Sigbjørn Johnsen, ministre des Finances norvégien, a annoncé au Storting (Parlement) plusieurs modifications importantes de la politique d’investissement du Government Pension Fund - Global (GPFG), l’ex-Fonds pétroliers (3.470 milliards de couronnes d’encours). Les modifications peuvent être regroupées sous quatre chapitres : une diversification plus large des investissements, l’adoption de pondérations en fonction du poids mondial des marchés pour les placements en actions, la mise en place d’un nouvel indice de référence pour les investissements obligataires et l’adoption de nouvelles règles de repondération de la poche actions.En ce qui concerne la répartition géographique, la part de l’Europe, en couronnes, reviendra progressivement de plus de 50 % à environ 40 %, puisque le risque de change des investissements hors d’Europe s’est avéré moins élevé que prévu.D’autre part, le ministre des Finances recommande que les investissements en actions soient pondérés en fonction du poids relatif des marchés, mais sans aller au bout de cette logique, pour éviter de surcharger le portefeuille en actions émergentes ou américaines.Concernant la poche obligataire, l’indice de référence (70 % obligations gouvernementales, 30 % obligations d’entreprises) va être clarifié et simplifié. Les investissements en obligations d’Etat seront pondérés en fonction du PIB des émetteurs. D’autre part, plusieurs segments sont supprimés de l’indice des obligations d’entreprises, la poche devant être pondérée en fonction du poids de chaque marché.Enfin le ministère des Finances a formulé de nouvelles règles plus simples pour rétablir à 60 % le poids de la poche actions du fonds. Il y aura notamment une tolérance de +/- 3 %. D’autres propositions seront présentées avant la fin du printemps.