Après cinq jours de baisse sur fond d’inquiétude et de récession, les contrats à terme de septembre sur le blé au CME (Chicago) sont remontés lundi de plus de 5% par rapport à vendredi, à près de 8,10 dollars/boisseau. Les négociants s’inquiètent des températures très élevées en Europe comme aux Etats-Unis, qui augmentent les risques pour la production. En outre, les dernières prévisions du Département américain de l’agriculture (USDA) faisaient état d’une contraction de 44% des exportations de blé ukrainien cette année. L’Ukraine, la Russie et la Turquie mènent des pourparlers, depuis la semaine dernière sous l’égide de l’ONU, en vue d’un accord pour exporter depuis les ports de la mer Noire et débloquer l’approvisionnement mondial. Malgré les progrès, et l’optimisme de Josep Borrell, chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), ces négociations restent difficiles à conclure.