Les achats d’options de vente (put) sur les actions du distributeur de jeux vidéo GameStop ont dépassé ces derniers jours ceux des options d’achat (call). Hier, les transactions sur les puts ont été 3,5 importantes que celles sur les calls, selon Reuters. La proportion call/put s’est inversée en fin de semaine dernière après avoir été à l’avantage des calls au cours des jours précédents provoquant l’envolée du titre.
Nous sommes en janvier 2000. Ceux qui ont traversé la dernière grande bulle boursière, à l’époque où un simple suffixe, « dotcom », transformait une source tarie en fontaine miraculeuse, connaissent bien cette sensation. Une partie du marché actions défie les lois de la finance et de la gravité. De Reddit à TikTok Finance, les forums de discussion s’enflamment, les particuliers redécouvrent les joies des plus-values faciles, de l’effet de levier et des options d’achat. Privés de loisirs par la pandémie, ils n’ont plus que le grand casino du trading pour frissonner. Elon Musk s’entiche d’un service de messagerie ? Une obscure valeur homonyme voit aussitôt son prix décuplé. Les vendeurs à découvert assaillent GameStop, une enseigne bien connue des gamers ? La coalition des petits porteurs organise la contre-attaque et prend à leur propre piège les fonds d’arbitrage, dans une inversion inédite du rapport de force entre investisseurs avertis et néophytes. Comme toute légende dorée, celle-ci a ses saints. Le gourou du moment s’appelle Catherine Wood, fondatrice d’Ark, un gestionnaire de fonds indiciels cotés qui a parié avant les autres sur le succès de Tesla et dont la collecte, ces dernières semaines, dépasse celle du leader mondial iShares.
C’est un espace vert d’un genre inédit au cœur de la City que les policiers londoniens ont mis au jour mi-janvier. Une plantation de cannabis, en l’occurrence. Les bobbies ont été mis sur sa piste à la faveur de signalements d’une « forte odeur » dans ce quartier plus tranquille que jamais car déserté des cols blancs. A priori la bonne planque. Les 826 plants détruits poussaient dans le sous-sol d’un immeuble de Throgmorton Street, à deux pas de la Banque d’Angleterre. Dont le gouverneur Andrew Bailey lui-même a reconnu qu’il y avait là sujet à plaisanteries. De fait, la finance verte se développe décidément tous azimuts. Stupéfiant, n’est-il pas ?
Les boursicoteurs ont fait plier les hedge funds. Melvin Capital, le fonds d’arbitrage qui avait vendu à découvert l’action de l’enseigne GameStop (propriétaire de Micromania), a décidé mercredi de prendre ses pertes après avoir perdu la bataille qui l’opposait à des traders particuliers aux Etats-Unis.
Le Royaume-Uni et la Suisse vont continuer de travailler à la conclusion d’un accord sur les services financiers, a déclaré mercredi le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak, en amont d’un entretien avec son homologue suisse. Les deux pays veulent parvenir à un accord de reconnaissance mutuelle pour leurs réglementations financières respectives, le type d’arrangement que Londres a échoué à obtenir de Bruxelles post-Brexit, et que l’Union européenne (UE) n’accorde pas non plus à la Suisse depuis mi-2019 dans le cadre d’un contentieux commercial et réglementaire plus large.
Les actions des exploitants de centres commerciaux Klépierre et Unibail-Rodamco-Westfield (URW) s’envolent en Bourse mercredi, prenant respectivement 18,3% et 14,8% peu avant 13h00. Les autres foncières sont également bien orientées : Mercialys progresse de 4,4%, Carmila gagne 3,9%, Covivio progresse de 3,15%, et Icade avance de 2%.
Les taux sur le marché interbancaire chinois ont continué de progresser ce matin. Le taux repo au jour le jour a atteint un plus haut de 6 ans à 2,99%. Le taux repo à 7 jours est au plus haut depuis juin 2018 après avoir doublé à 6%. Ces taux sont un baromètre des conditions de liquidités dans le système bancaire. Or la PBoC a décidé de réduire l’excès de liquidités qui s’était accumulé en fin d’année dernière alimentant des bulles sur les marchés actions et immobilier. Ce qui inquiète les autorités monétaires. Cette réduction inquiète les investisseurs car elle intervient à un moment où la banque centrale chinoise inonde traditionnellement le marché de liquidités pour les festivités du Nouvel An chinois. Mais les économistes ne croient pas que la PBoC va durcir sa politique monétaire, pour continuer de soutenir l’économie chinoise même si elle a rapidement émergé de la crise du coronavirus.
Selon l’Autorité des marchés financiers, près de 1,4 million de particuliers ont passé un ordre d’achat ou de vente sur des actions en 2020. «Parmi ceux-ci, un peu plus de 410.000 n’avaient jamais passé d’ordre de Bourse jusqu’ici ou étaient inactifs depuis janvier 2018», précise l’AMF dans son tableau de bord. Le nombre d’investisseurs particuliers actifs sur les fonds indiciels cotés (ETF) a augmenté de 33% l’an dernier par rapport à 2019 à 233.000 et de 63% en deux ans. Pour le seul quatrième trimestre, 752.000 particuliers ont passé au moins un ordre d’achat ou de vente sur des actions, contre 945.000 au dernier trimestre 2019. Mais ce dernier chiffre avait été gonflé par le succès populaire de la privatisation de la Française des Jeux.
A l'origine de l'envolée de l'action GameStop, l'opposition d'investisseurs particuliers contre des vendeurs à découvert illustre l'apparition de nouveaux codes sur le marché.
La réduction des liquidités inquiète les investisseurs mais la PBoC s’est voulue rassurante sur son approche prudente de sortie des politiques de relance.
La crise du Covid-19 aura redonné aux Français le goût des actions. Selon l’Autorité des marchés financiers, près de 1,4 million de particuliers ont passé un ordre d’achat ou de vente sur des actions en 2020. « Parmi ceux-ci, un peu plus de 410.000 n’avaient jamais passé d’ordre de Bourse jusqu’ici ou étaient inactifs depuis janvier 2018 », précise l’AMF dans son tableau de bord qu’elle prévoit de publier désormais chaque trimestre.
Les investisseurs ont continué d’investir massivement dans les actions la semaine dernière, saluant l’investiture de Joe Biden et la perspective d’un nouveau plan massif de relance. Les fonds investis en actions ont attiré une collecte nette de 21,6 milliards de dollars sur la semaine au 20 janvier, selon les données d’EPFR. Les stratégistes de Barclays notent que l’ensemble des marchés actions a profité de ce flux d’investissement, mais particulièrement les fonds globaux (13,9 milliards de dollars) et émergents (4,1 milliards). Les fonds d’actions japonaises, européennes hors Royaume-Uni et américaines collectant respectivement 1,5 milliard, 1,2 milliard et 1 milliard. A l’inverse, les fonds monétaires ont accusé 13,5 milliards de rachats. La collecte des fonds actions se fait également au détriment des obligations corporate (-0,6 milliard), les spreads étant très serrés.
Les investisseurs ont continué d’investir massivement dans les actions cette semaine, saluant l’investiture de Joe Biden et la perspective d’un nouveau plan massif de relance, même si de plus en plus de spécialistes s’interrogent sur la poursuite du rallye. Ce matin, les places boursières européennes consolident après une communication décevante de la BCE hier et alors que le durcissement des restrictions pour lutter contre le Covid-19 rend probable une récession double dans la zone euro.