La hausse des taux d’intérêt et le risque lié à la duration inquiètent davantage les investisseurs français que les autres, selon une nouvelle étude commandée par Franklin Templeton (*). En effet, 89 % des investisseurs dans l’Hexagone (contre 82% pour l’ensemble des investisseurs interrogés) ont déclaré que la hausse des taux d’intérêt était leur principale inquiétude, alors que 75 % (contre 70% pour l’ensemble de l'échantillon) se disent préoccupés par le risque lié à la duration. Malgré cela, la duration moyenne des portefeuilles des investisseurs français est de 5,2 ans, contre 4,1 ans en moyenne dans l’ensemble des pays interrogés. Les résultats ont révélé que la majorité des investisseurs français (58 %) avaient également réduit leur duration ces trois dernières années. Ce chiffre a donc peut-être été plus élevé il y a encore quelques années. Cela dit, la grande majorité (83 %) ne s’attend qu'à une hausse égale ou inférieure à 1 % au cours des trois prochaines années. C’est également ce qui ressortait à 81 % de l’analyse des quatre autres marchés. «Bien que les investisseurs français soient manifestement les plus inquiets face à la hausse des taux d’intérêt et du risque lié à la duration sur les marchés étudiés, ce sont également ceux qui enregistrent la duration moyenne la plus élevée dans leurs portefeuilles. Les préoccupations de ces investisseurs et les mesures qu’ils prennent ou non dans leurs portefeuilles sont selon nous véritablement contradictoires. Cela dit, la majorité de ces investisseurs et de leurs pairs en Europe ne s’attendent pas à ce que la hausse des taux d’intérêt dépasse 1 % au cours des trois prochaines années. Cela nous conforte dans notre idée que les taux d’intérêt resteront faibles en Europe dans un avenir prévisible. Dans cette perspective, nous pensons que les investisseurs européens réduisent inutilement la duration et qu’ils se privent donc de précieux revenus», commente David Zahn, responsable Taux Europe chez Franklin Templeton Investments.L'étude révèle également que les investisseurs français s’inquiètent d’une bulle spéculative dans les obligations européennes, 81 % d’entre eux la classant en tête de leurs préoccupations, contre une moyenne de 68 % dans l’ensemble des pays étudiés. C’est ce qui explique sans doute pourquoi ils s’intéressent moins que les autres à la sous-catégorie des actifs à haut rendement et à risque plus élevé. Le haut rendement représente en moyenne 11,5 % des portefeuilles d’obligations européennes chez les investisseurs français, contre 13,1 % en moyenne dans l’ensemble des pays étudiés. En termes de progression, 71 % des investisseurs français ont déclaré être susceptibles d’acheter du haut rendement au cours des 12 prochains mois, contre une moyenne de 75 % dans l’ensemble des pays étudiés. (*) Franklin Templeton a mandaté Core Data pour interroger plus de 300 conseillers financiers et gérants de patrimoine discrétionnaires en Allemagne, en Italie, en Espagne et en France, en analysant leurs attitudes à l'égard des obligations européennes entre novembre 2017 et janvier 2018 «Obligations européennes - Comportements, préoccupations et actions des investisseurs en 2018")