Les cours du cuivre ont poursuivi leur chute vendredi alors que les craintes de récession dominent le marché. Le métal rouge a atteint un plus bas depuis février 2021, soit près d’un an et demi, le contrat 3 mois s’échangeant à 7.955 dollars la tonne sur le London Metal Exchange (LME). Il baissait encore de 2,4% vers 17h30, à 8.067 dollars la tonne. Les données d’inflation, qui montrent un nouveau record en zone euro en juin (+8,6% en rythme annualisé), ont renforcé les craintes qu’un resserrement de la banque centrale n’affecte la demande de métaux, les données d’activité rassurantes en provenance de Chine ayant même été ignorées. Le cuivre a enregistré au deuxième trimestre sa pire performance trimestrielle depuis 2011, en baisse de 20,4%.
Les contrats sur le blé, le maïs et le soja ont chuté pour des raisons de court terme. Les fondamentaux du marché militent toujours pour des prix élevés.
Les cours du cuivre ont poursuivi leur chute vendredi alors que les craintes de récession dominent le marché. Le métal rouge a atteint un plus bas depuis février 2021, soit près d’un an-et-demi, le contrat 3 mois s’échangeant à 7.955 dollars la tonne sur le London Metal Exchange (LME). Il baissait encore de 2,4% vers 17h30, à 8.067 dollars la tonne.
Les métaux de base sont les matières premières les plus sensibles à la conjoncture mais n’intègrent pas encore un ralentissement de la demande occidentale.
Une coopérative pour détenir des palaces, des vignobles et des yachts… L’association des genres semble saugrenue mais c’est pourtant la façon habile dont Vladimir Poutine aurait bâti en toute discrétion une fortune atteignant quelque 4,5 milliards de dollars. C’est du moins ce qu’ont mis au jour la ligue des journalistes d’investigation sur la corruption et le crime organisé (OCCRP) et The Guardian, après avoir repéré un réseau informel d’individus ou d’institutions acquis au président russe et gérant en commun une accumulation de biens de luxe. Une adresse internet commune a permis d’établir les liens entre ces entités et Poutine. Décidément, les grandes réflexions géopolitiques menées en Europe sur les racines du conflit ukrainien, remontant à la chute de l’Union soviétique et à l’attitude des Occidentaux incompréhensive du nationalisme russe blessé, ne suffisent pas, il faut descendre encore d’un cran dans les mobiles du pouvoir russe déchaîné.
James Luke, gérant de fonds matières premières, Malcolm Melville, gérant de fonds dette émergente, et Dravasp Jhabvala, gérant de fonds agriculture, Schroders
La flambée des coûts des intrants agricoles menace les productions et la sécurité alimentaires dans les pays pauvres, confrontés à des prix d’importation record, a averti l’agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) jeudi. L’indice du coût des intrants agricoles a atteint un niveau record et augmenté plus rapidement que les prix des denrées alimentaires en 2021, indique un rapport sur le sujet. «Compte tenu de la flambée du prix des intrants, des inquiétudes à l’égard de la météo et de l’instabilité croissante des marchés due à la guerre en Ukraine, les dernières prévisions de la FAO vont dans le sens d’un resserrement des marchés alimentaires et de montants inédits pour les factures d’importations d’aliments», souligne l’économiste Upali Galketi Aratchilage, qui a coordonné le rapport. Les dépenses mondiales des pays importateurs devraient enregistrer une hausse de 51 milliards de dollars par rapport à 2021, dont 49 milliards du seul fait de la progression des prix.
La flambée des coûts des intrants agricoles menace les productions et la sécurité alimentaire dans les pays pauvres, confrontés à des prix d’importation record, a averti jeudi l’agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
La ministre britannique de l’Agriculture a demandé mardi une enquête immédiate sur les allégations selon lesquelles la Russie aurait volé des céréales à l’Ukraine. Victoria Prentis a déclaré lors d’une conférence du Conseil international des céréales (CIC) à Londres qu’elle avait entendu les allégations de vol de céréales par la Russie provenant de sources «très sérieuses» dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine. La Russie a démenti ces accusations. L’Ukraine, quatrième exportateur mondial de céréales, a vu ses ports dans la mer Noire bloqués depuis l’invasion de Moscou en février. Environ 20 millions de tonnes de céréales sont désormais bloquées dans le pays, faisant grimper les prix alimentaires mondiaux à des niveaux record.
Pression. Frappés par la hausse des prix de l’énergie, puis par le conflit russo-ukrainien, les cours des matières premières agricoles subissent de plein fouet les conséquences des phénomènes climatiques et des mesures protectionnistes, visant à limiter les exportations. Le blé et le maïs sont particulièrement touchés.
Le fonctionnement du système européen d'échange de droits à polluer reste perfectible. La réforme en discussion à Bruxelles est loin de régler le problème.
La Banque mondiale a annoncé, mercredi soir, qu’elle mettrait 30 milliards de dollars (28,3 milliards d’euros) à disposition pour aider à soutenir la sécurité alimentaire, menacée par la guerre de la Russie en Ukraine. Sur ce total, 12 milliards serviront à financer de nouveaux projets et 18 milliards seront alloués à des plans déjà approuvés mais qui n’ont pas encore été distribués. Les nouveaux projets soutiendront l’agriculture, la protection sociale afin d’atténuer les effets de la hausse des prix sur les pays les plus pauvres, ainsi que les projets relatifs à l’eau et à l’irrigation.