenter encore les taux, sans risque excessif de déclencher une récession. Les marchés sont restés calmes. La roupie n’a pas réagi et les obligations d'État à 10 ans n’ont augmenté que de 4 points de base pour atteindre 7,34 %.
Le Club de Paris, groupe informel de créanciers officiels, a confirmé mardi qu’il fournissait les assurances de financement nécessaires à l’approbation par le Fonds monétaire international (FMI) du programme de soutien envisagé pour le Sri Lanka. Cette étape est cruciale pour le déblocage de l’aide de 2,9 milliards de dollars du FMI. Réunis le 25 janvier 2023, les membres du Club de Paris «ont examiné la situation macroéconomique et financière du Sri Lanka, y compris la viabilité de sa dette à long terme, et la nécessité d’un traitement de la dette par tous les créanciers bilatéraux pour à la fois combler le déficit de financement et assurer la viabilité de la dette du Sri Lanka conformément au mécanisme élargi de crédit proposé», explique un communiqué. La banque chinoise EximBank n’a jusqu’à présent proposé qu’un moratoire de deux ans, ce qui est jugé insuffisant. Côté créanciers privés, un groupe de 30 créanciers - détenant 60% des 13 milliards de dollars d’obligations faisant l’objet de la restructuration - s’est dit prêt la semaine dernière à engager rapidement des discussions sur les bases de l’accord du FMI.
Le Club de Paris a confirmé mardi qu’il fournissait les assurances de financement nécessaires à l’approbation par le Fonds monétaire international (FMI) du programme de soutien envisagé pour le Sri Lanka. Le Club de Paris est un groupe informel de créanciers officiels. Cette étape est cruciale pour le déblocage de l’aide de 2,9 milliards de dollars du FMI.
Dans l'obligataire, les fonds de titres relativement peu risqués dits «investment grade» ont attiré plus de 7 milliards de dollars entre le 26 janvier et le 1er février.
Dans l'obligataire, les fonds de titres relativement peu risqués dits «investment grade» ont attiré plus de 7 milliards de dollars entre le 26 janvier et le 1er février.
L’inflation en Corée du Sud a augmenté à 5,2% en glissement annuel en janvier 2023, contre 5% le mois précédent, à son plus haut niveau depuis trois mois. La hausse des prix de l’énergie et des produits agricoles ont contribué pour une large part à cette augmentation. Cela met de nouveau la banque centrale sous pression : les marchés s’attendaient à ce qu’elle ait atteint la fin de son cycle de hausse de taux, en misant sur un moindre rythme de hausse des prix qui aurait pousser l’institution à assouplir ses conditions financières. La reprise de l’inflation pourrait obliger la Banque de Corée à maintenir ses taux élevés plus longtemps.
Le Club de Paris est prêt à fournir des garanties de financement au Sri Lanka, une étape clé nécessaire pour débloquer 2,9 milliards de dollars (2,65 milliards d’euros) de financement par le Fonds monétaire international (FMI), selon des informations exclusives rapportées jeudi par Reuters. Le groupe serait aussi actuellement en contact avec d’autres pays non membres du Club de Paris, à l’exception de la Chine, pour obtenir des garanties de financement supplémentaires.