Le Land allemand de Rhénanie du Nord-Westphalie s’est procuré des données sur des comptes bancaires suisses représentant plus de 100 milliards de francs suisses (92 milliards d’euros) de dépôts et il a transmis des informations à 27 pays pour vérifier si les impôts avaient été acquittés, a annoncé jeudi son ministre des Finances. Ces données figurent sur des CD que le Land a achetés et évalués, a expliqué le ministre, Norbert Walter-Borjans.
Les groupes politiques du Parlement européen ont décidé jeudi, à l’unanimité, de créer une commission d’enquête sur les Panama papers qui ont révélé que des entreprises et des dirigeants politiques de divers pays avaient dissimulé des avoirs via des sociétés écrans dans des paradis fiscaux.
Le Land allemand de Rhénanie du Nord-Westphalie s’est procuré des données sur des comptes bancaires suisses représentant plus de 100 milliards de francs suisses (92 milliards d’euros) de dépôts et il a transmis des informations à 27 pays pour vérifier si les impôts avaient été acquittés, a annoncé jeudi son ministre des Finances. Ces données figurent sur des CD que le Land a achetés et évalués, a expliqué le ministre, Norbert Walter-Borjans.
Une réunion thématique spéciale du réseau Joint International Tax Shelter Information and Collaboration (JITSIC) s’est tenue mercredi au siège de l’OCDE à Paris sur les suites à donner aux «Panama papers». Elle a rassemblé des hauts responsables d’administrations fiscales de pays du monde entier, membres de l’OCDE et du G20, «afin d’examiner les possibilités de se procurer des données, de coopérer et d’échanger des renseignements en lien avec les révélations» sur les activités du cabinet Mossack Fonseca à Panama. «Chaque administration fiscale opérera un suivi en fonction de sa législation et de sa réglementation propres, et conformément aux accords d’échange de renseignements que les États ont conclus entre eux. Les discussions sont confidentielles et l’OCDE n’a pas accès aux informations spécifiques aux contribuables», précise un communiqué de l’organisation.
Une réunion thématique spéciale du réseau Joint International Tax Shelter Information and Collaboration (JITSIC) s’est tenue mercredi 13 avril au siège de l’OCDE à Paris sur les suite à donner aux «Panama Papers». Elle a rassemblant des hauts responsables d’administrations fiscales de pays du monde entier, membres de l’OCDE et du G20, «afin d’examiner les possibilités de se procurer des données, de coopérer et d’échanger des renseignements en lien avec les révélations» sur les activités du cabinet Mossack Fonseca à Panama.
Les Etats membres de l’Union européenne pourraient disposer à l’avenir de pouvoir accrus pour fixer les taux de TVA, a annoncé hier la Commission en présentant un plan d’action dont la priorité affichée est la lutte contre la fraude. Deux options restent envisagées, dont la plus radicale accorderait aux Etats une autonomie accrue pour fixer les taux à condition que cela ne se traduise pas par «une complexité excessive et une distorsion de la concurrence».
Les Etats membres de l’Union européenne pourraient disposer à l’avenir de pouvoir accrus pour fixer les taux de TVA, a annoncé jeudi la Commission en présentant un plan d’action dont la priorité affichée est la lutte contre la fraude. Deux options restent envisagées, dont la plus radicale accorderait aux Etats une autonomie accrue pour fixer les taux à condition que cela ne se traduise pas par «une complexité excessive et une distorsion de la concurrence».
La plus grosse fusion-acquisition du secteur pharmaceutique n’aura pas lieu. Pfizer a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi qu’il renonçait à racheter Allergan, une opération de 160 milliards de dollars (140 milliards d’euros). En cause: l’annonce lundi par le Trésor américain de nouvelles dispositions sur les opérations d’inversion fiscale (tax inversions). Leur union, considérée comme le plus important montage d’inversion fiscale jamais conçu, devait permettre à Pfizer de transférer son siège en Irlande, là où est situé Allergan. Le laboratoire espérait boucler la fusion au second semestre 2016.Les termes de la fusion entre Pfizer et Allergan prévoyaient une possibilité de rupture en cas de changement de la réglementation faisant de la nouvelle entité une entreprise soumise au régime fiscal américain. L’entreprise mettant un terme à l’opération doit alors verser à l’autre jusqu'à 400 millions de dollars pour ses frais, stipule l’accord.
La plus grosse fusion-acquisition du secteur pharmaceutique n’aura pas lieu. Pfizer a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi qu’il renonçait à racheter Allergan, une opération de 160 milliards de dollars (140 milliards d’euros). En cause: l’annonce lundi par le Trésor américain de nouvelles dispositions sur les opérations d’inversion fiscale (tax inversions). Leur union, considérée comme le plus important montage d’inversion fiscale jamais conçu, devait permettre à Pfizer de transférer son siège en Irlande, là où est situé Allergan. Le laboratoire espérait boucler la fusion au second semestre 2016.Les termes de la fusion entre Pfizer et Allergan prévoyaient une possibilité de rupture en cas de changement de la réglementation faisant de la nouvelle entité une entreprise soumise au régime fiscal américain. L’entreprise mettant un terme à l’opération doit alors verser à l’autre jusqu'à 400 millions de dollars pour ses frais, stipule l’accord.
Les nouvelles mesures annoncées lundi soir par le Trésor américain pour prévenir les opérations d'«inversion» fiscale pourraient menacer le projet de fusion entre les groupes pharmaceutiques Pfizer et Allergan. Cette opération de 160 milliards de dollars (140 milliards d’euros) est considérée le plus gros montage d’inversion jamais vu. Elle doit donner naissance au premier groupe pharmaceutique mondial et entraîner le transfert du siège social de Pfizer en Irlande. Les deux entreprises ont dit dans un communiqué commun qu’elles allaient examiner les nouvelles mesures du Trésor et refusaient, avant de l’avoir fait, de spéculer sur leur impact éventuel. Le titre Allergan chutait de 22% dans les échanges d’après-Bourse à Wall Street. L’action Pfizer gagnait 3%.
Credit Suisse et HSBC, deux des plus gros gérants de fortune au monde, ont démenti mardi avoir recours à des structures offshore dans le but d’aider leurs clients à se soustraire à l’impôt. Les réactions des deux banques font suite aux révélations sur la création au Panama de sociétés écrans destinées à faciliter l'évasion fiscale ou le blanchiment d’argent. Le directeur général de Credit Suisse, Tidjane Thiam, a assuré que sa banque ne gérait des actifs que dans des buts licites lors d’un point presse à Hong-Kong.
Parmi les dix banques les plus actives auprès de Mossack Fonseca, le cabinet d’avocats au centre du scandale, figurent la Société Générale, Credit Suisse, UBS et HSBC.
Les banques françaises ont réalisé près de 5 milliards d’euros de bénéfices dans des pays à fiscalité avantageuse en 2014, soit un tiers de leurs profits internationaux, selon un étude dévoilée ce matin par le CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France et le Secours Catholique-Caritas France. A lui seul, BNP Paribas aurait tiré 2,4 milliards d’euros de résultats de ses «paradis fiscaux», mais la plus grande partie (1,3 milliard d’euros) provient de la Belgique où il possède la banque de détail Fortis. Suivent la Société Générale (1,3 milliard) et le Crédit Agricole (700 millions).
Les banques françaises ont réalisé près de 5 milliards d’euros de bénéfices dans des pays à fiscalité avantageuse en 2014, soit un tiers de leurs profits internationaux, selon un étude dévoilée ce matin par le CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France et le Secours Catholique-Caritas France. A lui seul, BNP Paribas aurait tiré 2,4 milliards d’euros de résultats de ses « paradis fiscaux », mais la plus grande partie (1,3 milliard d’euros) provient de la Belgique où il possède la banque de détail Fortis. Suivent la Société Générale (1,3 milliard) et le Crédit Agricole (700 millions). Le Crédit Mutuel-CIC remporte la palme de l’optimisation avec 44% de ses profits totaux enregistrés dans des paradis fiscaux, contre 35% chez BNP Paribas.