Le régulateur financier britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), a publié vendredi le calendier pour l’arrêt définitif de la publication des taux Libor. Ces taux de référence sur le marché financier, remplacés par d’autres benchmarks à la suite de plusieurs scandales de manipulation, cesseront pour l’essentiel d'être publiés après le 31 décembre 2021. Cette échéance concerne les Libor sterling, euro, franc suisse et yen, ainsi que les Libor dollar à une semaine et à 2 mois. Les autres taux de référence en dollars ne seront plus disponibles à compter du 30 juin 2023.
Les ménages américains, qui ont pris une large part au rallye depuis un an, pourraient placer en Bourse 170 milliards de dollars de l’argent versé par l’administration.
Mardi 2 mars, Steven Maijoor, directeur de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), prévenait qu’il ne faut pas investir « uniquement » sur la base des informations glanées sur les réseaux sociaux. Un conseil qui risque d’être inaudible alors que GameStop et la cohorte des « meme stocks » se sont envolés la semaine dernière. Les raisons derrière ces hausses ne sont pas tout à fait claires puisqu’elles semblent avoir été provoquées par le départ du directeur financier du vendeur de jeu vidéo. La constitution de nouvelles positions short sur le titre a aussi pu provoquer un afflux d’investisseurs espérant répéter la performance de début février. Sur reddit, le forum r/Wallstreetbets s’est enflammé un nouvelle fois pour GameStop. Une chose est sûre : les réseaux sociaux et les conseils boursiers rédigés en émoticônes ou en images détournées ont encore de beaux jours devant eux.
Stratégique. Le fonds Lac1 de Bpifrance entre au capital du groupe d’optique EssilorLuxottica (photo) et devrait y être représenté au conseil d’administration. Appelé aussi « Lac d’argent », ce fonds a pour vocation de soutenir des entreprises nationales cotées via des investissements à long terme et une implication dans la gouvernance. Lancé en mai 2020 et abondé par des grands investisseurs français et internationaux, le fonds souverain est doté de 4,2 milliards d’euros et vise une puissance de frappe de 10 milliards d’euros. Le fonds est géré par Bpifrance et a misé 348 millions d’euros dans Arkema pour son premier investissement, obtenant ainsi 5 % du capital du groupe chimique. Le fonds veut apporter du capital patient aux entreprises à fort potentiel mais le voilà dans un rôle de soutien, les relations entre les deux groupes rapprochés en 2018, Essilor et Luxottica, n’étant pas aussi égales que prévu.
Le Royaume-Uni devrait moderniser ses règles de cotation pour attirer plus d’entreprises de croissance et de Spac, ces véhicules «chèques en blanc» très à la mode, a déclaré le ministre des Finances, Rishi Sunak, après avoir reçu le rapport qu’il avait commandé à l’ancien commissaire européen Jonathan Hill en novembre dans le cadre du Brexit. La Bourse et la place financière de Londres font face à une concurrence accrue de New York et d’Amsterdam voire Paris depuis que le Royaume-Uni a effectivement quitté l’Union européenne (UE) le 31 décembre. Amsterdam a récemment détrôné Londres pour le trading des actions.
Bank of China Luxembourg SA vient de nouer un partenariat avec le britannique Blackwood Capital pour distribuer ses fonds Ucits en Suisse, a annoncé son directeur du développement Fabio Régis sur LinkedIn. Blackwood est un spécialiste du M&A, qui a récemment mis sur pied une équipe de distribution de fonds institutionnels pour gérants tiers auprès d’investisseurs qualifiés.
Le Hang Seng, l’indice de référence de la Bourse de Hong Kong, engage une mutation. Hang Seng Indexes a annoncé lundi un élargissement de l’indice afin de mieux refléter l’éventail des entreprises cotées à Hong Kong et de réduire le poids des groupes financiers qui représentent 40 % du Hang Seng. Le nombre de valeurs qui composent l’indice sera porté de 52 actuellement à 80 d’ici à mi-2022, avec l’objectif d’atteindre 100 à terme, a déclaré le fournisseur d’indices. Tencent, AIA et HSBC représentent à eux seuls 30% de l’indice. En outre, le plafond de pondération des valeurs sera réduit à 8% contre 10% actuellement, tandis que le plafond de pondération de 5% imposé aux sociétés dont les actions sont assorties de différentes catégories de droits de vote sera supprimé.
Le Hang Seng, l’indice de référence de la Bourse de Hong Kong, engage une mutation. Hang Seng Indexes a annoncé lundi un élargissement de l’indice afin de mieux refléter l’éventail des entreprises cotées à Hong Kong et de réduire le poids des groupes financiers qui représentent 40 % du Hang Seng. Le nombre de valeurs qui composent l’indice sera porté de 52 actuellement à 80 d’ici à mi-2022, avec l’objectif d’atteindre 100 à terme, a déclaré le fournisseur d’indices. Tencent, AIA et HSBC représentent à eux seuls 30% de l’indice.
La Bourse de New York a fini la semaine vendredi dernier en ordre dispersé, le Nasdaq rebondissant légèrement après sa forte chute de jeudi tandis que le Dow Jones signait sur une nouvelle séance de baisse dans un marché peu actif, sur fond d’inquiétude des investisseurs au sujet de l’inflation, qui a réveillé l’aversion au risque. L’indice Dow Jones a cédé 1,50%, à 30.932,37. Le S&P-500 a reculé de -0,48%. Le Nasdaq Composite a rebondi de son côté de 0,56% à 13.192,34 points. Les principales valeurs technologiques ont rebondi après leur chute de la veille, Apple, Amazon, Microsoft, Alphabet et Facebook gagnant entre 0,2% et 1,5%. Seul Netflix a signé une nouvelle baisse de 1,4%.
Projection. Selon Janus Henderson, dans le meilleur des scénarios, les dividendes mondiaux augmenteront de 5 % en 2021 pour atteindre un total de 1.320 milliards de dollars (1.086 milliards d’euros), soit une croissance sous-jacente (ajustée des dividendes extraordinaires, effets de change…) de 2 %. « Cela inclut le premier trimestre 2021, au cours duquel les paiements continueront à diminuer », précise Janus Henderson. Dans le pire des cas, les dividendes pourraient chuter de 2 % (-3 % en valeur sous-jacente). L’an passé, les paiements mondiaux ont reculé de 12,2 % à 1.260 milliards de dollars, traduisant un déclin moins prononcé que prévu. « Une entreprise sur huit a annulé son paiement et une sur cinq a procédé à une réduction », détaille l’étude, ajoutant que les baisses les plus sévères sont intervenues au Royaume-Uni, en Europe et en Australie.
L’effondrement de la bulle du bitcoin est le dernier oracle en date de Nouriel Roubini. Le professeur de la NYU et éditorialiste a lancé sa première alerte en décembre 2020, alors que le bitcoin avait dépassé la barre symbolique des 20.000 dollars. La cryptomonnaie a depuis tutoyé de nouveaux sommets, provoquant une salve de prises de position frappées au coin du bon sens. « Le bitcoin n’est pas une couverture contre les risques extrêmes », a écrit Nouriel Roubini dans les colonnes du Financial Times le 10 février dernier, avant de récidiver le 17 février, cette fois sur Bloomberg TV. « Ce n’est qu’en essayant continuellement que l’on finit par réussir »... A force de persévérance, « Dr. Doom » finira par donner raison aux Shadoks.