Les conséquences économiques du réchauffement climatiquerisquent de gonfler une dette mondiale déjà en forte expansion, en raison de la crise sanitaire, et de provoquer une vague de dégradations de notation crédit voire de défauts, selon une étude de FTSE Russell. Dans un scénario extrême, ses analystes préviennent que des pays tels la Malaisie, l’Afrique du Sud, le Mexique et même l’Italie pourraient faire défaut d’ici 2050. Une étude académique, réalisée notamment par l’université de Cambridge, anticipe 63 rétrogradations de notations souveraines d’ici la fin du siècle pouvant aller jusqu’à six crans pour les pays les plus vulnérables comme le Mexique ou la Chine, et jusqu’à quatre crans pour les Etats-Unis ou l’Allemagne. Avec des conséquences sur les coûts de financement qui pourraient augmenter de 137 à 205 milliards de dollars d’ici 2100. Pour les pays en développement, les Nations unies estiment à 300 milliards de dollars le coût d’adaptation d’ici 2030 et 500 milliards d’ici 2050. Si les pays tardent trop à agir au niveau mondial, le coût économique du dérèglement climatique pourrait atteindre 54.000-69.000 milliards de dollars d’ici 2100, selon Bank of America.